En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies pour réaliser des statistiques d'audience et vous proposer des services ou publicités adaptés à vos centres d'intérêt.  En savoir plus  J'accepte

  Votre navigateur (${ userBrowser.name + ' ' + userBrowser.version }) est obsolète. Pour améliorer la sécurité et la navigation sur notre site, prenez le temps de mettre à jour votre navigateur.      
5 398.32 PTS
-0.35 %
5 387.50
-0.51 %
SBF 120 PTS
4 320.54
-0.34 %
DAX PTS
12 561.42
-0.98 %
Dowjones PTS
25 058.12
-0.03 %
7 350.23
-0.03 %
1.172
+0.00 %

"Bordel" : une saillie présidentielle qui passe mal auprès des éditorialistes

| AFP | 374 | 5 par 1 internautes
Emmanuel Macron le 5 octobre 2017 à l'ELysée
Emmanuel Macron le 5 octobre 2017 à l'ELysée ( ludovic MARIN / AFP )

La nouvelle saillie d'Emmanuel Macron accusant certains salariés "de foutre le bordel" au lieu d'accepter la mobilité passe mal auprès des éditorialistes pour qui un président ne devrait pas employer de tels mots qui fâchent et laissent l'impression d'un "mépris de classe".

"Une fois le tour méprisant de la formule mis de côté (mais non absous), on peut discuter: formation et reconversion sont des moyens légitimes de lutter contre le chômage. S’il l’avait dit ainsi, point de polémique", écrit Laurent Joffrin, dans Libération, avant d'asséner : "Mais la forme compte".

Nicolas Beytout, dans L'Opinion, comme plusieurs de ses confrères, pense que sur le fond Emmanuel Macron a "raison". Mais, "pourquoi le dire ainsi, avec ces mots là? Des mots qui fâchent, créent l’impression d’un mépris de classe", s'interroge-t-il.

"Un président ne devrait pas dire ça. Au nom d’une certaine idée de la cohésion", se désole Stéphane Siret, de Paris-Normandie. "Un président devrait soigner son langage", renchérit Sébastien Lacroix de L'Union/L'Ardennais.

"Quand Jupiter est en visite, il est prié de causer comme Jupiter et non comme un charretier", s'exclame Dominique Jung, des Dernières Nouvelles d'Alsace. Pour ce dernier : "Le coup de gueule du chef de l’État brouille son message". "Pire, il confirme cette image de banquier hors sol, déconnecté du terrain et des réalités sociales", s'inquiète Hubert Coudurier, du Télégramme.

- "Le vernis craque" -

"Cette saillie vient ajouter de l’eau au moulin de ceux qui ironisent sur le Robin des bois à l’envers qui prend… aux pauvres pour donner aux riches", persifle Jean-Marcel Bouguereau, de La République des Pyrénées.

Très en colère, Maud Vergnol, dans l'Humanité, s'alarme de voir un président de la République ne plus "contrôler sa morgue" et de la "violence de ses attaques à l’égard des plus fragiles."

"Macron a sans doute oublié qu'il n'était pas accoudé au comptoir du café du Commerce. Et qu'on peut aussi foutre le bordel par désespoir", rappelle Florence Chédotal, de La Montagne Centre-France.

"Le vernis craque parfois", remarque Olivier Pirot, dans la Nouvelle République du Centre Ouest et là "le ressenti est clairement celui du mépris". Impression partagée par Eric Marty (Midi Libre) pour qui cette saillie, "délivre une part de mépris et de lassitude face aux réactions de salariés anxieux à juste titre pour leur avenir".

"À chaque fois, Emmanuel Macron ajoute une pièce à conviction au procès en +mépris social+ que lui fait la gauche, le FN et la droite", relève Hervé Favre, de la Voix du Nord. Dominique Garraud, de la Charente Libre est "sidéré" par "la régularité avec laquelle Emmanuel Macron réussit à saboter ses propres initiatives pour corriger une image de +président des riches+"

"Le président de la République a donné involontairement le fond de sa pensée. Elle donne prise à l'accusation +gouvernement des riches+. D'où cette impression de déséquilibre et de flou dans les orientations stratégiques. Comme dirait Macron, un peu le bordel, quoi...", ironise Patrice Chabanet, dans Le Journal de la Haute-Marne.

 ■

Copyright © 2018 AFP. Tous droits de reproduction et de représentation réservés.

Toutes les informations reproduites dans cette rubrique (dépêches, photos, logos) sont protégées par des droits de propriété intellectuelle détenus par l'AFP. Par conséquent, aucune de ces informations ne peut être reproduite, modifiée, transmise, rediffusée, traduite, vendue, exploitée commercialement ou utilisée de quelque manière que ce soit sans l'accord préalable écrit de l'AFP. l'AFP ne pourra être tenue pour responsable des délais, erreurs, omissions, qui ne peuvent être exclus ni des conséquences des actions ou transactions effectuées sur la base de ces informations.

Votez pour cet article
1 avis
Note moyenne : 5
  • 0 vote
  • 0 vote
  • 0 vote
  • 0 vote
  • 0 vote

SEMAINE TRICOLORE

1000 € OFFERTS*
SUR VOS FRAIS DE COURTAGE

Valable pour toute 1ère ouverture de compte avant le 24 juillet 2018

CODE OFFRE : BLEUS18

Je profite de l'offre

* Voir conditions
N'oubliez pas pour profiter de l'offre, indiquez le code promo : BLEUS18 lors de votre ouverture de compte.

À LIRE AUSSI SUR BOURSE DIRECT
Publié le 20/07/2018

APRRLa filiale autoroutière d'Eiffage communiquera son chiffre d'affaires du deuxième trimestre après la clôture de la Bourse.ICADELa foncière publiera ses résultats du premier…

Publié le 20/07/2018

A 16h00 aux Etats-UnisReventes de logements en juin.source : AOF

Publié le 20/07/2018

Luxembourg, 20 juillet 2018 - Aperam annonce avoir mené à terme son programme de rachat d'actions annoncé le 30 janvier 2018 (ci-après le "Programme"). Au total,…

Publié le 20/07/2018

A l’issue de la période d'acceptation initiale et des périodes de réouverture volontaire et obligatoire de l’offre, près de 96 % des actions de Realdolmen ont été apportées. En…

Publié le 20/07/2018

Eurazeo annonce être entrée en négociations exclusives avec PAI Partners en vue de la cession de sa participation dans Asmodee, un leader international de l’édition et de la distribution de jeux…