En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies pour réaliser des statistiques d'audience et vous proposer des services ou publicités adaptés à vos centres d'intérêt.  En savoir plus  J'accepte

  Votre navigateur (${ userBrowser.name + ' ' + userBrowser.version }) est obsolète. Pour améliorer la sécurité et la navigation sur notre site, prenez le temps de mettre à jour votre navigateur.      
5 494.17 PTS
+0.78 %
5 478.00
+0.70 %
SBF 120 PTS
4 397.14
+0.71 %
DAX PTS
12 430.88
+0.85 %
Dowjones PTS
26 721.41
+0.24 %
7 539.99
-0.38 %
1.174
-0.26 %

"Bordel": face à la polémique, Macron "assume" le fond, déplore la forme

| AFP | 772 | Aucun vote sur cette news
Emmanuel Macron, le 5 octobre 2017 à l'Elysée
Emmanuel Macron, le 5 octobre 2017 à l'Elysée ( ludovic MARIN / AFP )

La nouvelle saillie d'Emmanuel Macron accusant certains salariés "de foutre le bordel" au lieu d'accepter la mobilité a provoqué une telle polémique jeudi que son entourage a été contraint d'expliquer que si le président "assume" ses propos, il ne les aurait tenus dans "un cadre officiel".

Le chef de l'Etat "ne retire rien sur le fond" de ses déclarations faites lors d'une visite en Corrèze, a indiqué le porte-parole l'Elysée, Bruno Roger-Petit. Mais il "n'emploierait pas, dans un cadre officiel, le mot bordel, qu'il a utilisé dans une discussion officieuse", a ajouté son entourage.

En cause, une petite phrase lâchée mercredi par le chef de l'Etat lors d'une visite de l'Ecole d'application aux métiers des travaux publics à Egletons, dans un aparté avec le président de la région Nouvelle Aquitaine, Alain Rousset.

Emmanuel Macron lors d'une visite de l'Ecole d'application aux métiers des travaux publics à Egletons, le 4 octobre 2017
Emmanuel Macron lors d'une visite de l'Ecole d'application aux métiers des travaux publics à Egletons, le 4 octobre 2017 ( LUDOVIC MARIN / POOL/AFP )

Alors que celui-ci évoquait les difficultés à recruter d'une fonderie d'Ussel (Corrèze), M. Macron a alors estimé que "certains, au lieu de foutre le bordel, feraient mieux d'aller regarder s'ils ne peuvent pas avoir des postes là-bas, parce qu'il y en a qui ont les qualifications pour le faire et ce n'est pas loin de chez eux".

M. Macron "ne savait pas qu'il était filmé et, par conséquent, son registre de langage relevait du privé", a insisté Bruno Roger-Petit, alors que le président était à ce moment-là entouré de journalistes, une perche pour capter le son au-dessus de lui.

Ce sont quelques mots "surprenants dans la bouche d'un président de la République", a reconnu jeudi soir sur BFTMV le porte-parole du gouvernement Christophe Castaner.

Ce dernier a indiqué que M. Macron visait, "une délégation de la CGT qui (...) est venue au contact et a décidé de gêner la visite", mais sans préciser s'il s'agissait bien du rassemblement de salariés et ex-employés licenciés de l'équipementier automobile GM&S, qui se sont heurtés aux forces de l'ordre. Leur usine à La Souterraine (Creuse) se trouve à environ deux heures de route d'Ussel.

"Ces mots, on les utilise tous. Les Français les utilisent", a de son côté voulu déminer M. Castaner qui lui-même, quand il se trouve "au troquet sur la place de Forcalquier" où il habite, avoue parfois "les utiliser".

Cette polémique éclate une semaine après la présentation d'un budget accusé de favoriser les plus riches, alors même que le chef de l'Etat vante ses mesures en faveur des classes moyennes et des salariés.

- 'Provocation d'enfant gâté' -

Le patron des députés PS Olivier Faure, le 3 juillet 2017 à Versailles près de Paris
Le patron des députés PS Olivier Faure, le 3 juillet 2017 à Versailles près de Paris ( Eric FEFERBERG / POOL/AFP/Archives )

S'engouffrant dans la brèche dès mercredi soir, le chef de file des députés socialistes Olivier Faure avait critiqué "le mépris social pour les +illettrées+, les +fainéants+ et les +riens+", en référence à d'autres expressions controversées d'Emmanuel Macron.

Le secrétaire général des Républicains Bernard Accoyer a fustigé jeudi sur Public Sénat l'attitude d'Emmanuel Macron. "Il est le président de tous les Français et la première exigence, c'est un respect à l'égard de tous nos compatriotes quels qu'ils soient et en particulier ceux qui sont en difficulté".

Christian Jacob le 28 juin 2017 à l'Assemblée
Christian Jacob le 28 juin 2017 à l'Assemblée ( GEOFFROY VAN DER HASSELT / AFP/Archives )

"C'est de l'arrogance", a cinglé le patron des députés LR Christian Jacob sur franceinfo, dénonçant "un président qui ne supporte pas la moindre contestation". Selon lui, M. Macron, qui n'a "jamais été élu local", "devrait arrêter ce genre de provocation d'enfant gâté".

A gauche, Jean-Christophe Cambadélis, ex-premier secrétaire du PS, a estimé sur LCI que "ça dit beaucoup de l'univers culturel du président de la République. Ce sont des propos classiques de droite".

"L'expression pourrait être retournée contre son auteur", a lancé sur RTL le député LFI Ugo Bernalicis. "Ce qui fout le bordel dans le pays, c'est la suppression des emplois aidés, ce qui fout le bordel dans le pays, c'est la hausse de la CSG, ce qui fout le bordel dans le pays c'est de diminuer les APL".

A l'autre extrémité, le député FN Sébastien Chenu a dénoncé sur BFMTV "une conception du travail complètement hors sol" d'Emmanuel Macron, critiquant "à la fois un comique de répétition et un mépris de répétition".

 ■

Copyright © 2018 AFP. Tous droits de reproduction et de représentation réservés.

Toutes les informations reproduites dans cette rubrique (dépêches, photos, logos) sont protégées par des droits de propriété intellectuelle détenus par l'AFP. Par conséquent, aucune de ces informations ne peut être reproduite, modifiée, transmise, rediffusée, traduite, vendue, exploitée commercialement ou utilisée de quelque manière que ce soit sans l'accord préalable écrit de l'AFP. l'AFP ne pourra être tenue pour responsable des délais, erreurs, omissions, qui ne peuvent être exclus ni des conséquences des actions ou transactions effectuées sur la base de ces informations.

Votez pour cet article
0 avis
Note moyenne : 0
  • 0 vote
  • 0 vote
  • 0 vote
  • 0 vote
  • 0 vote
CONTENUS SPONSORISÉS
À LIRE AUSSI SUR BOURSE DIRECT
Publié le 21/09/2018

Paris, le 21 septembre 2018                                                                    Communiqué de mise à…

Publié le 21/09/2018

Vicat a annoncé la nomination d'Hugues Chomel comme Directeur financier du groupe, en remplacement de Jean-Pierre Souchet, Directeur général adjoint, qui devient conseiller du Président Directeur…

Publié le 21/09/2018

L'Assemblée Générale de Laurent-Perrier réunie le 21 septembre 2018 a décidé de nommer Philippe-Loïc Jacob en qualité de censeur...

Publié le 21/09/2018

Gascogne a révélé ses résultats au titre de son premier semestre 2018. Ainsi, le spécialiste du papier et de l’emballage a publié un résultat net consolidé de 5 millions d’euros, un…

Publié le 21/09/2018

Amoeba vient de publier des résultats semestriels 2018 impactés par le repositionnement de la société. Ainsi, le groupe a dévoilé une perte nette de 4,497 millions d’euros sur la période,…