En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies pour réaliser des statistiques d'audience et vous proposer des services ou publicités adaptés à vos centres d'intérêt.  En savoir plus  J'accepte

  Votre navigateur (${ userBrowser.name + ' ' + userBrowser.version }) est obsolète. Pour améliorer la sécurité et la navigation sur notre site, prenez le temps de mettre à jour votre navigateur.      
5 101.85 PTS
+0.85 %
5 069.00
+0.21 %
SBF 120 PTS
4 078.82
+0.75 %
DAX PTS
11 472.22
+1.30 %
Dowjones PTS
25 286.49
-0.40 %
6 830.91
+0.03 %
1.129
+0.59 %

Bolsonaro, le chantre de la dictature en passe de présider le Brésil

| AFP | 236 | Aucun vote sur cette news
Le candidat d'extrême droite à la présidentielle Jair Bolsonaro salue ses partisans après avoir voté lors du 1er tour, le 7 octobre 2018 à Rio de Janeiro, au Brésil
Le candidat d'extrême droite à la présidentielle Jair Bolsonaro salue ses partisans après avoir voté lors du 1er tour, le 7 octobre 2018 à Rio de Janeiro, au Brésil ( Fernando Souza / AFP )

Promis à la victoire lors du second tour de la présidentielle au Brésil, Jair Bolsonaro a séduit des millions d'électeurs avec un discours sécuritaire qui a fait mouche, malgré ses dérapages racistes, misogynes et homophobes.

L'ex-capitaine de l'armée à la rhétorique sulfureuse affiche sans complexe sa nostalgie des "années de plomb" de la dictature militaire (1964-1985).

Mais le candidat d'extrême droite, crédité de 59% des intentions de vote dans les derniers sondages, s'est défendu d'être une menace pour la démocratie, promettant d'être "esclave de la Constitution" et de gouverner "avec autorité, mais sans autoritarisme".

Regard bleu perçant, ce député de 63 ans épargné par les scandales de corruption qui rongent le Brésil a pour projet-phare de libéraliser le port d'arme pour permettre aux "gens bien" de se faire justice eux-mêmes.

Des partisans du candidat d'extrême droite Jair Bolsonaro, le 29 septembre 2018 à Rio de Janeiro
Des partisans du candidat d'extrême droite Jair Bolsonaro, le 29 septembre 2018 à Rio de Janeiro ( DANIEL RAMALHO / AFP/Archives )

Ironie du sort, Jair Bolsonaro a été lui-même victime de violence: le 6 septembre, il a frôlé la mort après avoir été poignardé à l'abdomen par un déséquilibré lors d'un bain de foule.

De quoi entretenir encore plus son image de "mythe" - le surnom que lui donnent ses plus ardents supporters - à présent assortie de celle d'un martyr.

Hospitalisé trois semaines, il n'a pas pu reprendre sa campagne dans les rues ni participer aux débats télévisés, mais est resté très actif sur les réseaux sociaux, où il fait un tabac, avec près de 14 millions d'abonnés sur Facebook, Twitter et Instagram.

- "Trump tropical" -

Des partisans du candidat d'extrême droite Jair Bolsonaro, le 30 septembre 2018 à Sao Paulo
Des partisans du candidat d'extrême droite Jair Bolsonaro, le 30 septembre 2018 à Sao Paulo ( Miguel SCHINCARIOL / AFP/Archives )

Le format concis et direct du numérique lui va comme un gant. Loin d'être un grand tribun -- il s'exprime avec une syntaxe approximative et a un cheveu sur la langue -- il sait s'adresser directement à l'électeur internaute avec des petites phrases qui font mouche.

Sa ligne politique est floue, en témoignent ses nombreux changements d'étiquette au fil des années.

Même s'il avoue ne rien comprendre à l'économie, il est parvenu à gagner la confiance des marchés grâce à son gourou Paulo Guedes, un "Chicago Boy" ultra-libéral, dont il veut faire un "super ministre".

Souvent surnommé le "Trump tropical", il cite fréquemment le président américain, qu'il admire.

Mais contrairement à Donald Trump, Jair Bolsonaro a déjà une longue carrière politique derrière lui: il siège à la Chambre des députés depuis 1991.

"Il parle des 'politiciens' comme s'il ne faisait pas partie de ce monde. Il a réussi à faire passer l'image d'un homme fort, adepte de la ligne dure, qui va combattre la corruption", explique Michael Mohallem, professeur de droit à la Fondation Getulio Vargas.

C'est ainsi qu'il s'est assuré le soutien de puissants lobbys au Parlement, notamment ceux de l'agro-business et des évangéliques.

De confession catholique, il est pourtant épinglé par certains sur le fait que ses cinq enfants (dont trois sont des hommes politiques) sont le fruit de trois unions.

En 2017, Jair Bolsonaro a fait étalage de sa misogynie en affirmant qu'après avoir eu quatre fils, il a "faibli" en engendrant une fille.

Un discours qu'il a tenté d'adoucir pendant l'entre-deux tours, avec notamment une vidéo de lui, les larmes aux yeux, évoquant la façon dont cette même fille, Laura, a "changé sa vie", alors qu'il pensait ne plus avoir d'enfants.

- Dérapages en série -

Bolsonaro est né en 1955 à Campinas, près de Sao Paulo, dans une famille d'origine italienne, et sa carrière militaire a été émaillée d'épisodes d'insubordination: il a même été accusé dans les années 80 d'une tentative d'attentat à la bombe pour obtenir une augmentation de solde.

À l'armée, il était également connu pour sa force physique, au point d'être surnommé "Cavalao", le grand cheval.

Brésil : élection présidentielle
Brésil : élection présidentielle ( / AFP )

Jair Bolsonaro a fait l'essentiel de sa carrière politique à Rio, où il a été élu conseiller municipal en 1988 et a obtenu son premier mandat de député fédéral trois ans plus tard.

En tant que parlementaire, il s'est davantage illustré par ses dérapages dans l'hémicycle que pour les projets de loi qu'il a fait approuver, seulement deux en 27 ans.

En 2014, il avait fait scandale en prenant violemment à partie la parlementaire de gauche Maria do Rosario, lui lançant qu'elle "ne méritait pas" qu'il la viole car elle était "trop moche". Deux ans plus tard, il a fait l'éloge d'un tortionnaire de la dictature militaire (1964-1985).

M. Bolsonaro a également multiplié les déclarations homophobes: dans un entretien au magazine Playboy en 2011, il a affirmé qu'il préférerait avoir un fils "tué dans un accident" plutôt qu'homosexuel.

 ■

Copyright © 2018 AFP. Tous droits de reproduction et de représentation réservés.

Toutes les informations reproduites dans cette rubrique (dépêches, photos, logos) sont protégées par des droits de propriété intellectuelle détenus par l'AFP. Par conséquent, aucune de ces informations ne peut être reproduite, modifiée, transmise, rediffusée, traduite, vendue, exploitée commercialement ou utilisée de quelque manière que ce soit sans l'accord préalable écrit de l'AFP. l'AFP ne pourra être tenue pour responsable des délais, erreurs, omissions, qui ne peuvent être exclus ni des conséquences des actions ou transactions effectuées sur la base de ces informations.

Votez pour cet article
0 avis
Note moyenne : 0
  • 0 vote
  • 0 vote
  • 0 vote
  • 0 vote
  • 0 vote

RETROUVEZ LES WEBINAIRES BOURSE DIRECT

Les Différents Types d'Ordres de Bourse
Mardi 20 novembre de 12h30 à 13h30

Tradez les indices mondiaux au travers des CFD
Mercredi 7 décembre de 12h30 à 13h30

CONTENUS SPONSORISÉS
À LIRE AUSSI SUR BOURSE DIRECT
Publié le 13/11/2018

Cette récompense intervient 2 ans après la distinction en tant qu'"Honoree" du miroir connecté Ekko...

Publié le 13/11/2018

Le résultat net part du Groupe s'élève à 52,4 ME (37,1 ME au 30 septembre 2017)...

Publié le 13/11/2018

Eurazeo PME signe un accord d'exclusivité en vue de la cession de sa participation majoritaire au capital de Vignal Lighting Group Eurazeo PME,...

Publié le 13/11/2018

Les batteries lithium-ion à dominante silicium développées par la société Enevate offrent des capacités de charge ultrarapide, une haute densité énergétique et une sécurité renforcée...

Publié le 13/11/2018

Cette décision fait suite à l'avis du Haut Comité de Gouvernement d'Entreprise...