En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies pour réaliser des statistiques d'audience et vous proposer des services ou publicités adaptés à vos centres d'intérêt.
  Votre navigateur (${ userBrowser.name + ' ' + userBrowser.version }) est obsolète. Pour améliorer la sécurité et la navigation sur notre site, prenez le temps de mettre à jour votre navigateur.      
5 689.84 PTS
+0.54 %
5 683.00
+0.42 %
SBF 120 PTS
4 480.14
+0.35 %
DAX PTS
12 466.64
+0.07 %
Dowjones PTS
27 133.05
+0.14 %
7 910.92
+0.12 %
1.101
-0.22 %

Birmanie: les dates-clés de la crise des Rohingyas

| AFP | 249 | Aucun vote sur cette news
Des réfugiés rohingyas rassemblés dans le camp de Kutupalong pour commémorer le deuxième anniversaire de leur exil, le 25 apût 2019 au Bangladesh
Des réfugiés rohingyas rassemblés dans le camp de Kutupalong pour commémorer le deuxième anniversaire de leur exil, le 25 apût 2019 au Bangladesh ( MUNIR UZ ZAMAN / AFP )

Depuis août 2017, quelque 740.000 musulmans rohingyas ont fui la Birmanie vers le Bangladesh après des exactions de l'armée et de milices bouddhistes, qualifiées de "génocide" par l'ONU.

Voici les dates-clés de la crise, qui a débuté il y a deux ans.

Attaques de la rébellion rohingya, réfugiés au Bangladesh

Le 25 août 2017, la rébellion rohingya lance une trentaine d'attaques contre des postes de police dans l'Etat Rakhine (ouest). Au moins douze policiers sont tués.

L'armée riposte avec des raids sur des villages rohingyas, présentés comme des opérations antiterroristes. Des témoins évoquent des tirs d'obus et de mitrailleuses sur des civils fuyant vers le Bangladesh.

L'armée dit avoir tué 400 rebelles. Selon les détracteurs du régime, la majorité des victimes sont des civils. L'ONU évoque au moins 1.000 morts les deux premières semaines.

Le 5 septembre, plus de 120.000 réfugiés sont entrés au Bangladesh et découvrent des camps surpeuplés: au moins 300.000 Rohingyas s'y trouvaient déjà à la suite de violences antérieures.

Aung San Suu Kyi sort du silence

Le 19 septembre, dans un discours en anglais destiné à l'étranger, la dirigeante birmane Aung San Suu Kyi se dit ouverte à un retour de Rohingyas, selon des critères ambigus. Elle n'apaise pas les critiques de la communauté internationale, qui dénonce sa position floue sur les membres de cette minorité musulmane, des apatrides considérés par la société birmane comme des étrangers menaçant l'identité nationale.

La prix Nobel de la Paix, au pouvoir depuis 2016, visite la zone du conflit début novembre.

Accord pour un retour de Rohingyas

Le 23 novembre, la Birmanie et le Bangladesh signent un accord au contenu flou sur le retour "dans les deux mois" des réfugiés, sans citer les Rohingyas.

Le lendemain, le Haut-Commissariat de l'ONU pour les réfugiés (HCR) estime que les conditions pour un retour "sécurisé et durable" ne sont pas réunies. Le texte reste au point mort.

Le 2 décembre, au Bangladesh, après un voyage en Birmanie, le pape François demande "pardon" aux Rohingyas.

"Eléments de génocide" selon l'ONU

Le 5 décembre, le Haut-Commissariat de l'ONU aux droits de l'homme évoque des "éléments de génocide", réclamant une enquête internationale.

Il indique le 6 mars 2018 que le nettoyage ethnique des Rohingyas "se poursuit", avec une campagne de "terreur et de famine organisée" pour les faire fuir.

Le 25 août 2018, des dizaines de milliers de Rohingyas manifestent au nom de la "justice" dans les camps du Bangladesh, un an après leur exode.

Le 27 août, des enquêteurs de l'ONU demandent que la justice internationale poursuive le chef de l'armée birmane Min Aung Hlaing et cinq autres hauts gradés pour "génocide", "crimes contre l'humanité" et "crimes de guerre".

Journalistes condamnés

Le 3 septembre 2018, deux reporters birmans de Reuters accusés d'"atteinte au secret d'Etat" pour avoir enquêté sur un massacre de Rohingyas sont condamnés à sept ans de prison.

Sous la pression internationale, ils sont libérés le 7 mai 2019 après plus de 500 jours de détention.

- Examen préliminaire de la CPI

Le 18 septembre 2018, des enquêteurs de l'ONU demandent que l'armée birmane soit exclue de la vie politique, exhortant au limogeage des officiers de haut rang impliqués dans le "génocide".

La procureure de la CPI annonce l'ouverture d'un examen préliminaire sur la déportation présumée des Rohingyas vers le Bangladesh.

En novembre, une tentative d'inscrire 2.260 Rohingyas sur une liste de rapatriement échoue en raison du manque de garanties de sécurité.

Le 20 décembre, l'armée birmane mène de nouvelles "opérations de nettoyage" dans l'Etat Rakhine après des attaques, dont l'une imputée à des Rohingyas.

Le 29 mai 2019, Amnesty International accuse les militaires de "crimes de guerre", "exécutions extra-judiciaires" et "tortures".

- Sanctions américaines -

Le 16 juillet, Washington annonce des sanctions contre le chef de l'armée et trois autres responsables militaires.

Le 5 août, l'ONU réclame des sanctions renforcées contre l'armée.

A partir du 22, quelque 3.500 Rohingyas sont autorisés à rentrer en Birmanie s'ils le souhaitent, mais aucun ne se présente. Un rapport onusien réclame la fin de violences sexuelles contre la minorité musulmane.

burs-amd-mm/ang/sde/plh

 ■

Copyright © 2019 AFP. Tous droits de reproduction et de représentation réservés.

Toutes les informations reproduites dans cette rubrique (dépêches, photos, logos) sont protégées par des droits de propriété intellectuelle détenus par l'AFP. Par conséquent, aucune de ces informations ne peut être reproduite, modifiée, transmise, rediffusée, traduite, vendue, exploitée commercialement ou utilisée de quelque manière que ce soit sans l'accord préalable écrit de l'AFP. l'AFP ne pourra être tenue pour responsable des délais, erreurs, omissions, qui ne peuvent être exclus ni des conséquences des actions ou transactions effectuées sur la base de ces informations.

Votez pour cet article
0 avis
Note moyenne : 0
  • 0 vote
  • 0 vote
  • 0 vote
  • 0 vote
  • 0 vote

OFFRE DE BOURSE

1000 € OFFERTS*
SUR VOS FRAIS DE COURTAGE

Valable pour toute 1ère ouverture de compte avant le 23 septembre 2019

CODE OFFRE : RENTREE19

Je profite de l'offre

* Voir conditions
N'oubliez pas pour profiter de l'offre, indiquez le code promo : RENTREE19 lors de votre ouverture de compte.

CONTENUS SPONSORISÉS
À LIRE AUSSI SUR BOURSE DIRECT
Publié le 20/09/2019

L'adoption du Nutri-Score s'inscrit dans une démarche forte et globale en faveur de la qualité alimentaire...

Publié le 20/09/2019

Soitec accuse la plus forte baisse de la semaine sur le SBF120 avec un titre en repli de 7,5% à 90,9 euros ce vendredi...

Publié le 20/09/2019

Le Comité des médicaments à usage humain (CHMP) de l'Agence européenne des médicaments a rendu un avis favorable concernant une troisième indication de Dupixent (dupilumab) de Sanofi. Le CHMP a…

Publié le 20/09/2019

La direction du Programme de Transformation des Processus est confiée au 1er octobre à Christian Guénod...

Publié le 20/09/2019

Par courrier reçu le 20 septembre 2019 par l'AMF, la société Yacktman Asset Management LP (Austin, Texas), agissant pour le compte de clients et de...