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Affaire russe: ce que l'on sait

| AFP | 126 | Aucun vote sur cette news
Le procureur spécial Robert Mueller, ex- directeur du FBI, le 21 juin 2017 à Washington
Le procureur spécial Robert Mueller, ex- directeur du FBI, le 21 juin 2017 à Washington ( SAUL LOEB / AFP/Archives )

De premières inculpations ont eu lieu lundi dans l'affaire des ingérences russes présumées dans l'élection présidentielle américaine, notamment avec l'ancien directeur de campagne de Donald Trump inculpé pour "complot contre les Etats-Unis".

Si cette ingérence de Moscou dans l'élection de 2016 ne fait plus guère de doute en Amérique, alors qu'elle est catégoriquement démentie par la Russie, l'autre volet de l'enquête désormais menée par le procureur spécial Robert Mueller, celui sur une possible collusion entre l'équipe de campagne du président Trump et les Russes reste très incertain.

Voici ce que l'on sait:

- La genèse de l'affaire

Les agences américaines du renseignement accusent en octobre 2016, soit un mois avant le scrutin, la Russie d'avoir piraté et diffusé pendant la présidentielle des emails de proches conseillers de la démocrate Hillary Clinton dans le but de la discréditer.

Au crépuscule de son mandat, Barack Obama annonce le 29 décembre des sanctions contre Moscou et l'expulsion de 35 agents russes.

Le 6 janvier, les agences de renseignement publient un rapport affirmant que le président russe Vladimir Poutine se trouvait derrière cette interférence présumée.

- Enquêtes

Le ministère de la Justice, la police fédérale (FBI) et les agences américaines de renseignement lancent des enquêtes.

Parallèlement, deux commissions du Sénat et une de la Chambre des représentants entament des investigations.

- Démissions

Les enquêtes convergent rapidement vers l'entourage de Donald Trump. Moins d'un mois après l'entrée du président à la Maison Blanche, son conseiller à la sécurité nationale est forcé à la démission le 13 février. Il a menti au vice-président Mike Pence sur ses discussions avec l'ambassadeur russe aux Etats-Unis, Sergueï Kisliak.

Paul Manafort, aujourd'hui inculpé, avait lui aussi démissionné, avant l'élection. Le lobbyiste et homme d'affaires qui a longtemps conseillé l'ex-président ukrainien Viktor Ianoukovitch s'est retiré après que les autorités ukrainiennes eurent révélé qu'il avait reçu un paiement de 12,7 millions de dollars du dirigeant pro-russe.

- Le directeur du FBI limogé

Le directeur de la police fédérale américaine, James Comey, qui supervisait une enquête sur les contacts entre les membres de l'équipe du républicain et le gouvernement russe, est brutalement limogé le 9 mai par Donald Trump, agacé de la direction que prenait l'investigation du premier policier des Etats-Unis.

Lors d'une audition extraordinaire au Sénat, James Comey révèle quelques semaines plus tard les pressions venues de la Maison Blanche, le fait que le président ait exigé sa "loyauté", et qu'il lui ait demandé d'abandonner un volet de l'enquête portant sur le général Michael Flynn.

James Comey admet également avoir fait fuiter à la presse en mai des notes dans lesquelles il avait consigné certains rendez-vous en tête-à-tête avec Donald Trump.

- Mueller reprend l'enquête

Dès 17 mai, Robert Mueller, qui fut lui aussi directeur du FBI, est nommé procureur spécial pour reprendre l'enquête, avec des pouvoirs élargis, une indépendance renforcée.

Il est nommé par le numéro 2 du ministère de la Justice, Rod Rosenstein, le ministre Jeff Sessions s'étant lui-même récusé dans cette affaire pour avoir omis de révéler des rencontres avec l'ambassadeur Kisliak. M. Rosenstein justifie la désignation d'un procureur spécial, par définition plus indépendant du pouvoir politique, par "des circonstances particulières" et "l'intérêt public".

- Google, Facebook, Twitter accusés

Le Sénat américain et la Chambre des représentants, où se poursuivent les enquêtes parlementaires, demandent aux géants Google, Facebook et Twitter de témoigner à partir du 31 octobre pour déterminer s'ils ont pu être utilisés pour influencer l'élection.

Facebook et Twitter ont reconnu que des comptes liés à des intérêts russes avaient publié des contenus sponsorisés ayant servi à diffuser de fausses informations et à manipuler l'opinion publique. Ces tentatives ont été beaucoup plus vastes qu'initialement estimé, ont indiqué lundi soir plusieurs sources.

- Premières inculpations

Robert Mueller a mis en accusation lundi trois membres de l'équipe de campagne de Donald Trump.

L'ex-directeur de campagne Paul Manafort et son associé Richard Gates, font l'objet de 12 chefs d'inculpation, parmi lesquels complot contre les Etats-Unis, blanchiment, fausses déclarations et non déclarations de comptes détenus à l'étranger.

Par ailleurs, George Papadopoulos a plaidé coupable d'avoir menti aux enquêteurs du FBI. Il était chargé des questions de politique étrangère au sein de l'équipe, et a par ses fausses déclarations "entravé l'enquête (...) sur l'existence de liens ou de coordination éventuels entre des personnes associées à la campagne et le gouvernement russe", selon l'acte d'accusation.

- Collusion ?

Si des liens ou des relations peuvent avoir existé entre des membres de la campagne de l'actuel président américain et la Russie, une collusion directe destinée à influencer la présidentielle semble à cette heure loin d'être prouvée.

"Il n'y a AUCUNE COLLUSION!", a d'ailleurs réagi Donald Trump lundi sur Twitter. Le milliardaire dénonce depuis des mois une "chasse aux sorcières" destinée à détourner l'attention des méfaits commis par sa rivale démocrate Hillary Clinton.

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