En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies pour réaliser des statistiques d'audience et vous proposer des services ou publicités adaptés à vos centres d'intérêt.
  Votre navigateur (${ userBrowser.name + ' ' + userBrowser.version }) est obsolète. Pour améliorer la sécurité et la navigation sur notre site, prenez le temps de mettre à jour votre navigateur.      
5 859.45 PTS
-0.21 %
5 867.5
-0.06 %
SBF 120 PTS
4 619.79
-0.07 %
DAX PTS
13 164.06
-0.02 %
Dow Jones PTS
28 015.06
+1.22 %
8 397.37
+0. %
1.107
+0.07 %

Adel Abdel Mahdi, Premier ministre irakien funambule, jusqu'à la chute

| AFP | 282 | Aucun vote sur cette news
Le Premier ministre irakien Adel Abdel Mahdi lors de funérailles à Bagdad, le 23 octobre 2019
Le Premier ministre irakien Adel Abdel Mahdi lors de funérailles à Bagdad, le 23 octobre 2019 ( AHMAD AL-RUBAYE / AFP/Archives )

Adel Abdel Mahdi, un indépendant sans base partisane ou populaire choisi pour faire consensus, quitte le pouvoir dans un Irak au bord du chaos où la mort de centaines de manifestants n'a pas entamé un mouvement qui veut tout renverser.

Ce vétéran de la politique irakienne de 77 ans devait permettre d'arrondir les angles face au Parlement le plus fracturé de l'histoire récente de l'Irak.

Economiste de formation, passé par toutes les tendances politiques au cours de décennies d'opposition --en exil-- au dictateur Saddam Hussein, il devait servir de pont. Entre les pro-Iran dont l'influence n'a cessé d'enfler en Irak, les alliés des Américains désormais aux abonnés absents, les partisans de l'indépendance politique du pays et même les Kurdes qui disputent âprement à Bagdad les revenus du pétrole.

Il était surtout, assurent ses détracteurs, la personnalité la plus faible face à des partis tentant d'élargir leur emprise sur un Etat rongé par la corruption et le clientélisme.

Consensus et coup d'Etat

"Il aime le consensus et déteste prendre des décisions radicales", affirme un haut responsable qui a longtemps travaillé avec le chef du gouvernement au physique massif, une moustache poivre et sel barrant son visage au teint hâlé.

Mais face à des manifestants sortis par dizaines de milliers dans les rues, "il a été convaincu qu'il devait lutter contre un coup d'Etat", poursuit-il, sous le couvert de l'anonymat.

Et, ne tenant que grâce à ses alliés politiques parce qu'il n'a lui-même pas de parti ni de soutien populaire, "il savait qu'il ne pouvait pas se poser en révolutionnaire", ajoute ce responsable.

Ce chiite natif de Bagdad mais originaire de Nassiriya dans le Sud, à feu et à sang depuis qu'il y a dépêché un militaire pour "restaurer l'ordre", a longtemps fréquenté les cercles diplomatiques en Irak.

Ces deux derniers mois, ce francophone, formé dans des universités françaises, qui parle également un anglais parfait, a de nouveau reçu de nombreux diplomates. Cette fois-ci, tous dénonçaient la répression des forces qu'il commande encore jusqu'à la nomination de son remplaçant et l'absence de réforme face à la rue en colère.

Dimanche, il est devenu le premier chef de gouvernement à quitter son poste avant la fin de son mandat de l'Irak post-Saddam Hussein.

Sous la pression des manifestants qui l'associaient régulièrement à un scandale vieux de dix ans. Il avait alors été accusé de couvrir des membres de sa sécurité personnelle qui venaient de commettre un hold-up sanglant dans une banque bagdadie.

Mais aussi sous la pression de la plus haute autorité chiite du pays, le grand ayatollah Ali Sistani, et après que ses grands alliés, les paramilitaires pro-Iran du Hachd al-Chaabi, ont finalement appelé au "changement".

A la tête de leur groupe parlementaire, le deuxième bloc de l'Assemblée, se trouve Hadi al-Ameri, chef de la très puissante organisation Badr.

Dans les années 1980 et 1990, lui et M. Abdel Mahdi dépendaient du même mouvement d'opposition à Saddam Hussein, le Conseil suprême islamique irakien, fondé par un dignitaire chiite dont le mausolée est aujourd'hui au coeur des violences dans la ville sainte chiite de Najaf.

Revirements politiques nombreux

Fils d'un ministre du temps de la monarchie, abolie dans le sang en 1958, Adel Abdel Mahdi rejoint à ses débuts le parti Baas, qui portera Saddam Hussein au pouvoir à la fin des années 1970.

Il devient ensuite un opposant notoire au dictateur, d'abord dans les rangs des communistes puis dans ceux des islamistes, et revient en Irak à sa chute.

Il s'est retiré il y a quelques années des formations politiques.

Ces nombreux revirements "disent qu'il ne veut qu'une chose : le pouvoir", assure un ancien haut fonctionnaire, lui aussi sous le couvert de l'anonymat.

Membre des autorités intérimaires mises en place par le commandement militaire américain après le renversement de Saddam Hussein en 2003 et brièvement ministre des Finances de cette autorité de transition, il devient vice-président de la République après les premières élections multipartites d'Irak, en 2005.

Nommé ministre du Pétrole en 2014 par le Premier ministre de l'époque Haider al-Abadi, auquel il a succédé, il démissionne toutefois au bout de deux ans.

Le 25 octobre 2018, en prenant son poste, il assurait avoir "dans sa poche" sa lettre de démission. Il ne l'aura sortie qu'après deux mois de manifestations et plus de 420 morts.

 ■

Copyright © 2019 AFP. Tous droits de reproduction et de représentation réservés.

Toutes les informations reproduites dans cette rubrique (dépêches, photos, logos) sont protégées par des droits de propriété intellectuelle détenus par l'AFP. Par conséquent, aucune de ces informations ne peut être reproduite, modifiée, transmise, rediffusée, traduite, vendue, exploitée commercialement ou utilisée de quelque manière que ce soit sans l'accord préalable écrit de l'AFP. l'AFP ne pourra être tenue pour responsable des délais, erreurs, omissions, qui ne peuvent être exclus ni des conséquences des actions ou transactions effectuées sur la base de ces informations.

Votez pour cet article
0 avis
Note moyenne : 0
  • 0 vote
  • 0 vote
  • 0 vote
  • 0 vote
  • 0 vote

OFFRE ASSURANCE VIE

BOURSE DIRECT HORIZON

Découvrez le nouveau contrat d'assurance vie de Bourse Direct

JUSQU'A 170 € DE PRIME OFFERTE*
OU 500 € OFFERTS* EN FRAIS DE COURTAGE

* SOUS CONDITIONS

Pour toute 1ère adhésion au contrat d’assurance vie Bourse Direct Horizon avant le 31 décembre 2019 inclus, avec un versement initial investi à 20% minimum sur un (ou des) support(s) d'investissement en unités de compte non garantis en capital.

Je profite de l'offre

PRIMÉ MEILLEUR NOUVEAU CONTRAT D’ASSURANCE VIE

Ce contrat présente un risque de perte en capital.

CONTENUS SPONSORISÉS
À LIRE AUSSI SUR BOURSE DIRECT
Publié le 09/12/2019

EDF a fait état d'une baisse de 10,9% de sa production nucléaire en novembre 2019 à 29,1 TWh, en raison notamment d'un volume d'arrêts plus important...

Publié le 09/12/2019

Biophytis annonce le dépôt d'une demande d'Investigational New Drug (IND) auprès de la US Food and Drug Administration (FDA), qui si elle était...

Publié le 09/12/2019

Voltalia a annoncé la mise en service de sa centrale photovoltaïque de Talagard, sur la commune de Salon-de-Provence. " Située à moins de 50 kilomètres de notre pôle d'activité…

Publié le 09/12/2019

AB Science SA a publié trois résumés d'étude concernant le programme de développement préclinique de sa molécule AB8939 dans l'édition spéciale de la principale revue d'hématologie Blood,…

Publié le 09/12/2019

Air France-KLM a transporté en novembre 7,7 millions de passagers, un chiffre en hausse de 1,3%. Le trafic a progressé de 3,6% pour un coefficient d'occupation de 87,4%. Les compagnies Air France et…