En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies pour réaliser des statistiques d'audience et vous proposer des services ou publicités adaptés à vos centres d'intérêt.  En savoir plus  J'accepte

  Votre navigateur (${ userBrowser.name + ' ' + userBrowser.version }) est obsolète. Pour améliorer la sécurité et la navigation sur notre site, prenez le temps de mettre à jour votre navigateur.      
5 116.79 PTS
-
5 097.50
-
SBF 120 PTS
4 103.77
-
DAX PTS
11 589.21
-1.07 %
Dowjones PTS
25 379.45
-1.27 %
7 116.09
-2.23 %
1.146
+0.02 %

Accès à l'université: feu vert du Parlement, la gauche et des syndicats critiques

| AFP | 373 | Aucun vote sur cette news
Des étudiants travaillent dans une bibliothèque de l'université de Mont-Saint-Aignan, près de Rouen, le 11 octobre 2017
Des étudiants travaillent dans une bibliothèque de l'université de Mont-Saint-Aignan, près de Rouen, le 11 octobre 2017 ( CHARLY TRIBALLEAU / AFP/Archives )

Le Parlement a donné jeudi son feu vert définitif au projet de loi changeant les règles d'accès à l'université, dont Parcoursup déjà lancé, que la majorité vante comme un progrès alors que la gauche dénonce une sélection et que le premier syndicat étudiant se fâche.

Dans la matinée, par 49 voix contre 13, l'Assemblée nationale a donné son ultime feu vert au projet de loi sur l'"orientation et la réussite des étudiants", qui vise notamment à supprimer le tirage au sort et réduire le taux d'échec en première année de fac, dans la version de compromis trouvée entre députés et sénateurs il y a deux jours.

Dans l'après-midi, le Sénat a mis le point final à l'examen du texte en le votant par 250 voix (droite, LREM et RDSE, à majorité radicale) contre 93 (PS et CRCE, à majorité communiste).

Traduction du plan étudiant présenté en octobre, la réforme prévoit entre autres la fin du tirage au sort dans les filières en tension et le rattachement des étudiants au régime général de la Sécurité sociale. Chaque université traitera la demande d'inscription de manière personnalisée et répondra au vu des "attendus", compétences et connaissances requises pour être admis dans la filière souhaitée.

Pour la ministre de l'Enseignement supérieur Frédérique Vidal, le nouveau système a "pour épine dorsale" la volonté "d'accompagner plus de lycéens et d'étudiants vers l'enseignement supérieur et la réussite".

Saluant "la fin de la sélection par l'échec", les députés LREM-MoDem ont apporté leurs suffrages, comme les UDI-Agir-Indépendants. LR, qui avait voté contre en première lecture, s'est abstenu après les modifications obtenues par les sénateurs, regrettant une réforme "timide" et un mot sélection "resté tabou".

Jusqu'au bout, socialistes, communistes et Insoumis ont rejeté "cette nouvelle sélection qui ne dit pas son nom" (George Pau-Langevin, Nouvelle Gauche) et une réforme "idéologique" (Marie-George Buffet, PCF).

"Un vrai rendez-vous manqué", a jugé la sénatrice PS Sylvie Robert, tandis que, pour son collègue CRCE Pierre Ouzoulias, on avance "vers un système libéral où ce sont les universités qui choisissent leurs étudiants".

- "Aux oubliettes" -

La ministre de l'Enseignement supérieur Frédérique Vidal quittant l'Elysée le 8 décembre 2017 à Paris
La ministre de l'Enseignement supérieur Frédérique Vidal quittant l'Elysée le 8 décembre 2017 à Paris ( ludovic MARIN / AFP/Archives )

Alors que les inscriptions sont ouvertes depuis le 22 janvier sur Parcoursup, qui remplace la plateforme APB décriée l'été dernier, le nouveau système alimente des inquiétudes, y compris de certains partisans, et un afflux dans les cabinets privés de conseil en orientation.

Si elle n'a cessé de marteler que chaque lycéen recevra "une proposition" à l'issue de Parcoursup, la ministre et ancienne présidente d'université a reconnu récemment qu'il fallait "un grand travail de pédagogie", entre autres pour expliquer "les 13.000 formations".

Le parcours parlementaire a été ponctué de deux mobilisations syndicales sans grand élan notamment contre Parcoursup, vu par l'intersyndicale comme un moyen de "sélectionner, décourager un certain nombre de lycéens".

Mais la Fage, le premier syndicat étudiant, jusqu'alors soutien du projet de loi, a affirmé jeudi ne plus pouvoir s'associer à un texte "vidé de sa substance" par le compromis députés-sénateurs. L'organisation a demandé à la ministre des "garanties concrètes et tangibles" sur un nombre de places à l'université conditionnées par le nombre de candidatures et non des critères d'insertion professionnelle.

La Fage sera reçue lundi par la ministre.

Se voulant rassurante, Frédérique Vidal a notamment assuré jeudi que "rien dans le projet de loi" n'autorise "que soit conduite une politique malthusienne de réduction des capacités d'accueil sous quelque prétexte (que ce soit)".

Lancé dans une course pour appliquer sa réforme, le gouvernement a pris le décret pour lancer la plateforme avant que la loi soit adoptée. Une méthode "contraire à la loi" qui "inverse la hiérarchie des normes", pour les sénateurs communistes, qui ont fait un recours devant le Conseil d'Etat.

La gauche envisage désormais un recours commun au Conseil constitutionnel.

La France insoumise espère aussi, selon la formule d'Eric Coquerel, que "les jeunes sauront faire en sorte" que ce texte, instaurant "une frontière sociale pour des centaines de milliers" d'entre eux, ira "aux oubliettes de l'Histoire". LFI et Jean-Luc Mélenchon tentent d'"instrumentaliser la jeunesse" en encourageant des mobilisations, a critiqué ces dernières semaines le rapporteur LREM, ex-PS, Gabriel Attal, pour lequel ces détracteurs n'ont "pas proposé une seule alternative".

ic-chl-jlp-fmp/sva/fm

 ■

Copyright © 2018 AFP. Tous droits de reproduction et de représentation réservés.

Toutes les informations reproduites dans cette rubrique (dépêches, photos, logos) sont protégées par des droits de propriété intellectuelle détenus par l'AFP. Par conséquent, aucune de ces informations ne peut être reproduite, modifiée, transmise, rediffusée, traduite, vendue, exploitée commercialement ou utilisée de quelque manière que ce soit sans l'accord préalable écrit de l'AFP. l'AFP ne pourra être tenue pour responsable des délais, erreurs, omissions, qui ne peuvent être exclus ni des conséquences des actions ou transactions effectuées sur la base de ces informations.

Votez pour cet article
0 avis
Note moyenne : 0
  • 0 vote
  • 0 vote
  • 0 vote
  • 0 vote
  • 0 vote

RETROUVEZ LES WEBINAIRES BOURSE DIRECT

Les Produits de rendement : découvrir un nouveau support d'investissement
Lundi 5 novembre de 18h00 à 18h30

Trader sur le CAC40 avec du levier
Mardi 6 novembre de 12h15 à 13h15

CONTENUS SPONSORISÉS
À LIRE AUSSI SUR BOURSE DIRECT
Publié le 18/10/2018

A l'occasion de l'acquisition, Infologic-Santé a changé de dénomination sociale et s'appelle désormais Dedalus C&G...

Publié le 18/10/2018

La livraison des premiers logements et espaces publics est prévue au 1er trimestre 2021...

Publié le 18/10/2018

La nouvelle offre commune s'appuiera sur la plateforme Moovapps, adaptée aux spécificités métier de Fives dans le cadre du programme Your Platform de Visiativ....

Publié le 18/10/2018

Le montant de l'investissement total s'élève à 41 ME...

Publié le 18/10/2018

L'objet de cette joint-venture est de développer et commercialiser une plateforme phygitale communautaire...