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Israël-Palestine: Abbas prévient qu'il n'acceptera "aucun plan" de paix américain

| AFP | 767 | 3 par 2 internautes
Emmanuel Macron et Mahmoud Abbas se serrent la main à l'issue d'une conférence de presse commune à l'Elysée, le 22 décembre 2017 à Paris
Emmanuel Macron et Mahmoud Abbas se serrent la main à l'issue d'une conférence de presse commune à l'Elysée, le 22 décembre 2017 à Paris ( Francois Mori / POOL/AFP )

Les Palestiniens n'accepteront "aucun plan" de paix proposé par les États-Unis au Proche-Orient après leur reconnaissance de Jérusalem comme capitale d'Israël, a déclaré vendredi à Paris le président palestinien Mahmoud Abbas.

"Nous n'accepterons aucun plan de la part des États-Unis", a-t-il déclaré à l'issue d'un entretien avec le chef de l'État français Emmanuel Macron et au lendemain d'une condamnation assez large par l'Assemblée générale de l'ONU de la décision du président américain Donald Trump du 6 décembre reconnaissant Jérusalem comme capitale d'Israël.

"Les États-Unis se sont disqualifiés eux-mêmes", a ajouté le président palestinien, qui a refusé de rencontrer le vice-président américain Mike Pence lors de son prochain voyage au Proche-Orient, et alors que les États-Unis préparent un plan de paix pour la région devant être dévoilé aux alentours du printemps 2018.

Emmanuel Macron embrasse le président palestinien Mahmoud Abbas à l'Elysée, le 22 décembre 2017
Emmanuel Macron embrasse le président palestinien Mahmoud Abbas à l'Elysée, le 22 décembre 2017 ( Patrick KOVARIK / AFP )

Sur les 193 pays membres de l'ONU, 128 ont voté en faveur de cette résolution non contraignante, dont de nombreux alliés de Washington comme la France et le Royaume-Uni. Plus de pays que prévu n'ont pas voté la résolution, permettant aux États-Unis - qui avaient agité la menace de rétorsions financières contre l'ONU - de limiter la casse.

Revenant sur la menace américaine de "noter les noms" des pays qui voteraient la condamnation et de revoir la contribution financière de Washington aux Nations unies, M. Abbas a jugé qu'"on ne peut pas imposer au monde des positions en utilisant l'argent".

"On ne peut pas payer des États en exigeant qu'ils adoptent une position politique donnée", a-t-il estimé.

La décision de Washington sur Jérusalem et le vote onusien sont de sérieux vents contraires pour la diplomatie américaine qui va désormais devoir laisser passer l'orage avant de tenter de reprendre la main, notamment avec le plan de paix préparé en grand secret par le gendre et proche conseiller de M. Trump, Jared Kushner.

Initialement attendue vers janvier, la présentation de ce plan a dû être repoussée vers la fin du premier trimestre 2018, le temps de laisser retomber la poussière, même si la décision américaine n'a pas dans les faits provoquée de manifestations massives dans la région.

- Deux morts à Gaza -

Vendredi, deux Palestiniens - dont un âgé de 24 ans - ont été tués, tous deux atteints à la poitrine par les balles israéliennes dans la bande de Gaza. Ils sont les neuvième et dixième Palestiniens tués dans les violences provoquées par la décision américaine annoncée le 6 décembre.

Le président palestinien Mahmoud Abbas, lors d'une conférence de presse à l'Elysée, le 22 décembre 2017
Le président palestinien Mahmoud Abbas, lors d'une conférence de presse à l'Elysée, le 22 décembre 2017 ( Francois Mori / POOL/AFP )

Ils ont trouvé la mort lors de heurts distincts auxquels ont pris part des centaines de personnes, a indiqué le ministère de la Santé gazaouï.

Le Hamas, qui gouverne le territoire de Gaza, a appelé à une nouvelle journée de protestation après la grande prière du vendredi. "La volonté du peuple palestinien est plus forte que la volonté des Etats-Unis et Trump va regretter cette décision", a déclaré un leader du Hamas, Musheer al-Masri, en marge d'une manifestation vendredi.

Pour Emmanuel Macron, les États-Unis sont désormais "marginalisés" dans ce dossier, mais il n'a pas pour autant dit que la France allait se précipiter pour endosser un rôle moteur dans cette crise qui empoisonne les relations internationales depuis des décennies.

Et ce, alors que M. Abbas appelle de ses voeux une implication française. "M. Le président, nous vous faisons confiance, nous vous respectons, nous apprécions vos paroles, nous attendons beaucoup, beaucoup de vous, nous espérons continuer à bien travailler ensemble", a déclaré M. Abbas.

Affirmant que la diplomatie française faisait preuve d'un "esprit de méthode", le président Macron a écarté toute reconnaissance unilatérale par la France d'un État palestinien.

"Décider unilatéralement de reconnaître la Palestine est-il efficace ? Je ne crois pas. Car ce serait une réaction" à la décision américaine "qui a provoqué des troubles dans la région", a-t-il développé. "Je répliquerais une erreur d'un type pareil", a-t-il estimé, ajoutant qu'il n'allait "pas construire le choix de la France en réaction" à la politique américaine.

Emmanuel Macron, qui se rendra en Israël et dans les territoires palestiniens en 2018, a rappelé la position française estimant qu'il "n'y a pas d'alternative à la solution des deux États et pas de solution sans accord entre les parties sur Jérusalem".

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