En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies pour réaliser des statistiques d'audience et vous proposer des services ou publicités adaptés à vos centres d'intérêt.  En savoir plus  J'accepte

  Votre navigateur (${ userBrowser.name + ' ' + userBrowser.version }) est obsolète. Pour améliorer la sécurité et la navigation sur notre site, prenez le temps de mettre à jour votre navigateur.      
5 363.79 PTS
+0.28 %
5 370.5
+0.42 %
SBF 120 PTS
4 309.93
+0.31 %
DAX PTS
12 157.67
+0.51 %
Dowjones PTS
26 305.63
+0.93 %
7 514.34
+1.07 %
1.166
-0.15 %

A Strasbourg, le cas Orban divise la droite française

| AFP | 233 | Aucun vote sur cette news
Le Premier ministre hongrois Victor Orban devant le Parlement européen à Strasbourg, le 11 septembre 2018
Le Premier ministre hongrois Victor Orban devant le Parlement européen à Strasbourg, le 11 septembre 2018 ( FREDERICK FLORIN / AFP )

La droite française, comme d'autres en Europe, s'est montrée divisée mercredi au Parlement européen sur le cas du Premier ministre hongrois Viktor Orban, qu'elle côtoie au sein du Parti populaire européen (PPE).

Sur les 20 parlementaires français membres du PPE, neuf eurodéputés ont voté pour l'activation de l'article 7 du traité de l'UE, qui pourrait à terme conduire à des sanctions contre Budapest. Cinq se sont abstenus, et trois ont voté contre.

Selon la liste des votes, 115 parlementaires PPE issus des différents pays ayant des élus dans ce groupe ont voté pour la résolution demandant au Conseil européen de se prononcer sur l'Etat de droit en Hongrie. 28 se sont abstenus et 57 ont voté contre.

Le PPE n'avait pas donné de consigne de vote mais son chef, l'Allemand Manfred Weber, avait annoncé son intention de voter personnellement en faveur de la résolution. "Chacun fait ce qu'il veut, la liberté de vote est totale" au sein du PPE, selon un eurodéputé français.

Les neuf membres français du PPE qui ont voté pour sont Alain Cadec, Michel Dantin, Françoise Grossetête, Marc Joulaud, Anne Sander, Tokia Saïfi, Alain Lamassoure, Jérôme Lavrilleux et Elisabeth Morin-Chartier. "Rien ne justifie les multiples violations de l'état de droit", a expliqué Mme Grossetête.

Cinq d'entre eux sont membres des Républicains (LR). Mmes Morin-Chartier et Saïfi ainsi que MM. Lavrilleux et Lamassoure ont quitté le parti.

Michèle Aliot-Marie, Arnaud Danjean, Rachida Dati, Geoffroy Didier, Brice Hortefeux et Philippe Juvin se sont abstenus. "Je fais partie de ceux qui ont été déçus (par l'intervention d'Orban devant le Parlement): à aucun moment Viktor Orban n'a tendu la main", a expliqué M. Hortefeux.

Enfin, trois eurodéputés français du PPE ont voté contre le texte: Angélique Delahaye, Nadine Morano et Franck Proust.

"Mon vote contre ne cautionne ni l'attitude ni les paroles de M. Orban" mais "c'est le seul pays qui arrive à maintenir la progression de l'extrême droite", a expliqué M. Proust, chef de la délégation française au sein du PPE.

- "Attitude de défi"

Jeudi dernier, le président des Républicains (LR) Laurent Wauquiez avait refusé de diaboliser le Premier ministre hongrois, qui incarne la vague populiste déferlant en Europe. "Moi je parle aussi bien à Angela Merkel qu'à Viktor Orban", avait déclaré M. Wauquiez.

Mais après le discours offensif du Premier ministre hongrois mardi à Strasbourg, le N.2 du parti, Jean Leonetti, dont le nom circule pour conduire la liste LR aux européennes l'an prochain, avait regretté mercredi matin une "attitude de défi".

L'extrême droite a aussitôt fustigé la "trahison" envers le "courageux" M. Orban, selon les mots de l'eurodéputé du Rassemblement national (RN) Nicolas Bay.

"M. Wauquiez doit maintenant cesser de jouer la partition de l'opposition à l'immigration", a tweeté la présidente du RN, Marine Le Pen.

Le président de Debout la France (DLF), Nicolas Dupont-Aignan s'est, lui, demandé "quelle était la position officielle" de LR, pointant la contradiction entre les déclarations de MM. Wauquiez et Leonetti.

Le président Emmanuel Macron avait récemment estimé qu'"on ne peut pas à la fois être du côté, sur beaucoup de sujets, de la chancelière Merkel et du Premier ministre Orban".

"Il y a ceux qui ont du sens politique, qui ont compris qu'une instrumentalisation était en cours, quel que soit leur rapport à Orban. Et ceux qui n'ont pas compris ça, qui se sont fait avoir et de fait, qui fragilisent le PPE, alors qu'on a tout pour être très largement majoritaire" lors des européennes de 2019, a commenté un responsable de la droite hexagonale.

 ■

Copyright © 2018 AFP. Tous droits de reproduction et de représentation réservés.

Toutes les informations reproduites dans cette rubrique (dépêches, photos, logos) sont protégées par des droits de propriété intellectuelle détenus par l'AFP. Par conséquent, aucune de ces informations ne peut être reproduite, modifiée, transmise, rediffusée, traduite, vendue, exploitée commercialement ou utilisée de quelque manière que ce soit sans l'accord préalable écrit de l'AFP. l'AFP ne pourra être tenue pour responsable des délais, erreurs, omissions, qui ne peuvent être exclus ni des conséquences des actions ou transactions effectuées sur la base de ces informations.

Votez pour cet article
0 avis
Note moyenne : 0
  • 0 vote
  • 0 vote
  • 0 vote
  • 0 vote
  • 0 vote
CONTENUS SPONSORISÉS
À LIRE AUSSI SUR BOURSE DIRECT
Publié le 18/09/2018

DÉCLARATION DE TRANSACTIONS SUR ACTIONS PROPRES RÉALISÉES DU 10 AU 14 SEPTEMBRE 2018   Présentation agrégée par jour et par…

Publié le 18/09/2018

Vinci a annoncé le succès d’une émission obligataire de 1,750 milliard d’euros, répartis entre une souche de 0,75 milliard d’euros à échéance septembre 2025, assortie d’un coupon de…

Publié le 18/09/2018

PARIS-LA DEFENSE (FRANCE), 18 septembre 2018 - Le Conseil de surveillance de Tarkett a décidé de nommer Fabrice Barthélemy en qualité de Président du Directoire de Tarkett par…

Publié le 18/09/2018

Au 30 juin, Visiativ a enregistré un chiffre d'affaires de 64,1 ME, en croissance de +16% dont +2% en croissance organique...

Publié le 18/09/2018

Visiativ est tombé dans le rouge au premier semestre 2018. Le groupe a accusé une perte nette de 3,6 millions d'euros contre un bénéfice de 0,6 million au 30 juin 2017. L'éditeur et intégrateur…