Votre navigateur (${ userBrowser.name + ' ' + userBrowser.version }) est obsolète. Pour améliorer la sécurité et la navigation sur notre site, prenez le temps de mettre à jour votre navigateur.      
7 776.78 PTS
-1.12 %
7 761.0
-1.32 %
SBF 120 PTS
5 883.81
-1.32 %
DAX PTS
18 423.62
-1.11 %
Dow Jones PTS
38 712.21
-0.09 %
19 465.18
+1.33 %
1.079
-0.16 %

A l'Assemblée nationale, choc, cartons et maux de tête

| AFP | 509 | 3.50 par 2 internautes
Sous le choc après le coup de tonnerre de la dissolution, élus et collaborateurs parlementaires commencent à faire leurs cartons dans une Assemblée nationale à moitié déserte
Sous le choc après le coup de tonnerre de la dissolution, élus et collaborateurs parlementaires commencent à faire leurs cartons dans une Assemblée nationale à moitié déserte ( Geoffroy VAN DER HASSELT / AFP )

Sous le choc après le coup de tonnerre de la dissolution, élus et collaborateurs parlementaires commencent à faire leurs cartons dans une Assemblée nationale à moitié déserte, tandis que de nombreux députés sont déjà sur le terrain pour une campagne éclair.

"Je repars tout de suite en campagne" avant le premier tour des législatives anticipées le 30 juin, raconte le socialiste Philippe Brun, député de l'Eure, de passage au Palais Bourbon pour préparer "les lettres de licenciement" de collaborateurs parlementaires et "fermer des comptes liés à l'Assemblée nationale".

"Mon sujet principal, c'est mes collabs", abonde l'insoumis Eric Coquerel.

Le député socialiste Philippe Brun à l'Assemblée nationale à Paris le 10 juin 2024
Le député socialiste Philippe Brun à l'Assemblée nationale à Paris le 10 juin 2024 ( Geoffroy VAN DER HASSELT / AFP )

Tout le programme est annulé à l'Assemblée nationale, où l'ambiance est comme suspendue. Fini, le projet de loi consacré à la fin de vie ou le travail des commissions, y compris les enquêtes parlementaires, à l'instar de celles sur l'aide sociale à l'enfance et sur les violences dont sont victimes les mineurs dans l'industrie du cinéma.

"Il n'y a plus aucun texte, plus de questions au gouvernement, plus d'activité. On assure les affaires courantes et le texte sur la fin de vie devra être redéposé par un nouveau gouvernement", a énuméré la présidente sortante de l'Assemblée nationale Yaël Braun-Pivet sur France 2.

Comme d'autres parlementaires du camp présidentiel, la titulaire du perchoir semble sonnée. Elle aurait préféré un "autre chemin" que la dissolution, celui d'une "coalition", et affirme ne pas savoir si elle rempilera pour une nouvelle campagne.

"Je pense que presque tout le monde va repartir, avec plus ou moins d'enthousiasme", nuance Éléonore Caroit, députée Renaissance des Français d'Amérique centrale et du Sud.

La députée Renaissance Eleonore Caroit parle avec des journalistes le 10 juin 2024 à l'Assemblée nationale à Paris
La députée Renaissance Eleonore Caroit parle avec des journalistes le 10 juin 2024 à l'Assemblée nationale à Paris ( Geoffroy VAN DER HASSELT / AFP )

La dissolution "est un choc, très brutal", mais "on s'y remet", confie la députée, "combative et sereine" à l'aube de sa troisième campagne... en deux ans. Son élection en 2022 avait été invalidée par le Conseil constitutionnel pour des dysfonctionnements lors du vote électronique.

2.000 collaborateurs au chômage

Hasard du calendrier, le député Horizons Xavier Albertini avait prévu de travailler sur un "crash-test autour de scénarios de dissolution" lundi avec ses équipes, mais il voyait plutôt le couperet tomber "en octobre". Et il repart déjà en campagne: "Si je ne me représente pas, la circonscription ira au RN", assure l'élu de la Marne.

A l'inverse, la carrière politique de Joël Giraud, ancien ministre et député Renaissance, "s'arrête". A ses yeux, "cette dissolution (...) annonce un gouvernement de cohabitation entre le président et l'extrême droite", loin de son "ADN politique".

A "un âge conséquent" de 77 ans, sourit-il, le centriste Jean-Louis Bourlanges (MoDem), président sortant de la commission des Affaires étrangères, assure renoncer à se représenter dans les Hauts-de-Seine, tout comme le député Renaissance de Vaucluse Jean-François Lovisolo.

Environ 2.000 collaborateurs parlementaires vont se retrouver au chômage, en espérant une réélection de leurs députés. "On va devoir faire nos cartons. On a droit à un licenciement économique", explique Astrid Ribardière, collaboratrice d'un député PS et représentante syndicale UNSA.

Dans les couloirs de l'Assemblée nationale à Paris le 10 juin 2024
Dans les couloirs de l'Assemblée nationale à Paris le 10 juin 2024 ( Geoffroy VAN DER HASSELT / AFP )

"L'ironie de l'histoire, c'est qu'on devait recevoir des stagiaires de seconde à partir du 17 juin. Plein de lycéens vont se retrouver dans la panade", glisse-t-elle au passage.

L'annonce a pris de court tous les députés, comme le personnel de l'Assemblée. En 1997, il y avait eu des signes avant-coureurs de la dissolution, raconte une source parlementaire. "Là c'est différent, personne n'a vu le coup venir".

"Me voilà dissous", commentait laconiquement le socialiste Jérôme Guedj dimanche en marge de la soirée électorale de son parti.

La cheffe des députés écologistes, Cyrielle Chatelain, est restée en circonscription. "Je ne quitte plus l'Isère pendant vingt jours, nous sommes en campagne", insiste-t-elle. "On a jeté l'agenda à la poubelle et on a besoin de tout réorganiser". La dissolution? "Une réaction d'ego de Macron, je ne sais pas ce qu'il en espère", ajoute la parlementaire.

Au RN, la députée Alexandra Masson était encore quelques heures à Paris lundi matin avant de décoller pour sa circonscription des Alpes-Maritimes. Côté administratif, "il faut tout faire dans l'urgence", relate-t-elle, mais "mes équipes sont à fond".

Et d'assurer que le résultat va être "très positif" pour le Rassemblement national le 30 juin puis le 7 juillet, au soir du second tour.

 ■

Copyright © 2024 AFP. Tous droits de reproduction et de représentation réservés.

Toutes les informations reproduites dans cette rubrique (dépêches, photos, logos) sont protégées par des droits de propriété intellectuelle détenus par l'AFP. Par conséquent, aucune de ces informations ne peut être reproduite, modifiée, transmise, rediffusée, traduite, vendue, exploitée commercialement ou utilisée de quelque manière que ce soit sans l'accord préalable écrit de l'AFP. l'AFP ne pourra être tenue pour responsable des délais, erreurs, omissions, qui ne peuvent être exclus ni des conséquences des actions ou transactions effectuées sur la base de ces informations.

Votez pour cet article
2 avis
Note moyenne : 3.50
  • 0 vote
  • 0 vote
  • 0 vote
  • 0 vote
  • 0 vote

Jusqu'à
170€ de prime offerte*

Pour toute 1ère adhésion avant le 30 juin 2024 inclus, avec un versement initial investi à 30 % minimum sur un (ou des) support(s) d'investissement en unités de compte, non garanties en capital.
*SOUS CONDITIONS

Ces contrats présentent un risque de perte en capital.
Information publicitaire à caractère non contractuel.

Actions les plus vues

Classement des actions les plus vues, pour la période du jeudi 06 juin 2024 au mercredi 12 juin 2024, des marchés Euronext Paris, Bruxelles, Amsterdam, Growth Paris, NASDAQ et NYSE sur le site et l'application Bourse Direct.

CONTENUS SPONSORISÉS
SUR LE MÊME SUJET
Publié le 12/06/2024

Emmanuel Macron assiste aux cérémonies du 80e anniversaire du massacre d'Oradour-sur-Glane (Haute-Vienne) par les Nazis, le 10 juin 2024 ( Ludovic MARIN / POOL/AFP )"Une bataille des valeurs"…

Publié le 12/06/2024

Emmanuel Macron à Meseberg proche de Berlin, le 28 mai 2024 ( Odd ANDERSEN / AFP/Archives )Après la claque des européennes,perçue comme un vote sanction contre Emmanuel Macron, la plupart des…

Publié le 11/06/2024

Edouard Philippe le 6 juin 2024, lors d'une réunion publique de Valérie Hayer, tête de liste du parti Renaissance pour les élections européennes ( Valery HACHE / AFP )Édouard Philippe s'est…

Publié le 11/06/2024

Le président Emmanuel Macron à Paris, le 26 février 2024 ( GONZALO FUENTES / POOL/AFP/Archives )Emmanuel Macron a exclu de démissionner "quel que soit le résultat" des élections…

Publié le 10/06/2024

Le président Emmanuel Macron lors d'un discours télévisé au cours duquel il aannoncé la dissolution de l'Assemblée nationale, à Paris le 9 juin 2024 ( Ludovic MARIN / AFP )"Ça a pris tout…

À LIRE AUSSI SUR BOURSE DIRECT
Publié le 13/06/2024

Ce matin, Tokyo perd 0,13%, Shanghai 0,31% et Hong Kong prend 0,29%

Publié le 13/06/2024

La Bourse de New York a fini en hausse mercredi après la publication des chiffres de l'inflation américaine et alors que la Fed a dit anticiper une baisse des taux cette année.

Publié le 13/06/2024

Les indices européens replongent après leur rebond d'hier, et la baisse est générale. Le secteur automobile est particulièrement attaqué après l’annonce mercredi de droits de douane sur les…

Publié le 13/06/2024

Broadcom est attendu en forte hausse à Wall Street grâce à la forte demande pour ses produits liés à l’intelligence artificielle. Au deuxième trimestre, clos début mai, le groupe présent…

Publié le 13/06/2024

Le désordre politique en France continue d'inquiéter en vue des nouvelles échéances électorales

Votre compte bourse direct

L'ouverture de votre compte Bourse Direct est gratuite et s'effectue en ligne en quelques minutes.
Dans le cas d'un transfert de compte, Bourse Direct prend en charge 100% de vos frais, à hauteur de 200 € par compte.

  • Pas de dépôt minimum
  • 0€ de droits de garde
  • 0€ d'abonnement
  • 0€ de frais de tenue de compte,

Demande de documentation

Ouvrir mon compte Bourse Direct en ligne