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Procès Lionnet: "Sophie avait seulement débuté sa vie", raconte sa mère

| AFP | 523 | Aucun vote sur cette news
Catherine Devallonné, la mère de Sophie Lionnet, quitte le tribunal de Londres, le 24 mai 2018, où s'est déroulé le procès des meurtriers de la jeune fille au pair
Catherine Devallonné, la mère de Sophie Lionnet, quitte le tribunal de Londres, le 24 mai 2018, où s'est déroulé le procès des meurtriers de la jeune fille au pair ( Daniel LEAL-OLIVAS / AFP )

"Sophie avait seulement débuté sa vie", a souligné la mère de la jeune fille au pair de 21 ans tuée en septembre 2017 par ses employeurs à Londres, confiant qu'elle ne voulait pas qu'elle parte de la maison.

Dans un récit émouvant lu jeudi par la police après le verdict, Catherine Devallonné décrit une "jeune fille réservée", "naïve" et "toujours souriante". C'était une "jeune fille douce", avec un "petit cercle d'amis". "Elle habitait dans une petite communauté", dans la région de Troyes (Aube), et "elle a vécu une vie protégée".

Jeune fille mince aux cheveux longs, Sophie aimait lire, jouer de la guitare et faire du patin à glace.

"Sophie était si bienveillante. Elle aimait les enfants et les animaux. Elle ne supportait pas de voir souffrir les autres. (...) C'est elle qui a souffert en silence, encaissant les coups et recevant les blessures", a dit de son côté le père de Sophie, Patrick Lionnet, séparé de Catherine Devallonné, dans une déclaration également lue par un policier.

"Sophie est ma fille unique, ma plus grande fierté", a souligné celui qui s'est décrit comme un "homme humble", qui "travaille dur".

Il a raconté l'avoir encouragée à partir travailler à Londres comme jeune fille au pair, espérant que l'expérience l'aide "à gagner en autonomie, en maturité, en confiance".

Sa mère a elle dit s'y être opposée, et était même "en colère contre Sophie de décider de partir, de quitter la France avec de complets étrangers". Mais Sophie était "excitée à la possibilité de remplir ses rêves", a-t-elle poursuivi.

"J'ai dit à Sophie de faire attention. J'étais inquiète", a raconté Mme Devallonné, soulignant que le seul voyage de sa fille à l'étranger avant Londres, c'était au camp de concentration d'Auschwitz. "Elle s'intéressait au sort des juifs pendant la guerre".

- "Plus rien n'a de sens" -

La police a souligné que la jeune femme, embauchée pour s'occuper des deux petits garçons de Sabrina Kouider, avait subi des mois de maltraitance physique et psychologique, avant sa mort en septembre 2017. Son cadavre carbonisé avait été retrouvé dans le jardin de ses employeurs.

Quand la police a appris à Catherine Devallonné "que Sophie avait été assassinée et son corps démembré", celle-ci est "tombée en état de choc." La mère de famille a dû être hospitalisée et "vit ce cauchemar depuis".

Le drame a aussi ébranlé le frère et la soeur de Sophie, qui "refusent de croire" à sa mort.

"La soeur de Sophie est bouleversée. Son frère est traumatisé mentalement", a décrit leur mère, soulignant que le garçon de 8 ans était "sous traitement psychologique" et avait été "placé en famille d'accueil (pendant que ses parents assistent au procès, ndlr). Plus rien n'a de sens".

"Sophie a pris soin de leurs enfants", "elle a nettoyé leurs saletés" a-t-elle dit à l'intention de Sabrina Kouider et Ouissem Medouni, déclarés coupable jeudi de son meurtre, et en retour "ces monstres l'ont battue", "l'ont laissée affamée, torturée et l'ont brisée jusqu'à ce qu'elle ne puisse plus se battre".

"Ils lui ont enlevé sa dignité et finalement sa vie", a dit Catherine Devallonné, les jugeant "aussi maléfiques l'un que l'autre" et fustigeant leurs "mensonges" et leurs "larmes de crocodiles".

Les dernières images de Sophie, dans la vidéo filmée par ses meurtriers qui lui faisaient subir des interrogatoires violents, "me hanteront jusqu'à la fin de ma vie", a-t-elle encore déclaré. "Mon cœur est brisé, éclaté en mille morceaux".

"Sabrina et Ouissem n'ont pas seulement pris la vie de Sophie, ils ont pris la mienne, mon sommeil, ma joie de vivre", a déclaré son père. "Ce que Sabrina et Ouissem ont fait à mon bébé est hors de toute compréhension. C'est impardonnable".

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