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Odebrecht, un scandale de corruption qui dépasse les frontières du Brésil

| AFP | 271 | Aucun vote sur cette news
Des gens manifestent contre le géant du BTP brésilien Odebrecht le 20 août 2017 à Bani en République dominicaine
Des gens manifestent contre le géant du BTP brésilien Odebrecht le 20 août 2017 à Bani en République dominicaine ( Erika SANTELICES / afp/AFP )

Le géant du BTP brésilien Odebrecht a bâti un véritable empire avec des projets dans une centaine de pays, mais ce succès est entaché d'un scandale de corruption impliquant des dizaines de responsables politiques de toute l'Amérique Latine.

Le groupe est dans le collimateur de l'opération "Lavage-express", une enquête tentaculaire qui a révélé un vaste réseau de versement pots-de-vin pour systématiquement truquer les marchés publics.

Des détournements de fonds qui ont coûté entre autres plus de deux milliards de dollars à la compagnie pétrolière d’État Petrobras, avec laquelle Odebrecht avait obtenu de nombreux contrats.

- Département pots-de-vin -

Odebrecht, dont le chiffre d'affaires avoisinait les 40 milliards de dollars en 2015 avant que le scandale n'éclate, était sollicité pour effectuer des dons de campagne en échange de l'approbation de lois favorables au groupe ou de positions avantageuses dans les appels d'offres publics.

Selon les enquêteurs brésiliens, ce groupe organisait une comptabilité occulte à travers un département appelé "secteur des opérations structurées", mais vite rebaptisé par les policiers "département pots-de-vin".

Chaque homme politique recevait un surnom, comme "Babel", "Crabe", "Polo" et "Ferrari", qui servait de nom de code dans les registres des transactions que tenait Odebrecht.

- Scandale international -

Ce modus operandi a été répliqué hors du Brésil, notamment en Afrique et dans le reste de l'Amérique latine (Venezuela, Pérou, Mexique, Argentine, etc.).

Selon un rapport du Département américain de Justice, à partir de 2001 Odebrecht a versé environ 788 millions de dollars à des hauts-fonctionnaires et des partis politiques de divers pays pour s'assurer l'obtention de contrats.

Odebrecht et sa filiale de pétrochimie Braskem ont accepté fin décembre de payer des amendes record de 3,5 milliards de dollars aux autorités brésiliennes, suisses et américaines afin de tourner la page et reprendre les affaires.

Rien qu'en Colombie, le groupe de BTP aurait versé plus de 27,7 millions de dollars de pots-de-vin.

Comme au Brésil, des hommes politiques de premier plan ont été arrêtés dans de nombreux pays, par exemple l'ex-président péruvien Ollanta Humala et sa femme, placés en détention préventive en juillet.

- Le volet vénézuélien -

Le dernier rebondissement vient du Venezuela, plus précisément de l'ancienne procureure Luisa Ortega, qui a fui son pays après avoir été relevée de ses fonctions par le gouvernement de Nicolas Maduro, qu'elle accuse de corruption.

"J'ai beaucoup de preuves (...) qui mettent en cause de nombreux hauts-fonctionnaires vénézuéliens, y compris le président de la République, plus particulièrement dans l'affaire Odebrecht", a-t-elle déclaré mercredi à Brasilia, au cours d'une réunion de procureurs du Mercosur, le marché commun sud-américain.

"Ils sont très inquiets et nerveux, parce qu'ils savent que nous avons des éléments sur les montants et les gens qui se sont enrichis", avait-elle déjà affirmé vendredi dernier par lien vidéo, à des procureurs réunis à Mexico.

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