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Burkina: l'assassinat du journaliste Norbert Zongo

| AFP | 442 | Aucun vote sur cette news
Des membres d'associations et des proches de Norbert Zongo réunis près de la tombe du journaliste assassiné, le 13 décembre 2014 à Ouagadougou
Des membres d'associations et des proches de Norbert Zongo réunis près de la tombe du journaliste assassiné, le 13 décembre 2014 à Ouagadougou ( Ahmed OUOBA / AFP/Archives )

Le journaliste burkinabè Norbert Zongo a été assassiné le 13 décembre 1998, alors qu'il enquêtait sur le meurtre sous la torture de David Ouédraogo, le chauffeur de François Compaoré, frère cadet du président déchu Blaise Compaoré.

La mort du journaliste avait ouvert une crise politique et sociale dans le pays, organisations non gouvernementales et partis d'opposition dénonçant "l'impunité" dont bénéficiaient les auteurs de crimes "proches du pouvoir".

Directeur de l'hebdomadaire "L'Indépendant", Norbert Zongo était célèbre pour ses positions critiques vis-à-vis du pouvoir.

Journaliste d'investigation reconnu, auteur de plusieurs enquêtes retentissantes démontrant la mauvaise gouvernance sous le régime du président Compaoré, son corps calciné avait été retrouvé dans son véhicule sur une route déserte à Sapouy, à une centaine de kilomètres au sud de Ouagadougou.

Son assassinat, avec trois proches qui voyageaient avec lui, avait provoqué de vives protestations internationales. D'importantes manifestations s'étaient déroulées dans le pays, à l'appel d'un "Collectif contre l'impunité" créé au lendemain du meurtre.

L'association Reporters sans frontières (RSF) s'était portée partie civile en 2000 en France contre Blaise Compaoré dans l'enquête sur l'assassinat de Norbert Zongo, alors que l'ex-chef de l'Etat se trouvait en visite officielle dans l'Hexagone. La plainte avait été classée sans suite.

Plus d'une centaine de personnes ont été auditionnées dans l'affaire Zongo, dont François Compaoré.

Six "suspects sérieux" avaient été identifiés par une commission d'enquête indépendante mise en place par les autorités burkinabè. Mais seul l'adjudant Marcel Kafando, ex-chef de la garde rapprochée du président Compaoré, avait été inculpé pour "assassinat", avant de bénéficier d'un non-lieu en juillet 2006, confirmé en appel.

Fortement mobilisée sur cette affaire, RSF avait qualifié la décision judiciaire de "scandaleuse". "C’est une honte et un coup dur porté envers tous les Burkinabés" en quête de "vérité", avait tempêté RSF.

Chaque année, le 13 décembre, des dizaines de Burkinabè - souvent plus - se rassemblent pour demander justice pour l'assassinat du journaliste.

La chute de Blaise Compaoré le 31 octobre 2014, chassé par des émeutes populaires après 27 ans de pouvoir, a changé la donne judiciaire.

L'affaire Zongo a été rouverte par la justice burkinabè, qui a lancé un mandat d'arrêt international début mai 2017 contre François Compaoré - l'émission du mandat n'a été connue qu'en juillet -.

D'autres affaires ont été rouvertes, à commencer par la plus emblématique, l'assassinat du président Thomas Sankara en 1987 lors du putsch qui a porté Blaise Compaoré au pouvoir.

Au moins "une centaine" de personnes ont péri durant les 27 années de règne de Blaise Compaoré, selon Chrysogome Zougmoré, le président du Mouvement burkinabè des droits de l'Homme et des peuples.

Les cas de Clément Oumarou Ouédraogo et Boukary Dabo demeurent des blessures vives.

M. Ouédraogo, universitaire et idéologue du parti de M. Compaoré, avait été tué en 1991 par une grenade jetée dans sa voiture alors qu'il avait commencé à prendre ses distances avec le pouvoir.

Leader d'un syndicat étudiant, Boukary Dabo avait été enlevé par des membres de la garde présidentielle en 1990. Il n'a plus jamais été revu en vie ensuite.

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