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Affaire Khashoggi: trois semaines d'une crise majeure

| AFP | 230 | Aucun vote sur cette news
Un portrait du journaliste saoudien Jamal Khashoggi lors d'une manifestation devant le consulat saoudien, le 9 octobre 2018 à Istanbul, en Turquie
Un portrait du journaliste saoudien Jamal Khashoggi lors d'une manifestation devant le consulat saoudien, le 9 octobre 2018 à Istanbul, en Turquie ( OZAN KOSE / AFP/Archives )

De la disparition du journaliste saoudien Jamal Khashoggi, tué dans le consulat d'Arabie saoudite à Istanbul, aux premières sanctions américaines, voici les développements de trois semaines de crise majeure.

L'éditorialiste saoudien s'était exilé aux États-Unis en 2017, redoutant une arrestation après avoir critiqué le prince héritier Mohammed ben Salmane (MBS).

- Disparition -

Le 2 octobre, vers 10H15 GMT, Jamal Khashoggi entre au consulat saoudien à Istanbul, selon une image de caméra de surveillance publiée par le quotidien américain Washington Post avec lequel il collabore. Selon sa fiancée, il s'y est rendu pour des démarches en vue de leur prochain mariage.

Dans une interview diffusée le 5 octobre par l'agence Bloomberg, le prince héritier affirme que Khashoggi est effectivement "entré" au consulat, mais qu'il en est sorti peu après.

- "Tué au consulat" -

Le 6, une source proche du gouvernement turc déclare que la police estime que "le journaliste a été tué au consulat par une équipe venue spécialement à Istanbul et repartie dans la même journée". Ryad dément.

"Le corps de Khashoggi a été probablement découpé et mis dans des caisses avant d'être transféré par avion hors du pays", affirme le Washington Post, citant un responsable américain.

- Trump menace puis ménage Ryad -

Le 13, Donald Trump estime que l'Arabie saoudite pourrait être derrière la disparition et menace Ryad d'un "châtiment sévère", tout en excluant un gel des ventes d'armes.

Le 15, il suggère après un entretien téléphonique avec le roi Salmane que la disparition "pourrait être le fait de tueurs hors de contrôle".

Le 16, M. Trump réclame l'application du principe de présomption d'innocence en faveur de Ryad.

- L'étau se resserre -

Un journal progouvernemental turc, affirmant s'appuyer sur des enregistrements sonores à l'intérieur du consulat, rapporte que le journaliste y a été torturé avant d'être "décapité".

Selon le New York Times, l'un des hommes soupçonnés d'avoir participé à l'assassinat appartient à l'entourage du prince héritier, et trois autres aux services de sécurité rattachés au prince.

Trump admet pour la première fois que Khashoggi est très probablement mort, menaçant Ryad de "très graves" conséquences si sa responsabilité est confirmée.

Le 19, selon les médias turcs, les enquêteurs ont élargi les recherches à une forêt d'Istanbul, où un véhicule muni de plaques diplomatiques aurait pénétré après avoir quitté le consulat.

- Ryad reconnaît un "meurtre" -

Le 20, l'Arabie saoudite admet finalement que le journaliste a été tué à l'intérieur du consulat, lors d'une "rixe à coups de poing".

Le roi ordonne au prince héritier de restructurer les services des renseignements, dont quatre responsables sont limogés, ainsi qu'un conseiller médias à la cour royale. 18 suspects saoudiens sont interpellés.

Le lendemain, le ministre saoudien des Affaires étrangères Adel al-Jubeir indique que Khashoggi a été victime d'un "meurtre", évoquant une "opération non autorisée" par le pouvoir, dont MBS n'était "pas informé".

- "Mensonges" -

Après avoir qualifié de "crédible" la version des Saoudiens, Trump évoque "des mensonges", jugeant que "leurs histoires partent dans tous les sens".

Pour Londres, Paris et Berlin, il y a "un besoin urgent de clarification".

Le 22, un quotidien turc proche du pouvoir affirme qu'un membre du commando avait appelé à plusieurs reprises le directeur du bureau du prince héritier après le meurtre.

- L'Arabie en "crise"-

Le 23, le ministre saoudien de l'Energie, Khaled al-Faleh, déclare que l'Arabie saoudite traverse une "crise" à la suite du meurtre "abominable" de Khashoggi, devant le forum international sur l'investissement de Ryad.

- Erdogan veut punir les "commanditaires" -

Le même jour, le président turc Recep Tayyip Erdogan décrit un "assassinat politique", un "meurtre sauvage" "planifié" pendant plusieurs jours et mis à exécution par une équipe de "15 agents".

Sans impliquer nommément MBS, il souligne l'importance de punir "toutes les personnes impliquées, des exécutants aux commanditaires", proposant de juger à Istanbul les 18 suspects arrêtés par Ryad.

Le gouvernement saoudien déclare que toutes les personnes impliquées dans le meurtre devront rendre des comptes, "peu importe qui elles sont".

- Washington hausse le ton -

Donald Trump estime que le meurtre du journaliste a donné lieu à "l'une des pires opérations de dissimulation de l'histoire" et dénonce un "fiasco total".

Washington engage la révocation des visas de Saoudiens présentés comme impliqués dans l'opération, première décision concrète à l'encontre de son allié de longue date. 21 personnes sont visées. "Ces sanctions ne seront pas le dernier mot des Etats-Unis sur ce dossier", avertit le chef de la diplomatie Mike Pompeo.

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