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Affaire Grégory: le juge Lambert restait "persuadé" de l'innocence de Laroche

| AFP | 499 | 4 par 1 internautes
Bernard Laroche et son épouse Marie-Ange Laroche arrivent au Palais de Justice d'Epinal, le 25 mars 1985
Bernard Laroche et son épouse Marie-Ange Laroche arrivent au Palais de Justice d'Epinal, le 25 mars 1985 ( JULIO PELAEZ / AFP/Archives )

Trente ans après la mort du petit Grégory, Jean-Michel Lambert, premier juge d’instruction de l’affaire retrouvé mort mardi, se disait "persuadé" de l’innocence de Bernard Laroche, premier suspect de l'affaire avant d'être libéré puis tué par Jean-Marie Villemin.

"Bernard Laroche est innocent. Je m'apprêtais à rendre un non-lieu quelques semaines après l'avoir libéré. Son assassinat ne m'en a pas laissé le temps", expliquait-il le 1er septembre 2014 dans un entretien à l'AFP, une semaine avant la publication de son livre "De combien d'injustices suis-je coupable ?".

L'enquête, relancée en juin dernier de façon spectaculaire, s'intéresse aujourd'hui notamment au "clan Laroche" avec la mise en examen d'un grand-oncle et d'une grande-tante de Grégory ainsi que de Murielle Bolle, la belle-soeur de Laroche. Ce dernier était le cousin de Jean-Marie Villemin.

Lorsque le cadavre de Grégory Villemin, 4 ans, est retrouvé dans la Vologne le 16 octobre 1984, le juge d'instruction d'Epinal (Vosges) oriente ses recherches vers ce proche de la famille Villemin. Dénoncé par Murielle Bolle, sa belle-soeur de 15 ans qui se rétractera rapidement, Bernard Laroche est placé en détention par le magistrat qui le libère trois mois plus tard faute de preuves.

Mais le 29 mars 1985, il est tué par Jean-Marie Villemin, le père de l'enfant, persuadé de sa culpabilité.

"Je suis l'un des artisans de cette abjection. Mais je n'étais qu'une pierre de l'édifice judiciaire. Il y avait le parquet, la chambre de l'accusation (ancienne chambre de l'instruction). Chacun a joué un rôle dans ce drame", s'était défendu le juge Lambert auprès de l'AFP.

On a "fabriqué" un emploi du temps et "inventé" un mobile à Laroche pour lui faire endosser le crime, mais "cela ne tient pas", assurait-il, relevant une multitude d'incohérences: comment Laroche pouvait-il savoir que le petit Grégory jouerait en fin de journée, seul, devant la maison de ses parents aux volets clos ? A quel moment aurait-il écrit la lettre revendiquant le crime ? Pourquoi retourner à Lépanges pour la poster ?

Lors de l'entretien, comme dans le livre, Jean-Michel Lambert avait refusé d'évoquer Christine Villemin, la mère de l'enfant, qu'il avait inculpée le 5 juillet 1985 et placée sous mandat de dépôt.

"Elle a bénéficié d'un non-lieu dont Bernard Laroche a été privé", lâchait-il, visiblement mal à l'aise, laissant planer le doute sur son intime conviction, trente ans après le drame.

Dans son ouvrage, le juge revenait sur ses 34 années dans la magistrature.

"Lorsque j'ai débuté ma carrière de juge d'instruction, (...) j'ai souffert quelques temps d'un sentiment de supériorité, celui du jeune gandin qui avait réussi un concours difficile et qui exerçait désormais une fonction valorisante", avait-il reconnu.

"La vie m'a appris à juger avec beaucoup d'humilité et à essayer de faire preuve d'humanité", poursuivait-il. "J'ai aussi appris à me protéger des médias", ajoutait celui qui fut traqué dans ses moindres faits et gestes tout au long des deux années au cours desquelles il mena l'instruction dans l'affaire Grégory.

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