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A Las Vegas, les jeux continuent malgré la tragédie

| AFP | 80 | Aucun vote sur cette news
La fenêtre de l'hôtel Mandalay Bay depuis laquelle un homme a tiré sur les spectateurs d'un concert de musique country, le 2 octobre 2017 à Las Vegas
La fenêtre de l'hôtel Mandalay Bay depuis laquelle un homme a tiré sur les spectateurs d'un concert de musique country, le 2 octobre 2017 à Las Vegas ( Mark RALSTON / AFP )

En ce début d'après-midi à l'hôtel Mandalay Bay de Las Vegas, les joueurs laissent échapper un cri de joie quand le barman annonce le début de l'"happy hour", la période où les boissons sont moins chères qu'en soirée.

Douze heures à peine après qu'un tireur a abattu 59 personnes et blessé plus de 500 autres, depuis sa chambre située au 32e étage de cet établissement, la bonne humeur régnant au bar Rock and Roll Denim a de quoi surprendre.

La pire fusillade de l'histoire américaine moderne ne semble pas non plus avoir sapé l'enthousiasme des joueurs de l'hôtel-casino Mandalay Bay, bien décidés à continuer à tirer des cartes, faire tourner la roulette ou activer les bandits-manchots.

Bill Cook, un père de deux enfants originaire de New York, était arrivé au Mandalay Bay pour une conférence quelques heures avant que le tireur Stephen Paddock ouvre le feu sur les spectateurs d'un festival de musique country qui se déroulait en face de l'hôtel.

"J'essaie de ne pas penser à ce qui est arrivé. C'est terrible pour les gens qui sont touchés, et mes pensées et prières sont avec eux et leurs familles", déclare depuis la vaste salle de jeux cet ingénieur en systèmes informatiques de 48 ans.

"Mais il faut aller de l'avant. Si je ressasse, je vais avoir peur pour le restant de mes jours", concède-t-il cependant.

M. Cook, dont la chambre n'avait pas vue sur la vaste esplanade sur laquelle se tenait le concert, a expliqué à l'AFP avoir compris qu'il se passait quelque chose de grave quand il a reçu une alerte téléphonique des organisateurs de sa conférence.

- Ambiance sombre -

Une équipe d'intervention d'urgence policière (SWAT team) est ensuite passée de chambre en chambre vers 03H00 du matin (10H00 GMT) pour vérifier que les occupants de l'hôtel n'étaient pas blessés.

"Je trouve qu'il ont fait du bon travail pour prendre le contrôle de la situation", estime M. Cook. "Ca fait peur mais il se passe beaucoup de choses dans le monde. Si vous laissez tout vous affecter, vous allez toujours rester terré dans un coin".

S'il compte rester à Vegas aussi longtemps que prévu avant la tragédie, il admet qu'un ami de New York qui était là en même temps que lui a été bien plus perturbé par les sanglants événements de la nuit: "Il était deux étages au-dessus du tireur et il allait repartir chez lui. Il a tout entendu. Tout vu".

Veronica Haig, une Texane, a de son côté rejoint au Mandalay Bay son mari Robert, qui assistait également à une conférence et prévoyait de prolonger ce séjour en vacances.

"Ce matin je suis venue ici, l'ambiance était sombre (....) J'ai remercié beaucoup de gens pour être envers et contre tout venus travailler" au Mandalay Bay, raconte cette femme de 42 ans.

- 'La nuit en larmes' -

Mme Haig raconte avoir entendu des sirènes et des hélicoptères après le début du massacre, et avoir été à sa fenêtre voir ce qui causait ce tumulte.

"Je me disais +Ces fenêtres sont vraiment fines. On entend tout+. Mon mari était déjà au lit. Je suis descendue en bas et on m'a dit +Nous sommes en confinement, ne sortez pas, retournez dans votre chambre et enfermez-vous+".

"Je suis remontée, j'ai ouvert la télévisions et j'ai vu ce qui se passait. C'est dingue que quelque chose de la sorte puisse se produire, que tant de gens soient touchés", a-t-elle ajouté.

Elle n'a toutefois aucune intention de raccourcir son séjour.

"On va rester ici. Peut-être qu'on pourra s'amuser un peu. Peut-être".

Joanice Green, en train de fumer penchée sur une machine à sous, était visiblement secouée par l'attaque mais stoïque dans sa réaction.

"Il y a des fous partout. Ca peut arriver n'importe où, tout le temps, dans votre propre jardin", assure cette résidente de San Francisco âgée de 45 ans.

"Alors ça ne va pas me faire arrêter ce que j'ai besoin de faire, ou me détourner des raisons pour lesquelles je suis venue. Mais c'est très triste. J'ai passé la majeure partie de la nuit dernière en larmes, en sachant que les gens en bas souffraient".

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