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Une semaine de correction pour le CAC 40, de retour sur les 5.000 pts

| Boursier | 338 | Aucun vote sur cette news

L'indice phare parisien a abandonné 1,6% sur la semaine

Une semaine de correction pour le CAC 40, de retour sur les 5.000 pts
Credits Reuters

Les craintes liées notamment à la guerre commerciale, au ralentissement économique, au Brexit, ou encore aux fluctuations sauvages des prix du pétrole, ont plombé cette semaine les places financières mondiales. Les rechutes de quelques grands noms technologiques de la cote américaine (Apple en particulier - suites aux avertissements de nombreux fournisseurs) ont également pesé lourd sur les marchés. Le CAC 40 est ainsi retombé ce vendredi dans la zone des 5.000 points. L'indice phare parisien a abandonné 1,6% sur la semaine. Il clôture ce vendredi soir à 5.025 pts (-0,17%).

Remous confirmés autour du Brexit

Sur le marché des changes, l'euro se traite à 1,14$. L'indice dollar mesurant l'évolution du billet vert face à un panier de 6 devises de référence se stabilise à environ 96,4, proche de son plus haut niveau depuis un an et demi, en attendant la quatrième hausse annuelle des taux de la Fed anticipée pour le 19 décembre. La livre sterling retrouve également un calme relatif ce vendredi, après sa chute récente. Elle se traite à 1,284$, alors que la Première ministre britannique Theresa May joue sa survie politique, en pleine crise provoquée par l'accord de Brexit négocié avec l'Union européenne et qui a entraîné la démission de plusieurs de ses ministres.

Wall Street, qui rebondissait hier sur des espoirs de discussions productives entre USA et Chine, se montre nettement plus sceptique ce vendredi et s'achemine ainsi vers une semaine de consolidation assez franche (-2% environ sur le DJIA et le Nasdaq depuis lundi). Un responsable senior de l'administration Trump, se confiant à Reuters, a tempéré les ardeurs des investisseurs en laissant entendre qu'aucun accord majeur ne serait pour l'heure possible.

L'affrontement USA / Chine persiste

Un responsable de l'administration américaine, cité par l'agence, a affirmé que la réponse écrite de Pékin aux demandes US de réforme commerciale ne devrait pas déclencher d'avancée décisive dans les négociations entre les présidents Donald Trump et Xi Jinping plus tard ce mois. La Chine a fourni ce document à l'administration Trump plus tôt cette semaine, après des mois de demandes insistantes de la part des responsables américains. Il s'agissait d'obtenir de la part de Pékin des engagements suffisants pour relancer les négociations commerciales au plus haut niveau... Le fait que Pékin réponde constituait une bonne chose. Néanmoins, selon le responsable cité par Reuters, la liste des points non-négociables pour la Chine ne serait pas acceptable pour les USA. De plus, la liste globale fournie par Pékin doit être prise avec des pincettes, selon le responsable, qui rappelle que la Chine s'était précédemment engagée à des réformes économiques et commerciales sans finalement donner suite.

Les plans américains restent inchangés

De son côté, le Représentant américain au commerce Robert Lighthizer a démenti hier les rumeurs selon lesquelles il aurait fait état à certains dirigeants industriels de la suspension - durant les discussions - du nouveau volet de prélèvements douaniers imposés aux importations chinoises. "Les plans concernant les tarifs douaniers n'ont pas évolué du tout. Tous les rapports suggérant le contraire sont incorrects", a tranché Lighthizer.

Rappelons que Trump a imposé des droits de douane de 250 milliards de dollars sur les importations chinoises pour contraindre Pékin à des concessions sur le plan commercial. La Chine a réagi en appliquant des droits d'importation supplémentaires sur des produits américains représentant environ 110 milliards de dollars... Le taux appliqué à 200 milliards de dollars de marchandises chinoises devrait passer de 10% à 25% le 1er janvier. Trump a également menacé d'imposer des droits de douane supplémentaires à toutes les importations chinoises restantes, d'une valeur d'environ 267 milliards de dollars... Donald Trump et son homologue chinois Xi Jinping doivent se rencontrer à la fin du mois en marge du sommet du G20 en Argentine, pour tenter de trouver une issue au conflit commercial.

Les prix du pétrole remontent !

L'accalmie se confirme pour les cours du brut, avec les espoirs de coupes dans la production de l'Arabie saoudite et de certains autres pays. Après une chute de l'ordre de 7% des prix du pétrole mardi, la tendance est désormais un peu plus résistante. Le baril de brut WTI (contrat de décembre) se refait de 1,5% ce vendredi à 57,3$, alors que le baril de Brent avance de 1,3% à 67,5$. L'Arabie saoudite avait indiqué lundi envisager de réduire de 500.000 barils par jours sa production dès décembre pour tenter d'enrayer le plongeon des cours, et avait précisé que l'Opep et ses alliés étaient d'accord sur le principe d'une baisse totale de 1 million de barils par jour... Selon les sources de Reuters, l'OPEP et ses partenaires discuteraient maintenant d'une coupe allant jusqu'à 1,4 million de barils par jour de leur production pour l'année 2019.

Il s'agit de la troisième séance de progression des prix du pétrole, ce qui devrait permettre de limiter les pertes hebdomadaires. Les rumeurs persistent à propos des plans de l'Arabie et de l'OPEP, la Russie étant également susceptible d'infléchir sa position en accompagnant la baisse de production espérée... De leur côté, les stocks pétroliers domestiques hebdomadaires américains sont ressortis hier en vive hausse de plus de 10 millions de barils, ce qui aurait dû en principe peser sur les prix. Cela n'a pas été le cas. Plusieurs spécialistes ont évoqué une nouvelle déjà 'pricée'.

Powell et Draghi voient un ralentissement (léger ou ponctuel)

Jerome Powell, le Président de la Fed, qui s'exprimait avant-hier soir à Dallas sur différentes questions économiques nationales ou mondiales, a manifesté sa prudence face à la conjoncture actuelle. "Vous voyez toujours une solide croissance, mais vous voyez des signes croissants d'une sorte de ralentissement", a ainsi jugé Powell. Le patron de la Banque centrale américaine et ses équipes étudient attentivement cette légère décélération de croissance. Powell a nuancé toutefois son propos, estimant qu'il ne s'agirait pas là d'un "terrible ralentissement".

Ce contexte économique ne semble pas remettre pour l'heure en question la politique monétaire de la Fed, alors que les spécialistes anticipent très majoritairement une nouvelle hausse des taux d'un quart de point le 19 décembre (probabilité de 72,3% selon FedWatch - CME Group). Il s'agirait de la quatrième et dernière hausse des taux de l'année 2018. Le taux des fonds fédéraux serait alors logé entre 2,25% et 2,50%. Les économistes tablent ensuite sur un statu quo lors de la réunion du 30 janvier 2019. En revanche, la réunion du 20 mars pourrait accoucher d'une hausse d'un quart de point supplémentaire (probabilité de 41% d'un taux de 2,50 à 2,75%)... Powell est resté prudent, comme à son habitude, mais se dit tout de même "très satisfait" de l'état actuel de l'économie. "Notre politique est l'une des raisons pour lesquelles notre économie est dans une aussi bonne situation actuellement", a revendiqué Powell, vivement critiqué par Trump pour sa politique monétaire jugée trop dure.

Powell a évoqué le risque d'un ralentissement de la croissance américaine dans les prochaines années, à mesure que s'amenuiseront les effets des mesures de relance fiscale et de dépenses d'investissement de l'administration en place. Pour l'heure, l'économie américaine est cependant "très forte", selon le dirigeant, qui constate qu'elle reste "plus forte que celles de nombreuses autres puissances majeures". La robustesse des USA peut toutefois peser sur certains marchés émergents victimes du dollar fort... Powell a enfin relevé la récente correction intervenue sur les marchés financiers, sans toutefois s'en alarmer à l'excès. La chute des bourses pourrait avoir un effet sur les conditions financières ralentissant la croissance, admet Powell, qui ne désire toutefois pas pour l'heure modifier ses plans monétaires.

Le président de la Banque centrale européenne Mario Draghi, s'exprimant ce jour devant le Congrès bancaire européen, a affirmé pour sa part que le cycle de croissance était solide malgré un creux temporaire. Le patron de la BCE souligne cependant que la reprise de l'inflation pourrait être plus lente que prévu, selon des commentaires relayés par Reuters.

"Si les entreprises commencent à devenir plus incertaines quant aux perspectives de croissance et d'inflation, la compression des marges pourrait s'avérer plus persistante", a dit le dirigeant, cité par l'agence. "Cela affecterait la rapidité de la remontée de l'inflation sous-jacente et donc l'évolution de l'inflation que nous nous attendons à observer au cours des prochains trimestres", a affirmé Draghi, selon lequel les incertitudes ont augmenté concernant les perspectives de moyen terme. Draghi a confirmé anticiper un arrêt en décembre du programme de rachats de 2.600 MdsE d'obligations de la BCE.

Les valeurs

Nexans (+9% sur la semaine). Enfin un rebond pour Nexans ! Après une chute de près de 15% vendredi dernier, l'action du fabricant de câbles a redressé la barre cette semaine. Le titre était précédemment tombé suite à un 'profit warning' émis par le groupe, qui ne vise plus qu'un Ebitda annuel de 325 millions d'euros contre 350 ME prévus en juin dernier et 411 ME réalisés en 2017... JP Morgan ne vise plus que 35 euros sur Nexans contre 38,50 euros précédemment, mais réitère son avis 'surpondérer'. Son confrère Morgan Stanley rabote sa 'fair value' de 37 à 33 euros, en maintenant son opinion 'pondération en ligne'. Enfin, du côté des bureaux d'analyse indépendants, AlphaValue a ramené de 36 à 32,10 euros sa cible, suite à la révision de ses projections bénéficiaires sur 2018 et 2019.

Technicolor (+9% sur cinq jours). Le titre est remonté malgré la présence toujours pesante des vendeurs à découvert. D'après les dernières déclarations transmises à l'AMF, le hedge fund américain AQR Capital Management détenait encore 3,08% du capital de Technicolor en position vendeuse le 14 novembre contre 3,16% du capital le 12 novembre, 3,27% du capital le 6 novembre et 3,39% le 31 octobre... Cette position "short" d'AQR avait dépassé les 5% du capital de Technicolor en juillet et diminue progressivement depuis environ 2 mois. Elle était encore supérieure à 4% du capital le 9 octobre.

Iliad (+7% sur la semaine) s'est repris cette semaine, suite à une publication jugée rassurante. Si l'opérateur a continué de perdre des clients, à la fois dans le mobile et dans le fixe, au troisième trimestre, les investisseurs préfèrent se focaliser sur l'amélioration de la tendance. Les revenus du groupe sur la période sont par ailleurs ressortis globalement conformes aux attentes du marché (+1,7% à 1,24 milliard d'euros) à la faveur de la contribution de 46 millions d'euros de l'Italie, où l'opérateur compte désormais 2,23 millions d'abonnés quatre mois après son lancement. "La croissance du chiffre d'affaires, qui est redevenue positive au troisième trimestre, a vocation à s'accélérer sur les trimestres à venir", a assuré le directeur général Thomas Reynaud, estimant que 2019 devrait être "l'année du rebond pour l'opérateur".

Vivendi (+1% sur cinq jours). Vivendi a bénéficié en fin de semaine de multiples annonces. Le groupe a annoncé un troisième trimestre plutôt dynamique, soutenu par la musique, et fait le point sur les avancées relatives justement à UMG. De plus, Vivendi a bouclé l'accord de rachat d'Editis. Credit Suisse en prend bonne note et revalorise légèrement le titre à 24,50 euros (contre 24,2 euros), les dernières informations confortant son conseil à 'surperformance'. Oddo BHF ou UBS confirment quant à eux des avis acheteurs sur Vivendi ce jour.

Vallourec (-33% sur la semaine !). Fin de semaine cauchemardesque pour Vallourec ! Le titre a perdu ainsi un tiers de sa valorisation boursière ce vendredi. Le marché sanctionne les résultats du troisième trimestre 2018 publiés hier soir, et notamment la perte nette de 92 ME enregistrée malgré un chiffre d'affaires stable à 961 ME. La génération de trésorerie est restée très négative avec un endettement net qui a grosse à 2.097 ME à fin septembre 2018 contre 1.934 ME à fin juin. Ce dernier point est celui qui inquiète le plus les analystes. Jefferies ramène sa 'fair value' 4,90 à 4,40 euros en restant à conserver. De son côté, Oddo BHF abaisse de 8 à 6 euros son objectif sur Vallourec mais reste acheteur...

DBV Technologies (-16% sur la semaine). DBV a annoncé la nomination unanime par son Conseil d'administration de Daniel Tassé dans le rôle de Directeur général à compter du 29 novembre 2018. Le Dr Pierre-Henri Benhamou, qui a co-fondé la société en 2002, a décidé de quitter son poste de directeur général mais conserve son poste de président du Conseil. "Cette nomination d'un nouveau DG expérimenté témoigne de la volonté de la société de se préparer à la commercialisation de son produit Viaskin Peanut qui devrait être lancée dès 2019", commente Portzamparc. "Pierre-Henri Benhamou est le dirigeant historique et emblématique de la société, il restera un grand pilier pour la société dans son rôle de président du conseil d'administration", poursuit l'analyste qui reste acheteur sur la valeur avec un cours cible de 53,2 euros.

Maisons du Monde (-14% sur cinq jours). Le léger ajustement à la baisse de l'objectif de ventes annuelles de Maisons du Monde, livré en début de mois, semble avoir des répercussions à retardement sur le cours. Le spécialiste de la décoration et du mobilier intérieur a réalisé, au troisième trimestre, un chiffre d'affaires de 260 millions d'euros, en hausse de 8,6% et de 5% à périmètre constant. La croissance à périmètre comparable est ressortie à seulement 1,1% (hors Modani), le groupe soulignant une base de comparaison élevée, un effet calendaire négatif et un environnement commercial peu porteur dans les magasins en France.

Sopra Steria (-12% sur cinq jours) a ajouté à ses pertes récentes et abandonne désormais près de la moitié de sa valeur en bourse depuis le début de l'année. La tendance sectorielle demeure très défavorable. Sopra Steria avait publié pour le T3 un CA de 951,4 ME en croissance de 6,6% (+3,7% à taux et périmètre constants). Le groupe avait précédemment lancé un avertissement sur les résultats (pénalisé notamment par les difficultés apparues dans son activité de 'banking software'). Cet avertissement livré en octobre lui avait valu une belle sanction boursière.

Orpéa (-13% sur cinq séances) reste sous pression. Le titre du gestionnaire de maisons de retraite et d'établissements de traitement de la dépendance des personnes âgées a corrigé suite à un avis défavorable. Credit Suisse a dégradé de 'surperformance' à 'neutre' sa recommandation, en réduisant au passage son objectif de cours de 125 à 110 euros. La banque helvète a évoqué la contraction de l'excédent brut d'exploitation avant loyers (Ebidtar) du groupe, notamment dans les pays germanophones où Orpea est très présent, et où les coûts de la main-d'oeuvre sont élevés. Du côté de l'Ebitda, les marges ont été gonflées artificiellement par des acquisitions immobilières qui ont soulagé les dépenses en loyers mais également contribué à augmenter la dette de la firme.

Eurofins Scientific (-11% sur cinq jours). Morgan Stanley a plombé la valeur cette semaine. La banque d'affaires américaine a débuté le suivi du prestataire de services bio-analytiques pour les industries alimentaires, pharmaceutiques, cosmétiques et d'hygyène à 'sous-pondérer'. Morgan Stanley évalue Eurofins Scientific à 360 euros l'action.

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