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Marchés / bilan hebdomadaire : une semaine quasiment stable pour le CAC

| Boursier | 129 | Aucun vote sur cette news

Malgré les risques géopolitiques et les ouragans

Marchés / bilan hebdomadaire : une semaine quasiment stable pour le CAC
Credits Reuters

Malgré les craintes géopolitiques (Corée du Nord en particulier) et les catastrophes naturelles (ouragans Harvey et Irma), la semaine écoulée n'aura pas été marquée par une grande évolution sur la place parisienne. Le CAC 40, indice phare parisien, a campé sur ses positions dans la zone des 5.100 pts, affichant une performance quasi-stable sur cinq jours (-0,2% plus précisément). Le CAC terminait en repli marginal ce vendredi à 5.113 pts.

Au terme d'une semaine boursière de quatre jours (la cote US était fermée lundi pour le 'Labor Day'), Wall Street reste pour sa part logé à moins de 2% de ses sommets historiques, signalant la belle résistance des investisseurs aux risques actuels outre-Atlantique...

BCE en soutien

La Banque centrale européenne a conservé en l'état ses taux directeurs, à l'issue de la réunion du 7 septembre. Elle a également confirmé la dotation mensuelle de 60 milliards d'euros de son programme de rachat d'actifs.

Ainsi, le taux de refinancement reste à 0,00%, le taux de facilité marginal à 0,25% et le taux de dépôt à -0,4%. Ces taux servent de référence pour déterminer le coût de l'argent. Les opérations principales de refinancement de la BCE, qui sont exécutées par voie d'appels d'offres chaque semaine, sont donc à taux 0. La facilité de prêt marginal permet pour sa part aux établissements d'obtenir des liquidités à 24h00. Enfin, la facilité de dépôt permet aux banques de placer leurs réserves excédentaires.

"Le Conseil des gouverneurs prévoit que les taux d'intérêt directeurs de la BCE resteront à leurs niveaux actuels pendant une période prolongée, et bien au-delà de l'horizon fixé pour les achats nets d'actifs", a pris soin de préciser la banque centrale. Le programme actuel de rachat court en théorie jusqu'en décembre 2017, mais il pourra aller au-delà, si nécessaire. La BCE ajoute que si les perspectives deviennent moins favorables ou si les conditions financières ne permettent plus de nouvelles avancées vers un ajustement durable de l'évolution de l'inflation, "le Conseil des gouverneurs se tient prêt à accroître le volume et/ou à allonger la durée du programme".

Lors de la conférence de présentation de la décision, Mario Draghi a expliqué que la récente volatilité sur le marché des changes est une source d'incertitudes, mais que la croissance économique de la zone euro reste solide. Il a ainsi indiqué que la BCE a relevé à 2,2% sa projection de croissance 2017, ce qui constituerait le rythme le plus élevé depuis 2007. Les projections 2018 et 2019, un peu plus faibles, sont inchangées. Dans le même temps, la projection d'inflation a été abaissée à 1,2% en 2018 et 1,5% en 2019. L'anticipation de 1,5% en 2017 a été conservée. Quoi qu'il en soit, un degré élevé d'accommodation de la politique monétaire reste nécessaire. Le gouverneur de la banque centrale a par ailleurs indiqué que l'institution a prévu de réexaminer à l'automne le calibrage de son programme de rachat d'actifs au-delà de 2017.

Croissance en France dans les services

L'indice final IHS Markit de l'activité de services en France s'est établi à 54,9 en août (56 en juillet et 55,5 en lecture flash), mais continue de signaler une forte croissance de l'activité. Le consensus tablait sur un indice à 55,5. Parallèlement, l'Indice final IHS Markit Composite de l'activité globale, mesurant l'activité combinée du secteur des services et de l'industrie manufacturière, s'est replié très légèrement, de 55,6 en juillet à 55,2.

Le déficit commercial de la France s'est creusé en juillet à -5,97 milliards d'euros après -4,9 MdsE en juin. Les importations enregistrent une brusque poussée à 45,2 MdsE, alors que les exportations ne progressent que légèrement à 39,3 MdsE. L'ampleur de la hausse tient largement à de grands contrats des industries aéronautique (approvisionnements en turboréacteurs), spatiale (module pour satellite météo) et chimique (déstockage massif d'uranium enrichi et autres approvisionnements pour l'industrie nucléaire). Cependant les achats d'autres produits industriels (machines industrielles, biens intermédiaires) sont également en progression, a précisé le bureau des douanes cette semaine.

L'Europe tient bon, mais...

A l'image de la France, l'indice final de l'activité de services dans l'Eurozone est ressorti inférieur à son estimation flash en août, à 54,7 (55,4 en juillet, estimation flash à 55,9). L'indice PMI Final IHS Markit Composite de l'activité globale est resté pour sa part stable, à 55,7, et ne se replie que marginalement par rapport à son estimation flash (55,8).

Les ventes au détail, corrigées des variations saisonnières, ont diminué de 0,3% dans la zone euro en juillet après avoir progressé de 0,6% le mois précédent. Sur un an, les ventes affichent une hausse de 2,6%. Le consensus tablait respectivement sur un repli de 0,2% et sur une augmentation de 2,5%.

Le PIB, corrigé des variations saisonnières, a bien progressé de 0,6% dans la zone euro au deuxième trimestre après avoir augmenté de 0,5% le trimestre précédent, selon Eurostat, qui confirmait cette semaine son estimation initiale. En glissement annuel, la croissance ressort à 2,3% après +2% au premier trimestre, et contre une hausse de 2,2% attendue par le marché.

Faiblesses en Allemagne ?

Les commandes à l'industrie ont reculé de 0,7% en juillet en Allemagne, retombant nettement après la hausse de 0,9% enregistré le mois précédent. Le consensus tablait sur une hausse de 0,3%. La demande intérieure a baissé de 1,6%, tandis que la demande à l'exportation a stagné, a précisé l'Office fédéral de la statistique, Destatis. Hors éléments volatils, les commandes à l'industrie ont progressé de 0,6%.

La production industrielle allemande est restée stable en juillet, après une baisse de 1,1% en juin. Le consensus tablait sur une hausse de 0,6%. La légère hausse de la production manufacturière et du secteur de la construction n'a pas suffi à compenser la chute du secteur de l'énergie, soulignait également l'Office fédéral de la statistique.

LES VALEURS

EDF (+10% sur la semaine). L'actualité sur le titre est dominée ce jour par un ajustement de broker. Prenant acte des dernières annonces politiques relatives à la relance du marché européen du carbone ETS, élément jugé favorable pour la dynamique sur les prix de l'énergie auquel l'opérateur français est particulièrement sensible, Bryan Garnier rehausse de 8 à 8,9 euros son objectif de cours sur le producteur d'électricité. Malgré ce coup de pouce, le bureau d'analyses reste à 'neutre' sur EDF en considérant qu'il existe encore trop d'incertitudes sur les perspectives financières (mix énergétique français, provisions sur le parc nuclaire, calendrier du projet Hinkley Point...).

Altran (+7% sur cinq séances). Invest Securities a ajusté en légère hausse son objectif de cours sur Altran, en le portant à 18 euros contre 17,50 euros précédemment. Le bureau d'étude est conforté dans sa recommandation à l'achat au vu de la trajectoire des résultats, alors que les revenus du premier semestre avaient souffert de la comparaison avec la concurrence. De surcroît, le management a envoyé des signaux encourageants pour la seconde partie de l'année, qui devrait afficher une dynamique de résultat identique.

Vallourec (+6% sur la semaine). Le titre a bénéficié d'une tendance sectorielle plus favorable. Vallourec a annoncé par ailleurs la mise en place, pour la dixième année consécutive, d'une nouvelle offre d'actionnariat salarié.
Cette offre, baptisée Value 17, porte sur un nombre maximum de 6.750.000 actions nouvelles représentant 1,50% du capital social. Elle sera ouverte aux salariés de Vallourec dans 11 pays, soit environ 95% des effectifs du Groupe. Les neuf précédentes opérations 'Value' ont toutes suscité une mobilisation élevée des salariés. Les actionnaires salariés détenaient 3,42% du capital de Vallourec au 30 juin 2017 et sont représentés au Conseil de Surveillance.

STMicroelectronics (+6% sur cinq jours). Après une parenthèse de près de quatre ans, ST va faire son retour au sein de l'indice CAC40, aux dépens de Nokia. Le conseil scientifique des indices d'Euronext a annoncé sa décision hier. Elle sera effective le 18 septembre. Le groupe franco-italien avait quitté l'indice phare de la place parisienne en décembre 2013, chassé par un certain Alcatel-Lucent, racheté par la suite par Nokia. ST avait fait son entrée dans le CAC40 en 1997, alors que la société s'appelait encore SGS Thomson Microelectronics. Elle y était restée jusqu'en décembre 2013.

Sopra Steria (+6% sur la semaine). Sopra Steria a franchi de nouveaux sommets à la Bourse de Paris, avec une capitalisation de 3,2 milliards d'euros désormais. Hier matin, Exane BNP Paribas avait relevé de neutre à surperformance sa recommandation sur le dossier, portant son objectif de 137 à 176 euros. Il s'agit de la valorisation la plus élevée du moment, puisqu'elle dépasse celles d'Oddo BHF et Berenberg, fixées à 175 euros.

JCDecaux (+6% sur la semaine). Berenberg a organisé un roadshow avec le directeur financier de JCDecaux, David Bourg, et le responsable des relations investisseurs Arnaud Courtial, qui lui a apporté trois enseignements. D'abord, les deux dirigeants estiment que la société est bien positionnée pour atteindre sa prévision de croissance organique de 3% au troisième trimestre. Deuxièmement, le management estime que la société est plutôt à l'abri des craintes qui ont pesé sur les investissements publicitaires des marques à fort taux de rotation, car il est davantage exposé à la distribution et au divertissement. Enfin, JCDecaux reste optimiste concernant les perspectives digitales. A ce titre, la France semble se décoincer et 2018 pourrait être un bon millésime. A New York, le déploiement digital s'est très bien passé et la demande est forte. Le Royaume-Uni pourrait suivre.

SES Global (-8% sur cinq séances). Le titre a décroché cette semaine, suite à la décision de Kepler Cheuvreux d'abaisser sa recommandation de conserver à alléger, avec une valorisation réduite de 19 à 18 euros.

Scor (-6% sur la semaine). La Scor a choisi Paris pour sa journée investisseurs 2017, qui se tenait avant-hier. Le message global est positif : l'évolution du nouveau plan triennal Vision in Action se passe comme prévu et la conjoncture économique est un peu plus favorable qu'en 2016. Les objectifs d'un taux de rendement des capitaux propres supérieur à 800 points de base au-dessus du taux sans risque à 5 ans au cours du cycle et d'un ratio de solvabilité, compris entre 185% et 220% sont réitérés. Au premier semestre, la Scor affichait un niveau de 841 points pour le premier métrique et de 226% pour le second.

Parmi les autres informations distillées au cours de cette journée, figure la création d'une société d'assurance dommages en France, pour servir les clients continentaux de Scor P&C, tout en maintenant la société d'assurance Scor UK pour ses autres clients. Cette décision a été prise compte tenu des incertitudes liées au Brexit. Chez Scor Global Investments, le rendement annualisé moyen des actifs sera situé dans la partie supérieure de la fourchette de 2,5% à 3,2%, en 2017 et sur la durée du plan.

ADP (-6% sur la semaine). Groupe ADP a chuté cette semaine en bourse. Ce vendredi, le dossier a été pénalisé par une note défavorable de broker. Vittorio Carelli, analyste à Grupo Santander, a ramené de 'conserver' à 'sous-pondérer' sa recommandation sur le dossier, toujours valorisé 133,50 euros l'action. L'expert justifie cette dégradation par la probable désillusion qui pourrait résulter des choix gouvernementaux sur l'évolution de la participation de l'Etat français dans le concessionnaire des aéroports d'Orly et de Paris-Charles de Gaule, dont l'annonce pourrait intervenir à la mi-septembre.

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