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Marchés / bilan hebdomadaire : le CAC retombe sous les 6.500 pts

| Boursier | 218 | Aucun vote sur cette news

Les craintes sanitaires, ainsi que celles concernant l'inflation, ont eu raison de la tendance haussière du CAC 40 cette semaine...

Marchés / bilan hebdomadaire : le CAC retombe sous les 6.500 pts
Credits Reuters

Les craintes sanitaires, ainsi que celles concernant l'inflation, ont eu raison de la tendance haussière du CAC 40 cette semaine. L'indice phare parisien a corrigé ainsi de 1,1% environ sur cinq jours, de retour sous les 6.500 pts, alors qu'il abordait ses plus hauts niveaux depuis la bulle Internet. Le CAC perd 0,51% ce soir à 6.460 pts. La tendance prudente s'explique par la nouvelle vague de l'épidémie de covid-19, perceptible dans de nombreuses régions malgré un large déploiement des vaccins. Les variants compliquent donc encore la situation et menacent d'enrayer la reprise.

La cote américaine a relativement bien résisté cette semaine et reste proche des sommets, avec un Dow Jones à l'approche des 35.000 pts et un Nasdaq à environ 14.500 pts. Le baril de brut WTI revient à 71$ sur le Nymex, contre 73$ environ pour le Brent de la mer du Nord. L'once d'or campe sur les 1.800$. Sur les marchés obligataires, le rendement du T-Bond US à 10 ans ressort à 1,32% et celui du 30 ans à 1,94%, ce qui confirme l'accalmie récente...

Les opérateurs demeurent toutefois prudents, alors que les débats se poursuivent sur les questions des pics respectifs potentiels de croissance, de bénéfices ou d'inflation. Dans le même temps, la Fed tente de rassurer, mais les marchés commencent à intégrer un peu l'idée d'un durcissement à moyen terme. Powell a prévenu que les responsables de la Fed allaient discuter de la composition et du rythme des achats d'actifs lors de la prochaine réunion, mais aucune décision ne semble imminente.

Jerome Powell intervenait par deux fois cette semaine devant le Congrès à l'occasion de son témoignage semi-annuel de politique monétaire. Le président de la Fed a adopté hier devant le Sénat un discours assez comparable à celui de la veille devant une commission financière de la Chambre des représentants. Il indique que les anticipations d'inflation ne sont pas à des niveaux problématiques, mais admet qu'il n'est pas à l'aise avec une inflation bien supérieure à 2%, comme elle l'est actuellement. Le leader de la Fed ne pense pas qu'il y ait un problème de financement des déficits à court terme. Powell suggère de nouveau que le 'tapering' est encore très éloigné. La Fed attend surtout une forte amélioration supplémentaire du marché du travail, alors que l'économie confirme sa vigueur. Le dirigeant se montre prudent concernant le taux de participation à la force de travail, indicateur de plus en plus mis en avant par la banque centrale américaine. "Nous ne savons pas où le taux de participation à la force de travail s'installera", relativise Powell...

Avant-hier, Powell avait reconnu une hausse "notable" de l'inflation, qui devrait selon lui rester élevée durant les prochains mois. La banque centrale américaine reste prête à ajuster sa politique si l'inflation augmente trop fortement. Néanmoins, Powell anticipe toujours un retour ultérieur au calme et une stabilisation. L'inflation devrait selon lui rester élevée cette année puis se modérer. Le leader de la Fed constate par ailleurs la hausse des valorisations des actifs, mais ne s'alarme pas et évoque "des niveaux généralement solides" de stabilité financière. Sur les prix des maisons, Powell temporise aussi ce jour, suggérant que les tensions devraient se dissiper avec de moindres pressions provenant des matières et de l'approvisionnement.

Les discussions concernant le tapering, la réduction des achats d'actifs de la Fed actuellement logés à 120 milliards de dollars par mois, devraient se poursuivre lors des prochaines réunions. Powell souligne que la banque fournira "un préavis" avant d'annoncer toute décision d'apporter des changements. Le timonier de la Fed juge que la croissance américaine devrait atteindre cette année son plus haut niveau depuis des décennies. Le marché américain du travail est loin du niveau requis pour procéder au tapering. La Fed veut donc observer des progrès supplémentaires de ce point de vue avant d'agir et de réduire son soutien à l'économie.

Pour Powell, il reste beaucoup de chemin à faire sur le marché de l'emploi, qui est à 7,5 millions de postes de son niveau pré-pandémique, les difficultés affectant particulièrement les travailleurs à bas salaires et les minorités. Le taux de participation à la force de travail reste en outre déprimé, note Powell.

Notons par ailleurs que Steve Mnuchin, ancien Secrétaire américain au Trésor, a jugé pour sa part que l'inflation n'était pas transitoire et qu'il fallait que la Fed procède au tapering sans attendre. Le patron de BlackRock a lui aussi estimé que la hausse des prix allait durer... Janet Yellen, secrétaire US au Trésor et ex-patronne de la Fed, n'est pas de cet avis. Elle évoque, comme Powell, une inflation transitoire, avant un retour à la normale à moyen terme...

L'indice US des prix à la production pour le mois de juin a progressé de 1% en comparaison du mois antérieur selon le rapport dévoilé cette semaine, alors que le consensus des économistes était de 0,5%. En glissement annuel, l'indice des prix à la progression s'envole de 7,3% contre 6,8% de consensus. Hors alimentaire et énergie, le PPI américain s'est apprécié de 1% en comparaison du mois de mai, deux fois plus que prévu. Il augmente de 5,6% en comparaison de l'an dernier, contre 5,1% de consensus.

Les chiffres de l'inflation américaine publiés mardi sont ressortis également préoccupants : Ainsi, l'indice US des prix à la consommation du mois de juin a grimpé de 0,9% en comparaison du mois antérieur, bien plus que prévu puisque le consensus était de +0,5%. L'indicateur ajusté, hors alimentaire et énergie, a lui aussi progressé de 0,9% par rapport au mois précédent, contre 0,4% de consensus. Le CPI monte donc de 5,4% en glissement annuel, contre 4,9% de consensus. Le CPI ajusté, hors éléments volatils, augmente de 4,5% par rapport à l'an dernier, contre 4% de consensus... Ainsi, les prix à la consommation aux Etats-Unis ont affiché là leur plus forte hausse en 13 ans !

Le Livre Beige de la Fed, résumé des conditions économiques récentes (de fin mai à début juillet) par région, publié avant-hier soir, a fait ressortir notamment un rebond du tourisme américain après l'impact de la pandémie. Le Livre beige traduit une poursuite de la reprise économique américaine et de forts gains en termes d'emploi, mais aussi une indéniable progression des prix. La reprise économique, "modérée à robuste", se renforce, mais les États-Unis font donc aussi face à d'importantes pénuries et une inflation croissante. De nombreuses entreprises auraient du mal à recruter, tandis que des millions d'Américains demeurent pourtant sans emploi. Les compagnies rencontreraient plus généralement des difficultés à faire face à la reprise très forte de la demande.

Les ventes américaines de détail du mois de juin 2021 publiées ce vendredi par le Département US au Commerce sont ressorties en croissance inattendue de 0,6% en comparaison du mois antérieur, contre un consensus de -0,4%. Hors automobile, elles se sont appréciées de 1,3% contre un consensus de +0,4%. Hors automobile et essence, enfin, la hausse ressort à 1,1%, contre 0,2% pour les attentes de marché.

Les opérateurs ont pris connaissance aujourd'hui des chiffres européens de l'inflation, qui se sont établis à un niveau conforme aux anticipations et traduisent ainsi un taux d'inflation annuel en baisse à 1,9% dans la zone euro, contre 2% en mai et 0,3% un an auparavant. Le taux d'inflation annuel de l'Union européenne s'est établi à 2,2% en juin, contre 2,3% en mai et 0,8% un an plus tôt. Sur le mois de juin, le CPI 'core' - hors énergie et produits alimentaires non transformés - de la zone euro en données harmonisées et hors ajustements saisonniers, en glissement annuel, a grimpé de 0,9% en lecture finale selon Eurostat, comme attendu. Le CPI harmonisé hors ajustements saisonniers (IPCH - indice aux normes européennes) s'est apprécié de 0,3% par rapport au mois antérieur. L'inflation dans la zone euro a donc ralenti à 1,9% sur un an, contre 2% en mai. Les prix de l'énergie ont grimpé de 1,3% par rapport à mai et de 12,6% sur un an...

L'inflation britannique est ressortie en revanche au plus haut de près de trois ans en juin, selon un autre rapport révélé cette semaine. L'indice 'core' des prix britanniques à la consommation, hors ajustements saisonniers, a grimpé de 2,3% en glissement annuel contre 2% de consensus. Hors ajustements saisonniers, le CPI harmonisé a progressé de 0,5% par rapport au mois antérieur (0,2% de consensus) et de 2,5% en comparaison de l'année précédente (2% de consensus FactSet), d'après le bureau national des statistiques. L'ONS indique qu'il s'agit du quatrième mois de progression de l'inflation, au plus haut depuis août 2018, avec notamment l'alimentaire, les carburants et les véhicules d'occasion. La Banque d'Angleterre se montre pour l'heure assez sereine malgré cette poussée de l'inflation, qui pourrait atteindre 3% en fin d'année avant un retour progressif à la normale.

Valeurs en hausse

Sartorius Stedim Biotech a pris 6% sur la semaine. Le groupe reste porté par le nouveau relèvement de ses objectifs annuels alors qu'il s'attend à des performances très solides sur son premier semestre.

JCDecaux monte de 5% sur cinq séances. Soitec s'accorde 2% sur la semaine. Eutelsat prend près de 3%.

Dassault Systemes s'accorde 2% sur cinq jours. Le leader mondial des logiciels de création 3D, de maquettes numériques en 3D et de solutions de gestion du cycle de vie des produits, publiera mardi 27 juillet ses résultats du deuxième trimestre et du premier semestre 2021. Les perspectives avaient été validées par le groupe au printemps avec la confirmation d'une croissance du chiffre d'affaires comprise entre 9% et 10%, ainsi qu'une plus forte croissance du BNPA entre 17% et 18% à taux de change constants.

Eramet monte de 2% sur cinq séances. Parmi les soutiens récents du dossier, Oddo BHF a réitéré sa recommandation à 'surperformance' et dopé son objectif de cours à 89 euros.

Valeurs en baisse

Atos décroche de plus de 20% sur la semaine, lourdement sanctionné après son avertissement sur résultats. Le groupe de services informatiques, qui a encore enregistré une décroissance organique de son chiffre d'affaires d'environ 1,5% au deuxième trimestre, en raison d'une "accélération du déclin des activités d'infrastructures classiques dans un contexte de migration plus forte vers le 'Cloud' post-covid", anticipe désormais un chiffre d'affaires stable à taux de change constants sur l'ensemble de l'année alors qu'il prévoyait jusque là sur une croissance de 3,5% à 4%.

Compte tenu d'un taux de marge opérationnelle "plus faible qu'attendu" au premier semestre de l'année à environ 5,5% et du nouvel objectif de chiffre d'affaires pour 2021, Atos revoit son objectif de taux de marge opérationnelle annuel à environ 6,0% contre 9,4% à 9,8% précédemment.

McPhy trébuche de 13% sur cinq séances. Le Conseil d'administration du groupe a mis fin aux fonctions de Laurent Carme. Un processus de sélection d'un nouveau DG a été engagé. A titre transitoire, Luc Poyer, Président du Conseil d'administration, assurera la fonction. Il y a un mois, le spécialiste de l'hydrogène a averti que sa croissance annuelle pourrait s'avérer limitée en dépit d'un marché qui reste très porteur. Le groupe constatait en effet des retards dans l'exécution de ses projets, ainsi que dans les prises de commandes fermes, ces dernières tardant à se matérialiser compte-tenu notamment du contexte sanitaire mondial, des restrictions y afférentes, et de l'attentisme de certains acteurs économiques dépendant de mécanismes de financement publics.

TechnipFMC abandonne 11% sur la semaine. La semaine s'est révélée extrêmement délicate, de manière générale, pour le compartiment parapétrolier. CGG chute ainsi de 11% sur cinq jours, alors que Vallourec abandonne 4%.

Renault recule de 8% sur cinq jours. Les ventes mondiales de Renault Group, publiées ce matin, sont pourtant ressorties en hausse de 18,7% au premier semestre 2021. Renault Group confirme la poursuite d'une politique commerciale sélective favorisant la croissance des volumes rentables. Dans un contexte toujours perturbé par la pandémie, Renault Group a vendu 1.422.600 véhicules au 1er semestre 2021, soit une hausse de 18,7% par rapport à 2020, mais en retrait de 24,2% par rapport au 1er semestre 2019. La marque Renault a vendu 901.500 véhicules dans le monde. En Europe, la marque Renault a vendu 532.161 véhicules (+13,2%). La marque Dacia a vendu 262.814 véhicules. En Russie, la marque LADA a vendu 200.219 véhicules.

Alstom perd 6% sur la semaine. La pression vendeuse s'est confirmée cette semaine, avec notamment une note de Goldman Sachs qui a dégradé le titre à 'neutre' avec un objectif ramené de 48 à 38 euros. Moody's a par ailleurs abaissé à 'négative' la perspective associée à sa note crédit long terme 'Baa2'. "Bien que Moody's considère positivement les actions proactives prises par Alstom pour traiter les projets à haut risque de BT, la perspective négative reflète la détérioration des paramètres de crédit d'Alstom, qui étaient déjà faiblement positionnés dans la catégorie de notation Baa2", détaille l'agence.

Elior rend 7% sur la semaine. Valeo fléchit de 5%. Klépierre abandonne 4% sur la semaine, alors que HSBC est repassé à 'conserver' contre 'acheter' sur le dossier. Ubisoft redonne 5%, le secteur ayant notamment été affecté par les ambitions de Netflix dans les jeux vidéo.

Maisons du Monde, Air France-KLM, EDF, Casino, Accor, Stellantis, Rexel, Sodexo, Solutions 30 et Safran rendent 4 à 5% sur la semaine.

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