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Marchés / bilan hebdomadaire : le CAC 40 victime des tensions commerciales

| Boursier | 486 | Aucun vote sur cette news

Peu de réconfort du côté des publications financières

Marchés / bilan hebdomadaire : le CAC 40 victime des tensions commerciales
Credits Reuters

Les marchés ont consolidé sans panique cette semaine, devant le risque d'escalade des affrontements commerciaux entre les États-Unis et leurs principaux partenaires. Le CAC 40, indice phare parisien, cède finalement 0,6% sur l'ensemble de la semaine et clôture ce vendredi soir en retrait de 0,35% à 5.398 pts. Wall Street, où la saison des résultats trimestriels bat son plein, n'a pas démérité cette semaine, le Nasdaq persistant même au sommet à plus de 7.850 pts et le DJIA préservant les 25.000 pts.

Trump s'en prend à la Fed de Powell

Les derniers commentaires du Président américain Donald Trump au sujet des devises. de la Fed ou de la Chine, ont encore semé le trouble... A l'occasion d'une interview sur CNBC, Trump a critiqué la Chine au sujet de la faiblesse de sa monnaie, estimant même que le yuan chinois "tombait comme une pierre"... Trump a expliqué également qu'il n'était "pas emballé" par la hausse des taux de la Fed. Les propos étaient d'autant plus surprenants que le Président américain s'abstient généralement de commenter la politique monétaire de la Banque centrale. Évidemment, Trump ne se considère sans doute pas tenu par ces 'traditions', et vient donc d'ouvertement critiquer la Fed de Jerome Powell.

La guerre commerciale se confirme

Le Président américain Donald Trump se dit par ailleurs prêt désormais à imposer des taxes supplémentaires à l'ensemble des plus de 500 milliards de dollars de produits chinois importés chaque année aux États-Unis ! Trump, qui n'est pas réputé pour sa modération, poursuit donc la surenchère et défie la Chine. Trump a même lancé, sur CNBC : "Je suis prêt à aller à 500". Le Président américain fait référence aux 505 milliards de dollars de produits fabriqués en Chine et importés en 2017 aux USA. En comparaison, les exportations américaines vers la Chine ne représentent que 130 milliards de dollars... Washington avait publié la semaine dernière une liste portant sur 200 milliards de dollars de produits chinois supplémentaires qui seraient soumis à des droits de douane.

Les deux pays s'étaient infligés il y a deux semaines des tarifs douaniers réciproques portant sur environ 34 milliards de dollars de produits importés. Les Etats-Unis appliquent 25% de droits de douane à cette série de produits chinois importés. Pékin a réagi avec des taxes du même ordre... La seconde liste de 200 Mds$ de Washington n'est pas encore soumise aux prélèvements additionnels envisagés. La Chine aura du mal à répliquer de manière proportionnée, puisque le montant total des importations locales de produits US n'est pas suffisant pour cela !

Les nouveaux prélèvements sur 200 Mds$ de produits imposés par les Etats-Unis doivent entrer en vigueur après une consultation publique de deux mois. Évidemment, la Chine a sans nul doute encore la capacité de négocier, et le bras de fer promet d'être vigoureux.

Une amende indigeste ?

Donald Trump ne pouvait pas non plus laisser passer la très lourde amende infligée par les autorités européennes à Alphabet, maison-mère de Google. Ainsi, sur le réseau social Twitter, le Président américain a constaté : "Je vous l'avais dit! L'Union Européenne vient d'infliger une amende de Cinq Milliards de Dollars à l'une de nos grandes entreprises, Google. Ils ont vraiment profité des États-Unis, mais plus pour longtemps!" La Commission européenne a décidé en effet d'une amende record de 4,34 milliards d'euros, imposée à Alphabet pour abus de position dominante avec son système d'exploitation mobile, le fameux Android. L'autorité européenne a conclu que Google occupait une position dominante sur les marchés des services de recherche générale sur l'internet, des systèmes d'exploitation mobiles intelligents sous licence et des boutiques d'applications en ligne pour Android. Évidemment, le groupe californien de Mountain View entend faire appel.

Accord prometteur entre Europe et Japon

L'Union Européenne et le Japon ont répondu en début de semaine à Donald Trump et aux Etats-Unis en signant le plus important accord de libre-échange de l'histoire de l'UE. Une alliance qui va déboucher sur la création d'une zone de libre-échange couvrant plus de 600 millions de personnes.

L'accord supprimera la grande majorité des 1 milliard d'euros de droits payés chaque année par les entreprises européennes exportant vers le Japon, et conduit à l'élimination d'un certain nombre d'obstacles réglementaires de longue date, par exemple sur les voitures. Il ouvrira également le marché japonais de 127 millions de consommateurs aux principales exportations agricoles de l'UE et augmentera les possibilités d'exportation de l'UE dans une série d'autres secteurs. L'accord de partenariat économique renforcera également la coopération entre l'Europe et le Japon dans divers domaines, réaffirmera leur engagement commun en faveur du développement durable et inclura pour la première fois un engagement spécifique en faveur de l'accord de Paris sur le climat, souligne la Commission européenne.

Juncker vs. Trump

La semaine prochaine, les investisseurs seront très attentifs à la visite du Président de la Commission européenne jean-Claude Juncker à la Maison Blanche. En attendant cette rencontre, Trump demeure très remonté et promet à l'Europe d'énormes prélèvements s'il ne parvient pas à négocier "quelque chose de juste", en particulier concernant l'automobile. Juncker sera à Washington le 25 juillet...

Sur Twitter ce vendredi, Trump explique encore, maintenant la pression, que "la Chine, l'Union européenne et d'autres ont manipulé leurs devises et taux d'intérêt en baisse, alors que les US relèvent les taux et que les dollars deviennent de plus en plus forts chaque jour - emportant notre important avantage concurrentiel".

"Les États-Unis ne devraient pas être pénalisés parce que nous allons si bien. Resserrer les taux maintenant affecte tout ce que nous avons fait. Les États-Unis devraient être autorisés à récupérer ce qui a été perdu en raison de la manipulation illégale de la monnaie et des MAUVAIS Accords Commerciaux. La dette arrive à échéance et nous augmentons les taux - Vraiment?", écrit encore Trump sur Twitter.

LES VALEURS

Iliad (+6% sur cinq séances). Iliad a annoncé qu'Iliad Italie avait franchi le premier million d'abonnés, 50 jours seulement après son lancement. Fort du succès de ce lancement, Iliad Italie a décidé d'étendre son offre commerciale au prix de 5,99 euros/mois aux 200.000 prochains abonnés. Raymond James a par ailleurs réitéré son conseil 'achat fort' sur la valeur en portant son objectif de 230 à 240 euros. Le broker évoque un "lancement exceptionnel".

Casino (+5% sur cinq jours) a réalisé un deuxième trimestre meilleur qu'attendu par le marché avec un chiffre d'affaires de 8,9 milliards euros, en recul de 3%, dont -7,6% d'effet de change défavorable. En organique, la croissance ressort à 5,2% (contre +3,1% au trimestre précédent) alors qu'elle atteint 3,2% en comparable (+1,8% au cours des 3 premiers mois). L'effet périmètre est de +0,3%, l'effet essence de +0,4% et l'effet calendaire s'élève à -1,2%. En France, la croissance a accéléré alors que les ventes au Brésil se sont fortement redressées malgré la déflation des produits alimentaires.

Ubisoft (+4% sur cinq jours), qui se négocie sur de nouveaux sommets en bourse, a réalisé un premier trimestre record et supérieur à ses anticipations avec des revenus de 400 ME. Les réservations sont en avance sur les attentes, tirées par de solides ventes de catalogue et une croissance numérique solide, souligne Jefferies. Le broker estime que le groupe peut toujours battre ses objectifs annuels, qui ont été confirmés, compte tenu notamment de l'optimisme autour de 'The Division de Tom Clancy'. Le courtier réitère son conseil 'achat' sur la valeur et porte sa cible de 98 à 116 euros. Jefferies se dit également très optimiste sur le partenariat avec le géant chinois Tencent.

Le chiffre d'affaires du deuxième trimestre 2018-2019 est attendu entre 345 et 355 ME pour un net bookings aux alentours de 345 ME, alors que sur l'exercice les revenus IFRS 15 sont anticipés autour de 2 MdsE avec un résultat opérationnel non-IFRS d'environ 440 ME et environ 2,05 MdsE de net bookings.

Publicis (-12% sur une semaine) a déçu au deuxième trimestre. Si le groupe de communication a dévoilé des résultats semestriels en ligne avec son objectif d'amélioration de la croissance organique et de progression de la marge en 2018, il a enregistré un trou d'air sur les trois mois clos fin juin avec une baisse de 8,3% de ses revenus à 2,198 milliards d'euros. Les revenus ont reculé de 2,1% à périmètre et changes constants, là où le marché espérait une croissance de 1,1% après la progression de 1,6% enregistrée au premier trimestre.

SES Global (-12% sur la semaine) est retombé assez brutalement cette semaine, après avoir été précédemment porté par un relèvement de recommandation d'Exane BNP Paribas (passé de 'sous-performance' à 'surperformance' sur SES la semaine dernière en rehaussant de 10 à 22 euros son objectif) et des spéculations relatives à la consolidation sectorielle autour du dossier Inmarsat.

CGG (-8% sur cinq jours) a reperdu beaucoup de terrain dans le sillage notamment des prix du brut, qui ont poursuivi leur consolidation. Le baril de brut WTI évolue désormais vers les 68$ et le Brent sur les 73$, ce qui tempère les ardeurs de certains investisseurs. Dans ce contexte, certaines valeurs du secteur parapétrolier pris au sens large ayant connu une bonne performance récente font l'objet de prises de profits.

Rubis (-4% sur la semaine). Deux notes d'analyses expliquent la baisse. Exane BNP Paribas a dégradé son opinion sur le titre de 'surperformance' à 'sous-performance' en sabrant de 28% à 47 euros sa "fair value". Kepler Cheuvreux a quant à lui ajusté de 70 à 68 euros son objectif sur le spécialiste du stockage et de la distribution de produits pétroliers, en restant à l'achat au regard du potentiel d'appréciation conséquent identifié.

TF1 (-5% sur cinq jours) cède aux prises de profits, après avoir bénéficié de l'effet Coupe du Monde et d'un conseil acheteur de Goldman Sachs. D'après les chiffres de Médiamétrie, TF1 a rassemblé dimanche, de 17h à 19h, 19,34 millions de téléspectateurs pour suivre la finale de la Coupe du monde football 2018, soit une part d'audience de 82,2%. Un pic d'audience de 22,22 millions a même été enregistré en fin de match. Il s'agissait du meilleur score de l'année 2018 toutes chaînes confondues, et de la 7ème plus forte audience de l'histoire de la télévision française.

BioMérieux (-5% sur la semaine). Dans le sillage de son point d'activité intermédiaire, bioMérieux consolide. Les investisseurs optent pour des prises de bénéfices sur le spécialiste des diagnostics, alors que la publication du chiffre d'affaires est ressortie globalement en ligne avec les attentes des analystes. La croissance s'est élevée à 10,4% à taux de change constants au 30 juin. Le rythme de progression organique de l'activité a légèrement ralenti au deuxième trimestre pour atteindre +8,4%, ce qui là aussi est conforme aux estimations du consensus.

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