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Marchés / bilan hebdomadaire : le CAC 40 retombe sur les 5.400 pts, Trump déchaîné

| Boursier | 273 | Aucun vote sur cette news

Les tensions internationales plombent les marchés

Marchés / bilan hebdomadaire : le CAC 40 retombe sur les 5.400 pts, Trump déchaîné
Credits Reuters

Les marchés ont eu du mal cette semaine à digérer les différentes sanctions économiques infligées par les États-Unis de Donald Trump. Iran, Russie et Turquie ont ainsi été victimes d'un Président américain survolté, qui ne desserre par ailleurs pas les dents face à la Chine du point de vue commercial. Cette actualité internationale pesante a plombé les places financières mondiales et notamment le CAC 40, l'indice phare parisien abandonnant 1,2% au total cette semaine pour revenir sur les 5.400 pts. Un CAC en baisse de 1,59% en clôture ce vendredi à 5.415 pts.

Wall Street a connu pour sa part une semaine mitigée, le Dow Jones ayant consolidé, tandis que le Nasdaq poursuivait sa progression. Tesla a surpris les marchés, son patron Elon Musk ayant fait état d'un projet controversé de sortie de la cote d'environ 71 milliards de dollars...

Sur le Nymex, le baril de brut WTI prend 1,3% ce soir à 67,7$. Le Brent gagne pour sa part 1,1% vers les 73$...

Les États-Unis sanctionnent à tour de bras

Les opérateurs craignaient les sanctions américaines contre la Turquie. Elles sont tombées ce vendredi. Le Président américain Donald Trump, dans son style inimitable, l'a confirmé ainsi sur le réseau social Twitter : "Je viens d'autoriser un doublement des tarifs sur l'acier et l'aluminium concernant la Turquie, car leur devise, la Livre Turque, chute rapidement face à notre Dollar très fort! L'aluminium sera désormais taxé à 20% et l'acier à 50%. Nos relations avec la Turquie ne sont pas bonnes en ce moment!"

Le président turc Recep Tayyip Erdogan a demandé quant à lui ce vendredi aux Turcs de convertir leurs dollars ou leur or éventuel en livre turque. La livre turque s'est effondrée ce jour face au dollar, dans l'anticipation des sanctions américaines consécutives à l'échec de négociations pour la libération du pasteur américain Andrew Brunson, soupçonné de terrorisme par la Turquie. Donald Trump avait promis de "larges sanctions" en cas d'échec des discussions, et en l'absence de libération de Brunson. C'est donc chose faite...

Le dollar s'envole ce soir de 16% face à la fameuse livre turque ! L'euro tombe de 1% à 1,142$.

Selon le 'Financial Times', même la Banque centrale européenne se montre préoccupée par la possible exposition des établissements financiers européens à la Turquie... Erdogan estime de son côté que la Turquie faire face à une "guerre économique". Il demande aux citoyens de convertir leurs dollars et leurs autres devises éventuelles, ou bien encore leur or, en livre turque. "Changez les euros, les dollars et l'or que vous gardez sous vos oreillers en livres en vous rendant dans nos banques", a lancé Erdogan ce jour, évoquant une "lutte nationale" et des "attaques économiques". "Nous devons défendre notre pays", a ajouté le Président turc.

Plus tôt dans la semaine, c'est le rouble qui avait plongé au plus bas depuis novembre 2016, Washington ayant annoncé l'imposition de nouvelles sanctions contre Moscou, du fait du rôle supposé du Kremlin dans l'empoisonnement au Novichok de l'ancien agent de renseignement russe Sergueï Skripal à Salisbury en Angleterre. Les sanctions prendront effet 'autour' du 22 août, a affirmé le Département d'Etat américain.

Plus tôt encore, Donald Trump rétablissait les sanctions contre l'Iran. Washington mettait ainsi en application une première série de sanctions contre Téhéran, afin de maintenir la pression sur le pays après le retrait des USA de l'accord historique de 2015 sur le nucléaire iranien. "Ceux qui feront des affaires avec l'Iran ne feront PAS affaire avec les Etats-Unis", a promis Trump sur Twitter. "Je demande la PAIX DANS LE MONDE, rien de moins!", a asséné le Président américain.

La guerre commerciale persiste

Enfin, en dehors de ces multiples sanctions, la guerre commerciale incessante entre Washington et Pékin a également pesé cette semaine sur les bourses mondiales. Les États-Unis ont annoncé mardi que des prélèvements douaniers de 25% allaient être imposés sur 16 Mds$ de marchandises supplémentaires importées de Chine, dès le 23 août. Comme prévu, le ministère chinois au commerce a répliqué par des droits de douane de 25% sur un montant équivalent de produits américains. Les représailles prendront également effet le 23 août et porteront sur plus de 300 produits américains dont le diesel, le charbon, des produits médicaux, mais aussi des produits sidérurgiques ou des automobiles (...).

La Chine, s'élevant contre "l'extorsion commerciale" pratiquée par l'administration Trump, avait auparavant indiqué avoir identifié plus de 5.000 produits importés des USA qui pourraient être taxés, représentant un montant d'environ 60 Mds$... Chine et Etats-Unis se sont déjà imposés des prélèvements réciproques sur 34 Mds$ de marchandises. De plus, l'administration Trump prévoit de mettre en place des taxes additionnelles de 25% portant sur 200 Mds$ de produits importés de Chine, si Pékin poursuit son offensive.

Le 'China Daily' a estimé hier jeudi que les États-Unis faisaient preuve d'une "mentalité mafieuse" en voulant imposer à la Chine des 'tarifs' douaniers supplémentaires. Le quotidien chinois promet une escalade supplémentaire.

Indices économiques mitigés en Europe

Sur le front économique en Europe, les indicateurs sont restés mitigés cette semaine. La production industrielle allemande, corrigée des variations saisonnières et des effets calendaires, a ainsi reculé davantage que prévu en juin, diminuant de 0,9% contre une baisse de 0,5% attendue par le marché. Donnée toujours très volatile, la production avait augmenté de 2,4% le mois précédent. Sur un an, la production affiche une hausse de 2,5% contre +3% de consensus.

En France, la croissance devrait accélérer au troisième trimestre. Selon les dernières prévisions de la Banque de France, le PIB devrait progresser de 0,4% sur les trois mois clos fin septembre après avoir augmenté de 0,2% au cours des deux trimestres précédents. L'indice du climat des affaires dans l'industrie est par ailleurs resté stable en juillet à 101 alors qu'il a perdu un point dans les services, à 102. Mais les chefs d'entreprise prévoient une accélération de l'activité en août, tant dans les services que dans la production.

Valeurs à suivre

Air France-KLM (+6% sur la semaine). Dans un marché pourtant baissier, Air France-KLM s'est distingué cette semaine. Outre le net repli des cours du brut depuis mercredi, le titre de la compagnie franco-hollandaise a profité en fin de semaine d'une note de RBC Capital, qui a revalorisé le dossier de 8 à 11 euros tout en restant à 'surperformer'.

A la recherche d'un patron depuis la démission de Jean-Marc Janaillac en mai dernier, le comité de nomination du conseil d'administration de la compagnie franco-néerlandaise aurait arrêté son choix sur Benjamin Smith. Selon les informations du 'Monde', qui cite plusieurs sources, l'actuel directeur de l'exploitation d'Air Canada "deviendrait directeur général du groupe Air France-KLM, qui se doterait d'un président non-exécutif, un poste aujourd'hui occupé par Anne-Marie Couderc à titre intérimaire". Rien n'est toutefois encore joué comme le rappelle au quotidien un administrateur de l'entreprise...

Eutelsat (+4% sur cinq jours). Le groupe a vendu la part qu'il détenait dans le satellite Eutelsat 25B (exploité à la position 25,5 degrés Est) à son copropriétaire, Es'hailSat, moyennant 135 ME. Sa participation dans le satellite a rapporté à Eutelsat un chiffre d'affaires voisin de 16 ME dans le domaine de la vidéo durant l'exercice fiscal 2018. La cession de cet actif non-stratégique par Eutelsat s'inscrit dans sa stratégie d'optimisation de son portefeuille d'activités, conformément à une politique plus générale visant à maximiser la génération de trésorerie, commente le groupe.

L'opération mentionnée n'a aucun impact sur l'objectif de chiffre d'affaires d'Eutelsat, exprimé à périmètre constant, et sera absorbée dans l'objectif de marge d'EBITDA. L'objectif lié au cash-flow libre discrétionnaire exclut lui aussi les répercussions de cette vente.

Atos (-13% sur la semaine). Atos est en total désaccord avec l'approche adoptée par le Credit Suisse, qui suggère que les accords financiers sur grands comptes clients, qui entrent dans le cadre des activités d'Atos depuis des années, ont été mis en oeuvre pour augmenter artificiellement le free cash flow. En effet, ils ont été mis en place depuis des années afin de gérer le besoin en fonds de roulement en compensant les conditions de facturation et de paiement plus favorables accordées à certains clients.

Par conséquent, considérer les arrangements financiers exclusifs avec le client sans tenir compte des conditions de facturation et de conditions de paiement plus favorables accordées à certains clients n'a aucun sens, souligne la SSII. Ainsi, pour satisfaire aux exigences commerciales, la Société a progressivement accordé à ses clients des conditions de facturation et de paiement plus favorables au moment des négociations contractuelles. Afin de compenser cet effet sur le besoin en fonds de roulement, le Groupe a mis en place un dispositif financier client spécifique consistant en des cessions de créances sans recours pour compenser l'augmentation des délai de règlement clients sous-jacents.

Atos rappelle enfin que pour éviter tout doute, les accords financiers conclus avec les clients ont toujours été publiés chaque année dans les rapports annuels et semestriels de la société. Le groupe a également confirmé ses objectifs d'un flux de trésorerie disponible représentant environ 60% de la marge opérationnelle en 2018 et 65% en 2019.

Casino (-9% sur la semaine). Casino également répondu cette semaine à une note négative de broker qui avait plombé son cours. Le distributeur a rejeté les estimations de Bernstein relatives aux opérations avec ses franchisés... Comme l'a reconnu l'analyste dans son rapport, les résultats des franchisés sont entièrement divulgués et correctement comptabilisés. Casino dispose d'un certain nombre de franchisés dans ses formats de proximité (Franprix Leader Price, Casino...) dont les master franchises. En conséquence, des magasins passent de la franchise à l'intégration au groupe et inversement. Casino détient des participations majoritaires ou minoritaires dans ces sociétés, ce qui se traduit par des traitements comptables différents, souligne le distributeur.

Casino note également n'avoir aucune obligation de rachat des magasins transférés aux franchisés. Dans un scénario très improbable où tous les magasins transférés devraient être fermés simultanément, le coût pour le Groupe serait limité à environ 50 millions d'euros. Casino explique croire fermement en son modèle d'entreprise franchisée. Les partenariats avec les franchisés ont toujours été au coeur de sa stratégie, notamment pour les enseignes Franprix et Leader Price. En conclusion, Casino confirme son engagement à réduire sa dette financière nette en France d'au moins 1 milliard d'euros en 2018, comprenant tous les éléments liés aux transactions avec les franchisés.

STMicroelectronics (-5% sur la semaine) a perdu du terrain, essentiellement ce vendredi. Le titre du groupe franco-italien et l'ensemble du secteur des 'semis' faisaient les frais des commentaires prudents de Microchip Technology sur les tarifs douaniers. "Le simple message est qu'il y aura une correction substantielle des stocks sur les trimestres de septembre et de décembre", affirme Neil Campling chez Mirabaud. La guerre commerciale et les discussions sur les tarifs douaniers rendent les clients nerveux, entraînant un recul des investissements, ce qui plombe le secteur. Morgan Stanley vient d'ailleurs de dégrader sa recommandation sectorielle... Soitec perd aussi 5% sur la semaine.

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