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Têtes couronnées et monarchistes "de coeur" aux obsèques du comte de Paris, prétendant au trône

| AFP | 459 | Aucun vote sur cette news
Albert de Monaco (à gauche) et  Jean d'Orléans aux obsèques du comte de Paris, le 2 février 2019
Albert de Monaco (à gauche) et Jean d'Orléans aux obsèques du comte de Paris, le 2 février 2019 ( CHARLY TRIBALLEAU / AFP )

Dans la chapelle royale de Dreux, Albert de Monaco jette un regard attristé sur le cercueil du comte de Paris Henri d'Orléans, prétendant orléaniste au trône de France enterré samedi. Au dehors, des admirateurs se prennent à rêver d'un roi "indépendant du pouvoir politique".

Avec le décès d'Henri d'Orléans, mort le 21 janvier à 85 ans, "c'est une page de l'histoire de France qui se tourne", explique à l'AFP Stéphane Bern, fin connaisseur des monarchies européennes, avant de s'engouffrer dans la chapelle Saint-Louis, un bâtiment néo-gothique du début du XIXe siècle, construite au milieu du domaine royal de Dreux (Eure-et-Loir).

Devant la chapelle s'avancent un à un le prince héritier du Maroc Moulay Hassan, 15 ans, en costume d'apparat, le prince Albert de Monaco, la reine Sofia d'Espagne, mère de l'actuel souverain Felipe VI, et une cohorte de membres de l'aristocratie européenne que les admirateurs anonymes comme les journalistes ne parviennent pas à identifier.

"C'est qui ? Un prince anglais ? On dirait Harry Potter avec ses lunettes", lance un homme. "Ah! J'ai vu la duchesse de Montpensier", se réjouit un photographe à ses côtés.

Le journaliste Stéphane Bern dans la chapelle royale de Dreux aux obsèques du comte de Paris Henri d'Orléans, le 2 février 2019
Le journaliste Stéphane Bern dans la chapelle royale de Dreux aux obsèques du comte de Paris Henri d'Orléans, le 2 février 2019 ( CHARLY TRIBALLEAU / AFP )

Les talons s'enfoncent dans le sol détrempé, le vent glacial fouette les visages. Sur les marches de la chapelle, des bouquets de fleurs ont été déposés. L'un d'eux porte un ruban où est simplement inscrit le nom de l'expéditeur, "Gérard Larcher", président du Sénat.

Arrive Jean d'Orléans, le fils du défunt et nouveau comte de Paris, 53 ans. Avec la mort de son père, il prend la tête de la "Maison de France". Dans un communiqué, il a dit vouloir "renouer le pacte historique et nécessaire entre la Nation et la Famille royale".

Coïncidence: son père est mort le 21 janvier, jour anniversaire de l'exécution de Louis XVI en 1793.

-"La France en héritage"-

"Henri d'Orléans et son fils Jean descendent de Louis XIII, c'est pas rien!", dit un militaire à la retraite et "monarchiste de coeur" qui ne tient pas à donner son nom.

Mais Henri d'Orléans descendait aussi du frère de Louis XIV et de Philippe-Egalité qui avait voté la mort de Louis XVI et est honni par l'autre branche qui prétend au trône, celle, légitimiste, des Bourbon.

Depuis le XIXe siècle, les rivalités sont vives entre ces deux lignées capétiennes - les Orléans et les Bourbon. Les orléanistes font valoir que Philippe V, petit-fils de Louis XIV, en allant régner en Espagne, a renoncé à ses droits à la couronne de France. Les légitimistes rétorquent qu'on ne peut renoncer à ses droits divins.

La reine Sofia d'Espagne et Jean d'Orléans aux obsèques du comte de Paris, le 2 février 2019
La reine Sofia d'Espagne et Jean d'Orléans aux obsèques du comte de Paris, le 2 février 2019 ( CHARLY TRIBALLEAU / AFP )

Mais pour Philippe, un ancien major de l'artillerie de Marine qui assiste à la messe devant un écran placé sous une tente à l'extérieur de la chapelle, "il n'y a aucun doute". "Aujourd'hui, seul Jean d'Orléans pourrait réclamer le titre royal", dit-il.

D'ailleurs, Philippe, qui ne veut pas donner son nom de famille, souhaite un roi à la France, car il est "indépendant des médias, du pouvoir financier et politique". "Le président se retranche derrière un programme, mais le roi, lui, est le chef de la Maison de France, il a reçu la France en héritage", assène-t-il.

Alors que se déroulent les obsèques d'Henri d'Orléans, les "gilets jaunes" défilent pour leur 12e acte dans toute la France, une crise à laquelle l'exécutif a répondu en lançant un grand débat et en ouvrant des cahiers de doléances.

Mais pour Alain Lambert, membre du cercle monarchiste de L'oeillet blanc, avec un roi sur le trône "il n'y aurait pas eu de crise des +gilets jaunes+. Un roi aurait su prendre les dispositions pour que cela n'arrivât point, pour qu'il y ait plus de justice, moins de pauvreté".

"Le roi est au-dessus des partis", conclut-il.

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