En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies pour réaliser des statistiques d'audience et vous proposer des services ou publicités adaptés à vos centres d'intérêt.  En savoir plus  J'accepte

  Votre navigateur (${ userBrowser.name + ' ' + userBrowser.version }) est obsolète. Pour améliorer la sécurité et la navigation sur notre site, prenez le temps de mettre à jour votre navigateur.      
5 145.59 PTS
-0.53 %
5 155.50
-0.31 %
SBF 120 PTS
4 130.37
-0.26 %
DAX PTS
11 731.21
-0.39 %
Dowjones PTS
25 662.24
-0.53 %
7 271.38
-0.07 %
1.154
-0.29 %

Paulo Branco, producteur incontournable et controversé du cinéma européen

| AFP | 498 | 3 par 1 internautes
Le producteur Paulo Branco (d) et les actrices Catherine Deneuve (c) et Arielle Dombasle (g), le 23 août 2011 à Paris
Le producteur Paulo Branco (d) et les actrices Catherine Deneuve (c) et Arielle Dombasle (g), le 23 août 2011 à Paris ( LIONEL BONAVENTURE / AFP/Archives )

Il a fait émerger quantité de jeunes cinéastes et son nom reste indissociable de Raul Ruiz et Manoel de Oliveira, mais le prolifique producteur Paulo Branco collectionne aussi les inimitiés, comme en témoigne son conflit avec Terry Gilliam.

Le différend entre le Portugais de 68 ans et l'ancien Monty Python sur les droits du film "L'homme qui tua Don Quichotte" connaîtra vendredi un nouveau développement avec le jugement que doit rendre la Cour d'appel de Paris.

Installé entre le Portugal et la France, où il a débuté sa carrière en 1979 avec une oeuvre de Marguerite Duras, Paulo Branco est "le roi des producteurs indépendants, le flibustier number one du métier", a écrit le sélectionneur du Festival de Cannes, Thierry Frémaux, dans son livre "Sélection officielle".

"C'est le seul pirate du cinéma européen, le meilleur et le plus merveilleux. Les pirates ont deux facettes, mais moi je ne parle pas du côté sombre car je ne suis pas comptable", notait le metteur en scène allemand Werner Schroeter en 2007, trois ans avant sa mort.

"C'est tellement rare dans le cinéma, quelqu'un qui a le désir du cinéma. Alors ce désir est tellement fort qu'il s'affranchit de l'argent", déclarait récemment à l'AFP le réalisateur français Christophe Honoré, en soulignant que le producteur "est quand même quelqu'un qui est du côté des cinéastes".

"Il a les défauts de ses qualités. C'est un aventurier, qui parie sur ce qui lui plaît", abonde le doyen des producteurs portugais, Antonio da Cunha Telles.

Ces témoignages résument l'empreinte laissée par Paulo Branco et sa société Alfama: à la fois encensé pour sa contribution à la création cinématographique européenne, et portugaise en particulier, et critiqué pour son imprudence financière.

- Investissements hasardeux -

"L'important est à l'écran" et le reste ce sont de "petites histoires", s'est un jour défendu le producteur à l'épaisse moustache, en disant puiser son énergie dans "le plaisir de croire en un projet, souvent envers et contre tout", selon des propos cités par le journal portugais Publico.

Né à Lisbonne en 1950, Paulo Branco a fréquenté une célèbre école jésuite de la capitale portugaise dont il est sorti "athée convaincu". A 21 ans, alors qu'il était sur le point de terminer ses études de chimie, le jeune homme a quitté son pays, en pleine dictature, pour s'installer à Londres, puis à Paris.

C'est en France qu'il s'est lancé dans le cinéma en travaillant avec Frédéric Mitterrand au cinéma Olympic puis en gérant la salle Action-République.

Depuis, il a produit quelque 270 films signés par des auteurs comme David Cronenberg, Wim Wenders, Alain Tanner et Raoul Ruiz. Il a également beaucoup contribué au succès obtenu auprès de la critique internationale par des réalisateurs portugais comme Manoel de Oliveira ou Joao César Monteiro.

Pour financer des films, cet amateur de risques, qui a vu plusieurs de ses sociétés faire faillite, n'hésite pas à investir ses gains au poker ou à la roulette.

Passionné par les courses d'endurance à cheval, Paulo Branco a en parallèle fait des investissements hasardeux dans un réseau de salles de cinéma au Portugal.

"Les salles auront scellé sa fin, même si cela a pris 20 ans. L'argent qu'il prenait dans le budget d'un film pour lancer d'autres productions a commencé à disparaître dans un trou sans fond de dettes", a expliqué à l'AFP un réalisateur portugais, qui a préféré rester anonyme.

"Ce qu'il a fait à Terry Gilliam, il me l'a fait plusieurs fois", a-t-il ajouté. "Il promet monts et merveilles et, au final, on est obligé de faire le film à ses conditions à lui. C’est-à-dire avec rien du tout".

 ■

Copyright © 2018 AFP. Tous droits de reproduction et de représentation réservés.

Toutes les informations reproduites dans cette rubrique (dépêches, photos, logos) sont protégées par des droits de propriété intellectuelle détenus par l'AFP. Par conséquent, aucune de ces informations ne peut être reproduite, modifiée, transmise, rediffusée, traduite, vendue, exploitée commercialement ou utilisée de quelque manière que ce soit sans l'accord préalable écrit de l'AFP. l'AFP ne pourra être tenue pour responsable des délais, erreurs, omissions, qui ne peuvent être exclus ni des conséquences des actions ou transactions effectuées sur la base de ces informations.

Votez pour cet article
1 avis
Note moyenne : 3
  • 0 vote
  • 0 vote
  • 0 vote
  • 0 vote
  • 0 vote

RETROUVEZ LES WEBINAIRES BOURSE DIRECT

Trader sur le CAC40 avec du levier
Lundi 5 novembre de 12h30 à 13h00

Les Produits de rendement : découvrir un nouveau support d'investissement
Lundi 5 novembre de 18h00 à 18h30

CONTENUS SPONSORISÉS
À LIRE AUSSI SUR BOURSE DIRECT
Publié le 17/10/2018

Les deux organisations collaboreront de manière rapprochée pour lutter contre les menaces de cybersécurité Mons, 17 octobre, 2018 - Atos, leader international de la transformation…

Publié le 17/10/2018

(La reprise de cotation a été demandée à Euronext pour l'ouverture de la séance du jeudi 18 octobre 2018.) Après sept années de travail en commun,…

Publié le 17/10/2018

Résultats trimestriels...

Publié le 17/10/2018

Air France KLM grimpe de 1,9% à 8,1 euros en milieu d'après-midi à Paris...

Publié le 17/10/2018

Activité commerciale soutenue