En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies pour réaliser des statistiques d'audience et vous proposer des services ou publicités adaptés à vos centres d'intérêt.  En savoir plus  J'accepte

  Votre navigateur (${ userBrowser.name + ' ' + userBrowser.version }) est obsolète. Pour améliorer la sécurité et la navigation sur notre site, prenez le temps de mettre à jour votre navigateur.      
4 853.70 PTS
-
4 822.0
-1.37 %
SBF 120 PTS
3 857.72
-
DAX PTS
10 865.77
-0.54 %
Dowjones PTS
24 100.51
-2.02 %
6 594.96
-2.56 %
1.131
+0.03 %

Melania Trump sort de son silence avec fracas

| AFP | 487 | Aucun vote sur cette news
Melania Trump devant le Sphinx de Guizeh en Egypte le 6 octobre 2018
Melania Trump devant le Sphinx de Guizeh en Egypte le 6 octobre 2018 ( SAUL LOEB / AFP/Archives )

Longtemps, elle est restée silencieuse. Puis, par petites touches, elle s'est montrée plus présente. Cette semaine, Melania Trump a donné de la voix, de façon spectaculaire.

En réclamant publiquement le départ d'une conseillère de son mari Donald Trump, la troisième femme du président américain a pris tout le monde par surprise.

Bien sûr, d'autres Premières dames dans l'histoire des Etats-Unis se sont mêlées du fonctionnement de la "West Wing", l'aile de la Maison Blanche où travaillent le président et son cercle rapproché. Mais elles ne le faisaient en général pas en pleine lumière.

"Nancy Reagan a milité, avec succès, pour le départ de Donald Regan du poste de secrétaire général de la Maison Blanche sous Ronald Reagan dans les années 80", rappelle Katherine Jellison, enseignante d'histoire à l'université de l'Ohio. "Mais elle l'a fait de manière discrète et sans aucune annonce publique".

En affirmant via sa porte-parole que Mira Ricardel, qui occupait un poste-clé au sein du puissant Conseil à la sécurité nationale, ne méritait plus "l'honneur de travailler à la Maison Blanche", Melania Trump, 48 ans, est allée au rapport de force avec certains hauts responsables de l'administration. Et a contraint l'exécutif à annoncer le départ de cette dernière.

Selon plusieurs médias américains, la polémique était en particulier liée à la répartition des sièges dans l'avion avec lequel la First Lady s'est rendue en Afrique le mois dernier.

"Il y a toujours eu une tension entre le domaine du président dans la West Wing et celui de la Première dame, dans la East Wing", souligne Kate Andersen, auteure d'un livre sur l'évolution du rôle de Première dame dans l'histoire. "La différence ici est que le président Trump a bâti sa présidence sur le modèle d'un reality show et que, désormais, la Première dame semble adopter le même ton".

L'ex-mannequin d'origine slovène, qui a épousé Donald Trump (de 23 ans son aîné) en 2005 et est devenue Américaine l'année suivante, a marqué son indépendance dès les premiers jours en indiquant qu'elle ne déménagerait pas tout de suite à Washington pour laisser son fils Barron finir son année scolaire à New York.

Mais une fois installée au 1600 Pennsylvania avenue, elle s'est montrée d'une extrême discrétion, laissant les observateurs spéculer en vain sur la personnalité de cette femme à laquelle était systématiquement rattaché l'adjectif "énigmatique".

- Réponse aux 'médias de gauche' -

Dans un entretien accordé mi-octobre à la chaîne ABC, à l'occasion de son voyage en Afrique, Melania Trump a donné les premiers signes d'un changement de ton.

Pour la première fois, elle a embrassé une partie de la rhétorique agressive de son mari vis-à-vis des médias.

Pourquoi avait-elle choisi, fin juin, lors d'un déplacement à la frontière avec le Mexique, de porter une veste sur laquelle on pouvait lire "I really don't care, do u?" (Je m'en fiche complètement, et vous?).

Le message était destiné "aux gens et aux médias de gauche qui me critiquent", avait-elle répondu. "Je veux leur montrer que cela m'est égal. Ils peuvent critiquer autant qu'ils veulent, cela ne m'empêchera pas de faire ce que j'estime être juste".

Jeudi, lors d'une allocution à Washington, elle a défendu avec une pointe d'agacement sa campagne contre le harcèlement en ligne, qui suscite depuis le premier jour une forme de perplexité tant son mari est connu pour ses sorties incendiaires, agressives ou moqueuses sur Twitter.

"Cela ne me surprend pas que les critiques et les médias aient choisi de me ridiculiser pour avoir pris la parole sur ce sujet", a-t-elle lancé. "Je reste déterminée à prendre ce sujet à bras-le-corps car il est crucial pour construire un monde meilleur pour nos enfants".

La nouvelle posture, plus visible, de Melania Trump sera-t-elle un atout politique pour Donald Trump qui a déjà les yeux braqués vers la prochaine élection présidentielle de 2020? Peut-être, mais l'équation est compliquée.

"L'une des qualités que nombre de gens admirent chez Mme Trump est sa capacité à rester au-dessus de la mêlée", explique à l'AFP Katherine Jellison. "Dans un contraste saisissant avec la personnalité tempétueuse de son mari, elle a essentiellement fait preuve de calme et de retenue en public".

"Si elle évolue vers un comportement peut-être plus proche du sien, elle pourrait perdre une partie du capital sympathie qu'elle a accumulé".

 ■

Copyright © 2018 AFP. Tous droits de reproduction et de représentation réservés.

Toutes les informations reproduites dans cette rubrique (dépêches, photos, logos) sont protégées par des droits de propriété intellectuelle détenus par l'AFP. Par conséquent, aucune de ces informations ne peut être reproduite, modifiée, transmise, rediffusée, traduite, vendue, exploitée commercialement ou utilisée de quelque manière que ce soit sans l'accord préalable écrit de l'AFP. l'AFP ne pourra être tenue pour responsable des délais, erreurs, omissions, qui ne peuvent être exclus ni des conséquences des actions ou transactions effectuées sur la base de ces informations.

Votez pour cet article
0 avis
Note moyenne : 0
  • 0 vote
  • 0 vote
  • 0 vote
  • 0 vote
  • 0 vote
CONTENUS SPONSORISÉS
À LIRE AUSSI SUR BOURSE DIRECT
Publié le 14/12/2018

Vivendi invoque un "manque substantiel d'indépendance" de 5 administrateurs...

Publié le 14/12/2018

Carbios annonce la nomination de Ian Hudson au poste de Président du Conseil d’administration. Il succède à Jean Falgoux et prendra ses nouvelles fonctions le 1er Janvier 2019, après avoir été…

Publié le 14/12/2018

Le Conseil d'Administration de SoLocal Group, tenu ce jour, a pris acte de la démission d'Arnaud Marion, qui suite à la prise de ses nouvelles fonctions exécutives au sein de Smovengo, a souhaité…

Publié le 14/12/2018

Dans la continuité de la politique de distribution de dividendes des derniers exercices, le Conseil d’administration de Kering a décidé, lors de sa réunion du 14 décembre 2018, le versement…

Publié le 14/12/2018

Compte tenu des bons résultats de 2CRSi en 2018, une prime a été décidée pour tous les salariés du groupe en France...