En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies pour réaliser des statistiques d'audience et vous proposer des services ou publicités adaptés à vos centres d'intérêt.  En savoir plus  J'accepte

  Votre navigateur (${ userBrowser.name + ' ' + userBrowser.version }) est obsolète. Pour améliorer la sécurité et la navigation sur notre site, prenez le temps de mettre à jour votre navigateur.      
4 856.27 PTS
-0.24 %
4 845.50
-0.39 %
SBF 120 PTS
3 869.27
-0.35 %
DAX PTS
11 093.69
-0.38 %
Dowjones PTS
24 706.35
+1.38 %
6 784.61
+0.00 %
1.135
-0.14 %

GB: l'identité d'un homme d'affaires au centre d'un scandale #MeToo révélée

| AFP | 205 | Aucun vote sur cette news
L'homme d'affaires britannique Philip Green à Londres, le 1er décembre 2014
L'homme d'affaires britannique Philip Green à Londres, le 1er décembre 2014 ( JUSTIN TALLIS / AFP/Archives )

L'identité d'un richissime homme d'affaires britannique qui avait réussi à étouffer les accusations de harcèlement sexuel portées contre lui a été révélée jeudi par un membre du parlement, usant de son privilège parlementaire pour enfreindre l'impératif de silence décidé par la justice.

Il s'agit de Philip Green, un milliardaire à la tête d'un empire de la grande distribution et de la mode, incluant l'enseigne Top Shop, a révélé Peter Hain devant la chambre des Lords, expliquant qu'il avait été approché par une personne "étroitement impliquée" dans l'affaire.

Le lord a estimé qu'il était de son "devoir" et "dans l'intérêt du public" de révéler son identité, alors que Philip Green a "dépensé des sommes substantielles pour cacher la vérité sur des actes répétés de harcèlement sexuel, de racisme et de harcèlement".

L'impératif de silence a en effet été opposé par la justice au quotidien conservateur Daily Telegraph, l'empêchant de publier l'identité du mis en cause, ce qui avait provoqué l'indignation dans le pays, bon nombre y voyant un passe-droit permettant aux riches d'échapper à un scandale, dans le sillage du mouvement #MeToo.

"Le scandale britannique #MeToo qui ne peut être révélé", avait titré mercredi à sa une le quotidien, déplorant, au terme de huit mois d'enquête, d'être empêché par une décision de justice de dévoiler les accusations portées contre l'homme d'affaires émanant notamment de plusieurs de ses employés.

La Cour d'appel, saisie par l'armée d'avocats du milliardaire, avait stoppé temporairement la publication de l'article dans l'attente d'un procès. Elle estimait que les informations publiées provenaient notamment d'accords de confidentialité signés par cinq employés avec l'homme d'affaires, ayant donné lieu à des versements d'argent "substantiels" et prévalant sur la liberté d'informer.

Le mouvement #MeToo
Le mouvement #MeToo ( Gal ROMA / AFP )

Le Telegraph précisait que l'homme d'affaires avait dépensé près de 500.000 livres (environ 566.000 euros) pour être représenté par une équipe d'au moins sept avocats du cabinet londonien Schillings, qui compte parmi ses clients la star portugaise du football Cristiano Ronaldo, accusée de viol.

"Il semble que nos lois permettent aux hommes riches et puissants de faire pratiquement tout ce qu'ils veulent tant qu'ils paient pour le garder sous silence", avait dénoncé dans la foulée la députée travailliste Jess Phillips à la chambre des Communes mercredi.

"Ordonnances de non-publication pour les riches", s'indignait jeudi le tabloïd à grand tirage The Sun à propos de cette procédure du droit anglo-saxon.

La Première ministre Theresa May s'était du coup engagée mercredi devant les députés à revoir les règles entourant les accords de non-confidentialité afin d'empêcher l'usage "immoral" qui en est fait par certains employeurs. Son porte-parole a précisé ensuite que ces accords "ne devraient jamais être utilisés pour couvrir une activité criminelle".

La Society of Editors, qui représente quelque 400 membres des médias, avait dénoncé "une attaque contre la liberté de la presse". "L'usage croissant d'accords de non-confidentialité par les riches et les puissants pour bloquer la publication d'informations qu'ils ne souhaitent pas voir diffusées est une voie dangereuse pour une société libre".

 ■

Copyright © 2019 AFP. Tous droits de reproduction et de représentation réservés.

Toutes les informations reproduites dans cette rubrique (dépêches, photos, logos) sont protégées par des droits de propriété intellectuelle détenus par l'AFP. Par conséquent, aucune de ces informations ne peut être reproduite, modifiée, transmise, rediffusée, traduite, vendue, exploitée commercialement ou utilisée de quelque manière que ce soit sans l'accord préalable écrit de l'AFP. l'AFP ne pourra être tenue pour responsable des délais, erreurs, omissions, qui ne peuvent être exclus ni des conséquences des actions ou transactions effectuées sur la base de ces informations.

Votez pour cet article
0 avis
Note moyenne : 0
  • 0 vote
  • 0 vote
  • 0 vote
  • 0 vote
  • 0 vote

RETROUVEZ LES WEBINAIRES BOURSE DIRECT

Les Turbos Call, du levier à la hausse pour votre portefeuille
Lundi 28 janvier de 12h30 à 13h30

Les SCPI, un produit incontournable dans la conjoncture actuelle ?
Vendredi 1er février de 12h15 à 13h00

Protéger son portefeuille avec les Turbos Put
Lundi 11 février de 12h30 à 13h00

Tradez sur le CAC 40 avec du levier
Lundi 18 février de 12h15 à 13h00

CONTENUS SPONSORISÉS
À LIRE AUSSI SUR BOURSE DIRECT
Publié le 22/01/2019

Soitec bondit de 12% à 66,70 euros dans les premiers échanges de la Bourse de Paris dans le sillage de son point d’activité au titre de son troisième trimestre 2018-2019 (clos fin décembre).…

Publié le 22/01/2019

  Paris, le 22 janvier 2019   Free : 1 million d'abonnés Fibre !   Free franchit le cap du million d'abonnés Fibre et renforce sa place de 1er opérateur…

Publié le 22/01/2019

Sanofi a obtenu l'autorisation de commercialiser au Royaume-Uni son vaccin antgrippal trivalent (Split Virion, Inactivated) à haute dose, destiné aux personnes âgées de 65 ans et plus.source : AOF

Publié le 22/01/2019

En parallèle de sa publication trimestrielle, Soitec a annoncé le renforcement de sa collaboration avec Samsung Foundry afin de garantir l'approvisionnement en plaques de silicium sur isolant…

Publié le 22/01/2019

Bonduelle a engagé des discussions avec la société américaine Seneca Foods Corporation visant l'acquisition de son usine de Lebanon (Pennsylvanie, USA). « Cette usine, destinée au…