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En Thaïlande, la candidature de la soeur du roi torpillée par le palais

| AFP | 342 | Aucun vote sur cette news
La princesse Ubolratana, soeur du roi de Thaïlande, au festival de Cannes, le 18 mai 2009
La princesse Ubolratana, soeur du roi de Thaïlande, au festival de Cannes, le 18 mai 2009 ( Martin BUREAU / AFP/Archives )

La candidature de la soeur du roi de Thaïlande au poste de Premier ministre n'aura tenu qu'une journée: le parti sous la bannière duquel elle devait concourir a fait machine arrière samedi, après son torpillage par le palais.

"Le parti Thai Raksa Chart se soumet à l'ordre royal" diffusé la veille au soir à la télévision, désapprouvant cette entrée inédite en politique, a annoncé la formation créée par des proches de Thaksin Shinawatra, bête noire des ultra-monarchistes.

"La candidature d'Ubolratana franchissait clairement la ligne rouge et mettait l'institution (royale) en danger", analyse Puangthong Pawakapan, professeure de sciences politiques à l'université Chulalongkorn de Bangkok.

Pour elle, comme pour les rares analystes acceptant de s'exprimer publiquement depuis que le palais a mis son veto au plan, dès la diffusion du bulletin du palais vendredi soir, le sort de la princesse était scellé: elle n'allait pas entrer dans l'Histoire comme la première princesse chef de gouvernement civil.

-Camouflet-

Les groupes ultra-royalistes, qui voient Thaksin Shinawatra et ses partisans comme de dangereux anti-monarchistes, ne s'y sont pas trompés, célébrant sur les réseaux sociaux depuis vendredi soir le camouflet donné à la princesse.

Certains sont allés jusqu'à demander que la soeur du roi fasse des excuses publiques pour s'être alliée avec les "Rouges", couleur des Shinawatra.

Même du côté de l'opposition "rouge", la candidature de la princesse était loin de faire l'unanimité.

L'annonce du veto royal à son entrée en politique vendredi soir à la télévision "a été un soulagement", confie ainsi à l'AFP un opposant connu sous le pseudonyme de "Champ 1984".

Et d'ajouter: "Même si elle s'affichait comme roturière, pour tout le monde ici elle est un membre de la famille royale et allait être traitée comme tel", c'est-à-dire sans que personne n'ose la critiquer de crainte de tomber sous le coup d'une loi de lèse-majesté très dure.

La princesse avait publié samedi matin, avant l'annonce de son retrait, un message sur Instagram laissant encore à penser qu'elle pourrait maintenir sa candidature.

Un responsable du parti Raksa Chart tient un document officialisant la  candidature de la princesse Ubolratana, au poste de Premier ministre, le 8 février 2019 à Bangkok
Un responsable du parti Raksa Chart tient un document officialisant la candidature de la princesse Ubolratana, au poste de Premier ministre, le 8 février 2019 à Bangkok ( Krit Phromsakla Na SAKOLNAKORN / THAI NEWS PIX/AFP )

"Je tiens à le répéter, avec sincérité: je veux que la Thaïlande aille de l'avant et soit reconnue par la communauté internationale", disait cette princesse haute en couleur, ayant longtemps vécu aux Etats-Unis, signant du hashtag "LoveLove".

Ubolratana, 67 ans, ne sera donc pas Première ministre sous l'étiquette du parti Thai Raksa Chart, dirigé par le clan du milliardaire et ancien Premier ministre en exil Thaksin.

"Levez la tête et continuez d'avancer! Nous tirons les leçons des expériences du passé mais vivons pour aujourd'hui et pour l'avenir", a déclaré Thaksin sur Twitter samedi.

Envoyant un premier signal inquiétant, le parti Thai Raksa Chart avait annulé dans la matinée un premier rassemblement de campagne, en vue des élections législatives du 24 mars, qui était prévu samedi à Bangkok.

Spéculations

Les spéculations allaient bon train samedi: le roi n'avait-il vraiment pas été consulté? A-t-il voulu envoyer un message à la junte pour rappeler où était le vrai centre du pouvoir en Thaïlande, en dépit du fait qu'il vit la plupart du temps en Allemagne?

Le chef de la junte au pouvoir, le général Prayut Chan-O-Cha quitte le siège du gouvernement le 8 février 2019 à Bangkok
Le chef de la junte au pouvoir, le général Prayut Chan-O-Cha quitte le siège du gouvernement le 8 février 2019 à Bangkok ( Lillian SUWANRUMPHA / AFP )

"Séisme politique", titrait samedi en une le Bangkok Post, en appelant cependant à une "clarification du statut royal de la princesse". Le point litigieux qui aura brisé sa course, dans ce royaume où la monarchie est censée se tenir au-dessus des conflits politiciens.

Thaksin Shinawatra a toujours été vu par la vieille garde du palais et les militaires comme une menace pour la royauté. D'où les coups d'Etat de 2006 et 2014 contre son gouvernement et celui de sa soeur, Yingluck.

Mais depuis la prise de pouvoir par les généraux en 2014, le roi Bhumibol Adulyadej est mort et son fils Maha Vajiralongkorn lui a succédé et a commencé à réformer le palais. D'où le fait que la candidature de sa sœur ait été perçue comme un signe de rupture sans précédent avec l'époque Bhumibol.

La famille royale de Thaïlande
La famille royale de Thaïlande ( Gal ROMA / AFP )

Le chef de la junte, lui aussi candidat au poste de Premier ministre à l'issue des législatives de mars, se retrouve donc sans véritable concurrent de taille face à lui.

Samedi, les partisans de la candidature du général Prayut Chan-O-Cha ont sorti des affiches de campagne avec leurs candidats aux législatives au côté du général, dans les rues de Bangkok.

Mais les étudiants des deux plus grandes universités de Bangkok, Chulalongkorn et Thammasat, qui organisaient un défilé moquant les travers de la politique thaïlandaise à l'occasion de leur match de foot annuel ne l'ont pas épargné samedi: ils ont créé une poupée monumentale du général Prayut, avec un long nez de Pinocchio. "Je ne vais pas me présenter", peut-on y lire.

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