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Cuba: les "Ernesticos" de Santa Clara face à l'héritage du "Che"

| AFP | 106 | Aucun vote sur cette news
Lazaro Ernesto, un des
Lazaro Ernesto, un des "Ernesticos" ainsi prénommés en hommage à Ernesto Che Guevara, en visite le 29 septembre 2017 au mausolée Che Guevara de Santa Clara, à Cuba ( YAMIL LAGE / AFP )

Santa Clara, dans le centre de Cuba, est considérée comme la cité du "Che" Guevara, mais elle est aussi celle des jeunes "Ernesticos", qui portent le prénom du guérillero et la lourde responsabilité de perpétuer son legs.

Chaque année à la maternité Mariana Grajales de la "ville héroïque", l'honneur est décerné au premier garçon né le 14 juin, date de la naissance d'Ernesto Guevara en 1928. Si ses parents sont d'accord, un des deux prénoms de l'enfant sera Ernesto.

Depuis 1992, 24 "Ernesticos" ("petits Ernesto") ont ainsi été baptisés sans que jamais l'honneur ne fut refusé. A Santa Clara, où le "Che" remporta une bataille décisive en 1958, on ne badine pas avec le culte du guérillero argentino-cubain.

"Le Che est emblématique ici, il est en nous et nous oblige", assure Noris Cardenas Martinez, directrice du Mémorial "Che Guevara" qui abrite depuis 1997 les restes du guérillero tombé voici 50 ans dans le maquis bolivien. Le site abritera les principales cérémonies commémoratives dimanche.

- 'Un poids', parfois -

Daniel Ernesto, un des
Daniel Ernesto, un des "Ernesticos" ainsi prénommés en hommage à Ernesto Che Guevara, à son domicile de Santa Clara, à Cuba, le 29 septembre 2017 ( YAMIL LAGE / AFP )

Chaque matin à Cuba, tous les écoliers prêtent le "serment des pionniers" en jurant vouloir "être comme le Che". Mais pour les "Ernesticos" de Santa Clara, l'engagement doit dépasser la simple profession de foi.

Lazaro Ernesto n'a que 12 ans mais il assure à l'AFP s'imposer une ligne de conduite stricte depuis qu'il a pris conscience de l'héritage qu'il porte.

"Je dois bien me comporter, étudier, être honnête et être bon avec mes camarades et ma famille", énonce-t-il dans sa modeste maison sous les yeux attendris de sa mère Mayelin Moran Contreras, une femme au foyer de 40 ans.

Très timide, ce fanatique du footballeur Lionel Messi - natif de Rosario (Argentine) comme le "Che" - raconte être "fier de s'appeler comme" le célèbre guérillero mais que "le trac" le saisit chaque 14 juin, lorsque ses camarades d'école le félicitent en coeur pour son anniversaire.

Daniel Ernesto, lui, est plus serein face à cette notoriété. A 24 ans, il est le deuxième des "Ernestico" et le plus vieux à résider encore à Santa Clara.

Informaticien à l'hôpital pédiatrique de Santa Clara, ce fervent collectionneur de t-shirts du "Che" s'est habitué à être reconnu après la parution d'articles ou la diffusion de reportages. Mais il admet "que tenter d'arriver à la hauteur" du "Che" peut parfois "être un poids".

- Tous des garçons, sauf... -

Les jeunes garçons sont régulièrement convoqués pour les cérémonies officielles dans la province et se rassemblent chaque 14 juin pour honorer leur guérillero favori.

"Le but est de marquer l'héritage du Che dans le temps, mais surtout de contribuer à la formation des nouvelles générations à partir des valeurs laissées par le Che dans notre histoire", explique à l'AFP Felicia Lara, de l'Université pédagogique de Santa Clara.

Actuellement chargée du programme "Ernesticos" coordonné par l'université, Mme Lara insiste sur l'importance pour ces jeunes de viser les principales qualités du guérillero, comme l'honnêteté et l'humanisme, même si elle précise ne pas exiger d'eux l'impossible.

"Ce sont des héritiers, des jeunes qui se distinguent en portant le prénom Ernesto et par leurs qualités morales et éthiques, mais on n'attend pas d'eux d'être autre chose que de simples enfants, adolescents et jeunes", rassure-t-elle, avouant pour l'instant "ne jamais avoir été déçue" par un de ces "mini-Che".

Les "Ernesticos" sont par définition tous des garçons, mais Mme Lara se souvient de la consternation qui avait saisi la délégation universitaire à la découverte de la soeur jumelle d'un nouvel élu en 2000.

Le dilemme fut finalement résolu quand les parents consentirent à prénommer cette dernière Celia, en hommage à la révolutionnaire Celia Sanchez, décédée en 1980.

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