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La mondialisation remise en cause

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La mondialisation remise en cause
Credits  ShutterStock.com

Au cours des cinq dernières semaines, les marchés d'actifs risqués (actions, crédit entreprise, rentabilité absolue, stratégies alternatives) sont entrés brutalement dans une phase de repli généralisé. Le marché américain qui faisait preuve de résistance a cédé à son tour.

Au 26 octobre, et depuis le début de l'année 2018, les marchés européens accusent un recul de -10,53% pour l'Eurostoxx 50 hors dividendes et -6,95% pour l'indice MSCI Europe dividendes réinvestis (incluant notamment la Suisse et la Grande Bretagne). L'indice américain S&P500 affiche désormais une performance négative à -0,56% depuis le début de l'année et a ainsi effacé tous ses gains ; le Nikkei est en baisse de -6,94% et les marchés émergents de -14,03% pour l'indice MSCI Emerging Market dividendes réinvestis.

Cette baisse s'est matérialisée depuis le 20 septembre par une baisse de -8,9% pour le CAC 40, -10,7% pour le NASDAQ américain, -9,36% pour les marchés émergents.

Les causes de cette déprime se combinent et provoquent un retour de l'aversion aux risques.

La première des causes est le début d'un ralentissement synchrone du commerce mondial lié à la guerre commerciale déclenchée par les USA avec ses principaux partenaires. En octobre, le FMI a annoncé revoir à la baisse la croissance mondiale, qui ne serait plus que de 3,7% en 2018 et 2019, contre 3,9% anticipés jusqu'ici. L'instauration de droits de douanes, qui n'auraient encore que peu d'impact en 2018, commenceraient à faire sentir leurs effets en 2019 en réduisant, estime le FMI, la croissance aux tats-Unis (2,5%, contre 2,9% en 2018) et en Chine (6,2%, contre 6,6%).

En Europe la croissance a déjà ralenti et le risque politique vient renforcer ces incertitudes. Un Brexit dur devient de plus en plus probable et implique le renchérissement des coûts liés aux nouvelles barrières douanières et le ralentissement des échanges de biens et de personnes. L'Italie fragilise la zone Euro. Les orientations politiques italiennes semblent difficilement soutenables en pratique et risque de mettre l'économie italienne dans une impasse financière ; les marchés ne s'y trompant pas, les taux d'intérêt italiens ont flambé alimentant ainsi une spirale de renchérissement du coût de l'argent et créant une distorsion au sein de la zone Euro.

Dans les pays émergents la remontée du dollar et la hausse des taux de certains pays pénalisent le développement de l'activité. La croissance économique de la Chine est au centre des préoccupations et a montré des signes de ralentissement. Le Vietnam particulièrement dépendant des exportations a vu l'indicateur avancé des exportations reculer fortement en septembre.

Aux tats-Unis, les perspectives restent étonnamment favorables malgré des hausses de taux directeurs répétées. Mais avec un cycle en fin de course les économistes commencent à parler de ralentissement à venir voire même de récession pour 2020 pour certains. Pour autant, le PIB du troisième trimestre affiche une belle croissance à +3,5% en rythme annualisé. On pourrait s'en réjouir, mais avec la remontée des taux, les entreprises américaines vont avoir à supporter le renchérissement du coût de la dette et des achats à cause des droits de douane et de la hausse du prix des matières premières.

Le risque géopolitique s'est dernièrement renforcé avec les tensions au Moyen-Orient, en Iran, Arabie Saoudite et Turquie et la montée des populistes à travers le monde inquiète (victoire de Jair Bolsonaro au Brésil ce week end). Les facteurs pesant sur la perception positive des marchés ont disparu à court terme. De nouveaux équilibres tant financiers que géopolitiques s'installent et remettent en cause la mondialisation que nous avons connue jusqu'à présent. Ces phases de transition sont ponctuées de correction boursière ; nous venons de subir une baisse d'environ 10% des actifs financiers depuis le 20 septembre (-15% pour l'Europe par rapport à son plus haut de 2017 et -16.39% pour le marché allemand).

Au cours de la publication des résultats du troisième trimestre qui va se terminer d'ici quinze jours environ, les avertissements sur résultat ont été nombreux et ont déçu, notamment de la part de Michelin, Plastic Omnium ou encore Valeo. Les moyennes entreprises et les entreprises exposées à la Grande-Bretagne ont montré elles aussi des faiblesses. Les sanctions boursières ont été très fortes ce qui a pesé sur les indices. La hausse des coûts liés aux matières premières (pétrole et acier) ainsi que les effets devises négatifs ont amené plusieurs entreprises à réviser en baisse leurs perspectives de résultat (SEB par exemple). Pourtant d'autres entreprises ont profité de cette période pour confirmer leurs marges et la croissance de leur vente, et pas des moindre. KERING a publié une croissance exceptionnelle de 27% et LVMH, CAP GEMINI ou encore SCHNEIDER ELECTRIC ont fait état de croissance organique soutenue comprise entre 7% et 10%. Ces bonnes publications apportent un soutien important qui permet de trouver des motifs de satisfaction pour les mois à venir.

Cependant, compte tenu de la hausse du prix de l'énergie, nous pensons que les résultats des entreprises vont être globalement revus en baisse en début d'année prochaine. En effet, avec plus d'inflation embarquée et des coûts plus élevés, ce sont les dépenses de consommation qui risquent d'être affectées. On le voit déjà avec les dépenses de consommation en France qui ont reculé de -1,7% en septembre ; le prix de l'essence n'y est pas étranger.

Notre stratégie

Notre vision est négative à court terme sur les actifs risqués et nous avons adopté une position de prudence au sein des portefeuilles et des fonds diversifiés sur les différentes classes d'actifs (obligations émergentes, actions grandes capitalisations et petites capitalisations, obligations à haut rendement, rentabilité absolue) en augmentant la part des liquidités.

Les prochaines échéances sont importantes pour les investisseurs, qu'ils s'agissent des élections de mi-mandat aux Etats-Unis le 6 novembre, des discussions sur le Brexit et sur le budget italien ou encore de l'aggravation de la guerre commerciale entre la Chine et les tats-Unis.

Dans les prochaines semaines il faudra regarder avec attention les données macroéconomiques, car si il n'y a pas de dégradation prononcée de la croissance mondiale, les niveaux actuels sont de bons points d'entrée pour les investisseurs de moyen-long terme. Sur les cours atteints fin Octobre, les niveaux de valorisation redeviennent attractifs avec des PER 2019 (rapport Cours / Bénéfices par action) de 12,6x pour l'EuroStoxx 50 (niveau inférieur à la moyenne historique pour l'Europe) et 16x pour le S&P500.

Achevé d'être rédigé le 26 Octobre 2018

 

Lire la lettre dans son intégralité en cliquant ICI

 

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