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Wall Street : vif rebond, la Fed bientôt à la rescousse ?

| Boursier | 295 | Aucun vote sur cette news

La Bourse de New York rebondit d'environ 2% mardi en séance, les marchés spéculant sur une baisse des taux de la Réserve fédérale américaine.

Wall Street : vif rebond, la Fed bientôt à la rescousse ?
Credits Reuters

La Bourse de New York rebondit mardi d'environ 2%, les marchés spéculant sur une baisse des taux de la Réserve fédérale américaine, après le récent plongeon des taux souverains et les propos de deux responsables de la Fed, dont son président Jerome Powell. Ce dernier a indiqué mardi que la banque centrale américaine agirait de manière "appropriée" aux risques nés des tensions commerciales. Les actions des géants d'internet regagnaient mardi une partie du terrain perdu la veille suite à des informations concernant une possible enquête antitrust. Sur le front commercial, la Chine a légèrement baissé le ton : le ministère du Commerce a appelé à renouer le dialogue en vue de résoudre les différends avec les Etats-Unis.

Trois heures avant la clôture, l'indice Dow Jones rebondissait de 1,83% à 25.274 points, tandis que l'indice large S&P 500 montait de 1,85% à 2.795 pts, et que le Nasdaq composite, riche en valeurs technologiques et biotechnologiques, grimpait de 2,35% à 7.505 pts, effaçant sa chute de 1,61% de lundi. En Europe, l'indice Euro Stoxx 50 a fini la journée en hausse de 1%, tandis qu'à Paris, le CAC 40 a gagné 0,5% à la clôture.

Le Nasdaq est ressorti de la zone de correction dans laquelle il était tombé lundi soir, en cédant plus de 10% par rapport à ses sommets du 3 mai dernier.

Les marchés obligataires retrouvent un peu de calme

Sur le marché des changes, le dollar s'est affaibli pour la 3ème séance d'affilée. L'indice du dollar (qui mesure son évolution face à un panier de 6 devises de référence) cédait mardi soir 0,04% à 97,10 points. L'euro gagnait en revanche 0,2% à 1,1263$.

Les marchés obligataires américains ont enfin fait une pause après une semaine de "rally" des cours, qui a entraîné un plongeon des taux souverains, et une inversion de la courbe des taux sans précédent depuis 2007, avant la crise des "subprimes" et la récession de 2008-2009.

Le rendement de l'emprunt d'Etat américain de référence, le T-Bond à 10 ans, a repris 4 points de base à 2,14%, tandis que celui du T-Bond à trois mois est remonté de 2 pdb à 2,36%. L'écart entre les deux taux (22 pdb) reste au plus haut depuis 2007 et signale une crainte de récession.

En effet, dans une économie en croissance, les taux à long terme sont normalement supérieurs à ceux à court terme. La situation inverse montre que les marchés anticipent une dégradation de la conjoncture. Depuis 1955, les neuf récessions qui se sont produites ont ainsi été précédées par une inversion durable de la courbe des taux. Lundi, la banque Morgan Stanley a estimé que la guerre commerciale pourrait déclencher une récession mondiale dans trois trimestres à venir, si les Etats-Unis mettent en oeuvre leur menace de taxer à 25% la totalité des biens chinois, soit environ 300 Mds$ de plus qu'actuellement (plus de 200 Mds$).

De leur côté, les économistes de JP Morgan Chase ont estimé que la probabilité d'une récession aux Etats-Unis avait nettement augmenté, passant de 25% il y a un mois à 40% depuis l'escalade des dernières semaines entre les Etats-Unis et la Chine.

Jerome Powell surveille la situation, le marché parie sur plusieurs baisses de taux

Dans ce contexte d'anxiété sur la croissance, tous les regards se tournent vers la Réserve fédérale, dont les marchés attendent massivement non pas une, mais plusieurs baisses de taux cette année, afin de soutenir une économie fragilisée. Mardi, le président de la Fed, Jerome Powell, a assuré que la Banque centrale fera ce qui est nécessaire pour soutenir la croissance américaine, affirmant que la Fed "surveille de près" les développements liés à la guerre commerciale et leurs implications économiques

Lundi, James Bullard, le président de la Fed de St. Louis, était allé plus loin, en indiquant qu'une baisse de taux "pourrait être bientôt justifiée" au vu de la montée des risques de ralentissement de l'économie et de la faiblesse de l'inflation. Le 31 mai, le vice-président de la Fed, Richard Clarida, avait estimé que l'économie américaine restait "dans une très bonne forme" malgré les tensions commerciales entre les Etats-Unis et la Chine. Mais il avait ajouté que la Fed pourrait envisager une baisse des taux directeurs en cas de ralentissement plus marqué que prévu, ou en cas de faiblesse persistante de l'inflation.

La prochaine réunion de politique monétaire de la Fed se déroulera les 18 et 19 juin prochains, mais pour l'instant, la probabilité reste à 82,5% en faveur d'un statu quo sur les taux des fed funds (fixés à 2,25%-2,50%) pour cette date, selon l'outil FedWatch du CME Group.

Ce même outil, qui reflète l'évolution des contrats à terme sur les "fed funds" (le principal taux directeur de la Fed) montre toutefois que les marchés tablent désormais sur plusieurs baisses de taux cette année, les attentes les plus fortes se portant sur les réunions de septembre et d'octobre.

La probabilité d'au moins une baisse de taux d'ici à la fin 2019 approche désormais les 100% (96,8% mardi soir). Les chances sont de 17,5% pour une seule baisse de taux (à 2%-2,25%), de 34,8% pour 2 baisses (1,75%-2%), de 31,1% pour trois baisses (1,5%-1,75%), de 12% pour 4 baisses (1,25%-1,5%) et même de 1,5% pour ramener les taux à 1%-1,25%...

La Chine désireuse de reprendre le dialogue avec les Etats-Unis

Sur le front commercial, la Chine s'est montrée plus souple mardi, après une semaine de rhétorique musclée entre Pékin et Washington... Dans un communiqué, le ministère chinois du commerce a appelé a un dialogue continu pour résoudre les différends commerciaux. La Chine "continue de penser que les différends et les frictions entre les deux parties devraient à la fin se résoudre via le dialogue et la consultation".

Toutefois, "les consultations doivent être basées sur le respect mutuel, l'égalité et le bénéfice mutuel" des parties en présence, a ajouté le ministère. Pékin avait publié dimanche un livre blanc accusant les Etats-Unis d'être à l'origine de l'échec des dernières négociations. Pékin a relevé le 1er juin les taxes sur 60 Mds$ de biens américains importés, a menacé de réduire ses livraisons de terres rares à Washington et a ouvert une enquête sur le groupe américain Fedex, accusé d'avoir mal acheminé des colis adressés à Huawei...

VALEURS A SUIVRE

Les titre des 4 "Gafa" rebondissaient mardi, au lendemain d'informations de presse selon lesquelles ils seraient visés par une enquête des autorités antitrust américaines. Alphabet (maison mère de Google) reprend 1,47% après une chute de 6,1% la veille, tandis qu'Apple gagne 3,36% (après -1% lundi), Facebook avance de 1,7%(après -7,5%) et Amazon reprend 1,8% (après -4,6%).

Selon 'Reuters' et d'autres médias, le département de la Justice (DoJ) et la Commission fédérale du Commerce (FTC) s'apprêteraient à ouvrir des enquêtes antitrust sur ces quatre géants d'internet. Ils se seraient réparti les dossiers dans le cadre de cet examen, le DoJ héritant d'Apple et d'Alphabet, et la FTC d'Amazon et de Facebook. Ces derniers mois, des élus américains, dont la sénatrice démocrate Elisabeth Warren, ont demandé la réouverture d'enquêtes contre les GAFA, jugés trop puissants, voire monopolistiques. Mme Warren, qui est aussi candidate à l'investiture démocrate pour les prochaines présidentielles, préconise même un démantèlement de plusieurs grandes "technos", dont Google, Facebook et Amazon.

Concernant Google, le DoJ préparerait une enquête afin de déterminer si la filiale d'Alphabet a enfreint la législation antitrust dans le cadre de ses activités en ligne. Il s'agirait notamment de savoir si Google a favorisé ses propres services dans le secteur de la recherche en ligne. La FTC avait déjà mené une enquête sur Google en 2013, mais l'avait alors blanchi d'abus de position dominante via son moteur de recherche.

L'action Apple a notamment profité des annonces faites par la firme à la pomme dans le cadre de sa conférence annuelle pour les développeurs d'applications. Le groupe a lancé "Sign In With Apple", sa propre fonction d'identification en ligne, rivale de celles de Facebook et Google. Par ailleurs, l'application iTunes va disparaître, remplacée par trois autres applis d'Apple.

Navistar (+7,2%) connaît une belle séance, le groupe ayant publié des profits et des revenus supérieurs aux attentes, et dopé au passage ses prévisions annuelles. Sur le trimestre clos fin avril, la perte nette est ressortie à 48 M$ soit 48 cents par titre, mais le profit ajusté s'est élevé à 105 M$ contre 67 M$ un an avant. Le bpa ajusté a atteint 1,06$, contre 69 cents de consensus. Les revenus ont grimpé de 24% à 3 Mds$, avec une croissance de 35% des ventes de camions à 2,3 Mds$.

Tiffany grimpe de 3,3%. Le joaillier new-yorkais a pourtant affiché des ventes un peu courtes avec la baisse des dépenses touristiques. Pour le premier trimestre, le groupe a réalisé un profit de 125 M$, 1,03$ par titre, contre 1,01$ de consensus. Les revenus sont ressortis voisins de 1 milliard, contre 1,02 Md$ de consensus. Un an avant, le bénéfice était de 142 M$ pour des revenus de 1,03 Md$. Les ventes à comparable ont même reculé de 5%.

Fiat Chrysler Automobiles (+3,3%) et l'Etat français auraient résolu leurs points de désaccord relatifs au projet de fusion soumis la semaine dernière par le constructeur automobile italo-américain à Renault, ont affirmé à 'Reuters' trois sources, peu avant la réunion d'un conseil d'administration du Français. L'Etat français, qui détient 15% de Renault, avait jusqu'ici insisté pour avoir son propre siège au sein du conseil d'administration de l'éventuelle nouvelle entité ainsi qu'un droit de veto sur le choix des dirigeants. A l'issue de discussions avec John Elkann, président de FCA, le gouvernement français aurait accepté un compromis selon lequel il occuperait un des quatre sièges alloués à Renault. Renault cèderait par ailleurs à l'Etat un des deux sièges dont il disposerait au sein d'un comité de nominations de quatre membres.

General Electric (+4,5%). La SEC (Securities & Exchange Commission), gendarme boursier américain, étudie d'éventuels pots-de-vins qui auraient été versés dans les ventes d'équipements médicaux au Brésil. Selon l'agence 'Reuters', la SEC enquête par ailleurs sur le possible recours à des intermédiaires locaux en Chine. L'agence cite deux sources américaines au fait du dossier. Ces enquêtes viseraient aussi l'Allemand Siemens et le Néerlandais Philips.

Uber (+2,2%) réagit positivement à une série de recommandations d'analystes. RBC a débuté le suivi à 'surperformance', Morgan Stanley à 'surpondérer', Citigroup à 'neutre', Barclays à 'surpondérer' et Mizuho à l'achat. Deutsche Bank affiche également un avis d'achat. Citigroup est pour sa part acheteur sur le rival Lyft (-0,8%).

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