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Wall Street : valse-hésitation après la déception sur l'emploi US

| Boursier | 305 | Aucun vote sur cette news

Wall Street hésite entre le rouge et le vert vendredi soir, après la déception provoquée par l'annonce de créations d'emplois bien inférieures aux attentes en septembre aux Etats-Unis.

Wall Street : valse-hésitation après la déception sur l'emploi US
Credits Reuters

Wall Street hésite entre le rouge et le vert, vendredi, après la déception provoquée par l'annonce de créations d'emplois bien inférieures aux attentes en septembre aux Etats-Unis. Ces chiffres pourraient retarder le "tapering" de la Fed, mais ils signifient aussi que la reprise économique ralentit sur fond de pénuries et d'inflation, un cocktail négatif pour la Bourse. Le taux de l'emprunt américain à 10 ans est monté à 1,6% contre 1,3% il y a moins de trois semaines, et le pétrole WTI a continué son ascension, atteignant les 80$ le baril en séance.

A deux heures de la clôture, l'indice Dow Jones grappille 0,03% à 34.772 points, tandis que l'indice large S&P 500 recule de 0,05% à 4.397 pts, et que le Nasdaq Composite, riche en valeurs technologiques et biotechs, lâche 0,33% à 14.606 pts.

Huit des 11 indices sectoriels du S&P 500 repartent en baisse, dont celui de l'immobilier (-0,5%), des matériaux de base (-0,5%), ainsi que les services de communication (-0,2%) et les technologiques (-0,2%). L'énergie bondit encore de 2,7%, et les financières avancent de 0,4% soutenues par la hausse des taux sur les marchés obligataires.

Seulement 194.000 emplois créés en septembre aux USA

Alors que les marchés avaient été soulagés jeudi par un répit sur le front du plafond de la dette des Etats-Unis, les chiffres de l'emploi en septembre ont fortement déçu, d'autant que l'enquête ADP sur le secteur privé avait fait penser mercredi que les créations d'emplois dépasseraient les attentes.

Mais au final, l'économie américaine n'a créé que 194.000 postes le mois dernier, alors que le consensus de marché était de 500.000 ! Il s'agit du 2e mois consécutif où les chiffres ressortent très inférieurs aux attentes, sur fond de freinage de l'économie lié au variant delta du Covid-19, aux problèmes de chaînes d'approvisionnement, de pénuries et de hausses des prix...

Le taux de chômage a en revanche baissé plus que prévu à 4,8% en septembre contre 5,2% en août et 5,1% de consensus. Le salaire horaire moyen, très suivi compte tenu de l'accélération actuelle de l'inflation, a grimpé plus que prévu, de 0,6% par rapport à août, contre +0,4% attendu. Sur un an, le salaire horaire moyen augmente ainsi de 4,6% après +4% en août.

A noter que les créations de postes pour juillet et août ont été révisées à la hausse avec un gain cumulé de 169.000 postes. Ce coup de pouce n'est cependant pas suffisant pour rassurer les marchés sur l'état de santé du marché du travail de la première économie mondiale.

Le rendement de l'emprunt US à 10 ans monte à 1,60%

Les investisseurs se demandent si les dernières données sur l'emploi vont remettre en cause le calendrier du "tapering" (réduction de ses achats d'actifs) de la Fed. La réponse est non, si l'on se fie uniquement aux marchés obligataires, où les taux d'intérêts continuaient de se tendre vendredi après la publication du rapport sur l'emploi.

Le rendement du T-Bond à 10 ans, qui avait déjà bondi jeudi soir de 5 points de base, gagne encore 3 pb vendredi pour atteindre 1,60%, au plus haut depuis début juin. Il était autour de 1,3% le 22 septembre juste avant que la Fed n'annonce son intention de commencer son "tapering". Le taux à 30 ans monte vendredi de 3 pb à 2,16% contre 1,7% le 22 septembre. En Europe, le rendement du Bund allemand à 10 ans a grimpé de 3 pb à -0,15%. Côté devises, l'indice du dollar cédait vendredi soir 0,06% à 94,16 points face à un panier de devises, mais restait proche de ses plus hauts depuis un an, tandis que l'euro avançait de 0,12% à 1,1564$.

"La Fed a été très claire et cohérente sur le fait qu'il est temps de commencer le processus de 'tapering', selon, Garrett Melson, stratège chez Natixis Investment Managers Solutions. Je ne pense vraiment pas que la faiblesse relative du rapport sur l'emploi change ses perspectives à ce sujet. Elle pourrait influencer le rythme, mais pas la date de début de la réduction des achats d'obligations de la Fed", a déclaré l'expert à l'agence 'Reuters'.

Le baril WTI dépasse les 80$ en séance

Les cours du brut progressent à nouveau nettement vendredi soir. Le baril de brut léger américain WTI s'adjuge 1,2% à 79,29$ pour le contrat à terme de novembre sur le Nymex, après un passage au dessus de 80$ en début de journée. Le baril de Brent de la Mer du Nord prend 0,7% à 82,54$ (contrat de décembre). Le WTI évolue au plus haut depuis novembre 2014 tandis que le Brent tutoie ses sommets de trois ans. Après le statu quo de l'Opep+, l'or noir bénéficie notamment des signes montrant que de plus en plus de gros consommateurs délaissent le gaz pour le pétrole pour des raisons de coût.

L'or a fini en recul de 0,1%, à environ 1.757,40$ l'once pour le contrat à terme de décembre sur le marché Comex. Le bitcoin s'échange autour des 54.287$, en hausse de 0,15% sur 24h, selon le site Coindesk.

Le plafond de la dette US relevé jusqu'au 3 décembre

Jeudi, Wall Street avait signé une 3e séance de hausse, saluant l'accord conclu au Congrès américain en vue d'un relèvement temporaire du plafond de la dette jusqu'au 3 décembre prochain. Le plafond de la dette autorisée, aujourd'hui fixé autour de 28.400 milliards de dollars sera autorisé à grimper de 480 Mds$, pour atteindre 28.880 Mds$.

Le risque de défaut est donc écarté à court terme, mais les problèmes de fond ne sont pas réglés. Une solution pérenne reste à trouver sur la dette, mais aussi sur les deux plans d'investissements massifs dont Joe Biden a fait sa priorité, mais qu'il peine à faire adopter. Le premier plan prévoit environ 1.000 Mds$ d'investissements dans les infrastructures, et le second prévoit des mesures d'aide sociale et de lutte contre le changement climatique.

D'un montant initial de 3.500 Mds$, ce second projet devrait cependant être revu en baisse, autour de 2.000 Mds$, faute de majorité pour l'adopter au sein même du parti démocrate. Les Républicains de leur côté sont vent debout contre le financement de ce projet social et climatique par des hausses d'impôts, notamment sur les sociétés, les très hauts revenus et les revenus du capital.

VALEURS A SUIVRE

* Chubb (+2,2%) a annoncé jeudi soir le rachat des activités d'assurance dommages et d'assurance vie de CIGNA en Asie-Pacifique et en Turquie pour 5,75 milliards de dollars.

* ExxonMobil (+2,4%), ConocoPhillips (+4%) ou encore Chevron (+2,3%) grimpent dans le sillage des cours du brut.

* Tesla (-1%) va transférer son siège social à Austin, Texas, après avoir passé 18 ans en Californie. C'est Elon Musk, lui-même, qui a annoncé ce déménagement jeudi, lors de la réunion des actionnaires du constructeur de véhicules électriques. Une décision qui intervient malgré le malaise croissant de certaines entreprises à l'égard des politiques de l'État texan, telles qu'une récente loi sur l'avortement - qui a été temporairement bloquée - et les efforts visant à restreindre les droits des électeurs. Tesla suit le chemin déjà emprunté par plusieurs autres grandes sociétés californiennes qui ont opté pour le Texas, où les impôts et le coût de la vie sont moins élevés, et les réglementations commerciales moins nombreuses. Hewlett Packard Enterprise a par exemple transféré sa base à Houston et Charles Schwab a déplacé son siège de San Francisco à Dallas. "Nous allons continuer à développer nos activités en Californie. Il ne s'agit pas pour Tesla de quitter la Californie", a néanmoins indiqué le patron de Tesla.

En outre, lors de cette même réunion, Elon Muskin a affirmé que seule une double pénurie mondiale de puces et de navires pouvait empêcher Tesla de maintenir une croissance de plus de 50% : "Nous avons eu une année fantastique, nous avons eu des livraisons de véhicules record... Il semble que nous avons de bonnes chances de maintenir cela. Fondamentalement, si nous pouvons obtenir les puces, nous pouvons le faire. Espérons que cette pénurie de puces s'atténuera bientôt, mais je me sens confiant de pouvoir maintenir quelque chose comme au moins 50% pendant un certain temps". La pénurie de puces ne semble pour le moment pas toucher Tesla. En début de semaine, la société a annoncé des livraisons record de 241.300 voitures au troisième trimestre, battant le précédent record de 201.250 véhicules du deuxième trimestre.

* Merck & Co (-0,9%). Deux groupes pharmaceutiques indiens, Aurobindo Pharma et MSN Laboratories, ont demandé l'autorisation de mettre fin aux essais cliniques du molnupiravir, le traitement du COVID-19 développé par Merck, chez les malades atteintes de formes modérées de la maladie. Selon une source de l'autorité indienne de la santé, ce traitement ne montre pas d'efficacité marquée dans ces cas.

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