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Wall Street : une fin de premier trimestre dans le vert

| Boursier | 135 | Aucun vote sur cette news

La Bourse de New York progressait vendredi, dernier jour de cotation du premier trimestre, qui a permis d'effacer la correction du 4ème trimestre 2018. L'introduction de Lyft a été un succès sur le Nasdaq.

Wall Street : une fin de premier trimestre dans le vert
Credits Reuters

Les actions américaines progressaient vendredi, dans l'espoir d'une baisse des taux de la Fed et de la conclusion d'un accord commercial entre les Etats-Unis et la Chine. Les marchés boursiers mondiaux ont rebondi de l'ordre de 10% au premier trimestre, effaçant les excès de pessimisme du dernier trimestre 2018. Vendredi, dernier jour de cotation pour mars, le succès de l'introduction au Nasdaq de Lyft (concurrent d'Uber dans les VTC) a entretenu un climat serein. Le rejet de l'accord de Brexit par le parlement britannique, pour la 3ème fois en trois mois, a en revanche été globalement ignoré par les marchés.

Deux heures avant la clôture, l'indice Dow Jones gagnait 0,59% à 25.868 points, alors que l'indice large S&P 500 prenait 0,42% à 2.827 pts, et que le Nasdaq composite, riche en valeurs technologiques et biotechnologiques, avançait de 0,55% à 7.711 pts.

Le Brexit sans effet, les marchés blasés ?

Sur le marché des changes, l'indice du dollar restait solide vendredi, progressant de 0,07% à 97,26 points, au plus haut depuis trois semaines, tandis que l'euro était stable à 1,1220$. La livre sterling perdait 0,28% à 1,3008$, après le rejet par le parlement britannique de l'accord de Brexit, pour la 3ème fois depuis janvier.

Ce vote accroît le risque de Brexit sans accord, le Royaume-Uni ayant désormais jusqu'au 12 avril pour proposer un plan alternatif, faute quoi, le pays sortira de l'Union européenne sans accord.

Le président du Conseil européen Donald Tusk a convoqué vendredi un sommet européen spécial pour le 10 avril. Compte-tenu des multiples rebondissements dans ce dossier, les investisseurs ont peu réagi vendredi, en attendant d'y voir plus clair. De nombreux experts continuent d'espérer un report, voire un abandon du Brexit...

La courbe des taux US reprend son cours normal

Les opérateurs étaient surtout soulagés par le retour à la normale sur les marchés obligataires américains, où la courbe des taux a retrouvé sa pente croissante, après une inversion pendant 6 séances d'affilée sur le segment 3 mois/10 ans.

Ainsi, le rendement de l'emprunt d'Etat américain de référence, le T-Bond à 10 ans, regagnait 2 points de base à 2,41%, après avoir chuté dans la semaine à 2,35%, son plus bas niveau depuis 2017. Il est repassé au-dessus du rendement du bon à 3 mois, qui est revenu à 2,38% (-5 points de base), allégeant les craintes de récession.

En période de croissance économique, il est logique que les taux à long terme soient supérieurs aux taux à court terme. L'inversion de cette courbe traduit au contraire des inquiétudes des investisseurs sur l'avenir de l'économie. Une inversion durable de la courbe des taux s'est ainsi le plus souvent traduite par le passé par une récession, en moyenne dans les 15 mois suivant le début du phénomène...

Wall Street anticipe une baisse des taux de la Fed cette année

Face aux signes de ralentissement de la croissance, la Réserve fédérale a modifié la semaine dernière ses prévisions de PIB et l'inflation à la baisse, et a indiqué qu'elle interrompait son cycle de hausse des taux jusqu'à la fin de cette année. De nombreux investisseurs tablent même désormais sur une baisse des taux directeurs cette année.

Ainsi, l'outil "Fed Watch" du marché de Chicago CME montrait vendredi soir une forte probabilité, de 65,6%, pour que les taux des "fed funds" soient en décembre prochain inférieurs à leur niveaux actuel (2,25%-2,50%). La probabilité est de 41,4% pour que les taux soit de 2%-2,25% fin 2019, et elle est de 19,3% pour que ce taux redescende à 1,75%-2%. L'outil FedWatch est calculé d'après les contrats à terme sur les taux des fed funds, le principal taux directeur de la Fed.

Jeudi, le vice-président de la Fed, Richard Clarida, a indiqué que la Fed pouvait baisser ses taux et même sortir du cadre traditionnel de sa politique monétaire si l'économie subissait des difficultés inattendues. En d'autres termes, un nouveau programme de rachat d'actifs ("QE") n'est pas exclu. "Si nous avons un choc défavorable pour l'économie (..) la première réponse serait d'employer les outils monétaires habituels (...) Si cela ne suffit pas, il y a d'autres instruments dans la boîte à outils qui ont déjà été employés et il est certain qu'on les emploierait à nouveau si nécessaire", a-t-il ajouté.

De son côté, John Williams, le président de la Fed de New York a estimé que le risque de récession n'était "pas élevé" pour 2019 ou en 2020, et que les taux étaient actuellement à un niveau d'équilibre.

Des progrès "dans tous les domaines" entre Washington et Pékin

Outre les anticipations de politique monétaire plus accommodante, les marchés se montraient optimistes sur des avancées vers un accord commercial entre Washington et Pékin. Des sources de l'administration Trump citées par l'agence 'Reuters' ont ainsi fait état vendredi de progrès dans "tous les domaines", alors que les négociations ont repris jeudi à Pékin à haut niveau.

Le secrétaire américain au Trésor Steven Mnuchin a qualifié de "fructueux" un dîner de travail organisé jeudi soir à Pékin, avant une nouvelle journée de pourparlers ce vendredi. Le vice-président chinois Liu He, est de son côté attendu à Washington la semaine prochaine pour tenter de boucler l'"excellent accord" que Donald Trump appelle de ses voeux, mais qui tarde à se concrétiser...

Les statistiques US soufflent le chaud et le froid début 2019

Sur le front macro-économique, la conjoncture des Etats-Unis continue d'envoyer un image contrastée en début d'année. Les revenus et dépenses des ménages sont ainsi ressortis inférieurs aux attentes de marché en janvier (les chiffres de février seront publiés avec retard en raison du "shutdown").

Les revenus personnels ont augmenté de 0,2% sur un mois, contre +0,3% de consensus, tandis que les dépenses personnelles ont progressé de 0,1%, contre +0,3% de consensus de place.

En outre, l'indice des prix PCE ajusté (dit "core PCE", le plus suivi par les économistes de la Fed) s'est apprécié de 0,1% par rapport à décembre, contre +0,2% de consensus. Sur un an le rythme de hausse des prix selon le "core PCE" est tombé à 1,8% contre 2% un mois plus tôt, s'éloignant de l'objectif de 2% de la Fed.

Par ailleurs, les ventes de logements neufs ont atteint 667.000 unités en février, mieux que les 615.000 attendus par le consensus de place et après 636.000 en janvier. L'indice final du sentiment des consommateurs américains mesuré par l'Université du Michigan pour le mois de mars 2019 est lui aussi ressorti supérieur aux attentes de marché, à 98,4, contre un consensus de 97,8.

Enfin, l'indice manufacturier régional PMI de Chicago a un peu déçu, à 58,7, contre 60,3 de consensus et 64,7 en février. Il reste toutefois largement supérieur à la barre des 50 séparant expansion de contraction.

VALEURS A SUIVRE

Lyft, rival californien d'Uber dans les services de VTC, a réussi son introduction en Bourse sur le Nasdaq. Le titre a bondi de 22% dans les premiers échanges, avant de réduire ses gains à 12,5% à environ 81$ en cours de séance. Face à la forte demande, Lyft avait rehaussé mercredi la fourchette indicative de son introduction, et a finalement "pricé" son offre en haut de fourchette, à 72$ pièce, pour une valorisation atteignant la modique somme de 24,3 milliards de dollars. Lyft a ainsi annoncé avoir levé 2,34 milliards de dollars à l'occasion de cette introduction, cédant un total de 32,5 millions de titres.

Le groupe était valorisé 15 milliards de dollars lors de son dernier tour de table remontant à l'an dernier. Il avait lancé mi-mars sa tournée de présentation. L'introduction avait été très rapidement sursouscrite.

Le groupe VTC réalise donc la plus grosse opération d'introduction en bourse dans le domaine 'technologique' à Wall Street depuis Alibaba en 2014. Le succès de cette opération est également de bon augure pour Uber Technologies, qui doit également débouler le mois prochain sur la cote américaine. La valorisation d'Uber devrait quant à elle dépasser amplement les 100 milliards de dollars.

DowDuPont (stable). Le colosse américain de la chimie a abaissé ses estimations de revenus pour le premier trimestre, du fait notamment d'inondations dans le Midwest ayant affecté son activité agrochimique ce mois. Le groupe, né de la fusion de Dow Chemical et DuPont il y a deux ans, table pour le trimestre en cours sur des revenus en décroissance de 6 à 9%, contre une guidance antérieure d'environ -5% fournie lors des publications de la fin du mois de janvier. L'Ebitda trimestriel est anticipé en recul d'un peu moins de 20%, contre un peu plus de 10% auparavant estimé.

Apple (+0,3%). Comme de nombreux analystes financiers depuis le début de la semaine, Warren Buffett ne semble pas totalement convaincu, à ce stade, du succès à venir des services annoncés en grande pompe lundi dernier par Apple. L'oracle d'Omaha, président et fondateur de Berkshire Hathaway, s'est déclaré hier incapable de prédire la réussite de la nouvelle gamme de services proposés par la firme à la pomme, dont un service de vidéo en streaming baptisé Apple TV+. Il a revanche affirmé qu'il était certain que le grand public sortirait vainqueur de la course dans laquelle se sont lancés les fournisseurs de contenus pour tenter de le fidéliser. Berkshire possède une participation d'environ 5,3% au capital d'Apple.

BlackBerry (+14,3%), la star canadienne déchue du marché des assistants personnels, a annoncé pour son quatrième trimestre un bénéfice positif, profitant d'une forte croissance de plus de 70% de ses revenus de licences et de propriété intellectuelle. Ces revenus ont totalisé 99 millions de dollars sur le trimestre clos fin février 2019, contre 58 M$ un an avant. Le bénéfice net est pour sa part ressorti à 51 millions de dollars soit 8 cents par action, contre une perte de 10 millions de dollars soit 6 cents par titre un an avant, à la même époque. Les revenus totaux se sont établis quant à eux à 255 millions de dollars, contre 233 millions un an auparavant.

CarMax (+11%). Le groupe a publié des résultats supérieurs aux attentes de marché pour le trimestre clos. Le détaillant américain en véhicules d'occasion a réalisé au quatrième trimestre fiscal, clos fin février, un bénéfice net de 193 millions de dollars soit 1,13$ par action, contre 122 M$ un an avant. Le consensus de bpa était de 1,04$. Les revenus trimestriels ont totalisé 4,32 milliards de dollars, contre 4,08 Mds$ un an plus tôt et 4,37 Mds$ de consensus. La croissance à comparable est ressortie 'en ligne' à environ 3%.

Wells Fargo (-2,2%). Tim Sloan, directeur général de la banque américaine, va quitter immédiatement le groupe sur fond de scandale relatif aux pratiques commerciales de la firme. Le conseil d'administration de l'établissement a jugé préférable, après ce second départ abrupt de 'CEO', de chercher un candidat externe pour remplacer Sloan. Le DG de la banque a expliqué sa démission par le fait que la concentration sur sa personne constituait une distraction empêchant Wells d'aller de l'avant.

Celgene (+7,5%) grimpe, bénéficiant de l'avis d'Institutional Shareholder Services, favorable à l'offre d'acquisition de Bristol-Myers Squibb. Le géant pharmaceutique américain BMS, basé à New York, avait proposé en début d'année de racheter son compatriote du New Jersey Celgene dans le cadre d'une opération de 74 milliards de dollars en cash et actions.

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