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Wall Street : trop bons, ces chiffres de l'emploi ?

| Boursier | 1071 | 1 par 1 internautes

Wall Street efface désormais son rebond d'ouverture ce vendredi, après avoir été brièvement stimulé par les chiffres de l'emploi, fournissant le...

Wall Street : trop bons, ces chiffres de l'emploi ?
Credits Reuters

Wall Street efface désormais son rebond d'ouverture ce vendredi, après avoir été brièvement stimulé par les chiffres de l'emploi, fournissant le prétexte d'un sursaut rapide suite à la chute assez brutale de la veille. Le DJIA ne gagne plus maintenant que 0,24% à 30.978 pts, tandis que le S&P 500 recule de 0,12% à 3.763 pts et que le Nasdaq cède 1,12% à 12.580 pts. L'indice dollar confirme sa vigueur et prend encore 0,3% face à un panier de devises de référence. Le bitcoin perd près de 3% sur Bitfinex à 48.200$ environ.

Alors que les tendances semblent meilleures sur le front sanitaire aux États-Unis et que le déploiement des vaccins contre le nouveau coronavirus se poursuit à bon rythme, les opérateurs restent fébriles devant le risque d'une poussée de l'inflation. La réaction des marchés est donc volatile face aux chiffres du marché du travail américain.

Les chiffres de l'emploi aux États-Unis pour le mois de février 2021 ont été assez époustouflants, du moins en apparence. Le taux de chômage américain a reculé à 6,2%, contre un consensus FactSet de 6,4% et un niveau de 6,3% un mois avant. Surtout, les créations de postes non-agricoles sont ressorties au nombre de 379.000, deux fois plus que prévu, contre une lecture révisée à 166.000 pour le mois antérieur. La précédente lecture de janvier était de 49.000. Le salaire horaire moyen a comme attendu augmenté de 0,2% en comparaison du mois antérieur (+5,3% sur un an).

Les créations de postes dans le privé se sont établies au nombre de 465.000, contre 225.000 de consensus et 90.000 pour la lecture révisée (en hausse) de janvier. Les créations d'emplois manufacturiers ont été de 21.000. Le taux de participation à la force de travail est ressorti à 61,4% contre 61,5% de consensus.

En février, la majeure partie des gains d'emplois concerne les secteurs des loisirs et de l'hospitalité, avec 355.000 créations de postes, soit quasiment la totalité des créations du mois. La levée des restrictions sanitaires dans certaines régions du pays a ainsi généré des emplois de manière assez massive, dont quatre cinquièmes dans les services alimentaires et les débits de boissons (286.000 postes). Les activités d'hébergement ont créé 36.000 emplois, alors que les services de divertissement, jeu et loisirs ont généré 33.000 postes. Les services temporaires d'aide ont créé 53.000 emplois.

Les opérateurs ont aussi pris connaissance ce jour de la balance du commerce international des biens et services aux USA pour le mois de janvier, qui ressort déficitaire de 68,2 milliards de dollars, contre 67,5 milliards de consensus de marché.

Les chiffres du crédit à la consommation pour le mois de janvier seront annoncés à 21 heures (consensus +15 milliards de dollars).

Hier soir, la cote américaine a lourdement corrigé sur fond de remontée des rendements obligataires et de craintes liées à l'inflation, alors que l'intervention pourtant savamment nuancée du président de la Fed, Jerome Powell, n'a pas convaincu. Le Dow Jones a abandonné 1,11% sous les 31.000 pts, alors que le Nasdaq a rendu 2,11% à 12.723 pts. Les indices de référence sont parvenus à limiter quelque peu leurs pertes en fin de journée.

Ce vendredi, le rendement du T-Bond 2031 grimpe encore à 1,57% après sa poussée de la veille. Le '30 ans' évolue à 2,28% désormais. Powell a fait de son mieux hier soir, mais sa position devient délicate, alors que l'économie se reprend et que l'inflation menace. Le timonier de la Fed ne se laisse toutefois pas émouvoir par cette poussée des prix, qu'il juge transitoire, et se concentre sur les objectifs à long terme de la banque.

Il n'y a rien de vraiment neuf concernant le package de relance de 1.900 milliards de dollars de l'administration Biden, qui devrait prochainement franchir l'étape du Sénat - après celle de la Chambre des représentants. L'approbation ne serait plus qu'une question de jours.

Sur le front épidémique, les choses s'améliorent laborieusement outre-Atlantique. Malgré sa plus faible efficacité, les Américains attendent le vaccin nouvellement approuvé de Johnson & Johnson, qui a l'avantage de ne nécessiter qu'une dose. A New York, les niveaux toujours élevés d'hospitalisations compliquent quant à eux la réouverture de l'économie, selon l'agence Bloomberg... Selon l'Université Johns Hopkins, le nombre de cas confirmés du virus dans le monde depuis le début de l'épidémie se chiffre désormais à 115,6 millions, dont près de 29 millions aux USA. La pandémie a fait officiellement 2,57 millions de morts au niveau mondial et plus de 520.000 aux Etats-Unis.

Du côté des prix du pétrole, après le statu quo quelque peu inattendu des membres de l'OPEP+, les cours progressent encore à près de 65,4$ le baril sur le WTI (+2,5%) et 68,6$ pour le Brent de la mer du Nord.

L'Opep+ a surpris hier en décidant de maintenir l'essentiel de ses coupes de production au-delà du 1er avril, alors que les marchés s'attendaient à une hausse sensible de l'exploitation. Les vingt-trois membres de l'Opep+, qui représentent environ la moitié de la capacité mondiale de production de brut, tenaient leur réunion mensuelle pour statuer sur leur niveau de production pour avril. Ils ont décidé de ne pas rouvrir largement les vannes, compte-tenu des incertitudes pesant encore sur le rythme de la reprise économique. L'Arabie saoudite a finalement opté pour le statu quo pour un mois supplémentaire, prolongeant ses coupes unilatérales de 1 million de barils par jour appliquées en février et mars. La Russie, qui réclamait un hausse de production, est autorisée à pomper 130.000 barils par jour supplémentaires en avril, et le Kazakhstan aura droit à 20.000 bj de plus, ces deux pays ayant besoin de répondre à leur demande intérieure.

Au final, l'Opep+ continuera ainsi de produire environ 8 mbj de moins qu'avant la crise du coronavirus, contribuant à soutenir les cours dans un environnement où la demande redémarre progressivement en 2021 à la faveur des campagnes de vaccination.

Les opérateurs ont par ailleurs pris connaissance dans la matinée ce jour de nouveaux chiffres économiques en Allemagne, en France ou en Italie. Les commandes à l'industrie allemande ont rebondi de 1,4% en janvier, près de trois fois la hausse attendue par le marché. Elles avaient reculé de 2,2% en décembre. Les commandes intérieures ont diminué de 2,6% alors que celles provenant de l'international ont augmenté de 4,2%, précise l'Office fédéral de la statistique. En glissement annuel, les commandes, ajustées des prix et des effets calendaires, progressent de 2,5%.

Par rapport à février 2020, le mois précédant l'imposition des restrictions en raison de la pandémie de coronavirus en Allemagne, les commandes de janvier affichent une hausse de 3,7% (corrigées des variations saisonnières et calendaires).

La balance commerciale française de janvier est ressortie déficitaire de 3,9 milliards d'euros, contre -3,4 milliards de consensus... L'indice Halifax britannique des prix des maisons a reculé comme prévu de 0,1% en février, en comparaison du mois antérieur... Enfin, les ventes italiennes de détail pour janvier ont décroché de 3% par rapport au mois précédent, soit une baisse supérieure aux attentes, avec les restrictions liées à la crise sanitaire.

Les valeurs

Big Lots (-6%), détaillant discount américain, a annoncé pour son quatrième trimestre fiscal des profits dépassant les attentes, malgré une croissance un peu moins dynamique que prévu des ventes à comparable. Le bénéfice net pour le trimestre clos fin janvier 2021 est ainsi ressorti à 98 millions de dollars, 2,59$ par titre, contre 94 millions de dollars un an auparavant. Le consensus était de 2,5$ de bpa. Les revenus ont augmenté de 8,1% à 1,74 milliard de dollars, en ligne avec le consensus, alors que la croissance à comparable a représenté 7,9% contre 8,5% de consensus. Pour le premier trimestre, Big Lots table sur un bpa allant de 1,3 à 1,45$, ainsi que sur une légère progression des ventes à un chiffre, à comparable. Le groupe profite d'une solide croissance dans le e-commerce.

Gap (+6%) a plutôt agréablement surpris hier soir à Wall Street avec ses comptes du quatrième trimestre fiscal, du moins sur le plan de la rentabilité, alors que l'activité demeure sous pression dans un contexte de pandémie. Pour le trimestre, le bénéfice ajusté par action a représenté ainsi 28 cents, contre 17 cents de consensus et 58 cents sur la période correspondante de l'année antérieure. Les revenus de l'enseigne ont totalisé 4,42 milliards de dollars sur le trimestre clos fin janvier, dépassant de 5% le consensus, contre 4,67 milliards de dollars un an plus tôt. A propos des ventes, Gap évoque les fermetures liées à la pandémie et l'impact des restrictions sanitaires.

Costco Wholesale (-3%) consolide suite à sa publication trimestrielle, marquée par des revenus meilleurs que prévu et une nouvelle forte progression des ventes en ligne, mais aussi par un résultat net un peu court et des coûts accrus. Ainsi, sur le trimestre clos, le distributeur américain basé à Issaquah a réalisé un bénéfice net de 951 millions de dollars soit 2,14$ par titre, contre 2,10$ par action un an avant. La croissance de l'activité à comparable a atteint 12,9% hors essence et effets de change. Les ventes de e-commerce ont grimpé de près de 75%. Le consensus de bpa était de 2,45$ sur le trimestre. Les revenus totaux ont été de 44,8 milliards de dollars, contre 39,1 milliards un an avant et 43,8 milliards de consensus.

CoreLogic (-4%). Costar a retiré sa proposition d'acquisition du spécialiste de l'analyste de données, qui devrait être plutôt repris par les sociétés de capital-investissement Stone Point Capital et InSight Partners pour un montant voisin de six milliards de dollars.

Broadcom (-1%) a annoncé des ventes trimestrielles de semi-conducteurs en vive croissance, dans un contexte de pénurie sectorielle. Hock Tan, le directeur général du groupe, indique que la demande est réelle, alors que les commandes s'accumulent sur un rythme sans précédent. Pour le premier trimestre fiscal, le groupe a annoncé un bpa ajusté de 6,61$ à comparer à un consensus de 6,55$. Un an avant, ce bpa se situait à 5,25$. Les revenus ont totalisé 6,66 milliards de dollars, supérieurs de 1% au consensus, contre 5,86 milliards un an avant.

Boeing (-2%) aurait approché plusieurs banques afin d'obtenir une nouvelle facilité de crédit renouvelable de quatre milliards de dollars, selon une personne proche du dossier citée par l'agence Reuters. Ces démarches interviennent alors que le constructeur aéronautique demeure confronté à un ralentissement prolongé de la demande.

Cisco Systems (+4%), le géant californien des équipements de réseaux, bénéficie d'une recommandation de broker ce jour à Wall Street. JPMorgan vient ainsi de relever son conseil de 'neutre' à 'surpondérer'.

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