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Wall Street trébuche avant la Fed, Apple, Tesla et Facebook

| Boursier | 521 | Aucun vote sur cette news

Wall Street consolide avant bourse ce mercredi, le DJIA rendant 1,1% et le S&P 500 1,2%, contre une baisse de 0,9% du Nasdaq...

Wall Street trébuche avant la Fed, Apple, Tesla et Facebook
Credits Reuters

Wall Street consolide avant bourse ce mercredi, le DJIA rendant 1,1% et le S&P 500 1,2%, contre une baisse de 0,9% du Nasdaq. Le baril de brut WTI fléchit de 0,2% à 52,5$. L'once d'or recule de 0,6% à 1.839$. L'indice dollar s'accorde 0,4% face à un panier de devises de référence. La journée s'annonce chargée outre-Atlantique, avec la décision monétaire de la Fed, puis dans la soirée les résultats d'Apple, Facebook ou encore Tesla. En attendant, le géant software de Redmond, Microsoft, a plutôt convaincu hier soir par ses derniers chiffres.

Sur le front économique, les commandes de biens durables aux États-Unis pour le mois de décembre 2020 sont ressorties en hausse timide de 0,2% par rapport au mois précédent, contre 1% de consensus et 1,2% un mois avant. Hors transport, toutefois, les commandes s'affichent en augmentation de 0,7% contre 0,5% de consensus, après un gain de 0,8% en novembre.

L'indice de confiance des investisseurs institutionnels pour janvier mesuré par State Street sera dévoilé à 16 heures. Le rapport hebdomadaire du Département américain à l'Énergie concernant les stocks pétroliers domestiques, pour la semaine close au 22 janvier, sera publié à 16h30.

Le communiqué monétaire de la banque centrale américaine est attendu ce soir à 20 heures, avant la conférence de presse de Jerome Powell qui se tiendra à 20h30. Il ne devrait pas y avoir de surprise à cette occasion, Powell ayant récemment confirmé la posture très accommodante de la Fed compte tenu des incertitudes économiques et sanitaires. Le dirigeant de la Réserve Fédérale a par ailleurs repoussé pour l'heure l'idée du 'tapering', réduction des achats d'actifs de la Fed.

Ailleurs dans le monde, l'indice GfK allemand du climat de la consommation pour février s'est établi au triste niveau de -15,6 (consensus -8), au plus bas de six mois, plombé par le confinement.

Le nombre de cas confirmés du nouveau coronavirus dans le monde depuis le début de l'épidémie se situe désormais à 100,3 millions, selon l'Université Johns Hopkins, dont 25,4 millions aux États-Unis, 10,7 millions en Inde et 8,9 millions au Brésil. Le virus a fait officiellement 2,16 millions de morts dans le monde depuis son apparition, dont 425.119 aux États-Unis, 218.878 au Brésil et 153.724 en Inde. Près de 1,3% de la population mondiale a désormais été infectée par le covid, évalue Reuters, qui estime que depuis le début de l'année, le virus a contaminé en moyenne une personne toutes les 7 secondes. 668.000 infections en moyenne ont été enregistrées chaque jour sur la période. Les cinq pays les plus affectés représentent plus de la moitié des cas confirmés. Il a fallu onze mois pour que le cap des 50 millions d'infections soit franchi, tandis que le seuil des 100 millions de cas a été atteint en à peine trois mois.

Les pays à travers le monde sont par ailleurs confrontés désormais aux nouveaux variants et à une pénurie de vaccins. Une cinquantaine de pays ont débuté les inoculations. Le Français Sanofi a réagi et confirmé ce matin un accord avec le partenaire allemand de Pfizer, BioNTech, aux termes duquel Sanofi prêtera son concours à BioNTech pour la fabrication et la fourniture de son vaccin Covid-19 développé avec Pfizer. Ainsi, Sanofi donnera à BioNTech l'accès à son outil de production et à son savoir-faire afin de produire plus de 125 millions de doses du vaccin de BioNTech en Europe.

De son côté, le Britannique AstraZeneca a démenti la faible efficacité supposée de son vaccin chez les personnes âgées. Il indique qu'il dispose de données démontrant au contraire que le vaccin provoque une forte production d'anticorps chez les personnes âgées. Le groupe promet de livrer 17% de sa production de vaccins en Europe en février. Une fois obtenu le feu vert de l'EMA, trois millions de doses seront livrées immédiatement en Europe. Il travaille par ailleurs avec l'Université d'Oxford à un vaccin contre le variant.

Notons également que les résultats du vaccin expérimental de Johnson & Johnson sont attendus dès la semaine prochaine. Les opérateurs surveilleront ces annonces, après l'abandon de Merck qui a arrêté ses développements sur les vaccins compte tenu de résultats peu probants.

Joe Biden, quant à lui, entend toujours vacciner 100 millions d'Américains en 100 jours. Les États-Unis veulent se procurer 200 millions de doses supplémentaires afin de disposer d'un nombre suffisant pour vacciner la majorité de la population d'ici l'été, a déclaré hier Biden. Son administration va acheter 100 millions de doses supplémentaires du vaccin produit par Pfizer / BioNTech et de celui de Moderna. Les livraisons de ces nouvelles doses sont attendues d'ici l'été, portant ainsi à près de 600 millions le nombre total de doses que le gouvernement fédéral américain a commandées depuis le début de la crise. Ces deux vaccins nécessitent deux injections. Les nouvelles commandes de Washington devraient donc permettre de disposer d'un stock de doses suffisant pour vacciner la plupart des 331 millions d'Américains. "Il s'agit d'un effort de guerre", a déclaré Biden depuis la Maison blanche. Pfizer s'est dit confiant dans sa capacité à livrer les doses supplémentaires aux USA en respectant le calendrier de Biden. Afin de rassurer les Américains, l'administration Biden procède à la vaccination en public de hauts représentants. Kamala Harris a reçu mardi sa seconde dose...

Dans l'actualité des entreprises à Wall Street, Apple publie donc ce jour ses derniers comptes, après la clôture des marchés, en même temps que Tesla et Facebook. Malgré la crise sanitaire (ou grâce à elle), Apple, Tesla et Facebook pourraient bien avoir affiché des ventes historiques sur le trimestre écoulé. Notons qu'il s'agit pour Tesla de la première publication trimestrielle depuis son intégration dans l'indice. Le groupe a déjà publié de très bons chiffres de livraisons pour l'année. Les marchés surveilleront donc les perspectives 2021 du groupe. Elon Musk a évoqué lors de la dernière présentation de résultats certains chiffres, estimant qu'un analyste n'était "pas loin" en anticipant 840.000 à 1 million d'unités livrées cette année.

Apple, première capitalisation boursière mondiale, devrait pour sa part afficher des ventes historiques de plus de... 100 milliards de dollars sur ce trimestre des "fêtes". Facebook, enfin, ne devrait pas avoir de mal non plus à atteindre un record de recettes compte tenu des tendances actuelles favorisant le digital et les réseaux sociaux. Les débats relatifs à la suspension de Donald Trump devraient quant à eux tomber rapidement aux oubliettes.

Les valeurs

Microsoft a explosé le consensus de Wall Street en publiant mardi soir des ventes et des bénéfices record pour son 2e trimestre fiscal, achevé fin décembre 2020. Profitant des mutations engendrées par la crise sanitaire, les ventes trimestrielles du géant informatique américain ont ainsi dépassé pour la première fois les 40 milliards de dollars, et ses profits ont franchi les 15 milliards de dollars. Le bénéfice net s'est établi à 15,46 Mds$ au 2e trimestre fiscal, soit 2,03$ par action, contre 1,51$ par action un an plus tôt (+34%). Les ventes ont totalisé 43,1 Mds$, contre 36,9 Mds$ un an plus tôt, en hausse de 17%. Le consensus était celui d'un bpa de 1,64$ pour un chiffre d'affaires de 40,23 Mds$.

Le groupe a continué de bénéficier de l'évolution de l'organisation du travail entraînée par la pandémie de coronavirus. Ces mutations ont particulièrement boosté Azure, l'offre "cloud" du groupe, ainsi que sa solution de travail à distance Teams. Microsoft a précisé que les ventes d'Azure avaient bondi de 50% au 2e trimestre fiscal, même si le groupe ne communique pas le chiffre exact, contrairement à ses concurrents Amazon (avec AWS, Amazon Web Services) et Alphabet. Microsoft se contente de publier les ventes de sa division "Cloud intelligent" (qui englobe Azure), qui ont bondi de 23% à 14,6 Mds$, contre 13,77 Mds$ attendus par le consensus FactSet.

Les ventes de la division "autres PC", qui comprennent notamment le système d'exploitation Windows et la console Xbox, dont la nouvelle version a été lancée fin 2020, ont progressé de 14,5% à 15,12 Mds$, contre 13,2 Mds$ un an plus tôt et 13,47 Mds$ attendus. Les ventes de Xbox ont bondi de 40% a indiqué le groupe, tandis que celles de ses tablettes et PC portables Surface ont avancé de 3%. Enfin, la division "Services professionnels" qui comprend notamment la suite Office, a vu son chiffre d'affaires grimper de 13% pour s'établir à 13,35 Mds$ contre 11,83 Mds$ au T4 2019. Les analystes tablaient sur 12,89 Mds$.

AMD a annoncé hier soir des comptes supérieurs aux attentes pour le quatrième trimestre. Le bénéfice ajusté trimestriel par action s'est envolé ainsi de 63% à 52 cents. Le consensus était de 47 cents. Le fabricant de processeurs a affiché des ventes en vive croissance de 53% en glissement annuel, à 3,24 milliards de dollars contre 3,02 milliards de consensus. Le groupe a notamment profité de solides ventes de processeurs Ryzen. En outre, les anticipations financières de la firme pour le premier trimestre fiscal et l'exercice 2021 sont supérieures aux attentes de marché.

Pour le premier trimestre, AMD table sur des revenus voisins de 3,2 milliards de dollars (plus ou moins 100 M$), alors que le consensus n'était que de 2,7 milliards. Pour 2021, la croissance de l'activité est attendue proche de 37%, contre 28% de consensus. Le Californien de Santa Clara ferait donc nettement mieux que prévu et confirme sa montée en puissance face à Intel.

Texas Instruments, le géant américain des semi-conducteurs destinés à la téléphonie mobile, a fourni hier soir des comptes solides et une guidance optimiste. Sur le trimestre en cours, compte tenu de la reprise de la demande, TI envisage des revenus allant de 3,79 à 4,11 milliards de dollars, pour un bpa logé entre 1,44 et 1,66$. Le consensus était de 1,33$ de bpa pour 3,58 milliards de ventes. Sur le quatrième trimestre, le bénéfice net s'est établi à 1,69 milliard de dollars soit 1,80$ par titre, contre 1,07 milliard un an avant. Les revenus trimestriels du groupe de Dallas ont totalisé quant à eux 4,08 milliards. Le consensus était de 3,58 milliards de profits et 1,34$ de bénéfice par action.

Starbucks a publié hier soir des bénéfices trimestriels supérieurs aux attentes, mais une guidance jugée décevante de profit. Sur le premier trimestre fiscal, clos fin décembre 2020, la chaîne américaine de cafés a dégagé un bénéfice par action de 61 cents à comparer à un consensus de 55 cents. Le bpa décline de 23% en glissement annuel avec l'impact de la crise sanitaire, affectant les ventes et les marges. Les revenus ont reculé de 5% à 6,75 milliards de dollars et ressortent un peu légers en comparaison du consensus (6,9 milliards). L'activité à décliné de 5% à comparable, contre -4,2% de consensus.

Pour le second trimestre, cette fois, Starbucks table sur un bpa allant de 45 à 50 cents, contre 59 cents de consensus. Sur l'exercice 2021, le bpa est anticipé entre 2,70 et 2,90$, contre 2,8$ de consensus de marché. Les revenus de l'exercice sont attendus entre 28 et 29 milliards. Dès le second trimestre, la croissance US à comparable devrait redevenir positive de 5% à 10%. Notons également que le titre souffre du départ de sa directrice des opérations Roz Brewer, qui part pour devenir la directrice générale (CEO) de Walgreens Boots Alliance.

General Dynamics, contractant américain de défense, a annoncé pour son quatrième trimestre un bénéfice net d'un milliard de dollars soit 3,49$ par action, pour 10,5 milliards de revenus. Sur l'année, le profit net se monte à 3,2 milliards, 11$ par titre, pour 37,9 milliards de facturations. En séquentiel, le bénéfice net trimestriel grimpe de 20%, signalant une reprise. La marge opérationnelle s'est améliorée à 12,3% sur le trimestre écoulé.

Anthem, ex-Wellpoint, acteur américain de l'assurance maladie, a annoncé pour son quatrième trimestre un bénéfice et des revenus supérieurs aux attentes de marché. La guidance annuelle ressort toutefois un peu courte. Le bénéfice net trimestriel est ressorti à 551 millions de dollars et 2,19$ par action, contre 934 millions un an plus tôt. Le groupe renforce de 5 milliards de dollars son programme de rachat d'actions.

AT&T, opérateur télécom américain, a déçu par sa guidance de revenus ce mercredi, alors que ses comptes trimestriels ont quant à eux dépassé les attentes. Le conglomérat table désormais sur des revenus consolidés 2021 en hausse de 1% environ, pour un bénéfice ajusté par action stable. Sur le quatrième trimestre, le bénéfice a reculé de 16% à 75 cents par titre, alors que les revenus ont baissé de 2,4% à 45,7 milliards de dollars. Le consensus était logé à 73 cents de bpa et 44,5 milliards de recettes.

VF Corp, groupe aux marques Vans, Timberland et North Face, a annoncé pour son troisième trimestre fiscal des revenus inférieurs aux attentes de marché. La guidance ressort par ailleurs faible. Sur le trimestre écoulé, le bénéfice net s'est élevé à 347 millions de dollars soit 88 cents par titre, contre 465 millions de dollars et 1,16$ par action un an auparavant. Le bpa ajusté a atteint 93 cents, contre 90 cents de consensus. Les revenus sont ressortis à 2,97 milliards, contre 3 milliards de consensus et 3,16 milliards un an avant.

Nasdaq Inc a annoncé des revenus 2020 de 2,9 milliards de dollars, en croissance de 15%. Les revenus des solutions ont progressé de 11%, alors que les services de marché se sont appréciés de 21% avec les volumes de trading. Sur le quatrième trimestre, les revenus ont progressé de 22% à 788 millions de dollars. Le bpa ajusté 2020 dilué est ressorti à 6,18$, en croissance de 24%, alors que celui du quatrième trimestre s'est établi à 1,60$, en hausse de 24%.

Blackstone, qui va racheter une activité d'Allstate pour 2,8 milliards de dollars, a aussi publié un chiffre d'affaires et un profit supérieurs aux attentes de marché. Le bénéfice trimestriel par action est ressorti à 1,07$ contre 89 cents de consensus. Le bpa distribuable a représenté 1,13$.

Boeing. Son 737 MAX est de nouveau autorisé à voler en Europe. Comme attendu, l'Agence européenne de la sécurité aérienne (AESA) a donc autorisé une reprise des vols de l'appareil en Europe à la suite des modifications apportées par le géant américain de l'aéronautique. Le 'MAX' avait été interdit de vol à travers le monde en mars 2019 à la suite de deux catastrophes aériennes ayant fait 346 morts.

Boeing vient par ailleurs de dévoiler des comptes trimestriels fortement impactés par la crise mais également par une charge de 6,5 milliards de dollars liée au programme 777X. Le géant de l'aéronautique a ainsi essuyé sur le trimestre clos fin décembre une perte nette de 8,49 milliards de dollars ou 14,65$ par titre contre un déficit de 1 Md$ ou un bpa de -1,79$ un an plus tôt. La perte ajustée par action ressort à 15,25$ contre -1,64$ de consensus. Les revenus ont atteint 15,3 Mds$, en repli de 15%, légèrement supérieurs au consensus (15,1 Mds$). Le groupe a encore brûlé plus de 4,3 Mds$ de cash sur la période, contre 4 Mds$ attendus par les analystes, portant la consommation de trésorerie sur l'année à 19,7 Mds$. Le déficit net atteinte le montant record de 12 Mds$ sur 2020. Le carnet de commandes global a fondu de 22% sur un an à 363 Mds$.

Boeing prévoit maintenant que la première livraison du 777X aura lieu fin 2023. Ce calendrier, et l'impact financier associé, reflètent un certain nombre de facteurs, notamment une évaluation actualisée des exigences de certification mondiale, la dernière évaluation de la compagnie concernant les effets de la COVID-19 sur la demande, et les discussions avec les clients concernant le calendrier de livraison des avions. L'avionneur a livré seulement 59 appareils au quatrième trimestre et 157 sur l'exercice, plus de deux fois moins qu'en 2019.

GameStop pointe encore en très forte hausse avant bourse à Wall Street après un bond de 93% hier soir sur une capitalisation de plus de 10 milliards de dollars. Le titre de la chaîne de distribution de jeux vidéo est devenu le véhicule le plus spéculatif du moment, dopé hier soir par un tweet d'Elon Musk, patron de Tesla, alors qu'il avait déjà été multiplié sous le feu des achats frénétiques de petits porteurs, provoquant des rachats en panique de positions de vente à découvert des hedge fund. Le groupe affiche pourtant des pertes depuis 2018, et malgré un bond de ses ventes en ligne en 2020, il ne devrait pas retrouver les bénéfices avant 2023, selon les analystes. Le titre cotait hier soir près de 148$, alors qu'il avait stagné entre 3,5 et 4,5$ depuis début 2019 avant de se réveiller fin décembre. Des "day traders", réunis sur le fil boursier du réseau social Reddit, devenu ces derniers mois le repère des spéculateurs particuliers en quête de fortune et d'émotions fortes, ont depuis propulsé la valeur malgré les attaques de Citron Research.

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