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Wall Street : too much ?

| Boursier | 463 | 4 par 1 internautes

Entre les turpitudes du Chinois Evergrande, au bord de la faillite, les craintes d'inflation persistante alimentées par Jerome Powell en personne, les...

Wall Street : too much ?
Credits Reuters

Entre les turpitudes du Chinois Evergrande, au bord de la faillite, les craintes d'inflation persistante alimentées par Jerome Powell en personne, les tensions sur les taux, et enfin les risques de shutdown gouvernemental et de non-relèvement du plafond de la dette aux États-Unis, les raisons de prendre des bénéfices à Wall Street ne manquent pas. Le Dow Jones est attendu en retrait de 0,5% et le S&P 500 en baisse de 0,9% ce mardi, alors que le Nasdaq perd 1,6%. Le baril de brut WTI avance pour sa part de 0,8% sur le Nymex à 76$. L'once d'or cède 1,3% à 1.729$. L'indice dollar avance de 0,3% face à un panier de devises. Le bitcoin perd encore près de 4% sous les 42.000$.

Le déficit du commerce international de biens (lecture avancée) pour le mois d'août est ressorti à 87,6 milliards de dollars selon le rapport du jour, assez proche des attentes du consensus, avec des imports en augmentation de 0,8% et des exports en croissance de 0,7%. Les stocks de grossistes du mois d'août, en lecture avancée, se sont appréciés plus que prévu, en progression de 1,2% en comparaison du mois antérieur.

L'indice S&P Case-Shiller '20 City' des 20 principales zones métropolitaines pour le mois de juillet sera communiqué à 15 heures (consensus +1,7% en comparaison du mois antérieur et +20% en glissement annuel). L'indice des prix de l'immobilier de la Federal Housing Finance Agency (FHFA) pour juillet sera annoncé à la même heure et devrait traduire une augmentation sensiblement comparable à celle du 'Case-Shiller'.

L'indice de confiance des consommateurs américains du Conference Board pour le mois de septembre sera révélé à 16 heures (consensus 114). L'indice manufacturier de la Fed de Richmond pour septembre sera connu à la même heure (consensus 11).

Les responsables de la Fed restent par ailleurs actifs ce mardi, alors que l'on vient d'apprendre les départs anticipés d'Eric Rosengren, patron de la Fed de Boston, et de Steven Kaplan de la Fed de Dallas. Les deux hommes avaient créé la polémique ces derniers jours suite aux révélations concernant leurs activités d'investissement durant la crise sanitaire. Charles Evans, James Bullard et Raphael Bostic, qui, eux, restent en poste, interviendront ce jour sur divers sujets économiques et monétaires.

Bullard, patron de la Fed de St. Louis, estime qu'à ce stade, il faudrait un choc majeur pour différer le début du 'tapering', réduction des achats d'actifs obligataires de la Fed actuellement logés à 120 milliards de dollars mensuels. Bullard anticipe une finalisation rapide de ce tapering et table sur deux hausses des taux dès l'année prochaine. Il insiste sur la nécessité de réduire la taille du bilan de la banque centrale américaine. Le responsable assure encore que la normalisation de la politique monétaire de la Fed pourrait se dérouler de manière plus rapide qu'historiquement, compte tenu de l'ampleur de la reprise actuelle. Bullard se montre toujours très prudent concernant l'inflation, qu'il voit se maintenir en haut de fourchette des prévisions récentes. Il craint que cette inflation ne reste trop élevée, trop longtemps...

Ailleurs dans le monde ce mardi, les ventes de détail en Australie ont comme attendu corrigé en août. L'indice GfK de confiance des consommateurs en Allemagne pour octobre a battu le consensus, ressortant positif de manière inattendue. La confiance des consommateurs est également supérieure aux attentes en France.

Le président de la Réserve fédérale américaine, Jerome Powell, va informer mardi le Sénat américain que l'inflation qui accompagne actuellement la reprise économique soutenue pourrait durer plus longtemps que prévu, ajoutant que la banque centrale américaine se tient prête à agir pour juguler la hausse des prix si cela s'avérait nécessaire.

Face à la crise du coronavirus, "le processus de réouverture de l'économie est sans précédent, tout comme la fermeture", indique le patron de la Fed dans le texte du discours écrit pour son audition mardi au Sénat, et publié dès lundi soir. "Alors que la réouverture se poursuit, les goulets d'étranglement, les difficultés d'embauche et d'autres contraintes pourraient à nouveau s'avérer plus importants et plus durables que prévu, posant des risques à la hausse pour l'inflation", poursuit-il.

"Si une inflation plus élevée et soutenue devenait une préoccupation sérieuse, nous réagirions certainement et utiliserions nos outils pour nous assurer que l'inflation atteint des niveaux conformes à notre objectif", selon le responsable de la Fed.

Le scénario central de la Fed est cependant que l'inflation "restera probablement élevée au cours des prochains mois avant de se modérer". Les effets inflationnistes "ont été plus importants et plus durables que prévu, mais ils s'atténueront et, comme ils le font, l'inflation devrait retomber vers notre objectif à plus long terme de 2%", assure le dirigeant de la Fed.

Les taux souverains se sont nettement tendus sur les marchés obligataires américains et européens depuis les dernières réunions de la BCE et de la Fed, qui se placent désormais dans l'optique d'une normalisation de leurs politiques monétaires, après 18 mois de crise sanitaire qui ont nécessité des mesures exceptionnelles de soutien. La reprise économique mondiale est en bonne voie, et la pandémie de coronavirus semble désormais mieux contrôlée grâce à l'avancée des programmes de vaccination. Néanmoins, des rebonds épidémiques localisés entraînent des perturbations dans les chaînes d'approvisionnement, des pénuries et des hausses de prix qui inquiètent les marchés financiers, qui craignent le retour d'une inflation durable.

Le rendement de l'emprunt d'Etat américain (T-Bond) à 10 ans se redresse ce jour à 1,53%, contre 1,45% vendredi et 1,3% avant les annonces de la Fed du 22 septembre, remontant au plus haut depuis juin. Les taux américain à 30 ans se tendent quant à eux à 2,06%, contre 1,84% il y a une semaine.

La Réserve fédérale et la BCE font face au défi de réduire leur soutien, et in fine de relever leurs taux directeurs (actuellement proches de zéro), sans pour autant provoquer une panique boursière susceptible de peser sur la reprise économique. Lundi, trois responsables de la banque centrale américaine se sont exprimés en public, et se sont montrés plutôt "colombes" que "faucons", suggérant un approche graduelle et prudente dans la normalisation de la politique monétaire outre-Atlantique.

Ces responsables ont globalement confirmé les propos du président de la Fed, Jerome Powell, le 22 septembre, à savoir que l'institution se prépare à réduire ses achats d'actifs, sans doute avant la fin de l'année, mais qu'elle agira avec discernement et graduellement, en tenant compte de l'évolution de l'emploi et de l'inflation.

Ainsi, Charles Evans, président de la Fed de Chicago, a déclaré qu'il s'inquiétait davantage d'une inflation trop faible que trop élevée, malgré la hausse des prix constatée à court terme. Il a néanmoins estimé que l'économie américaine était proche des conditions requises pour le "tapering", c'est à dire la réduction de ses achats d'actifs, actuellement logés à 120 milliards de dollars par mois. "Je considère que l'économie est sur le point d'atteindre la norme de 'progrès supplémentaires substantiels' que nous avons définie en décembre dernier", a ainsi déclaré M. Evans, qui n'anticipe en revanche pas de première hausse des taux directeurs avant 2023.

De son côté, John Williams, président de la Fed de New York a estimé que l'inflation devrait redescendre autour de 2% en 2022. Tout en notant la "solide dynamique" de reprise économique, il a estimé qu'"une reprise complète prendra du temps". M. Williams a souligné que la résurgence des cas de Covid "affecte les dépenses de consommation et l'emploi, entretient les goulets d'étranglement dans des secteurs tels que l'automobile et retarde la réouverture complète du secteur des services".

Enfin, Lael Brainard, gouverneure de la Fed, a elle aussi estimé que le marché de l'emploi américain approchait du niveau d'amélioration qui justifierait bientôt la baisse du montant des achats d'actifs de la Fed. Elle a aussi reconnu que la crise du Covid-19 pourrait augmenter les risques inflationnistes. Mme Brainard a aussi exhorté les élus américains à voter un relèvement du plafond de la dette, mettant en garde contre "une réaction extrêmement forte" des marchés financiers en cas de défaut des Etats-Unis sur leur dette...

Le Congrès américain entre dans une semaine extrêmement chargée, avec en particulier l'expiration de l'autorisation de dépenser du gouvernement après le 30 septembre. La correction des dépenses à court terme au Sénat devrait échouer aujourd'hui en raison d'une obstruction du GOP, tandis que les républicains s'opposent également à la correction du plafond de la dette, selon le Washington Post. La présidente de la Chambre des représentants, Nancy Pelosi, a reporté à jeudi le vote promis sur l'accord sur les infrastructures de 1.200 milliard de dollars adopté par le Sénat, ce qui donne aux dirigeants plus de temps pour obtenir le soutien des progressistes. Punchbowl News a noté que pour obtenir un soutien des progressistes à ce sujet, il fallait démontrer un élan substantiel sur le plan de réconciliation de 3.500 milliards de dollars, bien que Pelosi ait déclaré ce week-end que le montant devrait sensiblement baisser pour que ce stimulus passe. A ces difficultés s'ajoute le plafond de la dette, qui doit être relevé avant que le gouvernement ne fasse théoriquement défaut en octobre. Les démocrates devront peut-être intégrer la question au projet de loi de réconciliation, mais certains doutes persistent quant à la manière dont cela peut être fait compte tenu du court délai.

Du côté de la Chine, l'épineux dossier Evergrande préoccupe toujours, bien que les marchés en Europe et aux États-Unis soient moins sensibles aux gros titres après qu'un certain nombre de grandes banques ont minimisé l'exposition directe. La banque populaire de Chine s'est engagée à protéger les consommateurs contre les retombées, laissant entendre qu'elle agira pour empêcher la contagion. Elle a injecté l'équivalent de 15,5 milliards de dollars supplémentaires de liquidités aujourd'hui... Le gouvernement de Shenzhen a annoncé pour sa part qu'il enquêtait sur la branche de gestion de fortune d'Evergrande. Enfin, selon les dernières rumeurs, la Chine aurait demandé à ses entreprises publiques d'acheter des actifs du géant immobilier.

Les valeurs

Acceleron Pharma gagnait du terrain à Wall Street hier soir vers les 11 milliards de dollars de capitalisation boursière (+6,7%), et prend encore un peu de hauteur avant bourse ce jour. Le groupe biopharmaceutique du Massachusetts serait en discussions avancées en vue de son acquisition par "une grande compagnie pharmaceutique" pour environ 180$ par titre en cash, croyait savoir Bloomberg hier, sans toutefois préciser l'identité de l'acquéreur potentiel. Il s'agirait de Merck, vient de préciser le Wall Street Journal, citant ses sources faisant état d'une opération proche. Un accord pourrait être finalisé dès cette semaine, dit le WSJ, sans mentionner néanmoins de montant précis.

Rappelons que de son côté, Bristol-Myers Squibb détient déjà 11,5% des titres Acceleron...

Netflix ne cherche pas à acquérir une chaîne de cinéma, a tenu à préciser lors d'une conférence le co-CEO de l'affaire, Ted Sarandos. Le géant américain de la vidéo en streaming, grand bénéficiaire des confinements successifs, ne devrait probablement pas non plus lancer de services de musique ou d'information. En revanche, Netflix affiche donc ses ambitions dans les jeux vidéo, expansion que le groupe entend mener en prenant son temps, "sans échéance majeure". Sarandos se dit enthousiaste devant les efforts déployés dans le cadre de cette diversification. Aucune date de lancement du service n'est cependant fixée à ce stade.

Sarandos a donc discuté de ces projets dans les jeux vidéo lors de la Code Conference de Beverly Hills, en Californie, hier lundi, affirmant qu'il n'y avait pas de deadline. L'expansion signalée durant l'été implique la création de jeux originaux et sous licence sur la plateforme Netflix. Ces plans dans les jeux vidéo marquent la première incursion importante de Netflix au-delà des séries et films.

Ford et son partenaire sud-coréen SK Innovation ont annoncé leur intention d'investir 11,4 milliards de dollars dans une usine d'assemblage de véhicules électriques dédiée à la F-150 et dans trois sites de batteries aux États-Unis. Le constructeur automobile du Michigan et son partenaire SK vont s'offrir deux 'méga-sites' dans le Tennessee et le Kentucky, consacrés à la construction de camions électriques et batteries. La part de Ford dans cet effort d'investissement atteint 7 milliards. Le groupe de Dearborn entend ainsi mener la transition américaine vers l'électrique et inaugurer une nouvelle ère de fabrication propre et neutre en carbone. La part du partenaire asiatique de Ford est de 4,4 milliards.

Blue Oval City, le complexe de Stanton dans le Tennessee, doit permettre à l'Américain de fournir une gamme de camions électriques "élargie". Pour l'heure, Ford a lancé le SUV tout électrique appelé Mach-E et commencera bientôt à produire le F-150 Lightning tout électrique. Le campus de 3 600 acres couvrira près de 6 miles carrés, pour un total de 5,6 milliards de dollars. Il devrait créer 6 000 emplois. L'autre méga-campus, celui de Glendale dans le Kentucky, le 'BlueOvalSK Battery Park', sera un complexe dédié à la fabrication de batteries, sur 1 500 acres et pour un coût de 5,8 milliards de dollars. Il devrait créer 5 000 emplois.

Deux usines du Kentucky seront consacrées aux batteries. Une troisième sera localisée dans le Tennessee, accompagnant le site de production de camions électriques. Ford anticipe que 40 à 50% de son volume total de véhicules sera pleinement électrique d'ici 2030.

Pfizer et son partenaire allemand BioNTech ont déposé ce mardi auprès de la Food and Drug Administration américaine une demande d'autorisation de leur vaccin contre le Covid-19 pour les enfants âgés de 5 à 11 ans. Pfizer et BioNTech prévoient aussi de demander une autorisation auprès de l'Agence européenne des médicaments et d'autres autorités. Il ne s'agit pas d'une surprise, puisque le CEO du laboratoire américain, Albert Bourla, avait estimé qu'il s'agissait d'une question de jours avant que la compagnie ne soumette ses données sur la vaccination Covid-19 des enfants âgés de 5 à 11 ans.

Alors que le variant Delta a contribué à une augmentation des infections pédiatriques, et en période de retour à l'école, Pfizer cherche à montrer que de plus faibles doses pour les plus jeunes peuvent produire de hauts niveaux d'anticorps. Le groupe américain affirme qu'il sera prêt du point de vue de la production pour cette nouvelle formulation, en cas d'accord FDA. Aux USA, le nombre d'infections chez les enfants a fortement augmenté dernièrement, atteignant un niveau record début septembre, selon les données de l'Académie américaine de pédiatrie.

Pfizer et BioNTech avaient annoncé la semaine dernière des résultats positifs d'une étude pivot concernant leur vaccin anti-covid chez les enfants âgés de 5 à 11 ans. Les résultats étaient les premiers d'un essai pivot d'un vaccin Covid-19 chez les enfants de moins de 12 ans. Chez les participants âgés de 5 à 11 ans, le vaccin s'est révélé sûr, bien toléré et a montré de solides réponses en anticorps neutralisants, affirment le groupe américain et son partenaire allemand. Les résultats chez les enfants de moins de 5 ans sont attendus dès la fin de l'année.

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