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Wall Street tente enfin un rebond

| Boursier | 514 | Aucun vote sur cette news

Après la purge ayant frappé surtout les grandes vleurs technologiques de la cote sur fond de craintes de survalorisation, la cote américaine tente un...

Wall Street tente enfin un rebond
Credits Reuters

Après la purge ayant frappé surtout les grandes vleurs technologiques de la cote sur fond de craintes de survalorisation, la cote américaine tente un sursaut ce mercredi, ce qui ne serait pas du luxe. Ainsi, le DJIA remonte de 1,53% à 27.918 pts et le S&P500 grimpe de 1,83% à 3.393 pts, alors que le Nasdaq se redresse de 2,51% à 11.118 pts. Rien n'est toutefois acquis, alors que la volatilité est bien de retour sur les marchés. Le baril de brut WTI regagne 1,4% sur le Nymex à 37,3$, alors que le Brent s'accorde 0,5%. L'once d'or avance de 0,6% à 1.954$.

Dans l'actualité économique aux Etats-Unis ce jour, le Département au Travail annoncera à 16 heures sont rapport JOLTS sur les ouvertures de postes du mois de juillet (consensus 5,95 millions d'unités).

Les opérateurs surveilleront par ailleurs demain jeudi le communiqué monétaire et la conférence de presse de la BCE. Alors que les derniers indicateurs macro-économiques montrent que la reprise post-Covid patine en Europe, la banque centrale pourrait se montrer ouverte à de nouvelles mesures de soutien, même si aucun geste concret n'est attendu dès cette semaine par les économistes.

L'épidémie du nouveau coronavirus persiste au niveau mondial, mais un ralentissement du rythme d'expansion semble se confirmer dans les pays les plus frappés. Selon les dernières données de l'Université Johns Hopkins, qui fait référence sur le sujet, près de 27,6 millions de cas confirmés sont désormais recensés au niveau mondial, dont 6,33 millions aux Etats-Unis, 4,37 millions en Inde et 4,16 millions au Brésil. La Russie compte 1,03 million de cas confirmés. Le Pérou recense plus de 691.000 cas, la Colombie plus de 679.000 et le Mexique plus de 642.000.

897.833 décès sont désormais recensés dans le monde, depuis l'émergence du virus, le bilan ressortant à 189.680 morts aux USA, 127.464 au Brésil et 73.890 en Inde.

Néanmoins, des signes de ralentissement sont donc perceptibles, même s'ils restent à confirmer, en particulier au Brésil avec "seulement" 14.279 nouveaux cas confirmés de contamination au coronavirus et 504 décès supplémentaires liés à l'épidémie au cours des vingt-quatre dernières heures. Le Brésil compte donc un peu plus de 4,1 millions de cas d'infection et 127.464 décès selon les données gouvernementales... En Inde, la tendance des derniers jours, moins évidente, paraît également traduire un léger ralentissement ou un possible pic en termes de cas quotidiens, alors que le pays était le plus affecté ces dernières semaines.

La Chine, dont les chiffres semblent toujours aussi étonnamment faibles, a recensé pour sa part deux nouveaux cas confirmés de contamination au coronavirus au cours des vingt-quatre dernières heures, qui concerneraient tous des personnes venues de l'étranger à en croire le refrain des autorités sanitaires locales. Il s'agirait ainsi du vingt-quatrième jour consécutif sans transmission locale signalée dans le pays. Officiellement, 85.146 cas de contamination ont été confirmés au total en Chine continentale pour 4.634 décès. Aucun nouveau décès n'a été rapporté ce mercredi...

La Bourse de New York s'était enfoncée dans le rouge hier, toujours sous le poids des valeurs technologiques, qui continuaient de corriger après l'euphorie du mois d'août. Le Nasdaq a plongé de plus de 4%, et est entré officiellement en zone de correction, correspondant à une chute de 10% sur ses récents sommets. Les marchés s'inquiètent du rythme de la reprise post-Covid, mais aussi d'un regain des tensions commerciales après des propos offensifs de Donald Trump sur un possible "découplage" des économies américaine et chinoise. Le pétrole WTI a plongé de près de 8% dans la crainte d'une croissance ralentie, tandis que le dollar a progressé, retrouvant son rôle de valeur refuge.

A la clôture, les principaux indices américains sont retombés à leur plus bas niveau depuis quatre semaines. L'indice Dow Jones a reculé de 2,25% à 27.500 points, tandis que l'indice large S&P 500 a lâché 2,78% à 3.331 pts et que le Nasdaq Composite a abandonné 4,1%, à 10.847 pts. Ce dernier, riche en valeurs "technos" et "biotechs" a désormais perdu 10% par rapport à ses récents sommets, ce qui correspond officiellement à une correction. Le Nasdaq avait atteint le 2 septembre un nouveau record historique à 12.056 points, avant de subir des prises de bénéfices appuyées. Mais il gagne encore près de 21% depuis le début 2020.

Du côté des valeurs, le titre Tesla a dégringolé de 21%, ce qui a fait entrer le titre dans un marché baissier (baisse de plus de 20%) avec un plongeon de 33% depuis le début du mois de septembre... La plus grosse capitalisation de Wall Street, Apple, a chuté de 6,7%.

Donald Trump a jeté un froid lundi soir en évoquant un possible "découplage " des économies américain et chinoise, qui restent très dépendantes l'une de l'autre malgré le retour d'une certaine dose de protectionnisme depuis deux ans sous la présidence de Trump.

En pleine campagne électorale en vue de l'élection présidentielle du 3 novembre, le président républicain a lancé lors d'une conférence de presse à la Maison Blanche : "Nous perdons des milliards de dollars et si nous ne faisions pas d'affaires avec eux (ndlr, les Chinois), nous ne perdrions pas des milliards de dollars. Ça s'appelle le découplage, donc on va commencer à y penser", a-t-il ajouté. "Si Biden gagne, la Chine gagne car la Chine prendra possession de ce pays", a-t-il ajouté, attaquant son adversaire démocrate Joe Biden.

"Quand on mentionne le mot 'découpler', c'est un mot intéressant", a-t-il ajouté, en assurant que cela ne ferait pas perdre d'argent aux Etats-Unis. Il a aussi promis de relocaliser des emplois de la Chine vers les Etats-Unis, un thème qui était déjà au coeur de sa campagne de 2016.

Parmi les autres facteurs pesant sur la cote ce mardi figure l'incertitude persistante autour du Brexit, après un regain de tension entre Londres et Bruxelles sur les relations post-Brexit. Alors qu'une nouvelle session de négociations a commencé ce mardi, le Premier ministre britannique Boris Johnson a confirmé les informations de presse publiées lundi, en fixant un nouvelle date-butoir au 15 octobre..."Si nous n'arrivons pas à nous accorder d'ici là, je ne vois pas d'accord de libre-échange entre nous", et le Royaume-Uni quittera l'UE fin décembre quoi qu'il arrive, a-t-il averti.

Les cours du pétrole ont dégringolé dans la crainte que la reprise économique mondiale ne s'essouffle, sur fond de crise sanitaire toujours présente, et de tensions commerciales aggravées entre Pékin et Washington. Le baril de brut léger américain (WTI) a plongé de 7,6% à 36,76$, tandis que le Brent d'échéance novembre a reculé de 5,3% à 39,78 le baril. Les deux variétés de pétrole sont désormais revenues au plus bas depuis juin dernier. La semaine dernière, elles avaient déjà baissé de 7,5% pour le WTI sur 5 séances, et de 7% et le Brent de la Mer du Nord.

Face à la faible demande d'or noir, les compagnies du Golfe Saudi Aramco et Abu Dhabi National Oil Co ont annoncé depuis lundi une baisse de leurs prix de vente officiels en Asie pour le pétrole dont la livraison est prévue pour octobre.

Les valeurs

AstraZeneca (-1%) annonce la suspension de l'essai clinique de son potentiel vaccin contre le COVID-19, après qu'un participant a contracté une affection inexpliquée. Le processus standard de vérification a été lancé et le groupe a volontairement suspendu les vaccinations, afin qu'un comité indépendant puisse procéder à l'examen des données de sécurité. Le géant pharmaceutique britannique mène l'essai sur ce vaccin en collaboration avec des chercheurs de l'Université d'Oxford, dans plusieurs pays, dont le Royaume-Uni, où l'affection en question a été signalée.

Le groupe ne fournit pas de précisions à propos de la teneur de l'"affection" en question. La suspension de l'essai aurait par ailleurs eu des conséquences sur les essais cliniques d'autres vaccins d'AstraZeneca, ainsi que sur les essais sur des vaccins contre le COVID-19 menés par d'autres laboratoires, croit savoir le site Stat News, repris par Reuters. Toujours selon Stat News, les laboratoires à travers le monde menant des essais sur un vaccin contre le COVID-19 tenteraient maintenant de déterminer si leurs participants n'auraient pas contracté la même maladie inexpliquée. Le New York Times précise pour sa part, citant une source, que le participant basé au Royaume-Uni serait atteint d'une myélite transverse, syndrome inflammatoire affectant la moelle épinière et souvent déclenché par les infections virales.

Pfizer (+1%). La Commission européenne a entamé la dernière phase des discussions avec l'Allemand BioNTech et l'Américain Pfizer, alliés dans la conception d'un vaccin contre le nouveau coronavirus, afin de leur acheter jusqu'à 300 millions de doses. C'est le sixième contrat de ce type négocié entre l'exécutif européen et des laboratoires. Le projet avec BioNTech et Pfizer concerne la fourniture initiale de 200 millions de doses et une option d'achat sur 100 millions de doses supplémentaires.

Navistar (-3%). Le groupe a annoncé pour son troisième trimestre fiscal 2020 une perte nette de 37 millions de dollars et 37 cents par action, pour des revenus de 1,7 milliard de dollars. Le groupe a généré 104 millions de dollars d'Ebitda ajusté et réalisé une perte nette ajustée de 8 millions de dollars. Le free cash flow manufacturier s'est établi à 154 millions de dollars. Le groupe a terminé le trimestre avec 1,6 milliard de cash sur le segment manufacturier. Le groupe prévoit des économies additionnelles.

United Airlines (-4%), le transporteur aérien américain, a annoncé ce jour une guidance de forte baisse de ses revenus passagers. Le groupe prévoit d'annuler plus de vols jusqu'à ce qu'il perçoive une reprise des voyages. United table donc maintenant sur une chute de 85% des revenus passagers, alors que sa guidance antérieure était de -83%. Le troisième transporteur aérien américain prévoit un déclin de capacité de 70% environ sur le troisième trimestre, en glissement annuel, contre -65% auparavant attendu. Il remarque tout de même une modeste amélioration dans les vols de loisir aux USA et sur certaines destinations courtes.

Tiffany (-10% !). Le rachat du joaillier new-yorkais par LVMH pour 16,2 milliards de dollars devrait tomber à l'eau. Après une succession d'événements de nature à fragiliser l'acquisition du joaillier, le Conseil d'administration du numéro un mondial du luxe a acté qu'en l'état, le groupe ne serait pas en mesure de réaliser la transaction. Le Conseil explique avoir pris connaissance d'une lettre du ministre de l'Europe et des affaires étrangères qui, en réaction a la menace de taxes sur les produits français formulée par les États-Unis, a demandé au groupe de différer l'acquisition au-delà du 6 janvier 2021. Le Conseil a également pris note de la demande de Tiffany de repousser le délai limite de réalisation de l'accord du 24 novembre au 31 décembre.

"Compte tenu de ces éléments, et connaissance prise des premières analyses juridiques menées par les conseils et les équipes de LVMH, le Conseil d'administration a décidé de s'en tenir aux termes du Agreement and Plan of Merger conclu en novembre 2019 qui prévoit une date limite pour le closing de l'opération au plus tard le 24 novembre 2020 et acté, qu'en l'état, le Groupe LVMH ne serait donc pas en mesure de réaliser l'opération d'acquisition de la société Tiffany & Co". Selon les informations du 'Financial Times', le groupe américain va intenter une action en justice contre LVMH, affirmant que le groupe français a délibérément bloqué l'obtention des autorisations antitrust pour son rachat et a utilisé d'autres tactiques dilatoires pour le forcer à renégocier l'accord.

Slack (-14%) dévisse à Wall Street, le spécialiste des messageries professionnelles ayant annoncé un ralentissement de croissance... Lululemon (-9%) souffre à Wall Street, le Canadien anticipant une baisse du bénéfice courant sur le trimestre en cours et des dépenses accrues... Baidu (stable), le "Google chinois", étudie avec plusieurs investisseurs une levée de fonds potentielle de 2 milliards de dollars sur trois ans pour investir dans une start-up de biotechnologies utilisant l'intelligence artificielle pour élaborer de nouvelles molécules, a appris Reuters de source proche.

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