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Wall Street : tendance volatile, les taux repartent en hausse

| Boursier | 815 | Aucun vote sur cette news

Les investisseurs affichent la prudence mercredi à Wall Street, où les taux longs souverains sont repartis en hausse, malgré les propos rassurants des banquiers centraux américains et européens concernant le risque de dérapage inflationniste.

Wall Street : tendance volatile, les taux repartent en hausse
Credits Reuters

Les investisseurs affichent la prudence mercredi à Wall Street, où les taux longs souverains sont repartis en hausse, malgré les propos rassurants des banquiers centraux américains et européens concernant le risque de dérapage inflationniste. Les valeurs technologiques et les "utilities" sont les plus pénalisées par la hausse des taux, tandis que les financières en profitent ainsi que les pétrolières, les investisseurs se rabattant sur le pétrole, les actifs réels étant jugés protecteurs contre l'inflation. Si le pétrole rebondit d'environ 3%, l'or en revanche recule de l'ordre de 1%.

A deux heures de la clôture, le Dow Jones se maintient en légère hausse de 0,08% à 31.417 points, tandis que l'indice large S&P 500 recule de 0,8% à 3.839 pts, et que le Nasdaq Composite, riche en valeurs technologiques et biotechs, perd 2,2% à 13.060 pts.

Seuls quatre des onze indices sectoriels du S&P 500 pointent dans le vert, dont l'énergie (+2,8%), les financières (+1,7%) et les industrielles (+0,9%). Comme mardi, les grandes "technos" pèsent sur la cote, à l'instar d'Apple (-1,7%), Microsoft (-1,8%), Salesforce (-2,6%), Amazon (-2,6%) ou Tesla (-2,3%).

Les rendements à long terme repartent en hausse

Sur les marchés obligataires, la hausse des taux est repartie de plus belle mercredi, après trois séances de détente. Alors que le plan de relance de 1.900 milliards de dollars proposé par Joe Biden est examiné par le Sénat à partir de ce mercredi, les marchés continuent de se demander s'il n'est pas surdimensionné et s'il va entraîner un emballement haussier des prix dans les prochains mois.

Le rendement du T-Bond à 10 ans rebondissait mercredi soir de 9 points de base à 1,48% , non loin de son pic de 1,54% jeudi dernier en séance, son plus haut niveau depuis janvier 2020. Le rendement du T-Bond à 30 ans s'inscrit à 2,25% (+3 point de base). En février, les taux souverains américains à 10 et 30 ans ont connu leur plus forte poussée haussière depuis 2016. Fin décembre, l'emprunt d'Etat US à 10 ans rapportait 0,9% et le 30 ans 1,66%.

En Europe, le rendement du Bund allemand à 10 ans est remonté de 6 pdb à -0,29% malgré des signes émanant de la BCE, qui ne semble pas s'inquiéter d'un risque inflationniste. De même, la Réserve fédérale américaine ne croit pas à un retour durable de l'inflation. Le président de la Fed, Jerome Powell, s'est efforcé de rassurer les marchés la semaine dernière, affirmant que la banque centrale n'a aucune intention de resserrer sa politique monétaire avant longtemps, et estimant que l'économie américaine est loin d'avoir surmonté la crise sanitaire. Il s'est montré peu préoccupé par une flambée durable de l'inflation, laissant entendre que les prix pourraient connaître temporairement un passage au-dessus de l'objectif de 2% de la Fed sans déclencher de remontée des taux directeurs.

Le pétrole rebondit d'environ 3% avant les décisions de l'Opep+

Après 3 séances de correction, les cours du pétrole rebondissent vivement mercredi, alors que les membres de l'Opep+ se réunissent ce jour en commission, avant une réunion plénière, jeudi pour décider de l'évolution de leur niveau de production à partir du 1er avril.

Le contrat à terme d'avril sur le baril de pétrole brut WTI regagne ainsi 3,5% à 61,85$ sur le Nymex, remontant au-dessus de la barre des 60$, tandis que le Brent d'échéance mai reprend 2,9% à 64,54$. A respectivement 63,81$ et 67,70$ le baril, les deux contrats de référence avaient touché jeudi dernier des niveaux plus vus depuis le 8 janvier 2020, avant de se replier à partir de vendredi.

La hausse des cours du brut se déroule malgré un bond surprise des stocks de pétrole aux Etats-Unis pour la semaine close le 26 février. Ils ont en effet bondi de 21,6 millions de barils à 484,6 mb, contre un repli de 1,3 mbj attendu par le consensus. Il s'agit de la plus forte hausse observée depuis 1982 !

Les vingt-trois membres de l'Opep+ se réuniront ce mercredi soir en commission, puis jeudi en réunion plénière, pour statuer sur leur niveau de production à partir du mois d'avril. La hausse des prix du brut et les espoirs de reprise de la demande mondiale pourraient les inciter à accroître leur production. L'Arabie saoudite pourrait ainsi cesser de réduire unilatéralement sa production de 1 million de barils par jour, comme elle l'avait fait en février et mars. En outre, le reste du groupe pourrait réclamer une hausse d'au moins 500.000 bj. Certains experts envisagent donc une rallonge assez importante, de 1,5 à 2 millions de barils par jour au total à partir d'avril, ce qui pourrait entraîner une rechute des cours du brut.

Le marché de l'emploi, priorité pour la Fed et l'administration Biden

Les indicateurs macro-économiques du jour aux Etats-Unis n'ont pas apporté de grandes surprises. L'indice PMI composite américain final du mois de février est ressorti supérieur aux attentes à 59,5, contre un consensus de marché de 58,8. L'indicateur final des services s'est établi à 59,8, contre 58,9 de lecture flash et 58,9 également de consensus de place. En revanche, l'ISM américain des services a déçu, ressortant à 55,3 en février contre un consensus de marché de 58,7 et après 58,7 en janvier.

En attendant le rapport officiel sur l'emploi en février, vendredi, le rapport du cabinet ADP sur le secteur privé a fait état de 117.000 créations le mois dernier, un chiffre inférieur au consensus (+165.000) et après +195.000 en janvier. Les marchés s'attendent à l'annonce vendredi de la création d'environ 140.000 postes non-agricoles en janvier pour un taux de chômage de 6,3% (stable par rapport à janvier). En janvier, les créations d'emplois avaient déçu avec seulement 49.000 nouveaux postes, après un inquiétant mois de décembre (-227.000 emplois).

La faiblesse persistante du marché de l'emploi est un des facteurs incitant la Réserve fédérale et l'administration Biden a plaider pour un soutien accru et prolongé à l'économie américaine. Sur environ 21 millions de postes détruits par la crise du coronavirus en mars-avril 2020, un peu plus de la moitié (environ 12 millions) ont été à ce jour recréés, et le rythme de l'amélioration a nettement ralenti depuis l'automne 2020.

Le Livre Beige économique de la Fed, résumé des conditions régionales, sera connu à 20 heures.

Les Etats-Unis accélèrent la vaccination avec Johnson & Johnson

Sur le front sanitaire, Joe Biden continue de mettre la priorité sur la campagne de vaccination, et estime désormais que les Etats-Unis disposeront d'ici à la fin mai d'un nombre suffisant de vaccins pour l'ensemble de la population adulte. A ce jour, près de 52 millions d'Américains ont reçu au moins une dose de vaccin, dont 26 millions ont reçu 2 doses. Environ 8% de la population totale sont à ce stade complètement vaccinés.

Le président américain espère que le pays sera en mesure de retrouver une vie normale dans un an, et même peut-être un peu plus tôt, selon l'attitude de la population. Joe Biden s'appuie sur l'augmentation du nombre de vaccins disponibles, depuis que celui de Johnson & Johnson (qui ne nécessite qu'une seule injection) a été autorisé samedi par les autorités de santé américaines, et arrive donc en renfort de ceux déjà approuvés de Pfizer / BioNTech et de Moderna. J&J a en outre passé un accord avec son concurrent Merck & Co, qui va l'aider à produire son vaccin, augmentant les volumes disponibles.

Dans ce contexte, certains Etats américains ont annoncé cette semaine leur intention d'alléger leurs mesures de restrictions face au Covid-19, malgré les mises en garde de l'administration Biden et des Centres de prévention des maladies (CDC) contre un relâchement trop précipité. Les gouverneurs du Texas et du Mississipi se sont attiré de nombreuses critiques en levant notamment l'obligation de porter un masque de protection, tandis que le Michigan a assoupli les contraintes pesant sur l'accueil dans les restaurants et sur les rassemblements publics et privés.

VALEURS A SUIVRE

Merck & Co (+0,6%) va donc aider son concurrent Johnson & Johnson (-1,2%) à produire son vaccin contre le Covid-19 pour accélérer sa distribution dans le pays. Dans le cadre de cet accord, Merck consacrera deux de ses sites aux États-Unis à la production du vaccin, ce qui pourrait doubler les capacités de fabrication par rapport à celles dont dispose actuellement J&J. Cet accord été conclu au moment où Janssen, filiale de Johnson & Johnson, a obtenu samedi le feu vert de la Food and Drug Administration (FDA) pour la commercialisation de son vaccin unidose contre le Covid-19.

Au chapitre des introductions en Bourse, Oscar Health perd 9,2% à 35,41$ en séance pour sa première séance de cotation sur le NYSE... L'assureur santé en ligne avait pourtant fait état d'une forte demande pour son introduction. Le prix d'IPO, fixé à 39$, se situe au-dessus de la fourchette indicative (qui avait été révisée à la hausse), et valorise la société environ 7,7 Mds$. Oscar Health a émis 39 millions de titres à cette occasion, ce qui lui a permis de lever 1,4 Md$ auprès des investisseurs.

Hewlett Packard Enterprise (-0,1%) a publié mardi soir des profits trimestriels supérieurs aux attentes de la place et rehaussé ses estimations financières annuelles. Le fournisseur de serveurs et d'équipements de réseaux, qui entend développer les services sur abonnement, a donc annoncé au titre du premier trimestre fiscal 2021, un bénéfice ajusté par action en croissance de 18% à 52 cents, à comparer à un consensus de 41 cents. Les revenus ont totalisé quant à eux 6,83 milliards de dollars, en retrait de 2% environ en glissement annuel.

Pour le deuxième trimestre fiscal, HPE envisage un bénéfice ajusté par action allant de 38 à 44 cents, contre un consensus de 38 cents. Le bénéfice ajusté annuel par action est attendu entre 1,70 et 1,88$, contre 1,69$ de consensus. La guidance antérieure allait de 1,60$ à 1,78$ par titre, alors que le consensus était de 1,67$. Le groupe se dit également confiant dans l'atteinte de son objectif de long terme de croissance des revenus allant de 1% à 3%.

Wendy's (-2,7%), la chaîne américaine de restauration rapide, a raté le consensus de place sur le trimestre clos. Pour le quatrième trimestre fiscal, le groupe a réalisé un bénéfice net de 39 millions de dollars soit 17 cents par titre, contre 26 millions de dollars et 11 cents par action un an avant. Les revenus ont totalisé 474 millions de dollars, contre 427 millions sur la période correspondante de l'an dernier. Le consensus FactSet se situait à 18 cents de bénéfice par action pour 477 millions de revenus. La croissance à restaurants comparables sur la période a été de 4,7%, alors que le consensus était de 5,7%. Pour l'exercice entamé, Wendy's anticipe une croissance globale de l'activité allant de 6% à 8%, ce qui ressortirait en revanche supérieur aux attentes des analystes.

Nordstrom (-2,6%), chaîne américaine de magasins, a dévoilé des revenus trimestriels et des profits supérieurs aux attentes de marché pour la période close. Le groupe entend toutefois céder à pertes les stocks accumulés du fait de soucis de livraisons. Pour le trimestre, le bénéfice ajusté par action a représenté 21 cents, contre 13 cents de consensus et 1,42$ un an avant. Les revenus ont totalisé quant à eux 3,65 milliards de dollars, supérieurs de 1% au consensus, contre 4,54 Mds$ un an auparavant.

Dollar Tree (+5,1%), le détaillant discount américain, perd du terrain avant bourse à Wall Street ce mercredi après avoir pourtant publié une très forte croissance de ses résultats pour le quatrième trimestre. Sur le trimestre clos fin janvier 2021, le groupe a réalisé un bénéfice par action de 2,13$, plus que quadruplé en glissement annuel, pour des revenus consolidés en augmentation de 7,2% à 6,77 milliards de dollars. La croissance globale à comparable ressort à 4,9%, dont 8,1% pour Family Dollar et 2,4% pour l'enseigne éponyme. Le bénéfice net du quatrième trimestre a quadruplé à 503 millions de dollars. En outre, le conseil d'administration a autorisé une augmentation de l'autorisation de rachat d'actions de 2 milliards de dollars.

Lyft (+8,4%) indique que la dernière semaine de février a été sa plus forte... depuis mars 2020 en termes de volumes. Le groupe prévoit maintenant une réduction de sa perte opérationnelle, compte tenu de cette reprise apparemment plus rapide que prévu. Selon une communication du groupe à la SEC, Lyft explique que la semaine close au 28 février a été une semaine record pour 2021 et la meilleure depuis mars de l'an dernier. Le volume moyen quotidien des courses en février a par ailleurs augmenté de 5,4% par rapport à janvier, en dehors de la semaine close le 21 février qui avait été perturbée par les tempêtes aux USA. Le volume des courses pour le premier trimestre est maintenant anticipé en repli de 1,2% en séquentiel, contre une guidance antérieure de -4%. La perte du premier trimestre est attendue à 131 M$, contre une guidance allant auparavant de 145 à 150 M$.

ExxonMobil (+2,1%), le géant pétrolier américain, veut réduire d'environ 7% ses effectifs à Singapour, où se situe son plus important complexe de raffinage de pétrole et de pétrochimie. Le groupe évoque un contexte de conditions de marché sans précédent liées à la pandémie.

Las Vegas Sands (+2%) grimpe à Wall Street, alors que l'opérateur de casinos de Las Vegas a annoncé la cession de ses biens immobiliers et opérations locales au groupe de capital-investissement Apollo Global Management pour un montant voisin de 6,25 milliards de dollars. Le groupe entend ainsi se concentrer sur l'Asie et de nouveaux marchés en croissance.

Tesla (-2,3%). UBS a rehaussé son objectif de cours sur le dossier du fabricant californien de véhicules électriques de 325 à 730$.

General Electric (+3,8% à 13,47$) bondit, approchant de son plus haut niveau depuis 3 ans, après une note positive d'UBS, qui a relevé son objectif de cours de 14$ à 15$ sur le titre du groupe industriel américain.

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