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Wall Street sur la défensive avec Omicron et la Fed

| Boursier | 603 | Aucun vote sur cette news

La Bourse de New York commence la semaine en baisse, après le nouveau record absolu signé vendredi en clôture par le S&P 500.

Wall Street sur la défensive avec Omicron et la Fed
Credits Reuters

La Bourse de New York commence la semaine en baisse, après le nouveau record absolu signé vendredi en clôture par le S&P 500. Les investisseurs prennent des bénéfices sur les secteurs cycliques, dont l'énergie et les technologiques, et favorisent les valeurs défensives (biens de consommation de base, utilities, immobilier). Les obligations font office de valeurs refuge, entraînant une baisse des taux d'intérêts, dans l'attente des décisions de la Fed mercredi. L'annonce d'un premier décès du variant Omicron au Royaume-Uni a relancé les craintes concernant l'évolution de la pandémie de coronavirus.

A deux heures de la clôture, le Dow Jones cède 0,74% à 35.704 points, tandis que l'indice large S&P 500 recule de 0,64% à 4.681 pts, après son record de vendredi, le 67e depuis le début de l'année. Le Nasdaq Composite, riche en valeurs technologiques et biotechs, reflue de 1,01% à 15.473 pts.

La semaine dernière, les trois indices avaient signé des rebonds de 4% pour le DJIA, de 3,8% pour le S&P 500 et de 3,6% pour le Nasdaq après plusieurs semaines de correction, grâce à des nouvelles rassurantes concernant le variant Omicron du coronavirus, même si le variant Delta continue de se propager.

"Raz de marée" de variant Omicron au Royaume-Uni

Pendant le week-end cependant, l'horizon sanitaire s'est à nouveau assombri avec des annonces venues notamment du Royaume-Uni, qui a relevé le niveau d'alerte face au Covid-19 à quatre sur une échelle de cinq. Le variant Omicron représente déjà 20% des nouveaux cas au Royaume-Uni, et plus de 44% à Londres, où il devrait devenir dominant dans les prochaines 48 heures, selon les autorités sanitaires.

Le Premier ministre britannique Boris Johnson, a confirmé qu'un patient infecté par le variant Omicron est décédé, et a prévenu dans une déclaration télévisée que le pays fait face à un "raz-de-marée" de cas de contaminations au variant Omicron. Il a exhorté ses compatriotes à effectuer des rappels de vaccins avant la fin décembre, en estimant qu'il est "maintenant clair que deux doses de vaccin ne sont tout simplement pas suffisantes pour donner le niveau de protection dont nous avons tous besoin".

Aux Etats-Unis, le Dr Anthony Fauci, principal conseiller de la Maison Blanche en matière de santé, a lui aussi exhorté les Américains à se faire injecter dès que possible une dose de rappel. Le bilan de la pandémie frôle désormais 800.000 décès aux Etats-Unis depuis le début de la crise début 2020, pour près de 50 millions de cas confirmés.

Omicron serait plus bénin que Delta

Dimanche, Israël avait annoncé avoir placé le Royaume-Uni et le Danemark sur sa liste "rouge" de pays où les Israéliens ne pouvaient se rendre en raison de la propagation d'Omicron.

Des études continuent néanmoins de montrer qu'Omicron ne provoque qu'une maladie bénigne, tandis que les hospitalisations en Afrique du Sud restent faibles en comparaison des vagues précédentes. Les vaccins existants sont également toujours considérés comme efficaces contre les formes graves de la maladie.

Une nouvelle étude israélienne a montré que le rappel de vaccin Pfizer / BioNTech offrait une protection significative contre le variant Omicron. Comparativement les personnes ayant reçu deux doses il y a 5 à 6 mois ne disposaient pas d'anticorps neutralisants contre Omicron.

Une semaine chargée pour les banques centrales

La semaine qui s'ouvre sera marquée par les réunions de quelque 20 banques centrales à travers le monde, dont la Réserve fédérale américaine, mardi et mercredi. Ailleurs dans la monde, la BCE se réunira jeudi, de même que la Banque d'Angleterre. La Banque du Japon tiendra aussi une réunion de politique monétaire vendredi.

La publication, vendredi d'une inflation de 6,8% aux Etats-Unis en novembre, au plus haut depuis près de 40 ans, a conforté les investisseurs dans leurs attentes d'une politique de la Fed moins accommodante en 2022, compte-tenu du caractère plus fort et plus durable que prévu de la hausse des prix.

Les marchés s'attendent à ce que la Fed annonce mercredi une accélération de la réduction de ses achats d'actifs ("tapering') en vue de mettre fin à ce programme en mars 2022, au lieu de la mi-2022 attendue au début de l'automne. Cela ouvrirait alors la voie à la remontée des taux directeurs, qui fait l'objet de spéculations et pourrait intervenir à la mi-2022 si l'inflation reste à un niveau très supérieur à l'objectif de longe terme de la Fed (autour de 2%).

Les nouvelles projections économique de la Fed aideront les marchés à y voir plus clair sur le calendrier de la hausse des taux. Les marchés scruteront particulièrement le nouveau "dot plot" (le diagramme à points qui montre les prévisions de chaque membre de la Fed en matière de taux). Le précédent remonte à septembre, et montrait que la moitié des 18 membres de la Fed s'attendaient à une hausse des taux directeurs en 2022, soit d'un quart de point (6 membres), voire d'un demi-point (3 membres), les 9 autres estimant que le taux des fed funds restera l'an prochain au plancher, entre 0% et 0,25%. Depuis, l'accélération de l'inflation a conduit les marchés à anticiper au moins deux, voire trois hausses d'un quart de point dès 2022, selon l'outil FedWatch du CME.

Obligations et or bien orientés sur fond d'aversion au risque

Sur les marchés obligataires, les cours progressaient lundi, sous l'effet de l'aversion au risque, qui a poussé les investisseurs vers les obligations jugées moins risquées que les actions. Les taux d'intérêts (qui évoluent en sens inverse des cours) reculent : le rendement du T-Bond à 10 ans a cède 5 points de base à 1,43% et en Europe, celui du Bund allemand de même échéance a cédé 2 pb à -0,38%. Du côté des devises, l'indice du dollar avançait lundi soir de 0,2% face à un panier de devises à 96,29 points, tandis que l'euro cédait 0,12% à 1,1297$.

Le pétrole s'est montré hésitant avant de s'orienter en baisse, après son rebond d'environ 8% la semaine dernière. Le baril de brut léger américain WTI cédait lundi soir 0,4% à 71,37$ (contrat à terme de janvier), et le Brent de Mer du nord fléchissait de 1% à 74,42$ (contrat de février).

L'or a progressé 0,2% à 1.788,30$ l'once sur le Comex (contrat de février). Le bitcoin rechute autour de 47.657$, en recul de 4,6% sur 24h sur le site Coindesk. La principale cryptomonnaie mondiale ne parvient pas à franchir la barre des 50.000$, après le coup de tabac du début du mois, où elle avait plongé de plus de 20%, autour de 42.000$, victime d'un regain d'aversion au risque.

VALEURS A SUIVRE

Apple (-0,8%) reflue, après avoir terminé vendredi au plus haut de son histoire à 179,45$. La capitalisation boursière du groupe à la pomme frôle désormais les 3.000 milliards de dollars... JP Morgan vient de rehausser son objectif de cours sur Apple à 210$ contre 180$, indiquant que le groupe à la pomme devrait lancer l'année prochaine un iPhone SE doté de la 5G, ce qui lui permettrait de doper sa production de combinés de 30 millions d'exemplaires pour un total de 250 millions d'unités en 2022.

Tesla (-5,5%). Elon Musk vient d'être désigné personnalité de l'année par le magazine Time. "Visionnaire, showman, iconoclaste, troll", le charismatique et fantasque CEO de Tesla refaçonne le monde et plus encore, s'émerveille le magazine.

Intel (-0,9%) va investir 7,1 milliards de dollars dans une nouvelle installation en Malaisie. D'après l'invitation adressée aux médias par la Malaysian Investment Development Authority, le géant américain des microprocesseurs a choisi le pays pour étendre ses capacités de fabrication de technologies avancées d'emballage de semi-conducteurs dans l'État de Penang. Il s'agit d'une nouvelle extension de capacité majeure pour Intel, après son engagement de 20 milliards de dollars pour l'installation de deux nouvelles usines en Arizona.

Microsoft (-0,45%). Le régulateur britannique de la concurrence a annoncé son intention d'examiner l'acquisition par Microsoft de la société d'intelligence artificielle et de technologie vocale Nuance pour 16 milliards de dollars. L'Autorité de la concurrence et des marchés (CMA) entend déterminer si cet accord affecte la concurrence sur le marché britannique. Microsoft avait annoncé en avril le rachat programmé de Nuance, afin de renforcer sa présence dans les services cloud pour la santé. L'accord a obtenu l'approbation réglementaire aux États-Unis et en Australie, sans recours. L'opération constituerait pour Microsoft la deuxième transaction la plus importante, après son achat pour 26,2 milliards de dollars de LinkedIn en 2016. Elle devrait obtenir l'approbation antitrust inconditionnelle de l'UE.

Rivian (+2,2%), le constructeur américain de véhicules électriques, dont la capitalisation boursière de près de 100 milliards de dollars sans chiffre d'affaires significatif fait beaucoup jaser à Wall Street, va considérablement renforcer sa capacité de production. Citant des sources, The Detroit News rapporte que Rivian envisage d'annoncer qu'il construira une usine d'assemblage de véhicules et de batteries en Georgie lors d'un événement jeudi. La société a également envisagé des sites au Texas et en Arizona.

Ford (-4,5%) a annoncé un objectif visant à tripler sa production de Mustang Mach-E, un SUV électrique, à 200.000 unités par an d'ici 2023 pour l'Amérique du Nord et l'Europe.

Lucid (+3%), le concepteur de véhicules électriques de luxe, a annoncé que la dette de 1,75 milliard de dollars levée allait être convertible en titres avec une prime de 50% sur les cours du 9 décembre, ce qui traduit une certaine confiance des créanciers dans les perspectives du groupe.

Pfizer grimpe encore de 4,9% à Wall Street ce jour, au plus haut historique autour des 55$. La firme de recherche UBS vient de revoir sa recommandation de 'neutre' à 'achat', tout en portant son objectif de cours à 60$, contre 52$ auparavant. UBS a estimé que l'antiviral oral paxlovid, la fameuse pilule anti-covid du groupe, génèrerait au moins 14 milliards de dollars de ventes l'année prochaine, ce qui serait supérieur de 40% aux attentes du consensus. Combiné avec le vaccin Comirnaty développé avec BioNTech (+9,5%) il y aurait un potentiel de 50 milliards de dollars de ventes pour la "franchise covid" de Pfizer l'année prochaine, a déclaré UBS.

En outre, Pfizer va s'offrir le groupe biopharmaceutique californien Arena Pharmaceuticals (+80%) pour 100$ par titre en cash, soit une valeur equity totale de 6,7 milliards de dollars environ, opération qui serait financée par le cash disponible du laboratoire. Pfizer étendra ainsi son portefeuille de traitements contre le cancer et les maladies inflammatoires. Pfizer reprendra toutes les actions en circulation d'Arena pour 100$ pièce, soit une prime de plus de 100% par rapport au dernier cours de clôture d'Arena. Le laboratoire californien développe plusieurs traitements pour la gastro-entérologie, la dermatologie et la cardiologie.

Bristol-Myers Squibb (+4,2%) a annoncé une augmentation de 10% de son dividende trimestriel, ainsi qu'un renforcement de 15 milliards de dollars de son programme de rachat d'actions.

McDonald's (-0,4%) va recruter 12.000 personnes et ouvrir 200 nouveaux restaurants en Italie d'ici 2025.

Amazon (-1,4%). Un entrepôt du groupe de commerce en ligne dans l'Illinois a été touché par les tornades ayant frappé vendredi et samedi six Etats du centre-est des Etats-Unis.

Lockheed Martin (stable). Le département d'Etat américain a validé la vente éventuelle à la Grèce de quatre frégates MMSC (Multi-Mission Surface Combatant), fabriqués par Lockheed, pour un montant de 6,9 milliards de dollars.

Harley-Davidson (+6,3%) a annoncé son intention de fusionner son unité Livewire de motos électriques avec un SPAC, sur la base d'une valorisation de Livewire de 1,8 milliard de dollars.

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