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Wall Street : sûr à 99% ?

| Boursier | 547 | Aucun vote sur cette news

Wall Street hésite ce mercredi, le S&P500 s'adjugeant 0,18% à 3...

Wall Street : sûr à 99% ?
Credits Reuters

Wall Street hésite ce mercredi, le S&P500 s'adjugeant 0,18% à 3.138 pts et le Nasdaq 0,26% à 8.638 pts, contre un repli de 0,10% du DJIA à 27.852 pts. La cote américaine cherche donc sa tendance, alors que la réunion de la Fed devrait accoucher ce soir d'un très probable statu quo. Le communiqué monétaire ne devrait d'ailleurs pas connaître non plus de grande évolution. Powell devrait confirmer la pertinence de la politique de sa Banque et la relative résistance de l'économie américaine.

Sur le front commercial, la prudence demeure par ailleurs avant la date-butoir du 15 décembre qui devait en principe marquer l'entrée en vigueur de taxes douanières additionnelles de l'administration Trump portant sur plus de 150 milliards de dollars de marchandises importées de Chine. Les marchés 'pricent' pour l'heure un report de ces nouveaux tarifs douaniers, alors que les Etats-Unis et la Chine poursuivent leurs discussions en vue de la conclusion d'un accord commercial partiel 'de phase 1'. Selon le New York Times, aucune décision n'aurait été prise concernant les taxes du 15 décembre et Trump pourrait encore opter pour leur maintien autant que pour leur levée. Bloomberg affirme pour sa part que plutôt que de revenir sur les taxes douanières antérieures, les négociateurs étudieraient une réduction des taux déjà appliqués allant jusqu'à 50%. Rappelons que durant cette guerre commerciale de plus d'un an et demi, les USA ont imposé des droits de 25% sur environ 250 Mds$ d'importations provenant de Chine et des tarifs de 15% sur 110 Mds$ de produits.

Le rendez-vous économique majeur de la semaine aux États-Unis est pour ce soir, avec le verdict monétaire de la Fed, qui tient sa réunion FOMC depuis hier. Le communiqué monétaire de la Banque centrale américaine est attendu à 20 heures ce mercredi soir, en même temps que la publication des perspectives économiques et juste avant la conférence de presse de Jerome Powell qui aura lieu à 20h30. Selon l'outil FedWatch du CME Group, la probabilité d'un statu quo monétaire (taux inchangés entre 1,50 et 1,75%) le 11 décembre serait de plus de 99% (contre 0,7% de chances d'un relèvement d'un quart de point), ce qui laisse donc peu de suspense.

En ce qui concerne la réunion suivante, celle des 28 et 29 janvier, ce même outil FedWatch fait ressortir une probabilité de plus de 90% d'une fourchette de taux inchangée, entre 1,50 et 1,75% (contre 8,8% de chances pour la fourchette 1,25-1,50% et 0,7% pour la fourchette 1,75-2%).

Rappelons que le président américain Donald Trump n'a eu de cesse ces derniers mois de critiquer la politique monétaire trop dure (à son goût) de la Fed de Jerome Powell. Trump réclame donc des taux "à zéro ou moins", ainsi qu'un retour des assouplissements quantitatifs ! Le leader de la Maison blanche estime que la politique de la Banque centrale américaine a freiné significativement la croissance des États-Unis.

Dans l'actualité économique américaine ce jour, l'indice des prix à la consommation aux États-Unis pour le mois de novembre 2019 est ressorti en progression de 0,3% en comparaison du mois antérieur, contre +0,2% de consensus de place. Hors alimentaire et énergie, le CPI s'affiche en augmentation de 0,2%, en ligne avec les attentes de marché. En glissement annuel, l'indice des prix à la consommation a grimpé de 2,1% (+2,3% hors alimentation et énergie).

L'indice des anticipations d'inflation de la Fed d'Atlanta pour le mois de décembre est ressorti à +1,9%. Il mesure les anticipations d'inflation à un an du point de vue des firmes.

Le baril de pétrole reste orienté à la baisse après l'annonce d'une hausse surprise des stocks d'or noir aux Etats-Unis. Le baril de brut WTI perd 1,6% à 58,3$, alors que le Brent de la mer du Nord cède 1,8% à 63,2$. D'après le Département américain à l'énergie, les stocks pétroliers domestiques, pour la semaine close au 6 décembre, ont augmenté de 0,8 million de barils à 447,9 millions de barils (hors réserve stratégique), contre un repli de 2,7 millions de barils attendu par le consensus. Les stocks d'essence ont augmenté de 5,4 millions de barils, alors que les stocks de produits distillés ont cru de 4,1 millions de barils.

La consommation de brut produit par l'Opep pourrait être supérieure à la production du cartel l'an prochain. Selon les dernières projections de l'Organisation, la demande d'or noir s'établira en moyenne à 29,58 millions de barils par jour en 2020 (soit environ 1,1 mbj de moins qu'en 2019), impliquant un déficit de 30.000 bj si l'Opep continue à pomper au même rythme qu'en novembre. Dans son rapport mensuel, l'Opep explique en effet que sa production a reculé de 193.000 bj le mois dernier, à 29,55 mbj.

L'Organisation des pays exportateurs de pétrole, la Russie et d'autres pays alliés (l'OPEP+), ont depuis le début de l'année 2019 mis en oeuvre un accord pour réduire leur production globale de 1,2 million de bpj et soutenir le marché pétrolier. Ils ont convenu la semaine passée d'une coupe supplémentaire de 500.000 bj à compter du premier janvier 2020.

Enfin, le déficit budgétaire de novembre sera annoncé à 20 heures (consensus -196 Mds$).

Les valeurs

Amazon (stable), privé d'un méga-contrat avec le Pentagone, baptisé "JEDI", accuse le président américain Donald Trump d'avoir fait pression pour l'écarter au profit de son rival Microsoft. Le "JEDI" (Joint Enterprise Defense Infrastructure) est un méga-contrat de 10 milliards de dollars sur 10 ans, qui porte sur la modernisation de toute l'infrastructure informatique de l'armée américaine, en s'appuyant sur le "cloud computing" (informatique dématérialisée), dont Amazon est le pionnier et le leader mondial. Sa division "cloud", Amazon Web Service (AWS) détient un tiers des parts de marché mondial, contre 14,5% pour Microsoft et 5,6% pour Google.

Par ailleurs, l'autorité britannique de concurrence a estimé que l'investissement d'Amazon dans le groupe de livraison de repas Deliveroo soulevait des problèmes graves de concurrence et pourrait nécessiter une enquête approfondie.

Home Depot (-2%), le leader américain de la distribution de produits d'ameublement, a dévoilé des estimations 2020 de croissance des ventes inférieures aux attentes. La croissance de l'exercice 2020 est anticipée entre 3,5 et 4%, contre 4,3% de consensus. La marge opérationnelle est attendue voisine de 14%, contre une guidance antérieure allant de 14,4 à 15%.

GameStop (-18%) dévisse encore à Wall Street, le distributeur américain de jeux vidéo ayant annoncé une perte pour son troisième trimestre, ainsi qu'un avertissement sur les résultats. Le groupe est victime d'un contexte de grand attentisme, alors que les 'gamers' patientent avant le lancement des consoles de nouvelle génération.

Boeing (-2%) perd du terrain. Steve Dickson, le dirigeant de l'agence fédérale américaine de l'aviation, a indiqué que la levée de l'interdiction de vol du Boeing 737 MAX n'allait pas intervenir avant l'an prochain.

Tesla (+2%), le groupe californien vedette de l'automobile électrique, entend augmenter les prix de son Model 3 importé de Chine en janvier. C'est du moins ce qu'affirme l'agence Reuters, qui cite des sources proches du dossier.

American Eagle Outfitters (-7%) chute à Wall Street. Le groupe table en effet sur des résultats et une évolution des ventes à comparables inférieurs aux attentes, sur fond de plus faible demande et de promotions. Le groupe s'attend à dégager un bénéfice allant de 34 à 36 cents par action sur le quatrième trimestre, contre 46 cents de consensus.

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