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Wall Street soutenu par Tesla et les chiffres de l'emploi

| Boursier | 519 | Aucun vote sur cette news

Wall Street grimpe ce jeudi suite aux chiffres de l'emploi...

Wall Street soutenu par Tesla et les chiffres de l'emploi
Credits Reuters

Wall Street grimpe ce jeudi suite aux chiffres de l'emploi. Le S&P500 prend 1,14% à 3.151 pts, le Nasdaq 1,24% à 10.281 pts et le DJIA 1,02% à 25.998 pts. Le baril de brut WTI avance de 0,4% sur le Nymex à 40$. L'once d'or progresse de 0,5% à 1.789$. Les espoirs de reprise économique mondiale l'emportent pour l'heure face aux craintes de résurgence de l'épidémie de coronavirus. Hier, les opérateurs étaient pourtant préoccupés par la vive hausse des cas d'infection au coronavirus, en particulier aux Etats-Unis.

Hier, l'enquête mensuelle d'ADP sur l'emploi privé aux Etats-Unis, l'ISM américain du secteur manufacturier et les ISM chinois ou européens, ont confirmé l'hypothèse de la reprise en V.

Ce jeudi, et alors que Wall Street est fermé demain pour l'Independence Day, le rapport sur la situation de l'emploi du Département américain au Travail a fait ressortir des créations de postes non-agricoles du mois de juin 2020 au nombre de 4,8 millions, contre un consensus de 3 millions et une lecture révisée (en hausse) à 2,699 millions pour le mois antérieur. Le taux de chômage a régressé à 11,1% en juin, contre 12,4% de consensus. Les créations de postes dans le privé ont été au nombre de 4,767 millions, contre 2,66 millions de consensus. Le taux de participation à la force de travail s'est élevé à 61,5% contre 61,1% de consensus. Le salaire horaire moyen a baissé de 1,3% en comparaison du mois précédent. Dans une conférence de presse du jour, Trump se réjouit de ce rebond du marché du travail.

Pourtant, la progression hebdomadaire du nombre de chômeurs se maintient pourtant au-dessus de la barre du million aux Etats-Unis, et ce pour la quinzième semaine consécutive. Le Département américain au Travail vient en effet d'annoncer, pour la semaine close au 27 juin, que les inscriptions au chômage ont atteint 1,427 million, en repli de 55.000 par rapport à la lecture révisée de la semaine antérieure de 1,482 million. Le consensus était positionné à 1,36 million. Il faudra donc attendre encore quelques temps pour connaître l'atterrissage réel des chiffres américains de l'emploi, l'amélioration mensuelle provenant surtout de réembauches.

La balance commerciale du mois de mai 2020 aux USA, qui vient aussi d'être publiée, est ressortie déficitaire de 54,6 milliards de dollars, contre -53 milliards de consensus et -49,8 milliards pour la lecture révisée du mois antérieur.

Selon le rapport gouvernemental du jour aux USA, les commandes américaines à l'industrie pour le mois de mai 2020 sont ressorties en progression de 8% en comparaison du mois antérieur, contre +8,7% de consensus de marché et -13% un mois plus tôt.

La bourse de New York a débuté hier le second semestre sur une note partagée, le Dow Jones terminant en léger recul, tandis que le Nasdaq franchissait un nouveau record historique, après des informations encourageantes sur un essai de vaccin anti-Covid-19 testé par le laboratoire Pfizer (+3,2%). Les marchés ont aussi salué aussi l'annonce d'un vif redressement de l'activité manufacturière en juin aux Etats-Unis. Cependant, ils gardent un oeil inquiet sur la hausse des cas de coronavirus dans le pays, avec de nouveaux records quotidiens dans de nombreux Etats, dont la Californie et le Texas.

A la clôture, le Dow Jones a reculé de 0,30% à 25.734 points, tandis que l'indice large S&P 500 a progressé de 0,50% à 3.115 pts et que le Nasdaq Composite, a grimpé de 0,95% à 10.154 pts, effaçant son précédent record du 23 juin dernier à 10.131 pts.

Sur le deuxième trimestre 2020, achevé mardi, le Dow Jones a rebondi de 17,7%, le S&P 500 a repris 20% et le Nasdaq a flambé de 30,5%. L'indice riche en valeurs technologiques et biotechnologiques progresse désormais de 13% depuis le début de l'année, creusant son écart avec les deux autres indices (-9,8% pour le DJIA et -3,5% pour le S&P 500).

En mars, les indices américains s'étaient effondrés de l'ordre de 35% sous l'effet de la crise du coronavirus, avant de rebondir vivement au 2e trimestre après l'annonce de plans de soutien massifs de la Réserve fédérale et de l'Etat américain.

Mercredi, dans un entretien avec 'Fox Business Network', le président américain Donald Trump s'est prononcé en faveur d'un nouveau versement de chèques en faveur des Américains pour les aider à faire face à la crise du Covid-19. Trump a affirmé "je soutiens un tel projet, du moment que c'est organisé correctement".

"Je soutiens même des montants supérieurs à ceux proposés par les démocrates, mais je veux que ce soit fait correctement. La dernière fois (dans le cadre du plan de 2.200 Mds$ adopté fin mars : ndlr) la procédure décourageait les gens de travailler", a-t-il estimé, suggérant que les prochains versements seraient effectués de façon plus sélective que les premiers, qui avaient été envoyés à tous les Américains gagnant moins de 99.000$ brut par an.

L'amélioration de la conjoncture fait relativiser la dégradation de la situation sanitaire aux yeux des investisseurs. Le nombre de nouveaux cas augmente dans plus de 30 sur 50 Etats américains depuis deux semaines, notamment en Californie, au Texas et en Arizona.

Le professeur Anthony Fauci, infectiologue très respecté aux Etats-Unis, a dit s'attendre à ce que le nombre de nouveaux cas flambe à 100.000 par jour (contre environ 40.000 actuellement) si les mesures de distanciation sociales ne sont pas scrupuleusement respectées par la population.

Au moins 16 des 50 Etats américains ont été amenés depuis la fin de la semaine dernière à ralentir, voire à interrompre le processus de réouverture de leurs économies, en raison d'une flambée de nouveaux cas de Covid-19, sur fond de polémique croissante sur le non-respect des mesures de distanciation sociale, notamment le port du masque dans les lieux publics.Le coronavirus a désormais fait plus de 128.000 décès aux Etats-Unis pour plus de 2,68 millions de cas. Au niveau mondial, selon l'Université Johns Hopkins, le virus a contaminé 10,73 millions de personnes et fait 516.970 morts depuis le début de l'épidémie.

Mercredi, dans son entretien avec 'Fox Business Network', Donald Trump a assuré qu'il était favorable au port du masque, mais il a répété qu'il ne pensait pas qu'il fallait le rendre obligatoire. "Je ne sais pas si je suis pour l'obligation. Mais je suis tout à fait pour les masques, je pense que les masques sont bons" pour empêcher la transmission du virus, a-t-il déclaré.

Aux Etats-Unis, le port du masque, qui n'a pas été recommandé jusqu'ici par l'administration Trump, est devenu un sujet plus politique que sanitaire. Les partisans du président américain refusent ainsi souvent de porter un masque par principe, au nom de la liberté individuelle, malgré les injonctions des professionnels de santé.

Face à la flambée de la pandémie, de nombreuses personnalités et élus républicains se sont pourtant publiquement prononcés en faveur du port du masque ces derniers jours, et mardi, la banque d'affaires Goldman Sachs s'est lancée dans le débat, en publiant un rapport intitulé "Masques et PIB". Les stratégistes de GS estiment que le port obligatoire du masque pourrait sauver la reprise américaine en cours, en empêchant le recours à de nouvelles mesure de confinement. "Notre analyse suggère que l'économie pourrait profiter grandement d'une telle décision surtout quand on la compare à l'alternative: un retour à un confinement de grande ampleur", estiment ainsi les auteurs du rapport.

Pour l'instant, l'administration Trump reste discrète sur ce sujet qui divise le pays, préférant mettre l'accent sur le rebond de la croissance observé depuis le déconfinement en mai. En outre, Donald Trump a une nouvelle fois blâmé la Chine, se disant mardi soir "de plus en plus en colère" contre Pékin en voyant le lourd bilan de la pandémie de COVID-19 dans le monde et aux Etats-Unis en particulier.

"Quand je regarde la pandémie répandre son horrible visage à travers le monde, y compris les dégâts qui ont été faits aux États-Unis, je deviens de plus en plus en colère contre la Chine", a-t-il ainsi tweeté.

A l'approche de l'élection présidentielle américaine du 3 novembre, les relations sino-américaines continuent de se tendre, faisant craindre une nouvelle guerre commerciale. Les tensions sont remontées mardi au sujet de la situation de Hong Kong, où la Chine a imposé sa loi de sécurité nationale qui restreint les libertés d'expression dans l'ancienne colonie britannique. Pour protester contre la reprise en main du territoire par Pékin, Washington a annoncé lundi mettre fin à ses exportations de matériel de défense sensible vers Hong Kong. Ce à quoi Pékin a répliqué mardi qu'il y aurait "des représailles" à cette décision.

Les valeurs

Apple (+1%). Plus d'un Apple Store américain sur quatre aura fermé ses portes d'ici à la fin de la semaine, pour cause de forte progression des cas de coronavirus dans plus de la moitié des 50 Etats du pays. La firme à la pomme a ainsi annoncé mercredi qu'elle allait refermer temporairement 30 magasins supplémentaires d'ici à la fin de la semaine, ce qui portera le nombre d'Apple Stores refermés à 77, soit 28% des 271 points de vente exploités par le géant de smartphones aux Etats-Unis.

Le groupe de Cupertino a notamment refermé la totalité de ses points de vente en Floride (qui fait face à une hausse record du nombre de cas ces derniers jours) ainsi que de nombreux magasins dans la région de Los Angeles et d'autres zones de Californie. De nombreux Apple Stores vont aussi fermer dans l'Alabama, en Georgie, dans l'Idaho, la Lousiane, le Nevada et l'Oklahoma.

Tesla (+8%) a publié des chiffres de livraisons supérieurs aux attentes pour le second trimestre. Le groupe de Palo Alto a livré 90.650 véhicules sur la période, alors que le consensus du cabinet FactSet tablait sur 72.000 véhicules sur ce trimestre allant d'avril à juin - après un précédent record de 88.400 véhicules immatriculés au 1er trimestre. Il s'agit d'une performance assez extraordinaire, dans la mesure où le site de Fremont en Californie était fermé durant près de la moitié du trimestre. Le groupe ajoute que sa production est désormais de retour aux niveaux antérieurs à la pandémie de coronavirus. Le groupe a livré 75.946 Model 3 durant le trimestre écoulé, contre 61.000 de consensus de marché.

La capitalisation boursière du groupe avait dépassé hier celle du leader mondial Toyota, un exploit qui intervient alors que le constructeur californien de véhicules électriques produit 25 fois moins de véhicules que le géant japonais. Alors que Toyota a produit environ 10 millions de véhicules en 2019, Tesla en a livré 367.500 (+50% par rapport à 2018) et vise les 500.000 pour 2020, malgré la crise du coronavirus... Par ailleurs, Elon Musk a annoncé sur Twitter que le groupe californien contribuait à l'élaboration de la technologie médicale permettant au laboratoire CureVac de développer un vaccin contre le coronavirus.

Twitter (stable) a supprimé une photo publiée par Donald Trump après une plainte concernant les droits d'auteur émise par le New York Times.

PG&E (+2%) est sorti du chapitre 11 de la loi américaine sur les faillites, mettant un terme à un long processus de restructuration.

Boeing (+2%). La Federal Aviation Administration et Boeing Co ont effectué des vols d'essai de certification sur le 737 MAX, une étape clé vers la remise en service de l'avion. Le MAX est immobilisé depuis mars 2019 après que deux accidents mortels en cinq mois ayant tué 346 personnes. La FAA doit encore évaluer les données des trois jours de test et a d'autres tâches à accomplir. L'agence suit un processus précis et prendra le temps nécessaire pour revoir en profondeur le travail de Boeing, a déclaré la FAA.

American Airlines (+1%), le transporteur aérien américain, a prévenu, dans une lettre aux salariés, que le groupe dénombrait environ 8.000 postes de personnel de bord excédentaires et qu'il pourrait par conséquent réduire ses effectifs via un plan de départs en retraite anticipée et de départs volontaires.

NIO Inc (+14%), le concurrent chinois de Tesla, a annoncé une augmentation des livraisons de véhicules supérieure à ses prévisions pour le deuxième trimestre. NIO a livré 3.740 véhicules en juin 2020, en croissance de 179% en glissement annuel. Les livraisons du second trimestre 2020 représentent 10.331 véhicules, en augmentation de 191% en comparaison de la période correspondante de l'an dernier et de 169% séquentiellement.

McDonald's (stable), le géant de la restauration rapide, entend suspendre pour trois semaines la reprise du service en salle dans ses restaurants aux États-Unis à cause de l'augmentation des cas de coronavirus, si l'on en croit un document interne dont Reuters a pris connaissance.

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