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Wall Street sous pression, miné par l'inflation

| Boursier | 752 | Aucun vote sur cette news

Wall Street hésite ce vendredi, suite aux chiffres décevants de l'inflation des prix à la production, qui ravivent donc les craintes de durcissement...

Wall Street sous pression, miné par l'inflation
Credits ENG Pictures

Wall Street hésite ce vendredi, suite aux chiffres décevants de l'inflation des prix à la production, qui ravivent donc les craintes de durcissement monétaire accéléré et balayent une fois de plus tout espoir de "pivot de la Fed". Le S&P 500 rend 0,1% à 3.960 pts, le Dow Jones perd 0,19% à 33.718 pts et le Nasdaq régresse de 0,07% à 11.073 pts. Sur le Nymex, le baril de brut WTI prend 1,6% à 72,6$. L'once d'or avance de 0,3% à 1.807$. L'indice dollar gagne 0,2% face à un panier de devises de référence.

L'indice américain des prix à la production pour le mois de novembre a déçu. Il s'affiche en augmentation de 0,3% en comparaison du mois antérieur, alors que le consensus FactSet se situait à 0,2%. Hors alimentaire et énergie, l'indice des prix à la production progresse de 0,4% par rapport au mois antérieur, deux fois plus vite que prévu. Pour le mois d'octobre, les données révisées font ressortir une augmentation de 0,3% du PPI (0,2% précédemment estimé) par rapport à octobre, ainsi qu'une croissance de 0,1% hors alimentation et énergie (stabilité précédemment estimée).

Sur un an, l'indice des prix à la production de novembre grimpe de 7,4%, et de 6,2% hors alimentaire et énergie. Les consensus respectifs étaient de 7,2% et 5,9%.

L'indice préliminaire du sentiment des consommateurs de l'Université du Michigan pour le mois de décembre 2022 est ressorti à 59,1, contre 57 de consensus FactSet et 56,8 pour la lecture finale du mois de novembre.

Notons que l'indice américain des prix à la consommation pour le mois de novembre sera quant à lui publié mardi 13 décembre. La semaine prochaine sera également marquée par les réunions monétaires de la Fed (mardi et mercredi), de la Banque d'Angleterre (jeudi) et de la BCE (jeudi).

Selon l'outil FedWatch du CME Group ce jour, la probabilité d'une hausse de taux de la Fed de 50 points de base le 14 décembre est d'un peu plus de 81%, contre 18% de probabilité d'un geste plus fort de 75 points de base. La fourchette actuelle du taux des fed funds est logée entre 3,75 et 4%, au plus haut depuis 2008, après une série de quatre hausses de taux surdimensionnées de 75 points de base.

Les valeurs

Costco Wholesale (+1%), le distributeur américain, a raté le consensus de place pour son premier trimestre fiscal. Le bénéfice trimestriel ajusté par action a représenté 3,1$, contre 3,11$ de consensus de marché et 2,97$ un an plus tôt. Les revenus ont totalisé 54,4 milliards de dollars sur ce trimestre clos en novembre, contre 50,4 milliards un an auparavant et 54,6 milliards de consensus. La forte progression de l'inflation a donc poussé les consommateurs à restreindre leurs dépenses. La hausse des dépenses opérationnelles a aussi pesé sur les comptes. Le groupe, qui opère sur un concept de club-entrepôt accessible par adhésion aux particuliers et aux professionnels, a vu ses coûts de marchandises augmenter de 9% à 47,8 milliards.

Broadcom (+3%), le concepteur américain de semi-conducteurs, s'est refusé hier soir à fournir des prévisions annuelles, évoquant une visibilité limitée. Néanmoins, le groupe a dépassé les attentes sur le trimestre clos. Pour le quatrième trimestre fiscal, Broadcom a annoncé un bénéfice ajusté par action de 10,45$, contre environ 10,3$ de consensus FactSet. Le DG du groupe, Hock Tan, a déclaré que les performances financières du fabricant de puces avaient résisté dans un environnement économique en ralentissement. Broadcom a annoncé un bénéfice net du quatrième trimestre de 3,31 milliards de dollars, ou 7,83 dollars par action, contre 1,91 milliard de dollars, ou 4,45 dollars par action, à la même période l'an dernier. Le bénéfice ajusté, qui exclut la rémunération à base d'actions et d'autres éléments, était donc de 10,45$ par action contre 7,81$ un an avant. Les revenus ont atteint 8,93 milliards de dollars, contre 7,41 milliards un an plus tôt, les ventes de puces ayant augmenté de 26% à 7,09 milliards et les ventes de logiciels d'infrastructure de 4% à 1,84 milliard.

Broadcom a relevé son dividende trimestriel de 12% à 4,6$. Le groupe va reprendre ses rachats d'actions, avec une autorisation en vigueur de 13 milliards de dollars. Le groupe prévoit par ailleurs de finaliser l'acquisition de VMware, chiffrée à 61 milliards de dollars, durant l'exercice 2023. Sur le seul trimestre de janvier, le groupe envisage des revenus de 8,9 milliards de dollars, en progression de 15%, à comparer à un consensus FactSet de 8,78 milliards.

Manchester United (+2%), qui est resté dans le rouge au premier trimestre de son exercice financier, a rehaussé ses prévisions de résultats annuels grâce à de solides revenus les jours de match et à la réduction de la masse salariale de l'équipe. Le club anglais anticipe désormais un Ebitda ajusté compris entre 125 et 140 millions de livres, contre une fourchette précédente de 100/100 M£, pour des revenus allant de 590 à 610 M£, contre 580 à 600 M£ visé auparavant. La perte nette de la société pour les trois mois clos fin septembre s'est élevée à 26,5 millions de livres contre un déficit de 15,5 M£ un an plus tôt, en raison notamment du report de deux matchs de Premier League à la suite du décès de la reine Elizabeth, et d'un calendrier bouleversé par la Coupe du monde au Qatar. Par ailleurs, le Conseil a décidé de ne pas verser de dividende semestriel pour la première fois depuis six ans.

Mais l'actualité de ManU est surtout animée par l'avenir du club après l'annonce du 22 novembre. Le groupe a en effet lancé "un processus d'exploration d'alternatives stratégiques pour améliorer la croissance future et le conseil d'administration examinera toutes les options, y compris un nouvel investissement dans le club, une vente ou d'autres transactions". Aucune nouvelle information n'a été communiquée à ce sujet.

Lululemon Athletica (-12%), le géant canadien des vêtements destinés à la pratique du yoga, coté à Wall Street, dévisse. Le groupe subit des problèmes de fret et de supply chain, alors qu'il vient de livrer une guidance décevante pour la cruciale période des fêtes de fin d'année. Pour le troisième trimestre, "LULU" a pourtant affiché des comptes supérieurs aux attentes. Le bénéfice ajusté par action s'est établi à 2$, contre 1,96$ de consensus et 1,62$ un an avant. Les revenus ont été de 1,86 milliard de dollars, dépassant de 3% les attentes de marché, à comparer à des ventes de 1,45 milliard de dollars un an avant. Ainsi, le groupe a tout de même réalisé une croissance de 28%, dont 22% à comparable.

Pour le quatrième trimestre 2022, la Société s'attend à ce que le chiffre d'affaires net se situe entre 2,605 et 2,655 milliards de dollars, ce qui représenterait un taux de croissance annuel composé sur trois ans d'environ 24%. Le bénéfice dilué par action devrait se situer entre 4,20 et 4,30$ pour le trimestre. Pour l'année 2022, Lululemon s'attend à ce que ses revenus nets se situent entre 7,944 milliards de dollars et 7,994 milliards de dollars. Le bénéfice dilué par action devrait se situer entre 9,94 et 10,04$ et, en excluant le gain sur la vente d'un immeuble de bureaux administratifs, le bénéfice dilué par action ajusté devrait se situer entre 9,87 et 9,97$.

Chewy (+6%), le détaillant américain en ligne actif dans les aliments et produits pour animaux de compagnie, a dépassé les attentes de marché pour le troisième trimestre fiscal. Le bénéfice ajusté par action est ressorti positif d'un cent, contre -8 cents de consensus et -3 cents un an auparavant. Les revenus ont totalisé 2,53 milliards de dollars sur ce trimestre clos en octobre, 3% de mieux que le consensus, alors qu'ils se situaient à 2,21 milliards un an avant. Ainsi, le groupe a réalisé une croissance de 14,5% en glissement annuel, pour une marge brute améliorée de 200 points de base à 28,4% et un bénéfice net de 2,3 millions de dollars - comprenant des dépenses de compensations en actions de 46,1 millions. La marge d'Ebitda ajusté a augmenté de 250 points de base à 2,8%.

Li Auto (-9%), le constructeur automobile chinois actif dans les véhicules électriques, coté à Wall Street, a annoncé pour son troisième trimestre fiscal une perte nette de 1,65 milliard de yuans, environ 231 millions de dollars, contre un déficit de 22 millions de yuans un an plus tôt. La perte par action atteint 1,68 yuan. La perte ajustée par action ressort à 1,27 yuan, contre 0,34 yuan un an plus tôt et 0,76 yuan de consensus FactSet. Les revenus trimestriels ont totalisé 9,34 milliards de yuans, contre 7,78 milliards un an plus tôt.

Tesla (+4%) suspendrait la production du Model Y sur son site chinois plus tard ce mois, indique l'agence Bloomberg, citant des personnes familières de la question selon lesquelles la suspension durerait de la fin du mois à début janvier. Bloomberg explique ce mouvement par des mises à jour de ligne de production et un ralentissement de la demande des consommateurs. La plupart des travailleurs sur les lignes d'assemblage du Model Y et du Model 3 ne seraient pas requis durant la dernière semaine de décembre, croit savoir l'agence. Reuters confirme une "brève suspension" attendue de la production chinoise du Model Y sur la dernière semaine de l'année. Cette rumeur alimente la théorie d'un affaiblissement de la demande. Reuters précise que la suspension débuterait le 25 décembre et durerait jusqu'au 1er janvier. L'agence évoque un message interne et ajoute que cela représenterait une baisse totale de 30% de la production de Model Y à Shanghai entre novembre et décembre.

Cette décision marquerait la première réduction volontaire des niveaux de production depuis l'ouverture de l'usine en 2018, bien que les restrictions de Covid et la maintenance programmée aient aussi réduit la production plus tôt cette année.

Apple (stable) est resté sous pression à Wall Street ces derniers jours, sur des rumeurs attribuant au groupe à la pomme l'intention d'accélérer ses plans pour déplacer une partie de sa production hors de Chine, pays dominant dans la chaîne d'approvisionnement des iPhone... De son côté, le fondateur et directeur du sous-traitant taïwanais Foxconn, Terry Gou, aurait averti la Chine que sa politique zéro-covid sans concession menaçait la position de la deuxième économie mondiale dans la chaîne d'approvisionnement globale, a rapporté le Wall Street Journal. L'appel adressé par Gou dans une lettre il y a plus d'un mois, aurait même joué un rôle majeur pour convaincre les dirigeants chinois de rouvrir rapidement l'économie et de s'éloigner de leurs politiques de tolérance zéro, d'après le WSJ, citant des personnes familières de la question.

Foxconn, plus grand assembleur d'iPhone, a subi cette politique, au point que l'usine chinoise de Zhengzhou de la société taïwanaise, surnommée 'iPhone City', a connu des troubles d'un mois en novembre. Le groupe a levé jeudi ses restrictions de gestion en "boucle fermée". L'usine de Zhengzhou était aux prises avec des restrictions très strictes ayant alimenté le mécontentement des travailleurs. Les revenus de Foxconn ont chuté en novembre, et les investisseurs craignent un impact sur Apple. Certains analystes de Wall Street ont réduit leurs objectifs d'expéditions d'iPhone pour la période des fêtes en raison de ces troubles dans la principale usine d'iPhone.

Microsoft (stable). La Federal Trade Commission américaine a lancé une action antitrust contre Microsoft hier dans le but de bloquer l'acquisition de 69 milliards de dollars de l'éditeur de 'Call of Duty', Activision Blizzard. Le gendarme américain de la concurrence a donc engagé une procédure visant à bloquer le rachat de l'éditeur de jeux vidéo Activision par Microsoft, craignant une atteinte grave à la concurrence. Cette action intervient alors que les régulateurs britanniques de la concurrence et des marchés et la Commission européenne continuent quant à eux d'évaluer l'accord. Le rival Sony a fait pression sur les régulateurs du monde entier pour tenter de restreindre les plans de Microsoft. La FTC précise que l'accord "permettrait à Microsoft de supprimer les concurrents de ses consoles de jeu Xbox et de son activité de contenu d'abonnement et de cloud-gaming en croissance rapide".

L'agence accuse aussi Microsoft de revenir sur les assurances données aux régulateurs antitrust de l'Union européenne lorsqu'en 2021, Microsoft avait acquis du contenu de jeu développé par Bethesda Softworks. Malgré les assurances, Microsoft a rendu certains des jeux de Bethesda exclusifs à son écosystème, assure le régulateur américain, également préoccupé par le fait que Microsoft est l'un des deux seuls fabricants de consoles hautes performances. L'accord, annoncé par Microsoft en janvier, ferait du géant software la troisième plus grande société de jeux au monde par les revenus, derrière Tencent et Sony. Microsoft affirme que cette opération l'aidera à être compétitif dans l'espace de jeu mobile et à continuer à développer son service Xbox Cloud Gaming. Mais ce projet de rachat de l'éditeur de 'Call of Duty', 'Overwatch' et 'Candy Crush' a donc déclenché des enquêtes approfondies aux USA, au Royaume-Uni et dans l'UE. Au terme de son enquête, la FTC a décidé d'entamer une procédure.

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