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Wall Street sous pression, l'inflation inquiète

| Boursier | 570 | Aucun vote sur cette news

La tendance est plus que mitigée ce jeudi sur la place américaine...

Wall Street sous pression, l'inflation inquiète
Credits Reuters

La tendance est plus que mitigée ce jeudi sur la place américaine. Alors que le Dow Jones s'affiche en progression de 0,32% à 33.115 pts, le S&P 500 consolide de 0,55% à 3.952 pts. Le Nasdaq reperd près de 1,5% à 13.320 pts. Le baril de brut WTI chute de 4,4% sur le Nymex à 61,8$. L'once d'or régresse de 0,2% à 1.723$. L'indice dollar gagne 0,4% face à un panier de devises. Le bitcoin remonte pour sa part de 6% sur Bitfinex à 57.700$ environ. Du côté des marchés obligataires, le rendement du T-Bond à 10 ans évolue à 1,75% désormais et celui du '30 ans' à 2,48%.

Selon le Département américain au Travail ce jeudi, les inscriptions nouvelles au chômage pour la semaine close au 13 mars sont ressorties au nombre de 770.000, contre un consensus de marché d'environ 700.000. Ces inscriptions initiales ont donc augmenté de 45.000 en comparaison de la semaine antérieure (725.000 inscriptions en lecture révisée).

L'indice manufacturier régional de la Fed de Philadelphie pour le mois de mars, qui vient lui aussi d'être publié, s'est établi à 51,8, niveau assez surréaliste, alors que le consensus était de 24. Cet indicateur traduit une énorme accélération de l'activité manufacturière dans la région. Le 'Philly Fed' est au plus haut depuis avril 1973 ! Le point un peu moins enthousiasmant est que l'indice des prix payés a atteint 75,9 contre 54,4 précédemment.

L'indice des indicateurs avancés américains du mois de février 2021, mesuré par le Conference Board, est ressorti à +0,2% en comparaison du mois précédent, contre un consensus de place de +0,3% et une lecture antérieure de +0,5% pour le mois de janvier.

Hier soir, la cote américaine avait terminé la journée en hausse sur ses sommets après l'intervention de la Fed, dont le ton est resté 'dovish', laissant espérer une poursuite durable de la politique monétaire très accommodante malgré le risque d'inflation. La banque centrale américaine entend donc maintenir le cap, avec des taux proches de zéro et des rachats d'actifs mensuels de 120 milliards de dollars, jusqu'à ce qu'elle observe des progrès significatifs vers ses objectifs d'emploi et d'inflation.

Ce jeudi, la Banque d'Angleterre n'a pas modifié sa politique monétaire, pas plus que ne l'avait fait plus tôt ce jour la Banque de Norvège (qui envisage tout de même un durcissement léger au second semestre). La BoE attend des signes confirmant la reprise de l'économie britannique, avec les progrès des vaccinations contre le covid. Le taux directeur demeure fixé à 0,1%, au plus bas historique, alors que le montant du programme d'achats d'actifs se situe à 895 Mds£. Les décisions ont été prises unanimement.

L'actualité de la crise sanitaire demeure quant à elle préoccupante, en particulier en Europe où plusieurs pays sont confrontés à une nouvelle vague. Les problèmes concernant l'approvisionnement en vaccins persistent par ailleurs. L'agence européenne des médicaments (EMA) doit quant à elle rendre ses conclusions sur la sécurité du vaccin anti-covid d'AstraZeneca / Oxford ce jour, suite aux récentes suspensions sur fond de craintes d'effets secondaires.

Après des débuts incertains, la Bourse de New York a terminé en hausse hier mercredi, le Dow Jones et le S&P 500 signant même de nouveaux records. La Réserve fédérale a rassuré les marchés en maintenant sa politique monétaire ultra-accommodante et en assurant qu'elle ne relèverait pas ses taux directeurs avant la fin 2023, tout en révisant en nette hausse ses prévisions de croissance pour 2021 aux Etats-Unis. A la clôture, le Dow Jones a avancé de 0,58% à 33.015 points, un nouveau sommet, terminant pour la première fois au-dessus des 33.000 pts. L'indice large S&P 500 a grimpé de 0,29% à 3.974 pts, un nouveau record donc, tandis que le Nasdaq a rebondi de 0,4% à 13.525 pts.

La Réserve fédérale américaine a donc annoncé mercredi soir le maintien de ses taux d'intérêts directeurs à leur niveau actuel (entre 0% et 0,25%) et la poursuite au même rythme de ses achats d'actifs, soit 120 milliards de dollars par mois afin de surmonter la crise du coronavirus. La Fed a par ailleurs confirmé dans ses nouvelles projections économiques qu'elle ne comptait pas relever ses taux directeurs avant la fin 2023, malgré les signes d'une reprise économique solide et d'une hausse de l'inflation.

Pour 2021, la Fed prévoit désormais une solide croissance de 6,5% du PIB aux Etats-Unis (contre 4,2% prévu en décembre), et une inflation dépassant légèrement son objectif de 2%, à 2,2% pour le "Core PCE", la mesure préférée de la Fed pour l'inflation. La hausse des prix se stabiliserait ensuite à 2% en 2022 et à 2,1% en 2023. Les précédentes projections faites en décembre tablaient sur une inflation un peu inférieure, de 1,8% en 2021, de 1,9% en 2022 et de 2% en 2023.

Le président de la Fed Jerome Powell a une nouvelle fois affirmé que la banque centrale était prête à attendre avant de modifier sa politique accommodante que le marché de l'emploi se soit entièrement remis de la crise du Covid, ajoutant que les Etats-Unis comptaient encore 9,5 millions d'emplois de moins qu'avant la pandémie, qui a détruit plus de 22 millions d'emplois au printemps 2020, avant d'en recréer environ 12,5 millions.

La Fed a aussi souligné que l'économie américaine, toujours affectée par la crise du coronavirus, restait "affaiblie" dans les secteurs les plus négativement affectés, malgré un rebond observé des indicateurs d'activité et d'emploi. La crise continue de faire peser un "risque considérable" sur les perspectives économiques, estime la Fed. Dans ses nouvelles projections, la Fed prévoit le retour d'un taux de chômage pré-pandémie à 3,5% fin 2023, après 3,9% fin 2022 et 4,5% fin 2021.

Aux Etats-Unis, où la campagne de vaccination se poursuit activement, les marchés suivent la prochaine étape prévue par le président Joe Biden, à savoir un vaste plan de rénovation des infrastructures et de développement des énergies nouvelles aux Etats-Unis. Selon les rumeurs, le programme de grands chantiers pourrait dépasser les 2.000 milliards de dollars et pourrait être annoncé jeudi. Les Républicains ont d'ores et déjà prévenu qu'ils s'opposeraient à des hausses d'impôts si elles étaient inclues dans ce plan. Selon les rumeurs de presse, le projet pourrait contenir environ 1.000 Mds$ de hausses d'impôts, notamment sur les sociétés et les Américains les plus riches.

Enfin, les marchés suivront de près jeudi la première rencontre entre des responsables chinois et américains en Alaska. L'administration de Joe Biden entend afficher sa fermeté face à la Chine lors de cette première rencontre avec les chefs de la diplomatie chinoise. La réunion s'annonce tendue, alors que le Nikkei rapporte que Washington a sanctionné 24 responsables en Chine et à Hong Kong pour leurs 'assauts contre la démocratie'. Le Département au Commerce a quant à lui adressé des assignations à de multiples compagnies chinoises fournissant des technologies et services aux USA...

La Chine, elle, désire selon le Wall Street Journal que les Etats-Unis mettent un terme aux sanctions et restrictions sur des entités et personnalités chinoises et reviennent sur les mesures héritées de l'ère Trump. Pékin voudrait également restaurer des réunions de haut niveau avec Washington et programmer un sommet virtuel entre Xi Jinping et Biden à l'occasion d'une conférence sur le changement climatique prévue le 22 avril. Un 'passeport vaccinal' pourrait aussi être proposé par la Chine afin de faciliter les voyages entre les deux pays.

Mercredi, dans une interview diffusée par ABC News, Joe Biden a provoqué des vagues en attaquant de front le président russe Vladimir Poutine, qu'il a notamment accusé d'ingérence dans la présidentielle américaine de 2020 au profit de Donald Trump, ajoutant qu'il devrait "en payer le prix".

Les valeurs

Accenture (stable), géant des services de consulting, a rehaussé ses estimations financières en marge de la publication d'un second trimestre supérieur aux attentes. Le groupe a par ailleurs annoncé une hausse des 'retours aux actionnaires' et un bonus destiné aux employés. Sur le trimestre clos, le bénéfice net a représenté 1,44 milliard de dollars et 2,23$ par titre, contre 1,24 milliard et 1,91$ par action un an avant. Le bénéfice ajusté par action est ressorti à 2,03$, contre un consensus de 1,89$. Les revenus se sont améliorés de 8,5% à 12,09 milliards de dollars, alors que le consensus FactSet était de 11,8 Mds$. Le new bookings a grimpé de 13% à 16 milliards.

Pour l'exercice 2021, Accenture anticipe désormais un bénéfice ajusté par action allant de 8,32$ à 8,50$, contre une fourchette antérieure allant de 8,02 à 8,25$. La guidance en matière de croissance des revenus va maintenant de 6,5 à 8,5%.

Peloton (-1%). Le directeur général du fournisseur américain d'équipements d'exercice a indiqué que la capacité de production de sa compagnie avait augmenté de 700% sur l'année passée. John Foley estime ainsi que le groupe s'approche d'un équilibre entre offre et demande pour ses vélos. Alors que Peloton revendique actuellement 2 millions d'utilisateurs, le marché adressable serait de 200 millions...

Tesla (-3%). Pendant qu'Elon Musk tweete sur les cryptomonnaies ou les NFT, la National Highway Traffic Safety Administration (NHTSA) américaine enquête sur au moins trois accidents de Tesla survenus durant les récentes semaines et aurait affiché début 2020 quatorze investigations ouvertes sur des crashs de Tesla impliquant l'Autopilot. La NHTSA a refusé de donner au Wall Street Journal le total actuel. Le régulateur américain de la sécurité routière a confirmé en revanche l'envoir d'une équipe d'enquêteurs dans le Michigan après une collision entre une voiture de police et une Tesla dont le mode de conduite automatique semblait activé.

Nikola (-6%) a pour sa part annoncé que le groupe sud-coréen Hanwha pourrait céder cette année jusqu'à la moitié de sa participation de 5,65% dans le fabricant de camions électriques.

Apple (-2%), le géant californien de Cupertino, pourrait présenter de nouveaux iPad pas plus tard que le mois prochain, indique Bloomberg, qui cite des personnes ayant connaissance du sujet. Les nouveaux iPad Pro bénéficieraient d'un processeur mis à jour et de meilleures caméras. Aucun événement de lancement n'est toutefois encore programmé.

Alphabet (-1%). Le Californien de Mountain View Google entend dépenser plus de 7 milliards de dollars en bureaux et centres de données aux États-Unis cette année et créer au moins 10.000 emplois à temps plein.

Uber (-1%). Selon le Wall Street Journal (rubrique 'Heard on the Street'), le géant VTC pourrait ne pas être rentable avant longtemps. En outre, la victoire des syndicats au Royaume-Uni faisant de ses conducteurs des salariés pourrait faire des émules coûteuses pour le groupe. Le WSJ semble plus favorable au dossier californien Lyft, dont la concentration sur le marché américain pourrait devenir un atout.

Coherent (+5%) a indiqué que le producteur de composants optiques II-VI avait rehaussé son offre d'acquisition à 7 milliards de dollars. Le spécialiste des solutions laser a dit favoriser cette offre plutôt que celle de Lumentum portée hier à 6,9 milliards de dollars.

AMC Entertainment (+6%) gagne encore du terrain à Wall Street, alors que la première chaîne américaine de cinémas a annoncé que 98% de ses sites allaient être rouverts aux Etats-Unis à partir de vendredi.

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