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Wall Street secoué par les sorcières !

| Boursier | 940 | 4 par 1 internautes

La cote américaine est orientée encore en net retrait ce vendredi, après une lourde sanction hier sur les valeurs technologiques du Nasdaq (-2,47%)...

Wall Street secoué par les sorcières !
Credits Reuters

La cote américaine est orientée encore en net retrait ce vendredi, après une lourde sanction hier sur les valeurs technologiques du Nasdaq (-2,47%). Le DJIA rend 0,88% à 35.580 pts, alors que le S&P 500 abandonne 0,47% à 4.646 pts. Le Nasdaq grappille 0,2% à 15.211 pts. Le baril de brut WTI fléchit de 2,6% à 70,5$. L'once d'or gagne 0,6% à 1.809$. L'indice dollar avance de 0,3% face à un panier de devises.

Les opérateurs demeurent donc hésitants, face au discours un peu moins accommodant des banques centrales, à la poussée de l'inflation et au risque sanitaire lié au variant Omicron, hautement transmissible mais apparemment peu virulent. Sur le front budgétaire, il semble incertain que le plan Build Back Better social et écologique de l'administration Biden puisse franchir l'obstacle du Congrès avant l'année prochaine.

John Williams, le président de la Fed de New York, a jugé ce jour sur CNBC que l'inflation était trop élevée à ce stade. Il n'estime toutefois pas nécessaire d'accélérer plus encore le 'tapering', qui vient déjà d'être doublé à 30 milliards de dollars mensuels cette semaine à l'issue de la réunion FOMC. En revanche, Williams juge que l'inflation pourrait être un facteur déterminant de la vitesse de l'augmentation ultérieure des taux. Le responsable ajoute que la Fed veut garder un oeil sur les taux d'intérêt réels. Williams précise encore que la situation économique actuelle a peu de comparatifs historiques. Il note toutefois que les valeurs des actifs semblent globalement élevées en comparaison des normes historiques, et qu'il est possible que certains de ces actifs corrigent.

C'est la journée des Quatre Sorcières ce vendredi à Wall Street, ce qui entraîne parfois (mais de moins en moins) une volatilité accrue des marchés. Cet événement boursier, qui intervient 4 fois par an (le 3ème vendredi de chaque trimestre), correspond à l'arrivée à échéance simultanée de 4 types de contrats : les options sur indices et sur actions, ainsi que les contrats à terme sur les indices et les actions... Notons qu'il n'y aura par ailleurs pas de statistique notable outre-Atlantique ce jour, pas plus d'ailleurs que de publication trimestrielle importante d'entreprise cotée.

Les puristes pourront tout de même suivre les interventions de Mary Daly et Christopher Waller de la Fed, au terme d'une semaine marquée par l'officialisation de l'accélération du 'tapering' (réduction des achats d'actifs obligataires mensuels de la Fed), face au risque accru d'inflation durable.

Dans l'actualité très chargée pour les banques centrales, la Banque d'Angleterre a donc surpris hier les marchés, en devenant la première grande banque centrale à relever ses taux directeurs (de 0,1% à 0,25%) pour la première fois depuis le début de la pandémie de coronavirus. L'objectif affiché est de freiner l'inflation, qui devrait culminer à 6% sur un an en avril prochain au Royaume-Uni, a indiqué la BoE. Un peu plus tôt, hier matin, la Banque de Norvège avait décidé, à l'unanimité, de relever son taux directeur de 0,25% à 0,5%, tandis que la Banque nationale suisse a maintenu le statu quo.

De son côté, la BCE a commencé à réduire la voilure, mais de façon plus prudente. La banque centrale européenne a ainsi confirmé jeudi la fin de son programme d'achats en période de pandémie (PEPP) en mars prochain, mais elle va en parallèle muscler son programme "classique" pour maintenir un bon niveau de soutien dans un contexte sanitaire et économique encore incertain. La patronne de la BCE, Christine Lagarde, a en outre jugé très peu probable une hausse des taux en 2022 malgré l'inflation qui a atteint 4,9% en novembre dans la zone euro.

Aux Etats-Unis, où le cycle de reprise est plus avancé qu'en Europe, la Réserve fédérale américaine a adopté un ton plus "faucon"' mercredi soir, en annonçant la fin anticipée de ses achats d'actifs massifs dès mars 2022. Surtout, la Fed envisage désormais de procéder à non moins de trois hausses de taux d'un quart de points l'an prochain. Cela porterait le taux des "fed funds" entre 0,75% et 1%, dans un contexte où l'inflation a atteint 6,8% sur un an en novembre.

Lors de sa conférence de presse, à l'issue d'une réunion de politique monétaire de deux jours, le président de la Fed Jerome Powell a refusé de se prononcer sur le calendrier d'une hausse des taux. Mais le délai entre la fin des rachats d'actifs, prévue en mars, et la remontée des taux (maintenus mercredi proches de zéro) risque d'être court. "Il y a maintenant un réel risque que l'inflation soit plus persistante", a ajouté le patron de la Fed, qui vient d'être nommé pour un second mandat de 4 ans par Joe Biden. "Je pense que nous sommes en mesure de faire face à ce risque. Nous sommes prêts à employer nos outils", a-t-il assuré.

Les valeurs

Rivian (-11%) plonge encore à Wall Street, après avoir déjà abandonné 5,3% hier jeudi. La start-up de véhicules électriques soutenue par Amazon a annoncé hier son intention de bâtir une usine de 5 milliards de dollars en Géorgie, sa deuxième usine d'assemblage aux États-Unis, afin de doper sa production. Pour ses premiers résultats trimestriels publiés depuis son introduction en bourse du mois dernier, Rivian, qui capitalise encore plus de 80 milliards de dollars, a enregistré une perte nette de 1,2 milliard de dollars au troisième trimestre. Rivian s'attend par ailleurs à ce que la production s'affiche inférieure de quelques centaines de véhicules par rapport à son objectif de 1 200 pour 2021. Enfin, les chiffres de pré-commandes ont quelque peu déçu.

"Lancer et augmenter la production de trois véhicules différents en quelques mois est un défi incroyablement difficile", a nuancé le directeur général du constructeur, R.J. Scaringe. Les problèmes cités comprennent les contraintes de la chaîne d'approvisionnement mondiale, la pandémie, un marché du travail tendu et des soucis à court terme liés à la construction de modules de batteries électriques. Scaringe a ajouté que Rivian se concentrait sur l'avancement du calendrier d'augmentation de la production de ses véhicules. Le pick-up a été lancé en septembre et le SUV cette semaine, et Rivian a livré 386 des 652 véhicules qu'il a construits. Le groupe prévoit d'expédier les premiers vans à Amazon ce mois-ci.

Tesla (+2%). Elon Musk, le directeur général de Tesla, a vendu encore pour 884 millions de dollars de titres de la société hier jeudi. Depuis début novembre et son fameux sondage Twitter sur le sujet, le milliardaire a écoulé pour environ 14 milliards de dollars d'actions Tesla, selon des avis boursiers. Le charismatique patron de Tesla et SpaceX, homme le plus riche de la planète tout juste désigné "personnalité de l'année" par le magazine Time et le Financial Times, devrait toutefois être très lourdement imposé. Face aux critiques, et plus précisément à celles de la sénatrice Elizabeth Warren, l'homme d'affaires a rappelé tout récemment sur Twitter : "Et si vous ouvriez les yeux pendant 2 secondes, vous réaliseriez que je paierai plus d'impôts qu'aucun Américain dans toute l'histoire cette année".

FedEx (+6%) grimpe à Wall Street. Le groupe a publié pour son deuxième trimestre fiscal un bénéfice ajusté par action de 4,83$, contre un consensus d'environ 4,2$. Les revenus ont totalisé 23,47 milliards de dollars, surpassant de 4% le consensus, contre 20,6 milliards pour la période correspondante de l'an dernier. Le bénéfice net ajusté a été de 1,3 milliard de dollars pour le trimestre clos le 30 novembre, quasiment inchangé par rapport à l'année précédente. La société de livraison américaine a rétabli hier ses prévisions financières initiales pour 2022, alors même les problèmes de main-d'oeuvre persistants ont pourtant réduit les bénéfices avant la saison des vacances, lorsque le nombre de colis qu'elle gère double habituellement. Le directeur opérationnel de FedEx, Raj Subramaniam, a déclaré que les pressions sur la main-d'oeuvre devraient s'atténuer à l'avenir. Le dirigeant estime que le groupe est prêt, en termes de personnel, pour le pic de fin d'année.

Les inquiétudes se sont apaisées quant au fait que la saison des fêtes de cette année pourrait voir une répétition des retards de livraisons de la pandémie connus l'année dernière. FedEx, firme de Memphis, Tennessee, s'attend désormais à un bénéfice annuel, hors éléments, de 20,50$ à 21,50$ par action, comme il l'avait initialement prévu. En septembre, FedEx avait abaissé cette fourchette entre 19,75 et 21$ par action. Au cours du deuxième trimestre fiscal de l'entreprise, les pénuries de main-d'oeuvre ont pourtant perturbé les flux et le réseau, augmentant les coûts, principalement chez FedEx Ground.

Darden Restaurants (-4%) corrige en bourse, alors que le groupe américain de restauration rapide a battu le consensus de profit sur le trimestre clos, mais annoncé dans le même temps le départ de son CEO. Pour le deuxième trimestre fiscal 2022, les revenus totaux se sont appréciés de 37% à 2,27 milliards de dollars, avec une progression de 34% à comparable. Le bpa dilué des opérations continues a été de 1,48$ contre 74 cents un an plus tôt. Le consensus FactSet était de 1,43$ de bpa et 2,23 milliards de facturations. Côté management, Eugene I. Lee, Jr., PDG de l'affaire, quittera ses fonctions le 29 mai mais servira encore au board jusqu'à l'AG 2022. Ricardo Cardenas, actuel directeur des opérations, a été unanimement désigné par le conseil en tant que directeur général.

General Motors (-4%) a annoncé que Dan Ammann, DG de Cruise, société californienne de GM dédiée aux véhicules autonomes, quittait l'entreprise. Kyle Vogt, président de Cruise et directeur technique, assumera les fonctions de directeur général par intérim. De plus, Wesley Bush, l'ancien président-directeur général de Northrop Grumman et membre du conseil d'administration de GM, rejoindra le conseil d'administration de Cruise. Parallèlement à ce changement de leadership, GM accélérera la stratégie détaillée par la société lors de sa récente journée d'investisseurs, dans le cadre de laquelle Cruise jouera un rôle essentiel dans la création de la plateforme de véhicules autonomes de GM, à l'heure où le constructeur s'attaque agressivement aux marchés 'AV' au-delà du covoiturage et de la livraison.

Oracle (-5%) devrait racheter Cerner, spécialiste américain de la gestion et l'infrastructure informatique médicale basé dans le Missouri. C'est ce que croit savoir le Wall Street Journal, citant des personnes proches du dossier. Cerner pourrait être valorisé 30 milliards de dollars ! Le titre est attendu en vive progression de 15% avant bourse à Wall Street sur cette rumeur. La capitalisation boursière actuelle est de 23,39 milliards de dollars.

Le concepteur de logiciels d'entreprise Oracle serait ainsi en pourparlers pour acheter ce spécialiste des dossiers médicaux électroniques dans le cadre d'un accord qui pourrait être évalué à 30 milliards de dollars. La transaction pourrait apporter à Oracle une multitude de données de santé pour former et améliorer ses services cloud basés sur l'intelligence artificielle, renforçant ainsi sa présence dans le secteur de la santé. Si l'accord se concrétise, ce sera le plus gros jamais réalisé pour Oracle, qui pèse pour sa part 282 milliards de dollars à Wall Street. Le deal éventuel compterait par ailleurs parmi les plus importants de l'année 2021.

Meta (+2%). La Federal Trade Commission, Commission fédérale américaine du commerce, aurait ouvert une enquête approfondie sur le projet de rachat par Meta (Facebook) de Supernatural, application de fitness basée sur la réalité virtuelle, pour un montant de 400 millions de dollars. C'est ce qu'indique le site The Information.

Pfizer (-4%) / BioNTech (stable). Les Etats membres de l'Union européenne se sont accordés pour commander plus de 180 millions de doses du vaccin covid adapté au variant Omicron que les deux partenaires développent, a précisé la Commission européenne. En outre, le comité consultatif national d'éthique français a approuvé l'élargissement de la vaccination à l'ensemble des enfants âgés de cinq à onze ans... Notons aussi que Pfizer a indiqué ce jour à l'occasion d'une réunion investisseurs, qu'il s'attendait à des ventes de vaccin covid d'environ 31 milliards de dollars en 2022.

Moderna (stable). Le vaccin covid de Moderna serait jusqu'à quatre fois plus susceptible de provoquer une inflammation du muscle cardiaque, effet secondaire très rare, que son concurrent développé par Pfizer / BioNTech, selon une étude danoise publiée dans le British Medical Journal.

Johnson & Johnson (-3%). Les CDC (Centers for Disease Control and Prevention) recommandent les vaccins Moderna et Pfizer / BioNTech plutôt que Johnson & Johnson.

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