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Wall Street : séance hésitante, l'inflation préoccupe encore

| Boursier | 389 | Aucun vote sur cette news

La Bourse de New York reste proche de l'équilibre mardi, les investisseurs soupesant l'ampleur et la durée des risques inflationnistes liés à la crise du coronavirus sur l'économie américaine.

Wall Street : séance hésitante, l'inflation préoccupe encore
Credits Reuters

La Bourse de New York reste proche de l'équilibre mardi, les investisseurs soupesant l'ampleur et la durée des risques inflationnistes liés à la crise du coronavirus sur l'économie américaine. Les prix immobiliers augmentent et reventes de logements neufs reculent aux Etats-Unis, sous l'effet de la hausse des prix des matériaux de construction, notamment le bois. Plusieurs membres de la Fed, dont son vice-président Richard Clarida, ont répété ces deux derniers jours que la hausse des prix serait temporaire, sans parvenir à rassurer les marchés sur un possible resserrement de politique monétaire plus rapide qu'anticipé...

A deux heures de la clôture, les trois principaux indices pointent en léger recul. L'indice Dow Jones cède 0,08% à 34.365 points, tandis que l'indice large S&P 500 cède 0,13% à 4.191 pts, et que le Nasdaq Composite, riche en valeurs technologiques et biotechs, fléchit de 0,02% à 13.658 points.

Six des onze indices sectoriels du S&P 500 progressent en séance, dont l'immobilier (+0,45%), les biens de consommation discrétionnaires (+0,2%), les industrielles (+0,2%) et les services de communication (+0,1%). En queue de peloton, l'énergie perd 1,7% et les "utilities" lâchent 0,9%.

Dans l'actualité des entreprises, un accord serait proche pour le rachat par Amazon (-0,1%) des studios de cinéma MGM. Walt Disney (+1,2%) entendrait fermer une centaine de chaînes TV à l'international cette année afin de se concentrer sur le streaming. Enfin, Square (+3%) entend offrir bientôt des comptes courants et d'épargne.

Les cours du pétrole restent bien orientés mardi pour la 3e séance de suite. Le baril de brut léger américain WTI gagne en soirée 0,2% à 66,17$ sur le Nymex pour le contrat à terme de juillet, tandis que le Brent prend 0,38% à 68,72$ (contrat de juillet).

Les "cryptos" tentent de se stabiliser, l'or frôle les 1.900$ l'once

Le marché des crypto-monnaies se stabilise quelque peu mardi, sur fond de débat animé concernant le bilan carbone de la chaîne de minage des "cryptos", très gourmande en électricité, souvent produite à base de charbon ou d'hydrocarbures. Elon Musk, qui a lancé ce débat récemment, a discuté avec les professionnels de l'activité de minage en Amérique du Nord de la soutenabilité des jetons digitaux...

Le Bitcoin, qui avait plongé le week-end dernier sous 32.000$ avant de remonter vers 39.000$ lundi soir, évolue mardi vers 37.760$ sur la plate-forme Bitfinex. Le BTC a perdu plus de 40% par rapport à ses records de la mi-avril, autour de 64.000$. L'Ether, qui avait plongé dimanche jusqu'à 1.780$ avant de rebondir vivement lundi soir autour de 2.620$, s'échangeait mardi à 2.560$ sur Bitfinex.

Parallèlement aux soubresauts sur les "cryptos", l'or a retrouvé ces dernières semaines les faveurs des investisseurs en quête de sécurité. Le métal jaune frôlait mardi soir le seuil des 1.900$ l'once, terminant à 1.898$ l'once (+0,7%), son plus haut niveau depuis le 8 janvier.

Sur le front de la relance budgétaire aux Etat-Unis, les choses se compliquent concernant les discussions sur le plan d'infrastructures de Joe Biden. Les négociations bipartisanes n'ont en effet pas été fertiles, ce qui pourrait contraindre la Maison blanche à agir seule. Les Républicains doivent toutefois encore se réunir ce jour sur la question, et pourraient selon 'Bloomberg' avancer une proposition de 1.000 milliards de dollars sur huit ans. L'administration Biden se montre enfin confiante concernant la réception de sa proposition de taxe mondiale minimale de 15% sur les bénéfices des entreprises, qui devrait être soutenue par le G7.

Les prix immobiliers accélèrent, les coûts de construction aussi

Sur le plan macro-économique, les indicateurs du jour sont ressortis mitigés aux Etats-Unis. Les ventes de logements neufs sont ainsi ressorties sur un rythme de 863.000 unités en avril, très en dessous du consensus, logé à 955.000 de consensus, et après 917.000 en mars.

Par ailleurs, l'indice S&P Case-Shiller '20-City' des prix des maisons dans les 20 principales zones métropolitaines à l'étude a augmenté plus que prévu, de 1,6%, en mars sur une base ajustée, en comparaison du mois antérieur, contre +1,1% de consensus. Hors ajustements, il augmente de 2,2% par rapport à février et de 13,3% sur un an. L'indice de la Federal Housing Finance Agency (FHFA) traduit lui aussi une hausse des prix plus forte que prévu, de 1,4% en mars sur un mois contre 1% de consensus et 1,1% en février. Sur un an, l'indicateur FHFA grimpe de 13,9%, ce qui marque une accélération.

Malgré (ou grâce à) la hausse des prix immobiliers, les ménages américains ont gardé le moral en mai. L'indice de confiance des consommateurs mesuré par le Conference Board s'est ainsi établi à 117,2, contre 119,5 de consensus et 117,5 pour la lecture révisée du mois précédent.

Enfin, l'indice manufacturier de la Fed de Richmond pour le mois de mai a été de 18, contre 15 de consensus et 17 un mois auparavant.

Ailleurs dans le monde, l'Ifo allemand a signalé un climat des affaires au plus haut de deux ans, mais les chiffres locaux du PIB traduisent l'impact du confinement sur la consommation. La confiance des consommateurs sud-coréens est quant à elle au plus haut de trois ans. Enfin, l'Inde prépare un vaste package de stimulus pour les secteurs les plus touchés par le covid.

La Fed s'efforce de piloter un atterrissage en douceur de l'économie US

Les derniers commentaires des responsables de la Fed laissant entendre globalement que des discussions devraient débuter prochainement sur le sujet de la réduction des achats d'actifs ("tapering"). Ces mêmes responsables assurent dans le même temps que la banque centrale considère l'accélération de l'inflation comme un phénomène passager lié à la désorganisation des chaînes d'approvionnement en période de sortie de la pandémie de Covid-19.

Le marché obligataire américain ne montre en tout cas aucun signe de nervosité après les tensions observées en mars-avril... Les investisseurs estiment que même si un débat sur le "tapering" s'ouvrait lors de la réunion de la Fed de juin, celle-ci ne devrait pas agir concrètement avant de longs mois. Le patron de la banque Morgan Stanley, James Gorman, a ainsi estimé mardi que le "tapering" de la Fed pourrait débuter d'ici à la fin de l'année, suivi l'an prochain d'une hausse des taux.

Mardi soir, le rendement du T-Bond à 10 ans s'inscrivait en soirée à 1,56% (-4 points de base), tandis que le taux du "30 ans" était à 2,26% (-4 pdb). Du côté des changes, l'indice du dollar cédait mardi soir 0,2% à 89,67 points face à un panier de devises de référence, tandis que l'euro gagnait 0,3% à 1,2250$ dans les échanges interbancaires à New York.

Richard Clarida, le vice-président de la Fed, a estimé mardi que les tensions sur les prix se "révéleraient essentiellement transitoires". Il a ajouté qu'en cas de dérapage, la Fed serait en mesure de contrôler l'inflation sans pour autant faire dérailler la reprise économique.

Lundi, Lael Brainard, gouverneure de la Fed, Raphael Bostic (patron de la Fed d'Atlanta) et James Bullard (Fed de St. Louis) avaient eux aussi affirmé que la tendance haussière des prix serait temporaire. Mme Brainard avait souligné que "la remontée récente de l'inflation dans certains secteurs de l'économie américaine devrait s'atténuer une fois que les prix se seront éloignés des points bas atteints au début de la pandémie et que les déséquilibres temporaires entre l'offre et la demande se seront résorbés".

"Nous sommes à mi-chemin d'un rebond assez inédit de l'économie des Etats-Unis", a-t-elle expliqué lors d'un débat organisé par CoinDesk. "Certains prix peuvent encore augmenter au cours des prochains mois, mais ces pressions inflationnistes, liées à des goulets d'étranglement dans les chaînes d'approvisionnement et à la réouverture progressive de l'économie, devraient refluer avec le temps", a-t-elle ajouté.

VALEURS A SUIVRE

Amazon (-0,1%) serait désormais tout proche d'un accord en vue de l'acquisition du studio d'Hollywood MGM Holdings. Le Wall Street Journal fait état d'une opération de près de 9 milliards de dollars comprenant la dette. Le WSJ cite des sources familières de la question. MGM deviendrait alors un actif de streaming de choix pour le groupe de Jeff Bezos. Un accord pourrait être annoncé dès cette semaine, si l'on en croit les sources du journal, du moins si les discussions n'échouent pas à la dernière minute...

Plus tôt ce mois, le New York Times croyait savoir que le Californien de Cupertino Apple et le géant des médias Comcast avaient aussi étudié ce dossier Metro-Goldwyn-Mayer. Sans citer de sources, le NYT affirmait que les prétendants auraient conclu que MGM valait environ 6 milliards de dollars, nettement moins que les 9 milliards de dollars escomptés par le studio. Amazon ne semble pas de cet avis. Il s'agirait de la deuxième plus grosse acquisition réalisée par le groupe de commerce en ligne, après un rachat de Whole Foods pour 13,7 milliards de dollars en 2017.

Metro-Goldwyn-Mayer, légendaire studio cinématographique de Las Vegas, est surtout connu pour sa franchise 'James Bond', mais détient aussi la chaîne TV payante Epix et conçoit des séries ou shows tels que 'The Handmaid's Tale', 'Vikings', 'Fargo', 'Shark Tank' (...). Le catalogue de MGM compte environ 4.000 films, avec également les franchises 'Rocky', 'RoboCop' et 'Legally Blonde'.

Walt Disney (+1,2%) aurait l'intention de fermer une centaine de chaînes TV à l'international cette année afin de se concentrer sur le streaming.

AutoZone (-1,7%), le détaillant américain en équipements automobiles, a annoncé pour son troisième trimestre fiscal des ventes et profits supérieurs aux attentes. Sur ce trimestre clos début mai, le bénéfice net a représenté 596 millions de dollars et 26,48$ par titre, contre 343 millions et 14,39$ par action un an plus tôt. Le consensus FactSet était voisin de 20$ de bpa. Les revenus se sont améliorés de 31% en glissement annuel à 3,65 milliards de dollars, alors que le consensus FactSet était de 3,27 milliards. Les ventes à comparable ont augmenté de près de 29% en comparaison de l'an dernier.

Boeing (+1,9%). SMBC Aviation a commandé 14 appareils 737 MAX supplémentaires.

Shake Shack (+6,5%) profite d'une recommandation favorable de Goldman Sachs, qui vient de relever son conseil de 'neutre' à 'acheter' et voit encore un gros potentiel de rebond avec la réouverture de l'économie.

Coinbase (+6,4%) demeure assez volatil en bourse avec les fluctuations erratiques des cryptomonnaies. JP Morgan ne se laisse pas impressionner et vient d'initier une recommandation à 'surpondérer' sur la plateforme d'échanges, évaluant un potentiel de 60% environ.

Square (+3%) continue de grimper après un gain de 5,5% lundi. La société de paiement mobile et électronique pourrait bientôt proposer des comptes d'épargne et des comptes chèques, selon des sources citéed par 'Bloomberg'.

Moderna (+2,5%) indique que son vaccin anti-covid autorisé pour les adultes s'est montré efficace dans la tranche d'âge 12 à 17 ans. Le groupe prévoit de demander le mois prochain à la FDA l'autorisation d'utilisation du vaccin chez les adolescents.

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