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Wall Street se retourne dans le rouge avant Powell, plombé par la Chine

| Boursier | 559 | 5 par 1 internautes

Alors que la Chine va répliquer face aux Etats-Unis

Wall Street se retourne dans le rouge avant Powell, plombé par la Chine
Credits Reuters

La cote américaine passe dans le rouge désormais avant bourse ce vendredi, minée par les craintes commerciales. Il faut dire que le ministère chinois des Finances vient d'annoncer que Pékin prévoit d'imposer des droits de douane de 5 à 10% sur 75 milliards de dollars de biens américains supplémentaires à compter du 1er septembre et de restaurer des 'tarifs' douaniers de 25% sur les importations de voitures provenant des USA à partir du 15 décembre. Ces mesures sont assez agressives, alors même que l'administration Trump semblait pourtant assouplir sa position récemment en retirant certains produits de sa nouvelle liste de 300 milliards de dollars et en reportant l'échéance des nouveaux droits de douane sur certains autres (téléphones mobiles, ordinateurs portables et consoles notamment).

La réaction du marché est assez épidermique. Le S&P500 recule désormais de 0,6% avant bourse, le Nasdaq de 0,7% et le DJIA de 0,5%, alors que les trois indices progressaient pourtant il y a quelques instants en attendant l'intervention de Powell.

Wall Street avait terminé hier la journée en ordre dispersé, suite aux derniers tweets de Trump et aux nouvelles venues d'Allemagne tempérant les ardeurs des opérateurs concernant l'hypothétique plan de relance local.

Sur le front économique outre-Atlantique ce jour, les ventes de logements neufs du mois de juillet 2019 seront publiées à 16h par le Département américain au Commerce (consensus 645.000 contre 646.000 un mois avant).

Cette statistique devrait néanmoins être éclipsée par le très attendu discours de Jerome Powell à Jackson Hole, qui débute à la même heure. Le symposium, qui a débuté hier et dure trois jours, réunit les grands argentiers mondiaux dans le Wyoming. Il porte cette année sur 'les challenges de politique monétaire'.

L'intervention de Powell est jugée déterminante et les termes employés auront toute leur importance, alors que les Minutes de la dernière réunion monétaire de la Fed - celle des 30 et 31 juillet - publiées avant-hier soir n'ont quant à elles pas révélé de surprise. La Réserve Fédérale, tant critiquée par Donald Trump, avait alors réduit finalement d'un quart de point ses taux, les ramenant dans une fourchette de 2-2,25%, certains membres ayant tout de même discuté de la possibilité d'une baisse plus importante.

Il s'agira pour Powell de nuancer son propos à l'extrême. Les marchés veulent entendre que les taux devraient continuer à baisse, sans pour autant que le président de la Fed n'adopte de posture outrageusement souple qui créerait alors l'inquiétude.

Sur Twitter hier encore, le président américain Donald Trump maintenait la pression. "L'Allemagne vend des obligations à 30 ans offrant des rendements négatifs. L'Allemagne est en concurrence avec les Etats-Unis. Notre Réserve Fédérale ne nous permet pas de faire ce que nous devons. Ils nous ont désavantagés par rapport à nos concurrents. Dollar fort, pas d'inflation! Ils bougent comme des sables mouvants. Combattez ou rentrez chez vous!"

Dans un autre tweet, Trump s'indignait encore : "L'Économie va très bien. La Réserve Fédérale peut facilement en faire un Record! La question qui se pose est la suivante: pourquoi payons-nous beaucoup plus d'intérêts que l'Allemagne et que certains autres pays? Soyez en avance (pour changer), pas en retard. Laissez l'Amérique gagner gros, plutôt que de simplement gagner!"

L'inépuisable Donald Trump s'est livré encore à quelques tweets matinaux ce jour. "L'Économie (ndlr : des États-Unis bien sûr) est forte et saine, alors que le reste du monde ne se porte pas bien. Malgré cela, les Fake News Media et leur Partenaire, le Parti Démocrate, font des heures supplémentaires pour convaincre les gens que nous sommes, ou que nous allons bientôt être, dans une Récession. Ils sont prêts à perdre leur richesse, ou une grande partie de celle-ci, juste pour avoir la possibilité de remporter l'Élection. Mais cela ne marchera pas car je trouve toujours le moyen de gagner, surtout pour le peuple! Le plus grand mouvement politique de l'histoire de notre Pays remportera une autre grande victoire en 2020!", promet le locataire de la Maison blanche.

Selon l'outil FedWatch du CME Group, il est désormais assuré que la Fed procède à une nouvelle baisse des taux, qui devrait être d'un quart de point (99,6% de 'proba'). La Banque réduirait alors la fourchette à 1,75-2% le 18 septembre à l'issue de sa réunion. Avant les dernières nouvelles de Chine, l'outil FedWatch donnait ce jour une probabilité de 11% à un statu quo. Cette hypothèse est maintenant exclue, alors que celle d'une baisse d'un demi-point fait son apparition (0,4% de chances...).

Évidemment, cet assouplissement demeurera insuffisant pour Trump, qui taclait cette semaine encore la Fed et Jerome Powell, "un golfeur sans toucher", incapable de faire un putt...

Notons que le compte rendu de la dernière réunion de la BCE a été publié hier. Globalement, les responsables de la Banque centrale européenne se sont accordés sur l'idée d'une politique accommodante durable, les nouvelles actions possibles incluant baisse des taux et rachats d'actifs. Dans ses minutes, la BCE évoquait "une combinaison d'instruments avec d'importantes complémentarités et synergies". La Banque centrale européenne pourrait apporter un soutien plus fort au secteur bancaire par un amortissement des effets d'un taux de dépôt négatif...

Les publications d'entreprises sont assez rares à Wall Street ce jour, au lendemain des comptes solides de Salesforce.com et de ceux, décevants, de HP Inc.

Foot Locker a annoncé tout de même avant bourse des chiffres peu reluisants. Le spécialiste américain de la distribution de chaussures et accessoires de sport vient de publier pour son second trimestre un bénéfice net de 60 millions de dollars soit 55 cents par titre, contre 88 millions de dollars et 75 cents par action un an plus tôt. Le bénéfice ajusté par action est ressorti à 66 cents, alors que le consensus était de 67 cents. Les revenus trimestriels se sont élevés à 1,77 milliard de dollars, contre 1,78 milliard sur la période comparable de l'exercice antérieur et 1,82 milliard de consensus. A comparable, la croissance est extrêmement timide à +0,8%, alors que les analystes de la place tablaient en moyenne sur une expansion de plus de 3%. Bref, le compte n'y est vraiment pas.

Salesforce.com, géant des logiciels CRM, a publié des comptes solides et s'est permis par ailleurs de relever ses estimations annuelles de revenus, aidé par la croissance externe. Pour le second trimestre, le groupe de Marc Benioff a réalisé un bénéfice net de 91 millions de dollars soit 11 cents par titre, contre 299 millions de dollars et 39 cents par action un an avant. Le bénéfice ajusté par action s'est élevé à 66 cents par titre, contre 47 cents de consensus. Les revenus ont totalisé 4 milliards de dollars, contre 3,28 milliards un an plus tôt et 3,96 milliards de consensus.

Salesforce demeure ambitieux, tablant pour son troisième trimestre fiscal sur des revenus allant de 4,44 milliards à 4,45 milliards de dollars. Pour l'exercice, les recettes sont anticipées désormais entre 16,75 et 16,9 milliards de dollars, avec les acquisitions de Tableau, Salesforce.org et Click Software. Le haut de fourchette de la guidance ferait ressortir une progression de 27% de l'activité. Les consensus étaient de respectivement 4,18 et 16,4 Mds$, sur le trimestre et l'année fiscale.

HP Inc a annoncé des trimestriels sans grand relief ainsi qu'un changement de CEO. Le groupe se sépare donc de son directeur général Dion Weisler après quatre ans. Ce dernier quitte le groupe à 52 ans, évoquant une question familiale de santé. Enrique Lores, 53 ans, vétéran du groupe affichant une trentaine d'années de bons et loyaux services, et dirigeant actuellement les activités d'imagerie, imprimantes et solutions, prendra sa succession aux fonctions de CEO le 1er novembre.

Le groupe californien de Palo Alto a annoncé par ailleurs hier soir, pour son troisième trimestre fiscal clos fin juillet 2019, des revenus de 14,6 milliards de dollars, pratiquement stables en glissement annuel et légèrement inférieurs au consensus, pour un bénéfice ajusté par action de 58 cents quant à lui supérieur aux attentes. Pour le quatrième trimestre, le bénéfice par titre est estimé entre 55 et 59 cents, contre 58 cents de consensus.

Hasbro, géant américain du jouet, est par ailleurs sur le point d'acquérir le Britannique Entertainment One (eOne) pour un montant voisin de quatre milliards de dollars. L'Américain récupèrerait ainsi des marques telles que Peppa Pig ou Pyjamasques. Hasbro payerait 5,6 livres par titre eOne, une prime de 26% sur les cours d'hier. L'opération serait financée par trésorerie et endettement.

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