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Wall Street sans direction après Powell, mais Tesla s'enflamme !

| Boursier | 369 | Aucun vote sur cette news

Wall Street affiche assez peu d'évolution pour l'heure ce mardi...

Wall Street sans direction après Powell, mais Tesla s'enflamme !
Credits Reuters

Wall Street affiche assez peu d'évolution pour l'heure ce mardi. Le S&P 500 grappille 0,03% à 5.476 pts, alors que le Dow Jones cède 0,1% à 39.130 pts. Le Nasdaq avance de 0,19% à 17.913 pts, alors que Tesla s'enflamme pour la deuxième séance. Sur le Nymex, le baril de brut WTI rend 0,1% à 83,4$. L'once d'or perd 0,2% à 2.335$. L'indice dollar se stabilise face à un panier de devises de référence. La prudence domine, alors que les indices demeurent proches des plus hauts historiques.

Jerome Powell, président de la Fed, intervenait ce jour à l'occasion d'un forum de la BCE sur la politique monétaire. Il a refusé de répondre à une question sur la possibilité d'assouplir la politique monétaire dès septembre. Il a néanmoins indiqué qu'il ne fallait pas agir de manière trop précipitée, ni trop tardive (!). Selon lui, "nous revenons sur le chemin de la désinflation", avec des données récentes encourageantes, mais plus d'éléments seraient encore nécessaires avant de réduire les taux.

Selon l'outil FedWatch du CME Group, la probabilité actuelle d'une baisse des taux de la Fed le 31 juillet, à l'occasion de la prochaine réunion monétaire, est quasiment nulle (8,8%). L'hypothèse d'un premier assouplissement en septembre est privilégiée, l'outil FedWatch montrant une probabilité de 63,2% d'une fourchette de 5-5,25% au 18 septembre sur le taux des fed funds, ce qui représenterait un assouplissement d'un quart de point. L'outil pointe plutôt vers une fourchette de 4,75 à 5% en fin d'année, ce qui traduirait deux baisses de taux.

Powell a expliqué aussi que l'inflation dans les services était plus tenace, liée aux salaires. Il note cependant que le marché du travail se détend et présente donc moins de problème pour l'inflation. Il anticipe un retour de l'inflation sur l'objectif des 2%, peut-être en fin d'année prochaine ou plus probablement en 2026.

Il constate que les prévisions pessimistes concernant un éventuel atterrissage douloureux ne se sont pas vérifiées. Il voit une baisse graduelle de la demande sur le marché du travail et un affaiblissement d'autres marchés comme l'immobilier. Quoi qu'il en soit, le marché du travail et la croissance demeurent forts, note Powell. Il rappelle le double mandat de la Fed et indique ainsi qu'il ne s'agit pas d'agir trop vite ni de maintenir les taux trop élevés trop longtemps. La Fed est pleinement consciente des risques dans les deux cas, ce qui explique cette recherche constante du bon équilibre.

Christine Lagarde de la BCE s'est montrée quant à elle un peu plus confiante concernant l'inflation, mais a souligné également que les décisions monétaires dépendraient des données, afin de s'assurer de pouvoir poursuivre l'assouplissement tout juste entamé. La dirigeante de la BCE s'est refusée en revanche à commenter les situations politiques de certaines nations comme la France, rappelant l'indépendance de la banque centrale...

Powell semble aussi de cet avis, affirmant l'indépendance de la Fed, alors que se profile aux USA l'élection de novembre. Interrogé sur une éventuelle intervention de Donald Trump - s'il était élu - pour faire pression sur la Fed en vue d'un assouplissement plus rapide de la politique, le dirigeant de la banque centrale américaine n'a pas semblé ému. "Faisons notre travail", a lancé ainsi Powell, soulignant la "très haute indépendance de la Fed". Sur la question d'un éventuel gonflement des déficits en cas d'élection de Trump, Powell s'est montré également détaché de ces considérations partisanes. Sur le long terme, il juge toutefois qu'il faudra faire quelque chose pour les finances publiques.

Interrogé au sujet du taux neutre et de son éventuelle évolution, Powell botte également en touche. Il constate que bon nombre d'observateurs n'anticipent pas un retour à un taux neutre aussi bas que précédemment, mais il ajoute aussi vite que personne ne sait vraiment comment les choses vont évoluer. Il insiste sur la nécessité d'évolutions graduelles pour arriver à remplir le double mandat de la Fed. Il est cependant extrêmement difficile de prédire un taux neutre à long terme, laisse entendre Powell.

A propos de l'IA générative et de son impact sur l'économie, Powell estime qu'il est trop tôt pour pouvoir le déterminer et qu'il ne s'agit d'ailleurs pas du rôle de la banque centrale. La Fed, contrairement à la BCE, n'utilise pas l'intelligence artificielle générative, mais elle suit de près les développements à ce sujet.

A propos du "plus grand risque pour l'économie", Powell rappelle le "cyber-risque", mais aussi à l'heure actuelle, le fait de trouver le meilleur équilibre pour parvenir à remplir le double mandat de la Fed. Au sujet des perspectives économiques à un an, Powell estime qu'il serait heureux si le chômage demeurait autour des 4%, son niveau actuel.

Les ouvertures de postes aux Etats-Unis pour le mois de mai 2024 sont ressorties au nombre de 8,14 millions selon le Département au Travail, contre un consensus FactSet de 7,9 millions et une lecture révisée de 7,92 millions environ un mois auparavant.

Demain, les investisseurs suivront notamment l'étude Challenger, Gray & Christmas concernant les annonces de licenciements, le rapport d'ADP sur l'emploi privé, ainsi que la balance du commerce international des biens et services ou encore que l'indice PMI composite final américain. L'ISM des services et les commandes industrielles sont attendus le même jour. Les Minutes du FOMC seront publiées dans la soirée.

Enfin, vendredi, les opérateurs suivront le rapport gouvernemental mensuel sur la situation de l'emploi aux Etats-Unis pour le mois de juin (consensus FactSet 190.000 créations de postes pour 4% de taux de chômage).

Dans le même temps, S&P alerte quelques grandes nations sur leur gestion. Il est peu probable selon l'agence que les Etats-Unis, la France et les grandes économies mettent un terme à la hausse de leur niveau d'endettement au cours des prochaines années. S&P Global estime que, pour les Etats-Unis, l'Italie et la France, le solde primaire devrait s'améliorer de plus de 2% du PIB cumulé pour que leur dette se stabilise. "Il est peu probable que cela se produise au cours des trois prochaines années", tranche S&P. "Selon nous, seule une forte détérioration des conditions d'emprunt pourrait persuader les gouvernements du G7 de mettre en oeuvre une consolidation budgétaire plus résolue au stade actuel de leur cycle électoral", ajoute S&P Global.

Parmi les publications financières trimestrielles à Wall Street cette semaine, Constellation Brands annonce demain, mais l'agenda est sinon assez clairsemé.

Les valeurs

Tesla (+8,5% !), qui s'était déjà adjugé plus de 6% hier à Wall Street sur des spéculations sur un éventuel "robotaxi", s'enflamme encore ce jour. Le groupe a en effet dépassé les attentes en termes de livraisons pour le trimestre clos en juin. Pour la période, Tesla a produit environ 411.000 véhicules et en a livré près de 444.000. En outre, le groupe a déployé 9,4 GWh de produits de stockage d'énergie au deuxième trimestre, le déploiement trimestriel le plus élevé à ce jour.

Dans le détail, le groupe texan a donc produit 386.576 unités des Model 3 et Y sur le trimestre clos et en a livré 422.405 unités. La production d'autres modèles représente 24.255 unités, alors que les livraisons ont été au nombre de 21.551. Au total, le groupe d'Elon Musk a donc produit 410.831 unités et en a livré 443.956. Le consensus était d'environ 438.000 unités livrées selon Bloomberg. Quoi qu'il en soit, les livraisons ont tout de même reculé de 4,8% en comparaison de l'an dernier, soit un deuxième trimestre de baisse avec la concurrence accrue et la pression sur les prix, en particulier en Chine. Les livraisons sont en hausse de 14,8% en comparaison du précédent trimestre... Tesla publiera ses résultats financiers trimestriels complets après la clôture le 23 juillet.

Apple (+1%) aurait augmenté ses commandes de puces, suggérant selon Apple Insider une demande accrue pour l'iPhone 16. Le groupe californien à la pomme aurait donc augmenté ses commandes de puces auprès de TSMC, qui placerait apparemment des modèles iPhone 16 et iPhone 16 Pro sur la puce A18. L'introduction d'Apple Intelligence lors de la récente conférence des développeurs WWDC a peut-être contribué à renforcer la demande pour l'iPhone 16, ajoute Apple Insider. Le groupe de Cupertino pourrait modifier sa stratégie en matière de puces en conséquence... Avec l'augmentation des commandes en place auprès du partenaire TSMC, Apple se préparerait à vendre entre 90 et 100 millions d'unités d'iPhone 16, affirme Apple Insider, qui reprend les informations de sources du Commercial Times de Taïwan. Les modèles Pro et non-Pro de l'iPhone 16 utiliseraient donc, pour certains au moins, des processeurs de la famille A18 qui rendraient les modèles capables d'utiliser Apple Intelligence.

Paramount (+3%). Barry Diller étudierait à son tour une offre pour prendre le contrôle de Paramount, croit savoir le New York Times. M. Diller, pionnier des médias numériques, avait perdu une guerre d'enchères pour Paramount Pictures il y a plusieurs décennies, rappelle le NYT. Cette fois, il s'en prendrait à sa société mère National Amusements. Le milliardaire évaluerait ainsi une offre pour prendre le contrôle de Paramount, maison-mère de CBS, MTV et Nickelodeon. Le NYT cite quatre personnes proches du dossier. Le conglomérat de médias numériques de Diller, IAC, aurait signé des accords de confidentialité avec National Amusements, actionnaire majoritaire de Paramount. L'intérêt de Diller pour Paramount constitue une nouveau rebondissement sur ce dossier. Paramount était précédemment sur le point de conclure un accord ces derniers mois avec Skydance, un studio hollywoodien, avant que les négociations n'échouent brusquement.

Polestar (-8%), le concepteur suédois de véhicules électriques, a annoncé qu'il allait devoir prendre des mesures pour compenser les lourds droits d'importation de l'UE et des États-Unis sur ses voitures électriques fabriquées en Chine. Pour son premier trimestre, le groupe a par ailleurs affiché une perte opérationnelle. Le groupe contrôlé par la compagnie chinoise Geely, qui conçoit pour l'heure tous ses véhicules en Chine, va s'adapter aux tarifs douaniers en produisant aux Etats-Unis son nouveau modèle, la Polestar 3, d'ici la fin de l'été. La Polestar 4 sera ensuite produite en Corée du Sud à partir du deuxième trimestre 2025. Pour le trimestre clos, le groupe a déploré une perte opérationnelle de 232 millions de dollars, alors que ses revenus ont décroché à 345 millions de dollars contre 543 millions un an avant.

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