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Wall Street s'envole après les chiffres de l'emploi

| Boursier | 1007 | Aucun vote sur cette news

La cote américaine joue désormais sans hésitation le scénario pourtant encore très hypothétique d'une reprise économique en V, ignorant les tensions...

Wall Street s'envole après les chiffres de l'emploi
Credits Reuters

La cote américaine joue désormais sans hésitation le scénario pourtant encore très hypothétique d'une reprise économique en V, ignorant les tensions sino-américaines et la poursuite de la propagation du virus en Amérique latine. La BCE a plutôt rassuré les marchés hier, alors que la Fed de Jerome Powell abattra pour sa part ses cartes mercredi prochain. En attendant, ce sont des chiffres américains de l'emploi assez surréalistes qui viennent doper encore les indices ce jour.

Le S&P500 est orienté ce vendredi en hausse de 2,35% à 3.185 pts, alors que le Nasdaq prend 1,78% à 9.785 pts, au contact de ses sommets historiques. L'indice Dow Jones s'adjuge 2,85% sur les 27.000 pts, au plus haut depuis début mars ! Sur le Nymex, le baril de brut WTI grimpe de 4,5% à plus de 39$. L'once d'or corrige de 3,1% à 1.675$.

Les chiffres de l'emploi américain du mois de mai 2020 ont donc très agréablement surpris ce vendredi. Face à un consensus déprimé à l'extrême, les données dévoilées ce jour sont finalement réjouissantes. Ainsi, les USA ont créé 2,51 millions d'emplois non agricoles en mai, contre 7,72 millions de destructions attendues par le consensus et -20,6 millions un mois plus tôt. Le taux de chômage est ressorti à 13,3%, contre un consensus de 19,8% et un niveau de 14,7% un mois auparavant.

Le secteur privé a créé 3,09 millions de postes en mai selon le rapport du Département au Travail, alors que les économistes craignaient les destructions de 6,5 millions de postes supplémentaires. L'emploi manufacturier a augmenté de 225.000, contre -530.000 de consensus. Le taux de participation à la force de travail est ressorti à 60,8%, contre 60% de consensus.

Trump évoque ce jour, sur Twitter, "un INCROYABLE RAPPORT SUR L'EMPLOI". Une conférence de presse se tient d'ailleurs ce jour à la Maison blanche sur le sujet, le président américain n'ayant pas manqué une telle occasion.

Hier, les annonces de la BCE ont dépassé les attentes, alors que le soutien des Etats s'est confirmé, accentuant la confiance des opérateurs dans un succès du déconfinement.

Sur le front sanitaire, pourtant, la situation est loin d'être réglée, l'épidémie se propageant encore rapidement dans certaines régions, en particulier en Amérique latine. Selon l'Université Johns Hopkins, environ 6,67 millions de cas du nouveau coronavirus ont été confirmés depuis le début de l'épidémie, dont plus de 1,87 million aux USA, 615 milliers au Brésil, 449 milliers en Russie ou encore 283 milliers au Royaume-Uni. Le virus a fait plus de 108.000 morts aux Etats-Unis et près de 40.000 au Royaume-Uni, contre 34 milliers au Brésil et presque autant en Italie.

La Bourse de New York avait fini sur une note prudente hier soir, les investisseurs reprenant leur souffle après un "rally" de près de 40% depuis deux mois et demi. Celui-ci a porté les valorisations boursières au plus haut depuis 2002 à Wall Street, malgré les incertitudes sur le rythme de la reprise économique après la récession causée par la pandémie de Covid-19. Les marchés ont néanmoins apprécié l'annonce par la BCE d'une rallonge de 600 milliards d'euros à son programme d'achats d'actifs ciblé sur la pandémie (PEPP).

A la clôture, le Dow Jones avait fini presque stable (+0,05%) à 26.281 points, tandis que l'indice large S&P 500 lâchait 0,34% à 3.112 pts et que le Nasdaq Composite, riche en valeurs technologiques, fléchissait de 0,69% à 9.615 pts.

Les bourses européennes ont été soutenues par la décision de la BCE d'augmenter de 600 milliards d'euros, le montant du "Programme d'achats d'urgence pandémique" (PEPP), alors que les marchés s'attendaient à une rallonge moins élevée, de l'ordre de 500 MdsE. La BCE avait lancé ce PEPP le 19 mars dernier, avec un premier objectif d'achat d'obligations de 750 milliards d'euros, qui est donc porté désormais à 1.350 MdsE.

Les cours du brut évoluent au plus haut depuis trois mois, soutenus ce jour par la reprise de l'activité économique à travers le monde et la perspective d'un potentiel accord entre pays membres de l'OPEP+ sur une prolongation des réductions de la production à l'issue d'une réunion qui aura lieu samedi.

L'Organisation des pays exportateurs de pétrole se réunira par vidéoconférence samedi à 13 heures (heure de Londres), suivie d'une conférence avec ses alliés de l'OPEP+ deux heures plus tard, selon des délégués du cartel cités par 'Bloomberg'. Après presque une semaine de querelles, les dirigeants des principaux membres de l'organisation auraient convenu de prolonger d'un mois l'accord de baisse de la production, soit jusqu'à la fin du mois de juillet, au lieu de l'assouplir début juillet, comme prévu précédemment.

Longtemps opposées, l'Arabie saoudite et la Russie semblent désormais regarder dans la même direction. Les deux parties sont même unies contre les membres de l'OPEP+ qui n'ont jamais réussi à assumer leur part du fardeau, Irak et Nigéria en tête. "Réunies à la tête de l'OPEP+ et confrontées à de nombreux mois, voire des années, de surproduction, la Russie et l'Arabie saoudite n'avaient pas grand-chose à perdre et beaucoup à gagner en imposant des mesures concrètes pour améliorer le respect de l'accord par les réfractaires, en particulier l'Irak", souligne Bob McNally, fondateur de 'Rapidan Energy Group'.

L'Irak, dont le taux de conformité à l'accord a été de seulement 38% selon une enquête Reuters publiée le mois dernier, aurait accepté de faire un effort supplémentaire afin de rattraper son retard, selon les sources de l'agence Reuters. Bagdad aurait expliqué son faible taux de conformité par des problèmes techniques et un remaniement récent au sein du gouvernement...

Face à la chute historique des cours de l'or noir, l'OPEP et ses partenaires se sont engagés en avril à réduire la production de 9,7 millions de barils par jour, soit environ 10% de l'offre mondiale, en mai et juin. En outre, l'Arabie saoudite, le Koweït et les Émirats arabes unis ont procédé à de nouvelles réductions volontaires d'environ 1,2 million de barils par jour pour le mois de juin, ce qui porte le total des réductions OPEP+ à près de 11 mbj.

Les valeurs

Broadcom (+5%) a publié jeudi soir après la clôture de Wall Street une baisse de 29% de son bénéfice net au 2e trimestre fiscal, achevé fin avril, mais globalement en ligne avec les attentes des analystes. Malgré la crise du Covid-19, le chiffre d'affaires du fabricant de puces électroniques et de logiciels de cybersécurité est ressorti légèrement supérieur au consensus.

Le bénéfice net a atteint 488 millions de dollars (1,17$ par action) au 2e trimestre fiscal, en baisse de 29% par rapport à la même période de 2019 (691 M$ et 1,64$ par action). En données ajustées des éléments non-récurrents, le bénéfice par action s'est élevé à 5,14$ contre 5,21$ un an plus tôt, et conforme aux attentes du consensus compilé par le cabinet FactSet. Les ventes du groupe ont progressé de 4% pour atteindre 5,75 milliards de dollars contre 5,52 Mds$ un an plus tôt, et sont ressorties supérieures aux attentes, logées en moyenne à 5,69 Mds$.

Les ventes de semi-conducteurs ont atteint 4,03 Mds$ et les logiciels d'infrastructures 1,72 Md$ (activité de Symantec rachetée en 2019). Broadcom avait retiré en mars dernier sa prévision annuelle, et avait dit tabler sur des ventes de 5,55 à 5,85 Mds$ au 2ème trimestre. Pour le 3ème trimestre, le groupe prévoit un chiffre d'affaires dans une fourchette de 5,6 à 5,9 Mds$, en ligne avec le consensus, qui table sur un revenu trimestriel de 5,79 Mds$.

Amazon (stable). Elon Musk, le patron de Tesla et SpaceX, s'est une fois encore distingué hier sur le réseau social Twitter, réclamant tout simplement un démantèlement du géant du e-commerce Amazon. Voilà qui devrait donc encore alimenter la querelle entre Musk et le dirigeant d'Amazon, Jeff Bezos. Réagissant au tweet d'un auteur (Alex Berenson) se plaignant que son ouvrage au sujet du Covid-19 ait été refusé par la plateforme Amazon Kindle Direct Publishing au motif qu'il ne serait pas conforme à ses lignes directrices, Musk a d'abord lancé un offusqué "c'est fou Jeff Bezos", avant d'ajouter : "Il est temps de démanteler Amazon. Les monopoles ont tort !"

Slack Technologies (-15%) a annoncé hier soir un ralentissement de la croissance de son chiffre d'affaires au premier trimestre, alors que le marché anticipait une croissance de la demande pour sa plateforme de messagerie professionnelle. Slack a par ailleurs retiré ses prévisions 2021 de revenus.

Gap (-4%), le détaillant américain en vêtements, a annoncé hier soir une perte de près d'un milliard de dollars pour le trimestre clos le 2 mai du fait des fermetures de magasins destinées à empêcher la propagation du nouveau coronavirus. Ainsi, sur le trimestre clos, Gap a perdu 2,51$ par titre, alors que ses revenus ont décroché de 43% en glissement annuel. Un an plus tôt, le groupe avait dégagé un bénéfice de 227 M$.

Twitter (+6%) va se fâcher un peu plus avec Donald Trump, puisque le réseau social média a désactivé une vidéo en hommage à George Floyd publiée sur le compte de campagne du président américain, évoquant une plainte relative aux droits d'auteur.

Le compartiment aérien compte parmi les grands gagnants du jour à Wall Street avec les espoirs de reprise. Boeing s'adjuge 12%, United Airlines 16% et American Airlines 22%. Southwest grimpe de 5%...

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