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Wall Street retombe, le plan de Trump se fait attendre

| Boursier | 836 | Aucun vote sur cette news

La cote américaine, qui s'offrait hier soir un joli rebond avec les espoirs de relance (+4,89% sur le DJIA et +4,95% sur le Nasdaq), retombe ce...

Wall Street retombe, le plan de Trump se fait attendre
Credits Reuters

La cote américaine, qui s'offrait hier soir un joli rebond avec les espoirs de relance (+4,89% sur le DJIA et +4,95% sur le Nasdaq), retombe ce mercredi. Le S&P500 abandonne ainsi 3,56% à 2.779 pts, le DJIA 3,98% à 24.021 pts et le Nasdaq 3,27% à 8.069 pts, alors que les cours du brut refluent suite au rallye de 10% de la veille et que les craintes persistent relatives à la propagation du coronavirus hors de Chine. Hier, le S&P avait affiché sa plus forte hausse depuis fin décembre 2018. Les marchés restent ce jour dans l'attente des détails des mesures de stimulus de Trump, alors que les législateurs se montrent réticents face à ses exigences en matière de suspension des taxes sur les salaires. Le président américain, qui a promis des initiatives majeures, négocie donc pour l'heure avec le Congrès. Dans le même temps, la guerre des prix se poursuit sur le pétrole.

Sur le front économique aux USA ce jour, l'indice des prix à la consommation du mois de février est ressorti en ligne avec le consensus à +0,1% en comparaison du mois antérieur et +0,2% hors alimentaire et énergie. En glissement annuel, le CPI progresse de 2,3% (+2,4% hors éléments volatils).

Alors que Donald Trump maintient la pression sur la Fed pour qu'elle assouplisse encore sa politique de taux, certains ne se font pas tant prier. La Banque d'Angleterre (BoE) a ainsi abaissé ce jour son taux directeur pour la première fois en pratiquement trois ans et demi, afin de soutenir l'économie face à l'impact de l'épidémie de coronavirus Covid-19. Ainsi, les membres du comité monétaire de la banque centrale britannique ont réduit leur taux de 0,75% à 0,25%. "Bien que l'ampleur du choc économique généré par le Covid-19 soit hautement incertaine, l'activité ralentira probablement de manière importante dans les mois à venir", analyse la BoE, qui agit hors des réunions monétaires programmées pour la première fois depuis 2008. La BoE se réunira officiellement dans deux semaines. Les taux britanniques sont désormais au plus bas. La BoE a par ailleurs assoupli les conditions de solvabilité des banques et lancé un dispositif dédié aux petites entreprises.

L'institut national britannique de la statistique (ONS) a annoncé une stabilité du produit intérieur brut sur le mois de janvier 2020, contre un consensus de +0,2%. Sur les trois mois à fin janvier 2020, le PIB est encore inchangé, alors que les économistes espéraient une légère croissance.

Christine Lagarde s'est également exprimée, alors que les décisions éventuelles de la Banque centrale européenne (BCE) sont attendues demain. La dirigeant de la BCE souligne que la Banque étudie tous les outils à sa disposition, particulièrement ceux permettant de fournir des financements très bon marché. C'est du moins ce qu'a déclaré la dirigeante ce jour aux chefs d'Etat et de gouvernement de l'Union européenne, selon des propos relayés par Bloomberg. Lagarde a prévenu les dirigeants de l'UE durant une téléconférence que sans réponse concertée, l'Europe pourrait faire face à un scénario comparable à celui de la crise de 2008. La patronne de la BCE a ajouté que les mesures monétaires ne pouvaient être efficaces qu'avec la contribution des gouvernements. Les marchés espèrent une nouvelle baisse du taux d'intérêt de la facilité de dépôt de la BCE, fixé pour l'heure à -0,5%.

A l'issue d'un sommet européen extraordinaire, tenue par vidéoconférence en raison de l'épidémie, les dirigeants de l'UE ont annoncé hier soir la mise en place d'un fonds d'investissement doté au total de 25 milliards d'euros. En outre, l'UE va assouplir les règles financières imposées à ses membres afin d'affronter cette période de crise... "Une application souple des règles de l'UE en particulier concernant les aides d'Etat et le Pacte de stabilité et de croissance (qui encadre les déficits budgétaires : ndlr) sera nécessaire", a indiqué le président du Conseil européen, Charles Michel, à l'issue de ce sommet européen...

La présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen a assuré qu'elle allait utiliser "tous les instruments à disposition" pour soutenir les économies affectées par l'épidémie de nouveau coronavirus. Elle a annoncé la mise en place d'un "fonds d'investissement en réponse au coronavirus", doté de 25 MdsE, qui sera destiné aux systèmes de santé, aux petites entreprises, au marché du travail et aux secteurs vulnérables de l'économie. "Nous ferons usage de toute la flexibilité qui existe dans le pacte de stabilité et de croissance", a-t-elle assuré, promettant d'apporter "des idées concrètes devant l'Eurogroupe qui se réunit lundi". Pour que le fonds puisse atteindre 25 MdsE très rapidement, "je demanderai au Conseil et au Parlement cette semaine de débloquer 7,5 MdsE de liquidités", a précisé Ursula von der Leyen, qui mettra en place un groupe de travail pour s'assurer "que l'argent arrive dans les prochaines semaines".

La Réserve Fédérale américaine et plusieurs autres banques centrales ont déjà réduit leurs taux la semaine dernière. La Banque centrale d'Islande vient d'ailleurs d'annoncer aussi ce mercredi une réduction de son taux directeur d'un demi-point, à 2,25% désormais, plus bas historique.

Donald Trump juge les actions de la Fed encore insuffisantes. "Notre pathétique et lente Réserve Fédérale, dirigée par Jay Powell, qui a relevé les taux trop vite et les a abaissés trop tard, devrait ramener nos Taux vers le bas au niveau de ceux des nations concurrentes. Ils disposent maintenant d'un avantage allant jusqu'à deux points, avec une aide encore plus importante sur les devises. Stimulez aussi!", a lancé le président américain sur Twitter hier mardi. "La Fed doit être un leader, pas un suiveur très tardif, ce qu'elle a été!", a ajouté Trump.

La Fed n'a pourtant pas attendu le 18 mars pour ajuster sa politique monétaire, agissant par surprise le 3 mars dernier face à la situation exceptionnelle née de la crise sanitaire du coronavirus Covid-19. La Banque avait opté pour un geste fort, une baisse des taux d'un demi-point sur les 'fed funds', dont le taux est désormais ramené entre 1 et 1,25%. Selon le communiqué alors publié par la Banque centrale américaine, les fondamentaux de l'économie des Etats-Unis restent solides, mais l'épidémie de coronavirus fait peser des risques sur l'activité. Compte tenu de ces risques et afin d'assurer l'emploi maximal et la stabilité des prix, le Federal Open Market Committee avait décidé de réduire ses taux de 1/2 point de pourcentage. Le Comité disait par ailleurs surveiller attentivement les développements et les implications en termes de perspectives économiques. La Fed entend utiliser ses outils pour agir de manière appropriée afin de soutenir l'économie.

"Nous avons observé la propagation du virus... Nous avons perçu un risque pesant sur les perspectives économiques et avons choisi d'agir", avait ajouté Powell. En effet, les risques auraient selon lui changé de manière significative...

L'Italie s'active afin de faire face à l'impact sanitaire mais aussi économique de l'épidémie de coronavirus Covid-19. Ainsi, le ministre italien de l'économie va requérir une rallonge de 20 milliards d'euros sur les dépenses publiques programmées pour cette année, alors que le président du conseil Giuseppe Conte annonce que le gouvernement va débloquer 25 milliards d'euros en urgence. Le ministre italien de l'économie n'est pas encore en mesure d'avancer de nouvelle estimation de déficit budgétaire pour 2020.

Rappelons que l'Italie est désormais le second pays au monde le plus touché par l'épidémie de coronavirus, derrière la Chine. Le pays a franchi la barre des 10.000 cas recensés de contamination. Plus de 630 morts sont déplorés, selon le dernier décompte de l'Agence de protection civile.

Des mesures draconiennes ont été prises, avec l'extension à la totalité du pays des restrictions de mouvements et des événements publics. Le choix d'isoler le pays s'avère logique et presque inévitable. Les mesures prises initialement dans le nord du pays ont été étendues. La fermeture des écoles est prolongée jusqu'au 3 avril, accompagnée d'une interdiction des rassemblements et des événements sportifs. Giuseppe Conte demande aux Italiens de ne sortir de chez eux que pour le travail ou des raisons urgentes. Le réseau de transport public reste opérationnel.

L'épidémie de coronavirus préoccupe donc toujours. Les Etats-Unis ont franchi les 1.000 cas (selon les données Johns Hopkins University puisque le CDC américain ne fournit pas de données nationales) et les mesures restrictives se multiplient donc, mais le manque de matériel médical limiterait les tests... Le Royaume-Uni prévoit en revanche d'accélérer fortement de ce point de vue, selon le Financial Times. En France (près de 1.800 cas), en Espagne (plus de 2.000 cas), en Suisse (600 cas) et en Allemagne (près de 1.300 cas), les nouveaux cas se multiplient.

En Asie, la Chine confirme qu'elle a probablement résolu la crise sanitaire, malgré certains cas 'importés' de virus. La reprise partielle d'activité se confirme d'ailleurs à Wuhan, épicentre initial de l'épidémie. La situation est plus mitigée au Japon (59 nouveaux cas mardi) ou en Corée du Sud (rebond du nombre de nouveaux cas à 242 avec un cluster à Séoul).

Les prix du pétrole fléchissent ce mercredi, le baril de brut WTI abandonnant 2,6% à 33,5$ et le Brent de la mer du Nord régressant de 2,5% à 36,3$. Les marchés ont manifesté quelques espoirs hier malgré l'échec des négociations de l'OPEP+ en fin de semaine dernière, suivies de décisions sans concession de l'Arabie saoudite, qui a choisi d'abaisser ses prix en dopant par ailleurs sa production. Les opérateurs ne perdent pas totalement espoir et n'excluent pas une reprise éventuelle des pourparlers. Néanmoins, le ministère saoudien à l'Energie a demandé ce jour à Aramco de renforcer sa capacité de production d'un million de barils / jour, une première en plus d'une décennie. La capacité passerait donc à 13 millions de barils, contre 12 millions actuellement. Aramco avait précédemment affirmé son intention de vendre plus de 12,3 millions de barils / jour en avril, un niveau record. Les Emirats arabes unis, alliés de l'Arabie saoudite au sein de l'OPEP, se disent aussi capables de renforcer leur production pétrolière d'un million de barils / jour ou plus.

L'Opep a abaissé ce jour fortement sa prévision de demande mondiale de pétrole cette année. De nouveaux ajustements en baisse pourraient intervenir. L'Organisation table sur une croissance de la demande de seulement 60.000 barils par jour en 2020, soit 920.000 bpj de moins que la précédente guidance. Les risques baissiers dépassent tout indicateur positif et suggèrent de probables révisions à la baisse supplémentaires, selon le cartel. L'Agence internationale de l'énergie (AIE) a quant à elle envisagé lundi une contraction de la demande de pétrole dans le monde cette année, qui serait la première depuis 2009.

Par ailleurs, la suspension de la taxe sur les salaires voulue par Trump peine à convaincre les législateurs américains, qui voient là une mesure trop large aidant des entreprises et employés n'étant pas directement frappés par l'épidémie de coronavirus. Législateurs républicains et démocrates préfèreraient donc des mesures plus ciblées soutenant les industries et personnes les plus touchées, croit savoir le Wall Street Journal. Hier, Bloomberg a aussi manifesté sa déception de ne pas voir d'intervention de Trump suite aux promesses de la veille.

Le package de stimulus est donc attendu de pied ferme, ce qui explique aussi le manque de vigueur du rebond boursier. Le Secrétaire américain au Trésor Steven Mnuchin et la présidente de la Chambre des représentants Nancy Pelosi discutent actuellement d'un plan bipartisan de stimulus. Mitch McConnell, leader du Sénat, a précisé que les républicains du Sénat allaient probablement accepter ce qui ressortirait de ces échanges. Selon le Wall Street Journal, le Trésor américain considère une extension de la date-butoir du 15 avril pour le dépôt des impôts 2019, ce qui équivaudrait à un prêt relais de facto du gouvernement aux entreprises et ménages aux prises avec des problèmes de trésorerie à court terme. Les détails du plan restent à finaliser.

Les valeurs

Regeneron (-1%) et Sanofi entendent tester l'un de leurs médicaments contre la polyarthrite rhumatoïde en tant que possible traitement du coronavirus Covid-19, croit savoir le bien renseigné Wall Street Journal. Les deux laboratoires désirent rapidement lancer des tests cliniques afin d'étudier l'action potentielle de Kevzara sur le coronavirus.

Hilton Worldwide (-7%) vient d'abandonner sa guidance financière trimestrielle et annuelle, face à l'épidémie imprévisible de coronavirus. Le titre du groupe hôtelier américain corrige avant bourse.

PepsiCo (-2%), le géant des soft drinks, s'offre le vendeur de boissons énergétiques Rockstar Energy Beverage pour un montant de 3,85 milliards de dollars. Ainsi, Rockstar viendra s'ajouter au portefeuille de boissons énergétiques de PepsiCo comprenant Mountain Dew's Kickstart, GameFuel et AMP.

Uber (-5%) a prévenu ses chauffeurs et livreurs. Le groupe pourrait suspendre temporairement les comptes des personnes éventuellement testées positives au coronavirus ou ayant été exposées.

Nike (-6% !) souffre à Wall Street, suite aux prévisions très prudentes de ses rivaux Puma et Adidas. L'Allemand Adidas estime l'impact du coronavirus sur ses ventes chinoises à 1 milliard de dollars. Le groupe prévoit pour le premier trimestre des ventes chinoises en retrait d'1 Md$ et un profit opérationnel en déclin de 400-500 M$. Son compatriote Puma a pour sa part alerté sur les bénéfices, abandonnant sa guidance 2020 fournie le 19 février.

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