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Wall Street retombe brutalement sur terre

| Boursier | 1590 | Aucun vote sur cette news

La Bourse de New York plonge d'environ 5% jeudi soir, après la mise en garde de la Fed sur un risque de reprise économique lente, et au moment où les cas de coronavirus viennent de franchir les 2 millions aux Etats-Unis.

Wall Street retombe brutalement sur terre
Credits Reuters

La Bourse de New York plonge d'environ 5% jeudi soir, après la mise en garde de la Fed sur un risque de reprise économique lente, et au moment où les cas de coronavirus viennent de franchir les 2 millions aux Etats-Unis. Après avoir regagné l'essentiel de leurs pertes du mois de mars, les marchés corrigent brutalement en prenant conscience du risque d'une deuxième vague de l'épidémie, qui retarderait la reprise économique. Le pétrole replonge de plus de 7% après son récent rallye.

A deux heures de la clôture, le Dow Jones abandonne 5,59% à 25.485 points, tandis que l'indice large S&P 500 lâche 4,8% à 3.036 pts et que le Nasdaq Composite, riche en valeurs technologiques, perd 4% à 9.620 pts, après avoir inscrit deux séances de record consécutives, terminant mercredi soir au-dessus de 10.000 pts pour la 1e fois.

La totalité des 11 indices sectoriels du S&P 500 s'affiche dans le rouge vif, à commencer par l'énergie (-7%,), les matières premières (-6%) les financières (-6%) et l'immobilier (-5,2%). Les biens de consommation de base (-2%), les services de communication (-3%) et les technologiques (-3,7%) souffrent un peu moins.

Plus tôt dans la journée, les autres places mondiales ont fini en baisse en réaction aux annonces de la Fed, qui envisage de maintenir ses taux directeurs proches de zéro pendant au moins deux ans et demi, jusqu'à la fin 2022, suggérant une reprise économique très progressive face à la crise du coronavirus. En Asie, le Nikkei a lâché 2,8% et le Shanghai composite a cédé 0,78%, tandis qu'en Europe, l'EuroStoxx 50 a perdu 4,5% et le CAC 40 a chuté de 4,7%, enchaînant une 4e séance de correction.

Le dollar et l'or recherchés comme valeurs-refuge, le pétrole plonge

Les cours du pétrole plongent, cédant à la crainte d'une reprise économique plus heurtée que précédemment anticipé. Le baril de brut léger américain WTI pour livraison juillet perd 7,25% à 36,73$ sur le Nymex, tandis que le baril de Brent de la mer du Nord d'échéance août dégringole de 6,8% à 38,86$. L'or en revanche rebondit, profitant du retour de l'aversion au risque. Le contrat à terme d'août gagne 1,13% à 1.740,10$ l'once sur le Comex, et progresse d'environ 14% depuis le début de l'année.

Sur le marché des changes, le dollar fait lui aussi office de valeur-refuge, rebondissant après une série de 10 séances de recul consécutives, sa plus longue série baissière depuis 2006. L'indice du dollar, qui mesure l'évolution du billet vert face à un panier de 6 devises de référence, reprend jeudi soir 0,7% à 96,65 points. L'euro cède 0,47% à 1,1316$, après avoir retrouvé ces derniers jours son plus haut niveau depuis trois mois, après un passage sous 1,07$ fin mars.

Sur les marchés obligataires, le rendement du T-Bond à 10 ans chute encore de 6 points de base à 0,66% après une baisse de 9 pdb mercredi soir, suite aux annonces de la Fed.

La prise de conscience d'une dégradation de la situation sanitaire aux Etats-Unis, couplée à la grande prudence de la Fed sur le rythme de la reprise, a donné le signal de la correction sur des marchés boursiers qui ont rebondi de plus de 40% depuis leurs plus bas du 23 mars dernier, dans l'espoir d'un déconfinement sanitaire réussi et d'une reprise économique rapide. Lundi soir, le S&P 500 avait même effacé ses pertes depuis le début de l'année, et le Nasdaq a aligné deux séances de records historiques mardi et mercredi, soutenu par des titres de "Gafa", eux aussi au sommet comme Apple (-3,3%), Amazon (-2,3%), Facebook (-4,9%) ou encore Microsoft (-4,1%).

La Fed prévoit une reprise économique lente

Ce rallye a porté les valorisations des marchés d'actions au plus haut depuis de années. Le PER du S&P 500 s'est hissé à 22,1 fois les bénéfices attendus sur les 12 prochains mois, contre 16,8 pour la moyenne à 5 ans et 15,1 sur 10 ans, selon le consensus du cabinet FactSet. Près de 300 des 500 composants de l'indice s'échangent à des prix supérieurs au consensus des analystes en termes d'objectifs de cours à horizon de 12 mois, selon l'agence 'Bloomberg'...

Dans ce contexte, les propos tenus mercredi soir par la Fed ont eu un effet brutal sur Wall Street. Même si le pire semble passé, la Réserve fédérale s'est placée dans l'optique d'une reprise économique lente, qui exigera de maintenir les taux directeurs proches de zéro jusqu'à la fin 2022. La banque centrale s'est engagée à poursuivre ses achats d'actifs aussi longtemps que nécessaire.

Elle prévoit que le PIB des Etats-Unis chutera de 6,5% cette année, avant un rebond partiel de 5% en 2021, mais il ne devrait retrouver son niveau d'avant la crise que courant 2022, selon les nouvelles projections de la Fed, les premières depuis décembre 2019. Quant au taux de chômage, il devrait s'établir à 9,3% fin 2020 (contre 13,3% en mai), mais sa décrue sera ensuite lente.

Le président de la Fed Jerome Powell a indiqué que "nous ne pensons même pas à penser à relever les taux"... Lors de sa conférence de presse, il a ajouté que les "mois qui viennent seront cruciaux pour comprendre ce qui se passe vraiment dans l'économie", insistant sur les "grandes incertitudes" qui entourent la reprise.

Vers le cap des 200.000 morts du Covid-19 en septembre aux Etats-Unis

La Fed a constaté que les conditions de financement se sont améliorées ces dernières semaines, en partie grâce à ses actions massives de soutien de l'économie. Toutefois, la pandémie va "peser lourdement" sur l'activité économique, l'emploi et l'inflation à court terme, et elle représente "un risque considérable pour les perspectives économiques sur le moyen terme" aux Etats-Unis, estime la banque centrale.

Sur le plan de la crise sanitaire, dont les investisseurs s'étaient désintéressés ces derniers temps, les chiffres de la pandémie de Covid-19 sont venus rappeler que la maladie est loin d'avoir disparu, et qu'elle est même en nette progression dans de nombreux Etats américains. Le nombre de cas a dépassé depuis mercredi les 2 millions aux Etats-Unis, et le nombre de morts dépasse 113.000 jeudi soir. Pour la seule journée de mercredi, 27.000 nouveaux cas ont été avérés et plus de 1.000 personnes sont décédées du Covid-19, selon les statistiques de l'université américaine Johns Hopkins.

Les professionnels de la santé tirent la sonnette d'alarme, notamment le Dr Ashish Jha, dirigeant de l'institut de santé mondiale de Harvard, qui a estimé que le nombre de morts attendrait les 200.000 aux Etats-Unis en septembre. Sur la chaîne 'CNN', le spécialiste a estimé que "même si nous stabilisons les choses", il est "raisonnable de s'attendre à atteindre les 200.000 décès à un moment donné en septembre" aux USA. "Et cela est seulement pour courant septembre. La pandémie ne s'arrêtera pas en septembre", a précisé l'expert.

Le marché de l'emploi poursuit sa lente convalescence

Les marchés ont ignoré jeudi les données macro-économiques du jour, qui semblent confirmer que l'économie américaine se reprend lentement après l'effondrement d'avril. L'indice américain des prix à la production (PPI) a progressé de 0,4% en mai par rapport à avril, contre +0,1% de consensus de place et -1,3% en avril. Hors alimentaire et énergie, le PPI américain a cependant reculé de 0,1% par rapport au mois d'avril, en ligne avec les attentes du consensus. En glissement annuel, ce PPI de mai a baissé de 0,8% (+0,3% hors alimentaire et énergie).

Les chiffre hebdomadaires de l'emploi ont confirmé un ralentissement de la progression du nombre de chômeurs pour la semaine close au 6 juin. Les inscriptions au chômage ont ainsi atteint 1,542 million, en repli de 355.000 par rapport à la lecture révisée de la semaine antérieure de 1,877 million. Elles ressortent globalement en ligne avec les attentes du marché puisque le consensus était positionné à 1,55 million.

La moyenne à quatre semaines ressort à 2,002 millions, en repli de 286.250. Enfin, le nombre de chômeurs indemnisés sur la semaine close le 30 mai s'établit à 20,93 millions, en recul de 339.000 sur sept jours. Ces chiffres restent toutefois historiquement élevés : avant que le coronavirus ne mette à l'arrêt la majeure partie de l'économie américaine, le précédent record datait de 1982 avec 695.000 demandes hebdomadaires.

VALEURS A SUIVRE

Adobe (-2%), ainsi que PVH et Lululemon publient après bourse ce soir à Wall Street leurs derniers résultats financiers trimestriels.

Tesla (-3,8%), dont le cours de bourse vient de franchir les 1.000$ pour une capitalisation boursière voisine de 190 milliards de dollars, a obtenu le feu vert du gouvernement chinois pour construire des Model 3 équipées de batteries au lithium-fer-phosphate (LFP), moins chères que les modèles actuels. C'est ce que montre un document publié sur le site internet du ministère de l'Industrie et des Technologies de l'information, constate Reuters.

GrubHub (+5%). Just Eat Takeaway (-3,8%) a conclu l'acquisition de GrubHub pour 7,3 milliards de dollars en actions. Le deal pourrait donner naissance au leader mondial de la livraison de repas commandés en ligne (hors de Chine).

Regeneron (-0,8%). Sanofi a fait part de nouvelles perspectives d'indications pour l'anticorps monoclonal Dupixent, développé dans le cadre du partenariat avec la biotech américaine et utilisé pour traiter la dermatite atopique sévère et de l'asthme. En outre, Regeneron Pharmaceuticals débute une étude clinique pour un potentiel traitement du Covid-19.

Amazon (-2%). L'agence américaine de protection de l'environnement (EPA) a ordonné au groupe, ainsi qu'à eBay, de retirer de la vente des produits désinfectants possiblement dangereux, indique Bloomberg... L'Union européenne pourrait quant à elle déposer plainte contre Amazon pour ses pratiques anti-concurrentielles vis-à-vis des vendeurs tiers, croit savoir le Wall Street Journal.

Boeing (-11%) espère mener à la fin du mois un important vol test de certification du 737 MAX, cloué au sol depuis mars 2019 à la suite de deux accidents dramatiques. C'est du moins ce que le constructeur aéronautique aurait indiqué à des compagnies aériennes, croit savoir Bloomberg.

Texas Instruments (-4%) et ses pairs sont à surveiller ce jour, alors qu'un groupe de parlementaires démocrates et républicains a présenté un projet visant à fournir plus de 22,8 milliards de dollars d'aides aux fabricants de semi-conducteurs pour la construction d'usines aux Etats-Unis.

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