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Wall Street remonte, Trump ne lâche pas la Fed

| Boursier | 415 | Aucun vote sur cette news

La cote américaine fléchit désormais avant bourse ce mercredi, hésitante avec les incertitudes internationales...

Wall Street remonte, Trump ne lâche pas la Fed
Credits Reuters

La cote américaine repasse désormais dans le vert ce mercredi, malgré les incertitudes. L'indice large S&P500 prend maintenant 0,28% à 2.877 pts et le Nasdaq 0,01% à 7.828 pts. Le DJIA avance de 0,40% à 25.881 pts. Les derniers développements concernant en particulier le dossier sino-américain n'incitent pourtant guère à l'enthousiasme, pas plus d'ailleurs que le risque croissant de Brexit dur. Les opérateurs relèvent néanmoins la pression maintenue par Donald Trump sur la Banque centrale américaine, à trois semaines de sa prochaine réunion monétaire.

Selon l'agence Bloomberg, la crédibilité de Trump serait en revanche écornée en ce qui concerne le commerce, et les négociateurs chinois n'espèreraient plus vraiment d'accord avant l'élection américaine. Du côté du Royaume-Uni, le 'Brexit dur' menace, mais les marchés résistent pour l'heure...

Sur le marché des changes, l'indice dollar gagne 0,2% à 98,2. Sur le Nymex, le baril de brut WTI prend 2,6% à 56,3$, alors que le Brent de la mer du Nord avance de 2,2% à plus de 60$. D'après le Département américain à l'énergie, les stocks de brut domestiques, hors réserve stratégique, ont chuté de 10 millions de barils sur la semaine close au 23 août, à 427,8 millions de barils. Le consensus tablait sur un repli d'environ 3 mb. Les stocks d'essence ont quant à eux diminué de 2,1 millions de barils, alors que les stocks de produits distillés ont reculé de 2,6 millions de barils.

Foulure du sentiment des investisseurs

L'indice State Street du moral des investisseurs institutionnels pour le mois d'août 2019 est ressorti à seulement 75,9, contre 84,6 pour la lecture révisée du mois antérieur. L'indicateur global s'est donc effondré de 8,7 points en comparaison du niveau révisé de juillet. La confiance s'est érodée dans toutes les régions. L'indice nord-américain a chuté de 80,3 à 72,5. L'indicateur européen est tombé quant à lui à 89, contre 98,6. Enfin, l'indice asiatique a baissé un peu plus raisonnablement à 89,2, contre 91,8 un mois auparavant.

Le sentiment des investisseurs institutionnels a donc décliné une fois de plus en août, du fait des risques pesant sur l'économie, de l'incertitude politique accrue en Italie, et de la possibilité d'un Brexit dur, commente Rajeev Bhargava, managing director chez State Street Associates, selon lequel les incertitudes relatives à la politique monétaire et commerciale réduisent l'appétit pour le risque... "Les investisseurs expriment une aversion renouvelée au risque dans un contexte de volatilité accrue sur les marchés financiers et face à une inversion confirmée de la courbe des taux", commente de son côté Kenneth Froot.

Piétinement commercial

Le dossier sino-américain demeure épineux. Rappelons que le ministère chinois aux affaires étrangères a confirmé hier mardi... n'avoir pas entendu parler d'un quelconque appel téléphonique récent entre les Etats-Unis et la Chine, cette confidence intervenant alors que Trump et son secrétaire au Trésor Steven Mnuchin avaient auparavant fait état de contacts entre les deux parties. Le ministère chinois, cité par Reuters, affirme espérer que Washington puisse 'stopper ses actions mauvaises' pour créer les conditions de la reprise des négociations.

Donald Trump avait salué avant-hier à Biarritz la volonté du président chinois Xi Jinping de parvenir à un accord commercial avec les Etats-Unis. Ainsi, le président américain affirmait que Pékin avait exprimé dimanche le souhait de reprendre les négociations. Il semblerait donc que le leader de la Maison blanche tente de jouer l'apaisement, suite au choc de fin de semaine dernière. Il avait d'abord surpris les marchés en demandant aux entreprises américaines de chercher tout simplement des solutions alternatives à la Chine, avant de faire état d'une hausse de 5% supplémentaires des taxes sur l'ensemble des importations provenant de Chine. Le ton change une fois encore complètement, puisque Trump pense que les USA vont négocier très prochainement et trouver un accord avec la Chine.

Le vice-Premier ministre chinois Liu He, négociateur en chef du pays pour les questions commerciales avec Washington, a affirmé pour sa part que Pékin souhaitait résoudre ce conflit par des négociations apaisées. "Grand respect pour le fait que le Président Xi & ses Représentants désirent 'une résolution dans le calme'. Je suis si impressionné qu'ils soient disposés à en parler & énoncer les faits avec autant de précision. C'est pourquoi il est un grand leader & représente un grand pays. Les discussions continuent!", a insisté Trump en début de semaine sur Twitter.

Pour en revenir aux événements de vendredi, rappelons que Trump avait alors durci le ton face à la Chine, suite à l'annonce par Pékin de tarifs douaniers portant sur 75 milliards de dollars de produits américains. "Notre Pays a perdu, stupidement, des Billions de Dollars avec la Chine durant de nombreuses années. Ils ont volé notre Propriété Intellectuelle à un rythme de Centaines de Milliards de Dollars par an, & ils veulent continuer. Je ne laisserai pas cela se produire! Nous n'avons pas besoin de la Chine et, franchement, nous serions bien mieux sans elle", avait alors lancé Trump.

Le locataire de la Maison blanche évoquait les larges sommes "accumulées et volées" par la Chine, "année après année, durant des décennies". "Nous ordonnons ainsi à nos grandes entreprises américaines de commencer immédiatement à chercher une alternative à la Chine, notamment en ramenant leurs compagnies à la MAISON et en fabriquant leurs produits aux USA", avait même lancé Trump, avant de répondre aux 'tarifs' chinois par de nouvelles taxes.

"Pendant de nombreuses années, la Chine (et de nombreux autres pays) ont tiré profit des États-Unis sur le Commerce, par le Vol de Propriété Intellectuelle, et bien plus encore. Notre Pays a perdu des CENTAINES DE MILLIARDS DE DOLLARS par an au profit de la Chine", avait déploré Trump vendredi soir. "En tant que Président, je ne peux plus permettre que cela se produise!", a ajouté le leader américain, soucieux d'un "commerce juste" et "équilibré" avec la Chine. Trump a annoncé qu'à partir du 1er octobre, les 250 milliards de dollars de produits chinois actuellement taxés à 25% allaient l'être à 30%. De plus, les 300 milliards de dollars restants qui devaient être taxés le 1er septembre à 10% le seront à 15%.

Trump tacle encore la Fed

Trump a su rester relativement calme hier soir sur Twitter, après avoir fait flancher les marchés en fin de semaine dernière par ses menaces virulentes contre la Chine. Il s'est tout de même autorisé un petit tacle, techniquement assez classique, visant la Fed. "La Réserve Fédérale adore regarder nos industriels lutter avec leurs exportations, au profit d'autres parties du monde. Quelqu'un a-t-il seulement regardé ce que pratiquement tous les autres pays font pour tirer profit des bons vieux USA? Notre Fed a eu faux pendant trop longtemps!"

Rappelons que Trump avait précédemment demandé à la Fed de baisser ses taux d'un point entier et de reprendre l'assouplissement monétaire quantitatif, face au risque de ralentissement économique plus prononcé - et accessoirement à l'approche des échéances électorales. Selon l'outil FedWatch du CME Group, la Fed devrait très probablement baisser ses taux le 18 septembre à l'issue de sa prochaine réunion monétaire, mais d'un quart de point 'seulement' ('proba' de 95%, contre 5% de probabilité d'une baisse d'un demi-point), dans une fourchette allant de 1,75 à 2%, contre 2-2,25% actuellement.

Le président américain 'en remet une couche' ce mercredi : "Notre Réserve Fédérale ne peut 'mentalement' faire face à la compétition d'autres pays. Lors du G7 en France, tous les autres Leaders étaient stupéfaits de constater à quel point leurs dépenses d'intérêt avaient été réduites. En réalité, l'Allemagne 'se fait payer' pour emprunter de l'argent", a souligné Trump, jugeant la Fed quant à elle toujours "paumée" de ce point de vue...

Histoires de taux

Les taux obligataires restent par ailleurs sous surveillance outre-Atlantique. Après l'inversion des courbes à deux et dix ans il y a quelques jours, c'est le rendement de l'obligation US à 30 ans qui est passé hier sous celui offert par le T-Bill à trois mois - une première depuis 2007. Le rendement des Treasuries à 30 ans est d'ailleurs tombé ce matin à un nouveau plus bas record, à 1,91%. Une telle inversion de la courbe est généralement considérée comme un signe précurseur d'une récession économique... Les politiques ultra-accommodantes des Banques centrales au cours des dernières années sont accusées d'être à l'origine de cette inquiétante curiosité.

Plus dur sera le Brexit

La livre sterling décroche face au dollar et à l'euro. Il faut dire que le Premier ministre britannique Boris Johnson a indiqué qu'il annoncerait son nouveau programme législatif le 14 octobre, mettant le Parlement 'hors session' dès la mi-septembre et réduisant à un peu plus de 15 jours le temps qu'auraient les députés pour éventuellement tenter de bloquer un Brexit sans accord. La décision de Johnson de limiter cette durée de session parlementaire avant la date prévue pour le Brexit représente "un scandale et une menace" pour la démocratie, selon les termes du chef du Parti travailliste Jeremy Corbyn, qui se dit "consterné par l'inconscience du gouvernement de Boris Johnson, qui parle de souveraineté mais qui pourtant cherche à suspendre le Parlement pour éviter un examen précis de ses projets irresponsables de Brexit sans accord".

Dans l'actualité économique en Europe ce jour, l'indice GfK allemand du moral des consommateurs est ressorti supérieur aux attentes, à 9,7 contre un consensus de 9,5. Les prix allemands à l'import ont baissé quant à eux de 0,2%, alors que le consensus était de -0,1%.

Du côté des banques centrales à l'international, la Banque d'Israël a maintenu son taux directeur à 0,25%, mais a abandonné toute référence à un plan de relèvement progressif de ses taux, semblant au contraire être prête à assouplir sa politique compte tenu de la détérioration des perspectives de l'économie mondiale. La Banque centrale d'Islande a pour sa part ramené son principal taux de dépôt à son plus bas niveau historique et revu en baisse ses perspectives de croissance pour l'an prochain. La Banque a ainsi réduit son principal taux directeur de 25 points de base à 3,50%.

Les valeurs

Autodesk ou HPE publiaient leurs comptes hier soir à Wall Street. H&R Block, PVH, Coty, Tiffany, Williams-Sonoma et Guess, annoncent par ailleurs ce mercredi leurs résultats trimestriels.

Autodesk (-11%), société californienne d'édition de logiciels de création et de contenu numérique, décroche en bourse suite à ses annonces financières. Le groupe a donc réduit ses estimations annuelles, évoquant son exposition large aux secteurs manufacturiers et de construction, qui pourrait peser sur sa guidance. Pour l'exercice fiscal, Autodesk a abaissé ses estimations de bénéfices non-GAAP dans une fourchette allant de 2,69 à 2,81$, alors qu'il envisageait auparavant un bpa ajusté de 2,71-2,90$. Sur cet exercice clos en janvier 2020, les revenus sont attendus entre 3,24 et 3,27 milliards de dollars, ce qui constitue ici encore un avertissement.

Pour le seul troisième trimestre fiscal, le groupe table sur des revenus allant de 820 à 830 millions de dollars, alors que le bpa ajusté est attendu entre 70 et 74 cents. Le consensus était de 77 cents de bpa ajusté et 839 millions de dollars de ventes. Enfin, pour le second trimestre fiscal clos fin juillet 2019, le groupe a réalisé des revenus de 797 millions de dollars en vive progression de 30%, contre 787 M$ de consensus. Le bénéfice non-GAAP trimestriel par titre a atteint 65 cents, contre 61 cents de consensus.

Hewlett Packard Enterprise (+3%) a publié des profits trimestriels supérieurs aux attentes, rehaussant par ailleurs ses prévisions financières annuelles. Sur le troisième trimestre, constate le directeur général Antonio Neri, HPE a amélioré ses marges, délivré de solides résultats non-GAAP et généré un niveau record de free cash flow. Le groupe californien de San Jose a annoncé pour le trimestre clos un bpa non-GAAP de 45 cents, pour des revenus en repli de 7% à 7,22 milliards de dollars. Le consensus était de 40 cents de bpa ajusté et 7,3 Mds$ de recettes.

Le groupe a prévenu d'une faiblesse des marchés des ordinateurs et du stockage de données, face au ralentissement économique et à la guerre commerciale. HPE, qui conçoit notamment des serveurs et outils hardware de stockage, entend se concentrer sur les offres à plus fortes marges. Le groupe relève sa guidance de bénéfice ajusté par action entre 1,72 et 1,76$ pour l'exercice, contre 1,68$ de consensus.

Tiffany (+4%), le géant new-yorkais de la joaillerie, a annoncé pour le second trimestre fiscal clos fin juillet 2019 un bénéfice net de 136 millions de dollars et 1,12$ par action, contre 145 millions de dollars et 1,17$ par titre un an plus tôt. Les revenus ont reculé à 1,05 milliard de dollars, contre 1,08 milliard un an auparavant. Le consensus de marché était logé quant à lui à 1,04$ de bénéfice par action pour 1,06 milliard de revenus. Le groupe maintient par ailleurs ses prévisions pour l'exercice fiscal, tablant sur un profit en légère croissance de 1-4%, une progression 'basse' à un chiffre des revenus et une performance stable de l'activité à comparable. La guidance est ambitieuse, alors que les ventes à comparable viennent de régresser de 4% au second trimestre.

Sotheby's (stable). Bruxelles vient de donner son feu vert au rachat de Sotheby's par Next Alt, la holding contrôlée par Patrick Drahi immatriculée au Luxembourg. La Commission européenne a conclu que l'acquisition envisagée ne poserait aucun problème de concurrence car les activités des sociétés ne se chevauchent pas. L'homme d'affaires a annoncé, mi-juin, la reprise du groupe américain spécialisé dans la vente aux enchères d'oeuvres d'art et dans l'immobilier haut de gamme dans le cadre d'une transaction valorisant ce dernier 3,7 milliards de dollars. Patrick Drahi doit désormais convaincre les actionnaires de Sotheby's.

Brown-Forman (-2%), le géant américain des boissons alcoolisées, basé à Louisville, connu en particulier pour sa marque Jack Daniel's, corrige à Wall Street. Le groupe a raté le consensus sur le premier trimestre fiscal, clos fin juillet 2019, affichant sur la période un bénéfice net de 186 millions de dollars soit 39 cents par titre, contre 200 millions de dollars un an avant. Les revenus sont ressortis quant à eux stables à 766 millions de dollars. Le consensus de place se situait à 37 cents de bpa pour 773 M$ de revenus. Le directeur général du groupe, Lawson Whiting, ne voit pas trop le problème, estimant que le trimestre s'est déroulé globalement comme prévu, en tenant compte de l'impact des tarifs douaniers et du timing des commandes. Le groupe maintient par ailleurs sa guidance annuelle...

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