En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies pour réaliser des statistiques d'audience et vous proposer des services ou publicités adaptés à vos centres d'intérêt.
  Votre navigateur (${ userBrowser.name + ' ' + userBrowser.version }) est obsolète. Pour améliorer la sécurité et la navigation sur notre site, prenez le temps de mettre à jour votre navigateur.      
5 281.37 PTS
-1.81 %
5 229.0
-1.84 %
SBF 120 PTS
4 168.70
-1.85 %
DAX PTS
11 952.41
-1.78 %
Dowjones PTS
25 387.27
-1.51 %
7 273.13
-1.99 %
1.117
+0.21 %

Wall Street remonte la pente, sur fond de négociations "constructives"

| Boursier | 215 | Aucun vote sur cette news

La Bourse américaine réduisait ses pertes vendredi soir après des commentaires du secrétaire au Trésor Steven Mnuchin, jugeant "constructives" les négociations commerciales avec Pékin.

Wall Street remonte la pente, sur fond de négociations "constructives"
Credits Reuters

Les incertitudes commerciales continuent de jouer avec le nerfs des investisseurs. A Wall Street, comme la veille, la séance a commencé en nette baisse (-1,4% pour le Dow Jones au plus bas) avant que l'espoir renaisse et que les indices réduisent nettement leurs pertes. Le secrétaire américain au Trésor Steven Mnuchin a qualifié de "constructives" les négociations commerce avec Pékin qui se sont achevées vendredi à Washington. Par ailleurs, même si la hausse des droits de douane sur 200 milliards de dollars de produits chinois est entrée en vigueur ce vendredi, en pratique elle ne prendra effet que dans quelques semaines en vertu d'un délai de grâce, ce qui laisse la voie ouverte au dialogue. Du côté des valeurs, la séance est marquée par l'introduction en Bourse laborieuse d'Uber, qui a perdu 6,6% pour sa toute première cotation...

Deux heures avant la clôture, l'indice Dow Jones était revenu à l'équilibre (+0,09%) à 25.852 points après une chute de 1,4% au pire moment de la séance, tandis que l'indice large S&P 500 reculait de 0,09% à 2.868 pts et que le Nasdaq composite lâchait 0,27% à 7.888 pts (-1,9% au plus bas du jour). Plus tôt dans la journée, les marchés asiatiques ont fini en ordre dispersé (-0,27% pour le Nikkei à Tokyo et +3,6% pour le CSI 300 à Shanghai) tandis qu'en Europe, l'EuroStoxx 50 a repris 0,3% en clôture et qu'à Paris, le CAC 40 a gagné 0,27%.

Les marchés américains sont toutefois en passe de signer leur pire semaine depuis le début de l'année, avec des indices en recul de 2,5% à 3,5% sur 5 séances. En Asie, le Nikkei a chuté de 4,1% sur la semaine à Tokyo, et le CSI 300 a plongé de 4,6% à Shanghai, tandis qu'en Europe, l'EuroStoxx 50 et le CAC 40 ont tous deux abandonné 4% en 5 séances, leur pire performance hebdomadaire de 2019.

Yen, franc suisse et obligations d'Etat font office de valeurs-refuge

Sur le marché des changes, le dollar a marqué le pas cette semaine dans la crainte d'un échec des négociations commerciales sino-américaines. L'indice du dollar (qui mesure son évolution face à un panier de 6 devises de référence) cédait vendredi soir 0,07% à 97,31 points (-0,16% sur 5 séances). L'euro progressait de 0,09% à 1,1231$ vendredi et gagnait 0,4% sur la semaine.

Le yen a servi de valeur refuge avec un bond de 1,3% cette semaine et de 2% par rapport à son plus bas de l'année atteint fin avril. Le franc suisse a lui aussi été recherché, gagnant 0,9% en deux séances face au dollar.

Sur les marchés obligataires, les taux se sont détendus cette semaine, les incertitudes commerciales plaidant en faveur d'une politique monétaire accommodante de la Fed. Le rendement de l'emprunt d'Etat américain de référence, le T-Bond à 10 ans, s'est stabilisé à 2,45% contre 2,52% vendredi dernier (-7 points de base). En Allemagne, le rendement du Bund à 10 ans est retombé en terrain négatif cette semaine passant de 0,03% le 3 mai à -0,04% ce vendredi.

Le pétrole s'est montré volatil cette semaine, tiraillé entre les facteurs haussiers (tensions au Moyen-Orient, baisse des stocks US) et baissiers (craintes sur la demande en cas de guerre commerciale). Le contrat à terme de juin sur le brut léger américain WTI gagnait vendredi 0,23% à 61,84$ le baril sur le Nymex (quasi stable sur la semaine), tandis que le Brent d'échéance juillet avançait de 0,5% à 70,77$, lui aussi sans grand changement sur une semaine.

Un délai de grâce avant l'application des droits de douane de 25% à la Chine

Sur le front commercial, les discussions de deux jours entre les Etats-Unis et la Chine se sont achevées vendredi sur une note d'espoir, malgré l'entée en vigueur officielle de la hausse de 10% à 25% des droits de douane sur 200 milliards de dollars de produits chinois importés.

Le secrétaire au Trésor, Steven Mnuchin, a qualifié les discussions de "constructives", sans donner davantage de détails. Par ailleurs, sur les droits de douane, Washington a accordé un délai de grâce à la Chine, en précisant que les marchandises expédiées de Chine avant ce vendredi minuit ne seront pas taxées à leur arrivée aux Etats-Unis. Cela laisse en pratique un délai de quelques semaines pour poursuivre le dialogue entre les deux plus grandes puissances économiques mondiales.

Les marchés financiers ont apprécié ces annonces et continuent de tabler sur un accord dans les prochaines semaines, compte-tenu des risques pesant sur la croissance mondiale en cas de guerre commerciale totale... La Chine prépare de son côté des représailles à la hausse des droits de douanes américains. Pékin a aussitôt indiqué vendredi qu'il regrettait "profondément" la décision américaine et a annoncé qu'elle prendrait des contre-mesures, sans les détailler.

Le futur accord, très ambitieux, prévoit de refonder la relation commerciale entre les Etats-Unis et la Chine afin de rééquilibrer les échanges en faveur de Washington. L'administration Trump exige la réduction du colossal déficit commercial américain avec la Chine, mais aussi des "changements structurels" tels que la fin du transfert forcé des technologies ainsi que la protection de la propriété intellectuelle américaine. Elle demande également la fin des subventions aux entreprises d'Etat, alors que celles-ci ont été chargées par Pékin de mettre en oeuvre son plan stratégique "Made in China 2025".

En début de semaine, Washington a accusé la Chine d'être revenue sur ses engagements pris lors de précédentes sessions de négociations, une accusation infondée selon Pékin.

VALEURS A SUIVRE

Tous les yeux étaient rivés sur Uber Technologies, dont l'introduction a fait pschitt plutôt que POP... Le titre du groupe de VTC a chuté de 6,6% pour sa première cotation, à 42$, par rapport à son cours d'introduction de 45$. Vers 20h, la baisse s'était toutefois réduite à 2,2%. Le rival d'Uber, Lyft, perdait de son côté 4,2% à 52,85$ en chute de 26,5% par rapport à son cours d'introduction du 29 mars dernier à 72$...

Uber avait pourtant a fixé prudemment jeudi le prix de son action à 45$, dans le bas de la fourchette indicative de 44$ à 50$. Le groupe américain de VTC a dû revoir en baisse ses ambitions de valorisation ces dernières semaines dans un contexte boursier agité et au regard des déboires suivant l'IPO de Lyft.

A 45$, Uber est valorisé 82,4 milliards de dollars, ce qui en fait l'une des plus importantes introductions de tous les temps, même si ce chiffre est bien inférieur aux rumeurs de 120 Mds$ qui avaient circulé avant la correction boursière de la fin 2018. Il s'agit de la plus importante opération d'IPO dans la 'tech' depuis celle de Facebook en 2012. C'est de loin la plus importante introduction en Bourse aux Etats-Unis cette année et aussi une des 10 plus importantes de tous les temps...

Uber a placé 180 millions de titres (8,1 Mds$ à 45$ par action), auxquels pourraient s'ajouter 27 millions de titres (option de surallocation) vendus par ses investisseurs existants pour un montant de 1,21 Md$ à 45$, soit une levée totale de fonds potentielle de 9,3 Mds$.

Symantec (-12,7%) dévisse à Wall Street, au lendemain de son avertissement, accompagné de l'annonce brut,ale du départ de son directeur général. Le concepteur américain de logiciels de sécurité a donc annoncé hier soir que son directeur général (CEO) Greg Clark allait être remplacé par l'administrateur Richard Hill (ex-patron de Novellus) à titre intérimaire, avant la désignation d'un successeur durable. Les motifs du départ de Clark sont peu évidents, ce qui inquiète les spécialistes.

Pour le quatrième trimestre fiscal de son exercice décalé, Symantec a réalisé un bénéfice net de 34 M$ soit 5 cents par titre, contre une perte de 59 M$ un an avant. Le bénéfice ajusté par action a représenté 39 cents, conformément aux attentes. Les revenus ont reculé à 1,19 Md$, contre 1,21 Md$ un an plus tôt et 1,2 Md$ de consensus. La guidance du premier trimestre fiscal est décevante. Le bénéfice par action est anticipé entre 30 et 34 cents, contre un consensus de 40 cents.

GoPro (-3%) vient de relever ses prévisions de revenus du fait d'une forte demande en nouvelles caméras. Pour le trimestre clos, le groupe a réalisé des revenus en croissance de 20% à 243 millions de dollars, contre 234 millions de consensus. La perte nette s'est élevée à 24 M$ soit 17 cents par titre, alors que la perte ajustée par action est ressortie à 7 cents. Le consensus était de -9 cents sur une base ajustée. Pour le second trimestre, les revenus sont anticipés entre 285 et 305 M$. Le groupe dope sa guidance annuelle de revenus et table désormais sur une croissance allant de 7 à 10%.

Dropbox (+0,77%). Le groupe californien, qui fournit des services de stockage et de partage de copies de fichiers locaux en ligne, a relevé ses estimations annuelles de revenus, aidé en cela par la croissance du nombre d'utilisateurs payants (13,2 millions à fin mars 2019). Sur le trimestre clos, le groupe a réduit sa perte à 7,7 M$ soit 2 cents par titre. Hors éléments, le bénéfice par action est ressorti à 10 cents, contre 6 cents de consensus. Les revenus ont augmenté de 22% à 386 M$. Les revenus annuels sont désormais anticipés entre 1,63 et 1,65 Md$, pour une marge opérationnelle ajustée de 11-12%.

News Corp (+4%) a affiché un bénéfice inattendu sur le trimestre clos. Le groupe de médias, propriétaire du Wall Street Journal, a réalisé ainsi un bénéfice net attribuable aux actionnaires de 10 millions de dollars soit 2 cents par titre, contre une perte de 1,1 Md$ un an avant. Le bpa ajusté a représenté 4 cents, contre un point mort estimé par le consensus. Les revenus ont totalisé quant à eux 2,46 Mds$, contre 2,09 Mds$ un an avant.

Viacom (+2,2%) a annoncé pour le second trimestre fiscal un bénéfice net de 376 millions de dollars soit 93 cents par titre, ainsi qu'un bénéfice ajusté par action de 95 cents. Le groupe, propriétaire de Paramount Pictures ou Comedy Central, a affiché des revenus de 2,96 milliards de dollars, contre 3,15 milliards un an plus tôt et 3,06 milliards de consensus.

Marriott (-3,1%) cède du terrain à Wall Street. Le groupe hôtelier a pourtant battu le consensus de profit sur le premier trimestre clos fin mars 2019, réalisant sur la période un bénéfice net de 375 millions de dollars et 1,09$ par action, contre 420 millions de dollars un an auparavant. Sur une base ajustée, le bénéfice par action a représenté 1,41$, contre 1,34$ de consensus. Les revenus sont restés assez stables à 5 milliards.

Occidental Petroleum (-2,4%) a scellé un accord définitif d'acquisition d'Anadarko (-0,3%) pour 38 milliards de dollars, l'emportant ainsi sur Chevron (stable) qui avait jeté l'éponge hier jeudi. Il n'y avait guère de doutes à ce sujet, puisque l'offre d'Occidental était nettement supérieure à celle de son rival et comportait bien plus de cash. Le Californien Chevron n'a pas souhaité relever son offre - de 33 milliards de dollars - pour le rachat d'Anadarko, mettant en avant sa discipline financière.

 ■

Les informations et conseils rédigés par la rédaction de Boursier.com sont réalisés à partir des meilleures sources, même si la société Boursier.com ne peut en garantir l'exhaustivité ni la fiabilité. Ces contenus n'ont aucune valeur contractuelle et ne constituent en aucun cas une offre de vente ou une sollicitation d'achat de valeurs mobilières ou d'instruments financiers. La responsabilité de la société Boursier.com et/ou de ses dirigeants et salariés ne saurait être engagée en cas d'erreur, d'omission ou d'investissement inopportun.

Votez pour cet article
0 avis
Note moyenne : 0
  • 0 vote
  • 0 vote
  • 0 vote
  • 0 vote
  • 0 vote

OFFRE ASSURANCE VIE

BOURSE DIRECT HORIZON

Découvrez le nouveau contrat d'assurance vie de Bourse Direct

JUSQU'A 170 € DE PRIME OFFERTE*
OU 500 € OFFERTS* EN FRAIS DE COURTAGE

* SOUS CONDITIONS

Pour toute 1ère adhésion au contrat d’assurance vie Bourse Direct Horizon avant le 30 juin 2019 inclus, avec un versement initial investi à 20% minimum sur un (ou des) support(s) d'investissement en unités de compte non garantis en capital.

Je profite de l'offre

PRIMÉ MEILLEUR NOUVEAU CONTRAT D’ASSURANCE VIE

Ce contrat présente un risque de perte en capital.

CONTENUS SPONSORISÉS
À LIRE AUSSI SUR BOURSE DIRECT
Publié le 23/05/2019

Sophie Boissard, Directrice générale du groupe Korian et Olivier Wigniolle, Directeur général d’Icade ont posé la première pierre de la future clinique de Soins de Suite et de Réadaptation…

Publié le 23/05/2019

Cette cotation croisée vise à accroître davantage la visibilité des actions d'Advicenne en Belgique

Publié le 23/05/2019

La firme française met la main sur la société Flight Plastics

Publié le 23/05/2019

EOS imaging a annoncé une quatrième installation de son système EOS à l'Hospital for Special Surgery (HSS). Le spécialiste des solutions d'imagerie 2D / 3D et de données pour l'orthopédie…

Publié le 23/05/2019

Projet de réorganisation qui entraînerait la suppression de 265 postes